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mercredi 7 mai 2014
Hollande: pas de PMA au programme
La PMA pour les couples de lesbiennes ne figure pas au "programme du gouvernement". François Hollande clôt le débat, après avoir fait porter le message par ses ministres pendant plusieurs mois. Pour Bruno Le Roux, chef des députés PS, la PMA aurait dû être incluse dans le mariage pour tous.
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dimanche 30 mars 2014
Municipales: aux urnes contre l'homophobie
Voterez-vous au second tour des municipales pour un-e maire qui refuse de célébrer un mariage gay? Qui tient les familles homoparentales pour inférieures aux autres? Après les déchaînements homophobes de l'année passée, l'Inter-LGBT appelle à "faire battre, partout en France, les signataires de la charte de la Manif pour tous et les candidat-e-s d’extrême droite".
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lundi 3 février 2014
PMA et famille: l'avortement grotesque de Hollande
Les réacs de droite n'ont pas voté pour François Hollande mais ils lui dictent sa politique: au lendemain d'une nouvelle mobilisation de la Manif pour tous, le gouvernement prononce la mort clinique de la PMA (procréation médicalement assistée) pour les couples de lesbiennes et, dans la foulée, le report du projet de loi sur la famille à 2015.
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mardi 29 janvier 2013
Taubira défend le mariage pour tous avec panache
Christiane Taubira a mouillé sa chemise ce 29 janvier 2013 pour défendre le projet de loi du gouvernement sur le mariage pour tous, qui devrait être adopté par la majorité de gauche malgré les plus de 5.000 amendements parfois loufoques déposés par l'opposition. "Enfin le mariage devient une institution universelle", a lancé la garde des Sceaux à l'Assemblée nationale, dénonçant les "mensonges", l'"hypocrisie" ou l'"égoïsme" de l'opposition.
Chahutée par une partie des députés, applaudie par l'autre, Taubira a longuement rappelé l'histoire du mariage civil, issu de la Révolution, soulignant qu'avant cela, comme les couples homosexuels aujourd'hui, les comédiens, protestants ou juifs ont été exclus du mariage religieux -catholique.
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a également interpellé l'opposition en prenant le pari qu'une fois la loi votée, "beaucoup d'entre vous viendront me dire: Oui, c'est une avancée, vous avez bien fait de le faire".
Ouvrir le mariage aux couples de lesbiennes et de gays, "c'est un acte d'égalité", a insisté Taubira, assurant qu'"il ne s'agit pas d'un mariage au rabais (...) C'est bien le mariage, avec toute sa charge symbolique". "Nous proclamons par ce texte l'égalité de tous les couples, l'égalité de toutes les familles", a-t-elle lancé sous les huées de l'opposition. Et la majorité d'applaudir debout quand elle ajoute: "Nous sommes fiers de ce que nous faisons."
La ministre des Familles, Dominique Bertinotti, a pour sa part rappelé qu'"il n'y a plus de modèle familial unique". "Cette loi nous oblige à regarder droit dans les yeux la réalité des familles d'aujourd'hui", a-t-elle poursuivi, "refusons les peurs" avec "une vision généreuse de la famille, qui inclut et non qui exclut".
La ministre a cité le président américain Barack Obama, qui a déclaré il y a quelques jours dans son discours de ré-investiture que sa tâche ne serait pas finie "tant que nos frères et nos soeurs gays ne sont pas traités de la même façon par la loi". "Plus personne ne doit être clandestin dans sa famille, dans la société, dans la République", a lancé Bertinotti.
Quant au rapporteur du texte, Erwann Binet, il a affirmé qu'"aucune étude sérieuse" ne constatait de différence entre les enfants de familles hétéro et homoparentales.
L'opposition, notamment Hervé Mariton et Henri Guaino, est tout de suite montée au créneau contre le mariage pour tous, s'enflammant et s'attirant des rappels au règlement.
Le débat sur le mariage et l'adoption pour tous doit s'achever au plus tard le 10 février. La procréation médicalement assistée (PMA), initialement prévue dans le texte, a été renvoyée à un autre projet de loi sur la famille, en mars. "Cette loi est historique car elle fait tomber un bastion de la stigmatisation", a estimé la rapporteuse Marie-Françoise Clergeau. "Les arguments d'hier contre le PACS sont les mêmes que ceux d'aujourd'hui contre le mariage."
- Le projet de loi sur le mariage pour tous
- Les amendements
samedi 26 janvier 2013
Une manif pour l'égalité des droits: mariage, adoption, filiation, PMA
Un défilé d'amour contre le déferlement de haine et d'homophobie. Les organisateurs de la manifestation nationale de ce dimanche 27 janvier veulent rassembler plus que les 150.000 personnes du 16 décembre 2012 sur le pavé parisien pour dire un grand "oui" à l'égalité des couples homos et hétéros devant le mariage, l'adoption, la filiation et la PMA (procréation médicalement assistée).
Plus de 5.000 amendements de l'opposition
Tous les soutiens comptent à deux jours de l'ouverture le 29 janvier à l'Assemblée nationale de l'examen du projet de loi du gouvernement sur le mariage pour tous, contre lequel l'opposition de droite a déposé plus de 5.000 amendements et a multiplié les propos homophobes.
"Normalement, on ne devrait pas avoir à descendre dans la rue pour soutenir un texte du gouvernement mais il faut pousser le législateur et le gouvernement à aller jusqu'au bout" des promesses électorales, souligne Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT.
La PMA en suspens
Si le mariage pour tous semble acquis, l'accès des couples lesbiens à la PMA n'est pas gagné, car il n'a pas été inclus dans le projet mais renvoyé à une loi sur la famille attendue en mars. Pour rappeler l'importance de cette mesure pour les femmes, l'association Gouine comme un camion (GCC) procédera dimanche sur le pont Sully, pendant la marche, à un lâcher de ballons sur lesquels sera inscrit "PMA" et "Gouine comme une famille". La PMA n'est ni une question d'éthique, ni de biothique, mais de sécurisation de la famille, de l'enfant, et de santé des femmes qui y recourent", insiste Aurélia Zambon.
Flambée d'homophobie
A la tête de SOS Homophobie, Elisabeth Ronzier constate que le débat sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels a ouvert la porte à "une certaine homophobie décomplexée" qui sa traduit par une brusque augmentation des témoignages de propos homophobes auprès de l'association: plus 30% en décembre 2012, et janvier 2013 est en passe de battre un nouveau record. "La libération de la parole homophobe ne va pas s'arrêter au lendemain du vote de la loi", prévient-elle, s'inquiétant également des risques de passage de l'agression verbale à l'agression physique car "la frange homophobe s'est radicalisée". De son côté, Le Refuge, qui accueille des jeunes LGBT en rupture familiale, a également vu flamber les demandes ces derniers mois.
Mobilisation politique
De nombreux politiques et personnalités ont apporté leur soutien à l'égalité des droits des couples homosexuels et certains ont annoncé qu'ils marcheraient le 27 janvier: Bertrand Delaonë, maire socialiste de Paris, sa première adjointe pressentie à sa succession, Anne Hidalgo, le patron du PS, Harlem Désir, l'UMP Roselyne Bachelot, qui précise sur Twitter qu'elle viendra avec ses enfants, Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, l'homme d'affaires et ex-compagnon d'Yves Saint Laurent, Pierre Bergé. La ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, présente le 16 décembre en dépit de la consigne donnée aux membres du gouvernement, pourrait bien y participer aussi.
De Denfert à la Bastille
La manifestation partira à 14h de Denfert-Rochereau pour rejoindre la Bastille. Venez nombreux, et amenez vos hétéros
Plus de 5.000 amendements de l'opposition
Tous les soutiens comptent à deux jours de l'ouverture le 29 janvier à l'Assemblée nationale de l'examen du projet de loi du gouvernement sur le mariage pour tous, contre lequel l'opposition de droite a déposé plus de 5.000 amendements et a multiplié les propos homophobes.
"Normalement, on ne devrait pas avoir à descendre dans la rue pour soutenir un texte du gouvernement mais il faut pousser le législateur et le gouvernement à aller jusqu'au bout" des promesses électorales, souligne Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT.
La PMA en suspens
Si le mariage pour tous semble acquis, l'accès des couples lesbiens à la PMA n'est pas gagné, car il n'a pas été inclus dans le projet mais renvoyé à une loi sur la famille attendue en mars. Pour rappeler l'importance de cette mesure pour les femmes, l'association Gouine comme un camion (GCC) procédera dimanche sur le pont Sully, pendant la marche, à un lâcher de ballons sur lesquels sera inscrit "PMA" et "Gouine comme une famille". La PMA n'est ni une question d'éthique, ni de biothique, mais de sécurisation de la famille, de l'enfant, et de santé des femmes qui y recourent", insiste Aurélia Zambon.
Flambée d'homophobie
A la tête de SOS Homophobie, Elisabeth Ronzier constate que le débat sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels a ouvert la porte à "une certaine homophobie décomplexée" qui sa traduit par une brusque augmentation des témoignages de propos homophobes auprès de l'association: plus 30% en décembre 2012, et janvier 2013 est en passe de battre un nouveau record. "La libération de la parole homophobe ne va pas s'arrêter au lendemain du vote de la loi", prévient-elle, s'inquiétant également des risques de passage de l'agression verbale à l'agression physique car "la frange homophobe s'est radicalisée". De son côté, Le Refuge, qui accueille des jeunes LGBT en rupture familiale, a également vu flamber les demandes ces derniers mois.
Mobilisation politique
De nombreux politiques et personnalités ont apporté leur soutien à l'égalité des droits des couples homosexuels et certains ont annoncé qu'ils marcheraient le 27 janvier: Bertrand Delaonë, maire socialiste de Paris, sa première adjointe pressentie à sa succession, Anne Hidalgo, le patron du PS, Harlem Désir, l'UMP Roselyne Bachelot, qui précise sur Twitter qu'elle viendra avec ses enfants, Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, l'homme d'affaires et ex-compagnon d'Yves Saint Laurent, Pierre Bergé. La ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, présente le 16 décembre en dépit de la consigne donnée aux membres du gouvernement, pourrait bien y participer aussi.
De Denfert à la Bastille
La manifestation partira à 14h de Denfert-Rochereau pour rejoindre la Bastille. Venez nombreux, et amenez vos hétéros
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vendredi 8 juin 2012
Législatives: 150 candidats s'engagent pour les droits LGBT

Votre candidat préféré aux législatives soutient-il les droits des gays et des lesbiennes? Pour avoir, peut-être, un début de réponse, faites un tour, avant de voter dimanche, sur le site http://www.egalitelgbt2012.fr/, qui recense les quelque 150 candidats qui se sont engagés en faveur des droits LGBT.
Dans le cadre de la campagne "Égalité LGBT 2012", l'Inter-LGBT, la Fédération LGBT et la CIF (Coordination interpride France) ont interpellé les candidats aux élections législatives à travers un questionnaire en ligne qui leur permet de manifester leur soutien, ou pas, aux différentes revendications LGBT (mariage, homoparentalité...).
Parmi les signataires, on retrouve sans surprise essentiellement des candidats de gauche comme Marie-George Buffet (PCF), Denis Baupin (EELV) ou Martine Billard (Front de gauche). Mais il y a aussi quelques UMP comme Benjamin Lancar, président des jeunes UMP et candidat dans la 5e circonscription de Paris.
Evidemment, la liste est loin d'être exhaustive (il y a au total quelque 6.000 candidats en lice pour ces législatives).
Mais, à l'inverse, vous pouvez aussi aller vérifier que votre candidat ne fait pas partie des députés sortants les plus hostiles aux revendications des homosexuels, signataires de "l'entente parlementaire pour le droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère". La liste des signataires est là.
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jeudi 17 mai 2012
Mariage pour tous: le gouvernement maintient

A peine devenu Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a réaffirmé à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie le 17 mai que les couples homosexuels pourraient bientôt se marier et adopter, comme l'a promis le nouveau président, François Hollande.
Le gouvernement socialiste "mettra en oeuvre l'engagement du président de la République d'ouvrir le droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels", a fait savoir Matignon. Paris est "déterminé à faire reculer les préjugés et à mettre un terme aux discriminations et aux violences (...) commises à raison de l'orientation ou de l'identité de genre".
Lors de sa campagne, François Hollande a promis le mariage et l'adoption aux couples gays et lesbiens pour le printemps 2013 au plus tard.
Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, a également réitéré ces engagements. "Je suis pour le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels", a-t-elle écrit sur son compte Twitter, ajoutant qu'elle "préfère dire 'les familles' que 'la famille' car les formes de famille ont évolué: familles monoparentales, homoparentales, recomposées..."
Et la maire du IVe arrondissement de Paris de répéter sur France Info que "les formes (de la famille) sont multiples (...) classiques, recomposées, monoparentales, homoparentales" et qu'"il faut que chacun de ces types de famille puisse trouver exactement les mêmes droits, le même regard aussi de la société, sur des choix de vie qui sont tout à fait respectables quels qu'ils soient".
Dominique Bertinotti sur France Info (mariage à partir de 3.50) par FranceInfo
"Je suis dans un arrondissement où les familles homoparentales sont une réalité et (elles ont souvent) encore cette difficulté à pouvoir simplement dire ce qu'elles vivent. Il y a souvent beaucoup d'amour, beaucoup d'affection et je ne vois pas pourquoi il y aurait encore des discriminations en la matière", a insisté Dominique Bertinotti.
Sept pays d'Europe ont déjà ouvert le mariage à tous les couples, homos ou hétéros: les Pays-Bas (2001), la Belgique (2003), l'Espagne (2005), la Suède (2009), la Norvège (2009), le Portugal (2010) et l'Islande (2010).
mercredi 9 mai 2012
Obama pour le mariage des homosexuels
Barack Obama dit oui au mariage des homosexuels! A six mois de remettre son mandat en jeu, le président américain a déclaré mercredi 9 mai 2012: "Je pense que les couples de même sexe devraient pouvoir se marier".
Interrogé par la chaîne ABC, Obama, qui a supprimé la loi interdisant aux militaires d'affirmer leur homosexualité, a expliqué qu'il avait "évolué ces dernières années" sur cette question.
"A un moment, j'ai conclu que pour moi, personnellement, il est important pour moi de me lancer et d'affirmer que je pense que les couples de même sexe devraient pouvoir se marier."
"J'ai hésité sur le mariage gay en partie parce que je pensais que les unions civiles suffiraient", a raconté Obama. Le président américain a cependant changé d'avis en en parlant avec "des amis, des proches et des voisins", en constatant que "des membres de (son) personnel étaient incroyablement engagés dans des relations monogames de même sexe et élevaient des enfants ensemble", et en pensant aux militaires qui se battent pour les Etats-Unis mais qui ne peuvent pas se marier.
Plusieurs sondages récents suggèrent qu'une majorité d'Américains sont favorables à l'ouverture du mariage aux couples lesbiens et gays.
Le très probable adversaire conservateur de Barack Obama à la présidentielle, Mitt Romney, cité par "The Advocate", a pour sa part réitéré son opposition "au mariage entre personnes de même sexe".
L'animatrice de télévision et humoriste lesbienne Ellen DeGeneres, qui a épousé l'actrice Portia De Rossi pendant les quelques mois où les homosexuels ont pu se marier en Californie, a salué la prise de position d'Obama. "Merci président Obama pour vos mots merveilleux et courageux. Je suis bouleversée".
Jane Lynch, lesbienne "out" qui incarne l'impitoyable coach Sue Sylvester de la série "Glee", s'est également déclaré "sacrément heureuse aujourd'hui". "Merci M. le président de soutenir la dignité de ma famille et de tant d'autres!", a-t-elle réagi sur Twitter.
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vendredi 2 mars 2012
Le Maryland adopte le mariage gay
Le mariage est désormais légal pour les couples homosexuels au Maryland, huitième Etat des USA à adopter cette mesure. Le gouverneur a promulgué la loi mais les opposants au mariage pour tous comptent obtenir un référendum d'abrogation en novembre prochain.
"Nous sommes le Maryland uni et chacun de nous, en fin de compte, veut la même chose pour ses enfants: qu'ils vivent dans un foyer aimant, stable, sérieux, protégés de façon égale par la loi", a déclaré le gouverneur Martin O’Malley. "La bonne voie se trouve toujours dans le plus grand respect de l'égalité des droits pour tous, dans la dignité humaine pour tous", a-t-il ajouté.
Le combat des organisations LGBT est cependant loin d'être terminé car les opposants au mariage gay espèrent soumettre la légalisation à un référendum en novembre prochain pour obtenir l'abrogation du texte dans le Maryland (nord-est des Etats-Unis), comme cela a été le cas en Californie et dans le Maine il y a quelques années.
Le mariage homosexuel est légal dans les Etats du Maryland, de Washington, du Massachusetts, du Connecticut, de l'Iowa, du New Hampshire, du Vermont et de New York ainsi qu'à Washington D.C., la capitale fédérale des Etats-Unis.
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mercredi 22 février 2012
Vanneste joue avec les nerfs de l'UMP

Christian Vanneste va-t-il se présenter en indépendant contre le nouveau candidat UMP aux législatives de juin? Le député du Nord, qui a perdu l'investiture et frôlé l'exclusion pour ses derniers propos aux relents homophobes, n'exclut pas cette possiblité. Il l'avait fait en 2007 mais l'UMP ne lui avait opposé de candidat.
Interrogé sur son éventuelle candidature indépendante, Vanneste répond à France-Soir: "C'est possible, je n'ai pas encore pris ma décision." Il joue aussi le suspens sur son départ de l'UMP, qu'il a pourtant annoncé en fanfare dans la journée, en écrivant sur son blog que les derniers développements lui "font aujourd’hui très sérieusement envisager de quitter un parti qui n'a strictement plus rien à voir" avec le RPR qu'il a intégré en 1977.
Le cas Vanneste s'avère particulièrement épineux pour l'UMP, à l'heure où le candidat-président Nicolas Sarkozy fait de l'oeil aux plus conservateurs de sa majorité en rejetant le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, tout en assurant qu'il a l'homophobie "en horreur" (voir article LToutes).
Résultat: une semaine après avoir quasiment promis l'exclusion de Christian Vanneste devant le tollé déclenché par ses propos sur la "fameuse légende" de la déportation des homosexuels français pendant la Deuxième Guerre mondiale (voir article LToutes), le patron de l'UMP, Jean-François Copé, suspend la procédure quand le député promet de partir de lui-même.
"A partir du moment où il se retire de l'UMP, on ne va pas enclencher une procédure. Si jamais il apparaissait que, d'ici quelques semaines, il ne s'est toujours pas retiré de l'UMP, ben, on en tirera les conséquences, voilà", déclare Copé.
De son côté, Vanneste dénonce "un harcèlement systématique de la part du lobby gay" et le "prosélytisme homosexuel" de GayLib au sein de l'UMP, rappelant que la Cour de cassation a cassé sa condamnation pour homophobie fin 2008.
"On a cherché à faire croire que j'avais nié la déportation (des homosexuels français), alors que j'avais seulement limité celle-ci à son cadre réel, déjà évidemment inexcusable", écrit-il sur son blog, rejetant le terme de "négationnisme". Mais il est bien le seul à parler d'une déportation massive d'homosexuels français, comme l'expliquait encore récemment l'historien Mickaël Bertrand. Cette "fameuse légende", c'est lui qui l'invente.
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mardi 21 février 2012
Mariage gay: Sarkozy parle à sa droite
On savait Nicolas Sarkozy-le-candidat opposé au mariage des couples homosexuels, mais parler de "mode du moment" lui permet d'enfoncer le clou auprès de l'aile la plus conservatrice de la droite. Celle qui n'a pas forcément digéré ses mariages et divorces à répétition et son côté bling-bling.
"La famille, le mariage restent des repères, restent des références profondément ancrés dans notre conscience collective et qui font partie de notre identité. Nous ne voulons pas que l'on sacrifie notre identité à la mode du moment", a lancé Sarkozy lors du meeting du 19 février 2012 à Marseille.
La charge fait mal aux défenseurs de l'égalité des droits et du mariage pour tous, mais elle ne doit pas surprendre dans le contexte de la droitisation de la campagne Sarkozy, d'autant plus que sa déclaration de candidature ne l'a pas fait remonter dans les sondages sur la présidentielle.
Toujours dominé par François Hollande et menacé par Marine Le Pen, Sarkozy veut ratisser un électorat vieillissant mais fidèle, attaché aux valeurs traditionnelles, et qui se moque bien qu'une majorité de Français soient favorables au mariage des homosexuels. Car l'enjeu pour Sarkozy, c'est précisément de ne pas passer de mode.
mercredi 15 février 2012
Vanneste: Sarkozy a l'homophobie en horreur

Nicolas Sarkozy a pris toutes ses distances avec un Christian Vanneste mercredi (15/02/2012). "Tout ce qui, de près ou de loin, peut paraître comme de l'homophobie, je l'ai en horreur", a déclaré le président après avoir officialisé sa candidature pour un second mandat de cinq ans à l'Elysée.
"On n'a rien à faire avec des personnes qui ne comprennent pas qu'au XXIe siècle, ce type de propos, ça tire tout le monde vers le bas", a ajouté Sarkozy, réagissant à la polémique déclenchée par les propos du député du Nord Christian Vanneste sur la "légende" de la déportation des homosexuels pendant la Deuxième guerre mondiale.
Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a annoncé que Vanneste devrait être exclu du parti présidentiel et perdait son investiture pour les élections législatives de juin à Tourcoing, auxquelles la formation présenterait un autre candidat.
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Homophobie: Vanneste se grille à l'UMP
Christian Vanneste fait la quasi unanimité... contre lui. Le député du Nord qui voit dans l'homosexualité une menace pour l'humanité devrait être exclu de l'UMP et perd l'investiture du parti aux législatives pour avoir poussé trop loin le bouchon homophobe, même quand Sarkozy barre à droite pour conserver l'Elysée.
Sarkozy a le soir même (15/02/2012) pris toutes ses distances avec Vanneste, après avoir officialisé sa candidature à un second mandat présidentiel de cinq ans. "Tout ce qui, de près ou de loin, peut paraître comme de l'homophobie, je l'ai en horreur", a-t-il lancé. "On n'a rien à faire avec des personnes qui ne comprennent pas qu'au XXIe siècle, ce type de propos, ça tire tout le monde vers le bas."

C'est un entretien vidéo au site traditionnaliste chrétien "Liberté Politique" qui a mis en émoi jusqu'au propre camp de Vanneste, y compris son club très conservateur de la Droite populaire, et même le Front national.
Vanneste y dénonce "la fameuse légende de la déportation des homosexuels", faisant valoir qu'"en-dehors des trois départements annexés (par l'Allemagne: Alsace et Moselle), il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France" à l'époque nazie. Et de fustiger la toute-puissance d'un prétendu "lobby gay" qui aurait infiltré les médias et la politique.
Certes, Nicolas Sarkozy s'oppose au mariage homosexuel et à l'adoption pour les couples lesbiens et gays; certes, l'UMP vient d'investir Vanneste alors qu'elle lui avait refusé son label aux législatives de 2007, sans pour autant lui opposer de candidat. Certes, la tentation est grande de chasser sur les terres du FN pour faire barrage au candidat socialiste, François Hollande, favori des sondages.
Mais là, Vanneste a osé "une provocation de trop", a réagi sur Twitter Frank Riester, député-maire UMP de Coulommiers et l'une des étoiles montantes du parti sarkozyste, qui a rendu son homosexualité publique en décembre. "Il faut le virer de l'UMP!", bouillonnait Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement. Chantal Jouanno, sénatrice UMP de Paris, jugeait aussi que "l'UMP ne peut pas rester sans réaction".
Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a tranché: Vanneste devrait être exclu de l'UMP le 22 février et remplacé par un autre candidat à Tourcoing. "Le bureau politique, à l'unanimité, a condamné avec la plus grande force ces propos inacceptables, profondément choquants et intolérables", a affirmé Copé.
Emmanuel Blanc, président de GayLib, le cercle de réflexion LGBT à l'UMP, a salué la réaction de Copé. Vanneste est un "multirécidiviste" qui "parle des homosexuels comme on parlait des juifs dans les années 30 (...) Cela n'a pas de place à l'UMP, ce ne sont pas nos valeurs", a-t-il dit sur Europe-1, même si GayLib n'a pas appelé à voter Sarkozy à la présidentielle.
Vanneste ne peut même plus compter sur ses amis: Thierry Mariani, ministre des Transports et co-fondateur de la Droite populaire, juge que "s'en prendre, de manière régulière et outrancière, aux homosexuels est injustifiable et incompatible avec les valeurs de notre famille politique".
"Nous nous désolidarisons totalement" de ces propos, écrivent Mariani et 24 autres membres du club, dont Jacques Myard, qui dénonce pourtant un "lynchage médiatique", et Lionnel Luca, opposé à l'exclusion de Vanneste de l'UMP, selon "Le Monde".
Quant au vice-président du Front national, Louis Aliot, il conseille à Vanneste sur France-2 de relire "un peu ses livres d'histoire".
A gauche, où le mariage homosexuel et l'adoption font officiellement consensus, la porte-parole de François Hollande, Najat Vallaud Belkacem, estime que "Vanneste est un négationniste" qui "déshonore l'Assemblée Nationale, la République, la France". Réagissant avant l'annonce de Copé, elle dénonçait "l'impunité et le silence complice de son camp, de son parti".
En ce qui concerne les faits, seuls sept des 62 Français envoyés dans des prisons et des camps allemands en raison de leur homosexualité, réelle ou supposée, ont été arrêtés en zone occupée, selon l'ouvrage collectif "La déportation pour motif d'homosexualité en France" (Editions Mémoire active), dirigé par Mickaël Bertrand. Mais "les homosexuels français pendant l'Occupation ont été persécutés, obligés de se cacher, parfois envoyés en prison ou dans des hôpitaux psychiatriques", a expliqué l'historien sur France-Info.
L'Allemagne nazie considérait les homosexuels comme des "ennemis de l'Etat". Sur les quelque 50.000 personnes condamnées pour ce motif, entre 10.000 et 15.000 ont été envoyées en camp de concentration et très peu ont survécu. Leur histoire est longtemps restée dans l'ombre de celle des résistants et des quelque six millions de juifs tués par les nazis. Le dernier de ces "Triangles roses" connus, Rudolf Brazda, né en Allemagne, est mort en août 2011 en Alsace, à l'âge de 98 ans.
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jeudi 19 janvier 2012
Présidentielle 2012: les homos penchent à gauche
Les homosexuels et bisexuels sont plus ancrés à gauche que la moyenne des Français mais aussi attirés qu'eux par l'extrême droite à l'approche de la présidentielle 2012, selon une note de l'institut IFOP pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF). Ils sont par ailleurs moins abstentionnistes, moins hésitants et plus constants dans leurs choix politiques que leurs concitoyens en général.
Les candidats de gauche attirent la moitié (49,5%) des suffrages des lesbiennes, gays et bi, contre 40,5% chez le reste des Français, et même 53% pour les homosexuels revendiqués, dont un tiers pour François Hollande.
Le président sortant Nicolas Sarkozy et les candidats déclarés de la droite parlementaire comme Dominique de Villepin rassemblent à peine 20% des intentions de vote des homosexuels et 25% de celles des bisexuels, contre 32,5% chez l'ensemble des Français. Au centre, François Bayrou plaît à 9% homos (10%) et bi (8%), contre 6,5% pour l'ensemble des électeurs.
En revanche, 20% des bi et 17% des homos sont attirés par l'extrême droite, pourtant peu réputée pour son homophilie, et Marine Le Pen réalise le même score chez les hétéros (19,5%) que chez les LGBT (19% environ; 20% chez les bi, 17% chez les homos).
L'IFOP estime qu'on compte 3,2 millions de "personnes affirmant une part d'homosexualité" en France, dont 1,5 million d'homos et 1,7 million de bi. D'après l'enquête de l'institut, les lesbiennes, gays et bi représentent 6,5% de la population âgée de 18 ans et plus (3% se revendiquant homos et 3,5% bi): un électorat non négligeable, mesdames et messieurs les politiques...
mercredi 28 décembre 2011
Corinne Bouchoux: le Sénat "c'est hétéroland"
Corinne Bouchoux, 47 ans, sénatrice de Maine-et-Loire depuis septembre 2011, est la première lesbienne revendiquée membre de la haute assemblée. Et forcément, elle s'y sent un peu seule.... "C'est hétéroland, ici", rigole-t-elle dans un portrait publié dans "Le Parisien".
Selon le quotidien, la sénatrice écolo n'a jamais caché vivre avec Christine, historienne. Pacsée, mère d'une fille née d'une précédente union, elle milite depuis 2001 dans une association gay et lesbienne d'Angers.
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vendredi 23 décembre 2011
Sarkozy pour le mariage homo?
Le mariage homo, c'est pour bientôt, et c'est Christine Boutin, sans doute sa plus farouche opposante, qui le dit. Dans Le Parisien, la candidate à la présidentielle -du moins si elle parvient à réunir le nombre de parrainages nécessaire, ce qui semble mal parti- s'insurge: si Sarkozy est réélu, "on va à grandes enjambées vers le mariage homosexuel". La preuve, "M. Juppé, Mme Jouanno, M. Le Maire… Tous les leaders de l'UMP y sont favorables", souligne Christine Boutin, qui "craint que l'UMP ne résiste pas aux lobbies".
Le mariage gay pourrait, de fait, faire partie des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy, alors qu'il figure déjà dans le programme du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande. Sarkozy "va parler de toutes les familles: la famille traditionnelle, la famille monoparentale, la famille homosexuelle", confiait il y a quelques jours le député (UMP) Eric Raoult à France-Soir. Mieux: selon une autre source citée par le quotidien: "le mariage gay n'est plus tabou. Sur cette question, la société comme l'UMP ont évolué. Ce devrait être l'une des mesures fortes du programme de Sarkozy".
Reste encore à savoir si ces éventuelles promesses seraient, cette fois, tenues. En 2007, Sarkozy s'était déjà engagé en faveur d'une "union civile" -sorte de PACS amélioré- pour les couples de même sexe. On l'attend toujours...
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mardi 20 décembre 2011
Le mariage gay au top des vidéos politiques US
Il présente bien, s'exprime clairement et parle d'amour... lesbien. Le plaidoyer pour le mariage homosexuel présenté par Zach Wahls, un étudiant de l'Iowa élevé par un couple de femmes, est la vidéo politique la plus vue de l'année 2011 sur YouTube, avec 18,3 millions de visionnages, selon le site.
Une déclaration d'Obama et un spot du candidat républicain à la Maison Blanche Rick Perry contre la présence des gays dans l'armée prennent les deuxième et troisième places du classement.
Beau gosse et propre sur lui, Zach Wahls, 19 ans, a raconté son enfance de petit Américain comme les autres, dans une famille pourtant un peu particulière de l'Iowa. "L'orientation sexuelle de mes parents a eu zéro effet sur ma personnalité", assure-t-il.
Il explique avoir été conçu par insémination artificielle grâce au même donneur anonyme que sa petite soeur née en 1994. Leurs mères, Terry et Jackie, se sont mariées en 2009. "Le sentiment de former une famille (...) vient de l'amour qui nous lie. C'est ça qui fait une famille", lance-t-il devant une commission parlementaire.

Bien que les couples homosexuels puissent se marier dans l'Iowa depuis 2009, ce droit menaçait d'être remis en question par un amendement finalement bloqué pour l'heure au Sénat de cet Etat. Et l'intervention émouvante de Zach Wahls n'y est probablement pas pour rien.
mercredi 7 décembre 2011
Un député UMP fait son coming out
Les élus qui ont leur coming out ne se comptent guère que sur les doigts d'une main, surtout à droite. Après le maire PS de Paris Bertrand Delanoë et l'ex-ministre UMP Roger karoutchi, Franck Riester, maire de Coulommiers (Seine-et-Marne), est le premier député UMP à avoir sauté le pas. Dans l'interview accordée au Pays Briard, il évoque le "dérapage" qu'aurait commis l'élu d'opposition (PS) Pascal Thierry lors d'un conseil municipal récent: il avait lancé à l'évocation de la "couverture mixte" d'un nouveau terrain de sport: "si la couverture est mixte, il ne faudrait pas être gay...".
"Il semblerait que ces allusions m'étaient destinées et cherchaient à m'atteindre", a réagi Franck Riester, 37 ans. "Si c'est le cas, c'est raté car mon homosexualité n'est pas un secret. Je partage ma vie avec mon ami depuis longtemps. Pour autant, je n'ai jamais fait étalage de ma vie privée et continuerai à agir de la même manière".
Dans un droit de réponse, Pascal Thierry s'est ensuite défendu de tout dérapage homophobe, évoquant "un jeu de mots lancé dans le feu des débats". Si "Franck Riester et moi-même ne partageons pas les mêmes valeurs politiques", il souligne l'avoir "félicité" lorsqu'il a voté en juin dernier, avec quelques autres députés UMP, en faveur d'une proposition de loi PS autorisant le mariage homosexuel. Franck Riester fait aujourd'hui partie de la "jeune garde" UMP que Nicolas Sarkozy cherche à promouvoir pour sa campagne présidentielle de 2012. Il est à ce titre reçu régulièrement à l'Elysée avec d'autres jeunes élus.
Jean-Luc Romero, auteur de "homo politicus" et ancien élu de droite, lui a adressé "un grand et chaleureux bravo". "Cela lui vaudra le respect de ses électeurs. Mais arrivera t-il à faire taire dans son parti un Vanneste qui estime que les homos sont inférieurs aux hétéros ou un Myard qui assimile homosexualité à pédophilie ?", s'interroge-t-il sur sa page facebook. Selon lui, sur 530.000 élus en France, à peine 30 se disent homosexuels...
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mercredi 23 novembre 2011
Six responsables UMP pour le mariage gay
Coup de tonnerre à l'UMP. Six secrétaires nationaux du parti présidentiel se prononcent pour l'ouverture du mariage aux couples homosexuels dans une tribune publiée cette semaine dans L'Express. Ils appellent la majorité à "légiférer" en ce sens et le président Nicolas Sarkozy à faire figurer le mariage gay dans son programme pour 2012. Une petite révolution portée par six jeunes responsables, issus de "cette génération de trentenaires engagés autour de Nicolas Sarkozy".
"Nous sommes favorables à l'ouverture du mariage à tous les couples, quels que soient leurs sexes", écrivent Sébastien Chenu (photo), Samia Badat, Frédéric Bouscarle, Nathalie Fanfant, Stéphane Jacquot, et David-Xavier Weiss dans leur tribune en citant en exemple le Premier ministre britannique (conservateur) David Cameron. "Attachés à la famille et à l'institution du mariage, comme Cameron, nous croyons profondément qu'une société est mieux construite lorsqu'elle soutient les preuves d'engagement et les solidarités interfamiliales, plaident-ils. D'ailleurs, le droit au mariage "correspond à des devoirs déjà existants (impôts, communauté de vie...), déjà assumés de facto par les couples homosexuels, désireux désormais d'une égalité totale et d'une reconnaissance pleine et entière de leur engagement par notre République".
Aujourd'hui, "notre pays est prêt à cette reconnaissance, estiment-ils. Il a évolué et une large majorité de Français y est favorable", ce qui n'est pas le cas, nuancent-ils toutefois sur le sujet "de l'adoption" qui "fait encore débat".
"Nous sommes favorables à l'ouverture du mariage à tous les couples, quels que soient leurs sexes", écrivent Sébastien Chenu (photo), Samia Badat, Frédéric Bouscarle, Nathalie Fanfant, Stéphane Jacquot, et David-Xavier Weiss dans leur tribune en citant en exemple le Premier ministre britannique (conservateur) David Cameron. "Attachés à la famille et à l'institution du mariage, comme Cameron, nous croyons profondément qu'une société est mieux construite lorsqu'elle soutient les preuves d'engagement et les solidarités interfamiliales, plaident-ils. D'ailleurs, le droit au mariage "correspond à des devoirs déjà existants (impôts, communauté de vie...), déjà assumés de facto par les couples homosexuels, désireux désormais d'une égalité totale et d'une reconnaissance pleine et entière de leur engagement par notre République".
Aujourd'hui, "notre pays est prêt à cette reconnaissance, estiment-ils. Il a évolué et une large majorité de Français y est favorable", ce qui n'est pas le cas, nuancent-ils toutefois sur le sujet "de l'adoption" qui "fait encore débat".
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vendredi 11 novembre 2011
Un mariage gay, militant.. et symbolique
(Actualisé le 14/11/2011 avec réactions)
Ils s'aiment, ils se marient. Guillaume, 37 ans, et Patrick, 48 ans, se sont unis symboliquement samedi 12 novembre à Cabestany, dans le sud de la France, par le maire de cette bourgade qui dénonce "l'hypocrisie" de l'interdiction du mariage des couples homosexuels.
"C'est un acte militant. Ce sera un mariage dans les règles", a assuré à LToutes le maire communiste de Cabestany, Jean Vila. Le procureur et le préfet "s'inquiètent puisqu'on est hors la loi, mais il faut arrêter l'hypocrisie" qui consiste à "ignorer la réalité de milliers de couples homosexuels", ajoute-t-il. Il s'agit toutefois d'un mariage symbolique puisqu'il n'a pas été inscrit dans les registres d'état-civil.
"On se marie parce qu'on s'aime, mais c'est aussi un acte militant", ont également déclaré les futurs mariés au site "Têtu".
En 2004, Noël Mamère, député-maire Verts de Bègles, avait réellement marié deux hommes mais l'union avait été annulée par la Cour de cassation. En 2009, la maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, a lancé "l'appel de Montpellier" en faveur du mariage et de l'adoption pour les couples homos, avant de marier symboliquement un couple gay en février 2011. Interrogé sur le mariage homosexuel début 2011, le Conseil constitutionnel a quant à lui renvoyé la balle au Parlement.

Jean Vila, ex-député qui a voté pour le PACS en 1999, appelle les autres maires de France à marier eux aussi les couples lesbiens et gays, surtout les députés qui ont soutenu la proposition socialiste de légalisation du mariage pour tous, rejetée à l'Assemblée nationale en juin dernier. "Il faut mettre en conformité leur vote et leurs actes", lance-t-il, rappelant que 2012 est l'année de la présidentielle mais aussi des législatives.
Pour le maire de Cabestany, "la France ne peut pas être le dernier pays européen à continuer à interdire le mariage homosexuel", "il faut aller plus loin que le PACS". "C'est dans l'air du temps", insiste-t-il, soulignant que 63% des Français sont favorables à la légalisation du mariage pour tous et que de récentes décisions de justice témoignent de l'évolution de la société, comme le partage de l'autorité parentale entre les mères biologique et sociale de deux fillettes à Bayonne.
Le Parti socialiste promet le mariage et l'adoption pour les homosexuels en cas de victoire à la présidentielle 2012.
Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la cohésion sociale, qui avait soutenu le PACS contre son camp, a jugé sur RTL que la cérémonie de Cabestany n'était "pas la meilleure façon de faire avancer la cause" mais a redit "(son) engagement pour que le mariage soit ouvert aux couples de même sexe" car "c'est d'abord maintenant un engagement social et un engagement affectif".
La secrétaire d'Etat à la Famille, Claude Greff, a quant à elle jugé sur i>télé que le mariage de Guillaume et Patrick était une initiative "contre-productive" qui allait "crisper les positions"...
Pour l'instant, le mariage homosexuel est légal dans sept pays européens: Pays-Bas (depuis 2001), Belgique (2003), Espagne (2005), Suède (2009), Norvège (2009), Portugal (2010) et Islande (2010).
Il est légal aussi en Afrique du Sud, en Argentine, au Canada, à Mexico et dans certains Etats des Etats-Unis; dans ce dernier pays, la loi DOMA définissant le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme pourrait être bientôt abrogée, ouvrant la voie à la légalisation du mariage gay à l'échelle fédérale.
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