C'est écrit dans son C.V. sur le site officiel du gouvernement islandais: la Première ministre, Johanna Sigurdardottir, 67 ans, est mariée avec l'écrivain et auteure de théâtre Jonina Leosdottir, 56 ans. Le couple est l'un des premiers à bénéficier de la légalisation du mariage homosexuel votée par le Parlement et entrée en vigueur le 27 juin.
Arrivée au pouvoir à la faveur de la crise financière et économique en 2009, Johanna Sigurdardottir est la première dirigeante d'un pays ouvertement lesbienne. La nouvelle loi lui a permis de transformer son partenariat enregistré de longue date en mariage.
Les couples lesbiens ou gays peuvent se marier dans sept pays européens à ce jour: Portugal, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Suède, Norvège et Islande. En France, la droite au pouvoir n'envisage pas la légalisation, demandée notamment par le Parti socialiste.
La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a de son côté réaffirmé dans un arrêt du 24 juin 2010 que "la convention européenne des droits de l'Homme n'oblige pas un Etat à ouvrir le droit au mariage à un couple homosexuel".
Des dizaines de milliers de lesbiennes, gays, bi et transgenre sont attendus à Paris le samedi 26 juin pour la Marche des fiertés LGBT 2010. Le mot d'ordre: "Violences, discriminations: ASSEZ! Liberté et égalité, partout et toujours".
Les chars partiront à 14h de Montparnasse et finiront leur parade place de la Bastille, où l'Inter-LGBT organise un grand concert gratuit à partir de 16h. Des DJ donneront le ton et des personnalités s'exprimeront sur la lutte contre les discriminations. Les organisateurs de l'ex-Gay Pride revendiquent plus de 700.000 participants à Paris en 2009, qui ferme traditionnellement toute une série de Marches à Lille, Bordeaux, Rennes, Caen, Strasbourg, Biarritz, Toulouse...
Pour celles qui ne voient pas l'intérêt d'y aller, rappelons qu'être lesbienne en France aujourd'hui c'est aussi ne pas avoir le droit de se marier, d'adopter un enfant en couple ou d'avoir accès à la procréation médicalement assistée (PMA). C'est encore trop souvent la dissimulation et le mensonge, la peur et la solitude.
La Lesbienne invisible a dressé une liste d'arguments plus que convaincants pour le fanzine Barbieturix: il y est question de droits, de rencontres, de coming-out et d'éclate. De notre vie, quoi.
Ilene Chaiken estime que c'est le côté glamour des héroïnes branchées du "L Word" "que le public appréciait" même si on lui reproche souvent cette distance avec la réalité.
La productrice américaine affirme au site Toutelatele.com qu'elle travaille toujours sur le script d'un film inspiré du "L Word", "une comédie romantique" qui devrait répondre aux questions laissées en suspens par la dernière saison de la série lesbienne la plus connue au monde.
Mais Ilene Chaiken revient de toute façon sur le devant de la scène le 20 juin, avec le début de la diffusion par la chaîne câblée Showtime de "The Real L Word", une série de téléréalité qui suivra la vie quotidienne de six lesbiennes -Mikey, Rose, Tracy, Whitney, Nikki et Jill... à Los Angeles. Celles qui rêvaient d'une plongée dans la vie réelle des lesbiennes risquent de rester sur leur faim.
(Actualisé le 10/06/2010) Anne Lister (1791-1840) est souvent considérée comme "la première lesbienne moderne" en Grande-Bretagne, mais jusque-là cette contemporaine de Jane Austen (1775-1817) restait peu connue du grand public.
La BBC vient d'y remédier avec un téléfilm intitulé "The Secret Diaries of Miss Anne Lister" ("Les Journaux intimes de Miss Anne Lister"), où l'on découvre une femme consciente de son homosexualité dès son plus jeune âge et déterminée à la vivre aussi ouvertement que le permet l'époque.
"J'aime et aime seulement le sexe faible et, en étant aimée en retour, mon coeur se révolte de quelque autre amour que le sien", écrit ainsi Anne Lister dans un de ses carnets, une vingtaine de volumes en partie rédigés dans un code secret qui ne sera cassé que longtemps après sa mort. Anne Lister découvre son homosexualité en pension et n'acceptera jamais de la dissimuler. Devenue propriétaire terrienne par héritage, elle gère son domaine en femme indépendante et, après plusieurs liaisons, dont une avec une femme mariée, y vit avec sa compagne, organisant même un "mariage" avec elle. On la surnomme "Gentleman Jack".
Passionnée de voyages et de connaissance, Anne Lister se livre totalement dans son journal intime, mêlant considérations sur son époque, la politique, la gestion du domaine et confidences amoureuses et sexuelles. Reste à voir si la télévision française achètera un téléfilm sur une presque inconnue, lesbienne qui plus est...
Interrogé par LToutes, le producteur, Mark Bentley, a déclaré qu'à sa connaissance "Anne Lister..." n'avait pas encore été acheté par la télévision française mais que "le Festival LGBT de Paris avait pris contact pour le diffuser en novembre". Vu la date, il pourrait bien s'agir de "Chéries-Chéris, le Festival de Films Gays Lesbiens Trans & +++ de Paris". Mark Bentley précise encore que le téléfilm a déjà été diffusé au festival LGBT de Londres, a clos l'Inside Out Festival de Toronto et ouvrira le San Francisco Frameline à la mi-juin. "Le journal secret d'Ann Lister" est disponible en DVD en anglais sous-titré en français.
Homosexuel et installé depuis neuf ans en Arabie saoudite comme travailleur étranger, Ramil Autentico sait qu'il vaut mieux être prudent: être gay en Arabie saoudite est dangereux. "S'ils vous voient marcher d'un façon efféminée ou mettre du maquillage, ils en concluent que vous êtes homo et ils vous arrêtent. Ils vous appellent "harami" (homo), et cela veut dire que vous risquez d'être arrêté", témoigne-t-il sur GMA-7, la première chaîne de télévision des Philippines.
Au nom de la charia, l'Arabie saoudite interdit et réprime l'homosexualité. Le mois dernier, elle a encore durci le ton en interdisant désormais le recrutement de travailleurs homosexuels, même étrangers. Le 26 mai dernier, l'ambassade saoudienne à Manille a officiellement appelé les agences de recrutement philippine à exclure "ceux qui appartiennent au troisième sexe", faute de quoi elle ne fera plus appel à elles. Or, l'Arabie saoudite est la première destination des travailleurs migrants philippins. L'association Ang Ladlad, qui défend les droits des gays et lesbiennes, a dénoncé des mesures discriminatoires.