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samedi 25 décembre 2010

Lip Service revient en 2e saison


Et de deux! La BBC vient d'annoncer que la série lesbienne "Lip Service" aurait une suite, les six épisodes de la première saison ayant réuni une audience moyenne de plus d'un demi-million de téléspectateurs, selon la télévision britannique.

La créatrice de "Lip Service", Harriet Braun ("Mistresses"), assure qu'elle a encore "de grands rebondissements et surprises dans (ses) manches" pour "faire progresser" Cat (Laura Fraser), Sam (Heather Peace, seule lesbienne out de la série), Frankie (Ruta Gedmintas) et Tess (Fiona Button) dans leurs aventures écossaises à Glasgow.



La BBC, qui vise la tranche des 16 à 34 ans, ne précise pas si toutes les actrices -et les acteurs- rempilent pour la deuxième saison de "Lip Service". La nouvelle d'une suite est unanimement applaudie sur les forums britanniques lesbiens, mais les avis restent divisés sur les interprétations, dialogues et scénario de la première saison, pas encore commercialisée en français.

- Lire aussi sur LToutes: "Lip service: le L Word britannique?" (21/10/2009)

dimanche 19 décembre 2010

La fin du tabou gay dans l'armée américaine


Actualisé avec la promulgation de l'abrogation le 22/12/2010

Les gays et lesbiennes vont pouvoir assumer ouvertement leur homosexualité dans l'armée américaine.

Barack Obama a promulgué mercredi 22 décembre 2010 la loi mettant fin à 17 ans de "Don't ask, don't tell" (ne rien demander, ne rien dire), comme il s'y était engagé pendant la campagne électorale.

"C'est tout simplement, moralement et militairement, ce qu'il faut faire", a déclaré le président américain, "je dis à tous les Américains, homosexuels ou hétérosexuels, qui veulent tout simplement défendre ce pays sous l'uniforme: votre pays a besoin de vous, votre pays veut de vous".

Après la Chambre des représentants, le Sénat des Etats-Unis avait voté samedi 18 décembre, par 65 voix contre 31, la fin du DADT qui a valu à de nombreux militaires d'être exclus de l'armée américaine pour homosexualité.

Dans un communiqué, le président américain Barack Obama, qui a passé des coups de téléphone jusqu'au dernier moment pour convaincre les derniers hésitants, a salué un "vote historique". "En mettant fin au "Don’t Ask, Don’t Tell", notre nation ne se privera plus de milliers de patriotes contraints de quitter l'armée malgré des années de service exemplaire, simplement parce qu'ils sont homosexuels. Et plusieurs milliers d'autres n'auront plus à vivre dans le mensonge pour servir le pays qu'ils aiment".


Instaurée en 1993 par l’administration Clinton, DADT était un compromis destiné à éviter l’interdiction absolue faite aux gays et aux lesbiennes de s’engager dans l’armée. Mais elle a abouti au renvoi de plus de 14.000 membres de l'armée américaine en 17 ans, selon l'association de défense des militaires SLDN. C'est d'ailleurs ce qui arrive au personnage de Tasha (Rose Rollins) dans la série "The L Word".

samedi 18 décembre 2010

La pub lesbienne qui choque Berlusconi


Deux femmes qui se lancent des oeillades suggestives pendant une soirée avant de finir au lit... La scène ne finira pas comme prévu: il s'agit en fait de la nouvelle publicité pour la Renault Twingo diffusée en Italie. Le slogan: "la nouvelle Twingo Miss Sixty... C'est un truc de filles". Réalisée par Publicis, elle a apparemment réussi l'exploit de choquer le chef du gouverment italien Silvio Berlusconi: les chaînes de son groupe Médiaset ont annoncé qu'elles ne la diffuseraient pas, tout comme la chaîne publique Rai, raconte le Daily Mail.

"Les limites sont-elles franchies? Une chose est sûre: il n'y a aucun détail technique concernant la voiture elle-même dans cette pub", sourit le Corriere Della Sera.

Des associations de défense des droits des homosexuels ont également dénoncé cette pub, jugée offensante pour les lesbiennes. Masi le débat fait rage sur les forums, d'autres homos y voyant un changement plutôt agréable. "Nous avons voulu créer une publicité originale, drôle mais pas vulgaire, et je pense que nous y sommes parvenus", se défend Daniele Tranchini de Publicis-Milan. Pour l'instant, la pub n'est diffusée qu'en Italie, sur la chaîne Sky, mais elle pourrait bientôt l'être dans toute l'Europe.

vendredi 17 décembre 2010

Dur d'être homo au boulot



L'homosexualité nuit à l'embauche et à la progression dans l'entreprise. C'est ce qui ressort d'un sondage CSA pour la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) sur la perception des discriminations au travail dans le public et le privé.

Environ 5% des personnes interrogées disent avoir été victimes ou témoins de discriminations liées à l'homosexualité.

D'après cette enquête, 10% des salariés du public et 16% de ceux du privé estiment qu'être lesbienne ou gay constitue un facteur de discrimination à l'embauche dans leur entreprise -toutefois loin derrière le fait d'être séropositif ou atteint du SIDA (30% dans le public et 26% dans le privé).

Ce "handicap" persiste une fois dans la place car la progression professionnelle en est freinée, surtout dans le privé (14% le pensent, contre 8% dans le public), bien que seuls 1% des salariés du privé estiment que leur homosexualité leur vaut d'être moins bien payés que des collègues aux compétences et statut équivalents.

- Lire aussi sur LToutes: "Une lesbienne sur trois victime d'agression au travail" (14/05/2009)

Rappelons que l'orientation sexuelle est l'un des 18 critères de discrimination punis par la loi (article 225-1 du Code pénal). Début 2010, par exemple, dans le nord de la France, un employeur a été condamné à verser 14.400 euros d'indemnités à un salarié victime de harcèlement moral puis licencié parce qu'il était homosexuel.

Le sondage a été réalisé par téléphone les 24 et 25 novembre et les 1er et 2 décembre 2010 auprès d'un échantillon de 1.080 personnes comprenant un échantillon national représentatif de 578 salariés du privé et un échantillon national représentatif de 502 agents de la fonction publique, tous deux constitués selon la méthode des quotas.

jeudi 2 décembre 2010

Mariage gay: et si les Sages disaient oui...


Coup de tonnerre dans le monde politique français. Le Conseil constitutionnel a jeté un pavé dans la mare en censurant les articles 75 et 144 du code civil, les seuls à évoquer les époux comme "mari et femme" ou "homme et femme". En décidant de les supprimer purement et simplement car ils les jugent discriminatoires, les Sages rendent du même coup légaux les mariages entre personnes de meme sexe. Les homosexuels se ruent dans les mairies, Christine Boutin s'étrangle...

Il ne s'agit encore que de fiction. Le Conseil, saisi le 16 novembre dernier par la Cour de cassation, a trois mois pour se prononcer. Il doit examiner la demande de Corinne et Sophie, qui contestaient le 24 août 2010 devant le tribunal de grande instance de Reims la constitutionnalité des articles 75 et 144 du Code civil "en ce qu’ils limitent la liberté individuelle d’un citoyen français de contracter mariage avec une personne du même sexe". "Les questions posées font aujourd’hui l’objet d’un large débat dans la société, en raison, notamment, de l’évolution des moeurs et de la reconnaissance du mariage entre personnes de même sexe dans les législations de plusieurs pays étrangers", a estimé la Cour de cassation pour justifier sa décision de saisir le Conseil constitutionnel.

Il est peu probable, toutefois, que les Sages légalisent le mariage homo. Lors d'une précédente décision, le 6 octobre 2010, portant sur l'adoption de l’enfant du partenaire, ils s'étaient contentés de botter en touche, renvoyant le problème au législateur. On voit mal pourquoi ils agiraient différemment sur ce cas. Mais au moins, pour la deuxième fois en quelques mois, le débat est ouvert. "Les lignes bougent, les mentalités changent", s'est réjouie la maire (PS) de Montpellier Hélène Mandroux, qui milite pour la légalisation du mariage gay.

De plus, soulignait l'avocate Caroline Mécary dans un communiqué, la Cour de cassation semble avoir évolué, puisque sa décision "rompt avec l’arrêt qu'elle avait rendu le 13 mars 2007 dans l’affaire Chapin & Charpentier", les mariés de Bègles. Elle avait alors refusé de reconnaître la validité de leur mariage, célébré par le député Vert Noël Mamère. Dans cette affaire, la Cour européenne des droits de l’Homme, qui a été saisie en septembre 2007, doit fixer prochainement une date d’audience.

Le mariage est déjà ouvert aux couples de personnes de même sexe dans huit pays européens: Pays-Bas, Belgique, Espagne, Norvège, Suède, Portugal, Islande, Royaume-Uni. A quand la France?