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dimanche 2 février 2014

Lost Girl, la série absolutely post-gay

Lost Girl Bo Lauren Doccubus
(Photo Shaw Media)

Dix ans après les débuts de The L Word à la télévision, c'est la série Lost Girl qui fait sa petite révolution LGBT, sans rien dire. Le coming-out, la discrimination liée à l'orientation sexuelle? C'est du passé. La petite série canadienne est totalement "post-gay", pour reprendre le concept développé par Frédéric Martel dans son essai "Global Gay".

vendredi 2 avril 2010

La bisexualité d'Anna Paquin (TrueBlood) fait sauter le Web


Il a suffi qu'Anna Paquin, l'héroïne de 27 ans de la série à vampires "TrueBlood" déclare "Je suis bisexuelle" pour faire sauter le site Web sur lequel était diffusé un spot pour la défense des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre (LGBT).

Le True Colors Fund de la chanteuse et militante LGBT Cyndi Lauper expliquait vendredi sur son compte Twitter qu'il fallait installer des serveurs supplémentaires pour que le plus grand nombre puisse à nouveau avoir accès au spot, victime du succès de la déclaration d'Anna Paquin.

D'autres vedettes homos, bi ou hétéros, apparaissent dans ce clip, comme Cyndi Lauper, évidemment, mais aussi Elton John, Whoopi Goldberg, Jason Mraz, l'humoriste Wanda Sykes et l'actrice Cynthia Nixon ("Sex and the City"), toutes deux ouvertement lesbiennes, Judith Light (de la série "Madame est servie"). Ces célébrités évoquent les discriminations et violences dont sont victimes les LGBT et lancent le slogan de la campagne: "We give a damn" -"Ca nous concerne".

samedi 5 décembre 2009

"Courrier urgent": le quotidien des lesbiennes libanaises

Au Liban, l'article 534 du code pénal punit "les relations sexuelles non naturelles" d'un an de prison maximum.

Interdite, l'homosexualité est aussi tabou dans une société conservatrice. Pas facile, dans ces conditions, de vivre sa vie de lesbienne, bisexuelle ou transsexuelle, malgré l'émergence depuis trois ans d'une communauté.

Pour la première fois dans le monde arabe, "Bareed Mista3jil" ("courrier urgent") un ouvrage édité par l'association LGBT Meem, publie les témoignages -anonymes- de 41 de ces femmes vivant à Beyrouth. Elles racontent la difficuté de concilier religion et hompsexualité, leur coming out, les relations avec leur famille ou les discriminations qu'elles subissent.

"Ma mère pense toujours que je suis lesbienne parce que mon père était mort et que je n'avais donc pas eu de modèle mâle. D'une certain façon, ça l'aide à m'accepter. Les gens semblent trouver plus simple d'accepter l'homosexualité quand ils peuvent lui donner une raison", raconte ainsi l'une d'elle.

Une des femmes qui témoignent s'interroge encore, plusieurs années après avoir été violée: "pourquoi n'ai-je pas crié? Pourquoi n'ai-je pas prévenu mes parents ou la police? (...) Je sais tout ce qu'on est théoriquement censée faire en cas de viol. Mais je veux juste qu'on me laisse seule, oublier ce qui est arrivé. (...) Quand tu es lesbienne, tu penses que tu es à l'abri, surtout quand t'es une butch. Tu penses que si tu coupes tes cheveux et que tu portes des vêtements punk, les hommes te laisseront tranquille".

Parfois, la religion peut aussi être une arme de tolérance. "Ma mère est une musulmane dévote. Elle croit tellement en dieu qu'elle se soumet à tout parce que c'est Sa volonté. Alors elle n'a pas remis en cause mon homosexualité (...) Mon père a eu la même réaction: "nous ne pouvons modifier la volonté de dieu" (...) Lorsqu'ils en ont discuté entre eux, ils ont estimé que vivre un mensonge était un plus grand péché que ma sexualité. Ils m'ont dit qu'il valait mieux être honnête avec moi même qu'être hypocrite".