"Je suis ici parce que je suis homosexuelle". A 26 ans, l'actrice canadienne Ellen Page a choisi la Saint Valentin pour faire son coming out, dans l'espoir, a-t-elle expliqué, que "cela change quelque chose". La jeune femme, connue notamment pour ses rôles dans" Juno" ou "X-Men" et "Inception", se dit "fatiguée de (se) cacher, fatiguée de mentir par omission".
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samedi 15 février 2014
"I'm gay": Ellen Page fait son coming out
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lundi 11 juillet 2011
Jessie J a eu sa première copine à 17 ans
"Quel âge j'avais quand j'ai eu ma première copine? Chais pas. 17 ans?" Et Jessie J de préciser que "ce n'était pas une petite copine, plutôt ma première expérience avec une fille". "J'avais une copine et des tatouages. J'étais assez... hard".
Jessie J n'a jamais fait mystère de sa bisexualité et affirme dans un entretien au magazine britannique "Glamour" que ses proches n'en ont jamais fait un problème non plus.
"Ma mère et mon père le savaient depuis des années et étaient super-cools, mes soeurs en rigolaient parce qu'elles étaient mariés, avaient des enfants et que j'étais la rebelle", raconte la jeune femme de 23 ans, qui triomphe avec "Price Tag".
"Parce que je n'ai pas essayé de le cacher, les gens ont dit: 'Oh, elle est tellement à l'aise avec ça, alors nous sommes à l'aise aussi", ajoute Jessie J.
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samedi 5 décembre 2009
"Courrier urgent": le quotidien des lesbiennes libanaises
Au Liban, l'article 534 du code pénal punit "les relations sexuelles non naturelles" d'un an de prison maximum.Interdite, l'homosexualité est aussi tabou dans une société conservatrice. Pas facile, dans ces conditions, de vivre sa vie de lesbienne, bisexuelle ou transsexuelle, malgré l'émergence depuis trois ans d'une communauté.
Pour la première fois dans le monde arabe, "Bareed Mista3jil" ("courrier urgent") un ouvrage édité par l'association LGBT Meem, publie les témoignages -anonymes- de 41 de ces femmes vivant à Beyrouth. Elles racontent la difficuté de concilier religion et hompsexualité, leur coming out, les relations avec leur famille ou les discriminations qu'elles subissent.
"Ma mère pense toujours que je suis lesbienne parce que mon père était mort et que je n'avais donc pas eu de modèle mâle. D'une certain façon, ça l'aide à m'accepter. Les gens semblent trouver plus simple d'accepter l'homosexualité quand ils peuvent lui donner une raison", raconte ainsi l'une d'elle.
Une des femmes qui témoignent s'interroge encore, plusieurs années après avoir été violée: "pourquoi n'ai-je pas crié? Pourquoi n'ai-je pas prévenu mes parents ou la police? (...) Je sais tout ce qu'on est théoriquement censée faire en cas de viol. Mais je veux juste qu'on me laisse seule, oublier ce qui est arrivé. (...) Quand tu es lesbienne, tu penses que tu es à l'abri, surtout quand t'es une butch. Tu penses que si tu coupes tes cheveux et que tu portes des vêtements punk, les hommes te laisseront tranquille".Parfois, la religion peut aussi être une arme de tolérance. "Ma mère est une musulmane dévote. Elle croit tellement en dieu qu'elle se soumet à tout parce que c'est Sa volonté. Alors elle n'a pas remis en cause mon homosexualité (...) Mon père a eu la même réaction: "nous ne pouvons modifier la volonté de dieu" (...) Lorsqu'ils en ont discuté entre eux, ils ont estimé que vivre un mensonge était un plus grand péché que ma sexualité. Ils m'ont dit qu'il valait mieux être honnête avec moi même qu'être hypocrite".
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mardi 10 novembre 2009
Emmanuelle B., lesbienne, peut adopter
- actualisé le 22/11/2009: Emmanuelle B. a reçu l'agrément d'adoption.- actualisé: le conseil général du Jura ne fait pas appel)
Emmanuelle B. peut adopter un enfant avec sa compagne. Le tribunal administratif de Besançon (Doubs) a annulé mardi 10 novembre 2009 le refus du président du Conseil général du Jura et a donné 15 jours à ce dernier pour délivrer l'agrément à cette institutrice homosexuelle de 48 ans, qui se bat depuis dix ans. Emmanuelle B. a reçu l'agrément quelques jours plus tard.
"J'aimerais bien que ce jugement vienne clore le dossier d'Emmanuelle, mais aussi qu'il permette de clore ce débat sur la possibilité d'adoption par une personne célibataire homosexuelle", a déclaré à LToutes son avocate, Me Caroline Mécary, saluant "une victoire du droit contre une décision politique homophobe".
Emmanuelle B. vit en couple depuis vingt ans avec Laurence R., psychologue, mais la France n'autorise l'adoption que par les célibataires et couples mariés. Le tribunal administratif a suivi les recommandations du rapporteur public et s'est appuyé sur le dossier des services sociaux favorables à l'agrément.
Le président divers droite du Conseil général du Jura, Jean Raquin a annoncé qu'il ne ferait pas appel de la décision du tribunal administratif. Son prédécesseur UMP Gérard Bailly puis lui avaient refusé l'agrément en 1998 et en janvier dernier.
En 2005, Gérard Bailly déclarait au Sénat, au sujet de l'adoption par des couples homosexuels: "le président de Conseil général que je suis ne peut accepter une telle demande". Le Conseil d'Etat lui avait donné raison en 2002. Le président Nicolas Sarkozy s'est lui aussi déclaré contre l'adoption par des homosexuels.
La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH, 22/01/2008), la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE, 5/10/2009), le rapporteur public (13/10/2009) et enfin le tribunal administratif de Besançon avaient condamné le caractère discriminatoire du refus d'agrément à Emmanuelle B.
- Lire aussi sur LToutes: "Adoption: Emmanuelle B. marque encore un point" (13/10/2009); "L'adoption -encore- refusée à une lesbienne" (02/02/2009)
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samedi 13 juin 2009
Pas d'homo dans ma classe!

Les écoles religieuses néerlandaises, même financées par l'Etat, pourraient bientôt avoir le droit d'exclure des professeurs en raison de leur homosexualité. C'est en tout cas ce que recommande dans un avis récent le Conseil d'Etat néerlandais, selon le quotidien NRC Handelsblad.
Les Pays-Bas sont un pays réputé gay-friendly: le mariage y est légal depuis 2001 pour les lesbiennes et les gays, et les couples homosexuels peuvent y adopter des enfants. Mais la tolérance s'arrête visiblement aux portes des écoles, surtout quand elles sont religieuses.
La polémique sur le sujet a été lancée en avril dernier par la suspension d'un professeur du village de Emst, dans le centre du pays, qui avait confié à des collègues avoir rencontré un homme qui lui plaisait. La direction de l'école avait alors estimé que son orientation sexuelle entrait en conflit avec la mission et les valeurs de l'établissement. Une décision critiquée par le ministre de l'Education Ronald Plasterk, pour qui les croyances religieuses ne pouvaient justifier l'exclusion des personnels homosexuels. L'écrasante majorité des écoles religieuses néerlandaises sont financées par l'Etat.
Le gouvernement étant divisé, le Conseil d'Etat a été saisi. Dans son avis, encore confidentiel mais révélé par le journal chrétien Nederlands Dagblad, il estime que les écoles religieuses doivent avoir le droit d'exclure des lesbiennes et des gays si leur comportement, même à l'extérieur de l'école, va à l'encontre des valeurs de l'institution, et ce au nom d'une certaine "loyauté" à l'égard de l'employeur.
Pour autant, le Conseil d'Etat, comme la loi néerlandaise, interdit toute discrimination. Au total, un professeur pourrait donc être viré parce qu'il se comporte comme un homo, mais pas parce qu'il est homo. Evidemment, la frontière est mince...
Wim Kuiper, directeur de l'Association pour une éducation chrétienne, a appelé le gouvernement à appliquer cette recommandation. Selon lui, les écoles les plus orthodoxes doivent pouvoir refuser d'employer des homosexuels ou même des couples hétéros non mariés parce que "leur style de vie ne cadre pas avec la bible". Il a toutefois souligné qu'une centaine seulement des 2.200 écoles chrétiennes du pays sont concernées par ce débat.
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vendredi 1 mai 2009
Carol Ann Duffy: lesbienne et poète officielle de la reine
Carol Ann Duffy fait voler en éclats les tabous de la cour royale d'Angleterre. Cette auteure de 53 ans est devenue le 1er mai 2009 la première femme nommée poète officiel du Royaume-Uni par la reine, et c'est la première fois aussi depuis sa création en 1668 que le prestigieux titre de Poet Laureate est attribué à une personne ouvertement homosexuelle.Carol Ann Duffy écrit pour les adultes et pour les enfants ("La Voleuse de larmes") et a reçu de nombreux prix littéraires pour son oeuvre. Elle vit à Manchester et a déclaré sur Radio 4 avoir beaucoup hésité à accepter le titre jusqu'à ce que sa fille adolescente Ella l'y pousse.
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vendredi 24 avril 2009
3,2 millions de lesbiennes?

La France compterait quelque 3,2 millions de lesbiennes, au moins occasionnelles, à en croire un sondage Sofres-Nouvel Obs-RTL rendu public jeudi. Elles sont en effet 5% des femmes interrogées à affirmer avoir déjà eu une relation avec une autre femme: 2% disent même en avoir "souvent", 1% "de temps en temps" et 2% "rarement". Il y a aussi 14% de femmes sans opinion ou qui n'ont pas voulu répondre...
Elles sont encore plus nombreuses, 11%, à avoir déjà ressenti un désir homosexuel: 2% "souvent", 2% "de temps en temps" et 7% "rarement". Les Françaises sont plus nombreuses que les hommes à confesser des désirs homosexuels, puisque ces messieurs ne sont que 8% à se déclarer. En revanche, elles sont moins nombreuses à passer à l'acte: 6% des Français disent avoir déjà eu une relation avec un autre homme.
Cette enquête a été réalisée les 8 et 9 avril dernier auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
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mardi 31 mars 2009
Une lesbienne dirige Zurich

"Je suis lesbienne, et alors?" A 48 ans, Corine Mauch est la première femme et première lesbienne à remporter la mairie de Zurich. Un mois avant d'accueillir la 40e Europride, la plus grande ville de Suisse rejoint le club fermé des métropoles européennes dirigées par un(e) maire homosexuel(le), après Paris et Berlin en 2001.
Ingénieure agronome mais aussi bassiste d'un groupe de punk-rock, cette socialiste a battu la candidate libérale-radicale, Kathrin Martelli, sans taire son orientation sexuelle, ni en faire un argument politique. "Je n'ai jamais voulu être élue rien que pour cela, même si je comprends que de nombreux homosexuels aient voté pour moi principalement pour cette raison", a-t-elle déclaré à la Radio Suisse romande (RSR).
L'Organisation suisse des lesbiennes (LOS) a salué "un exemple très important pour la jeunesse, susceptible de l'encourager et la soutenir tout au long de ce parcours plein de difficultés qu'est le coming-out". "L'élection de Corine Mauch est, de ce point de vue, un jalon de plus sur le chemin vers l'égalité et la pleine acceptation des femmes homosexuelles dans notre société", écrit LOS. Pink Cross cité par Homosexualité.ch a souhaité à la nouvelle dirigeante de Zurich "beaucoup de plaisir dans sa nouvelle fonction et de belles expériences positives".
L'élection de Corine Mauch tombe à point nommé, alors que Zurich se prépare à accueillir l'Europride du 2 mai au 7 juin 2009, pour la 40e édition de la Marche des fiertés européenne.
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samedi 14 mars 2009
Eudy Simelane, assassinée parce que lesbienne
Eudy Simelane, 31 ans, lesbienne, a été violée et tuée en 2008. Le procès des assassins de cette ancienne joueuse de football professionnelle d'un township de Johannesburg, a commencé en février 2009. Un homme a plaidé coupable et a été condamné à 32 ans de prison.Mais lors de la sentence, le juge a expliqué que l'orientation sexuelle de la victime n'avait eu "aucune importance" dans ce crime. Le procès de trois autres hommes qui plaident non coupables commencera en juillet.
- Lire aussi sur LToutes: "En Afrique du Sud, on viole les lesbiennes pour les 'guérir'" (14/03/2009)
"J'ai rencontré Eudy à l'école et nous sommes devenues amies. Déjà, nous étions différentes des autres filles", raconte Pretty, 31 ans, dans le rapport de ActionAid sur les violences subies par les lesbiennes en Afrique du Sud.
"Eudy était fière de ce qu'elle était (...) Elle savait ce qu'elle voulait faire de sa vie. Qu'elle puisse être tuée comme ça, avec cette violence, je n'arrive toujours pas à y croire (...) Quand j'ai su ce qui lui était arrivé, je suis allée là où cela s'est produit, où ils l'avaient violée et frappée. Son sang et ses vêtements étaient encore éparpillés partout, mais la police avait juste tout laissé là.
Je n'oublierai jamais son père, à genoux, essuyant son sang avec ses mains. Quand vous avez vu cela, vous ne pouvez qu'avoir peur tout le temps. J'ai été souvent frappée et insultée. Il y a une menace de viol tous les jours.
J'ai d'abord essayé de les combattre quand ils nous attaquaient, mais j'ai réalisé que ça ne servait à rien. Je ne serai jamais assez forte physiquement. Alors j'ai décidé de les combattre d'une autre manière. Ce que je fais dans l'association "Gender Equality Project", c'est essayer d'aider les lesbiennes et les gays".
- Lire aussi sur LToutes: "Kirghizistan: le viol pour 'guérir' les lesbiennes" (16/10/2008)
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En Afrique du Sud, on viole les lesbiennes pour les "guérir"
"Ils m'ont dit qu'ils me tueraient, qu'ils allaient me violer et qu'après m'avoir violée, je deviendrais une fille, une fille hétéro". Zakhe, 23 ans, fait partie des 15 Sud-africaines noires qui ont raconté leur calvaire dans un rapport publié par l'ONG ActionAid. Celui-ci dénonce la flambée des viols de lesbiennes, destinés à les "guérir" de leur orientation sexuelle.
"J'ai été trahie par mon meilleur ami à l'école", raconte Nomawabo, 30 ans. "Il m'a dit de venir chez lui pour travailler sur nos devoirs, mais quand je suis arrivée, nous nous sommes battus (...) Il m'a violée en me disant que c'était parce que je ne devais plus être lesbienne. Après ça, je suis tombée enceinte".
"La deuxième fois, mes amies du club de football et moi avons été enlevées sous la menace d'une arme. Ils nous ont emmenées et ont fait ce qu'ils voulaient de nous pendant trois jours. Nous l'avons dit à la police (...) mais il ne s'est rien passé parce qu'ils pensaient tous que nous le méritions".
"Ils pensaient tous que nous le méritions"L'an dernier, un rapport de la Commission sud-africaine des droits de l'Homme avait déjà tiré la sonnette d'alarme face à la montée des viols de lesbiennes dans les écoles du pays, où de jeunes garçons agressent les filles pour "corriger" leur orientation sexuelle. Aujourd'hui, selon les ONG, le viol devient le crime de haine le plus courant contre les lesbiennes dans les townships.
Une association de défense des droits des homosexuels au Cap affirme être informée de 10 nouveaux cas par semaine, un chiffre en forte progression. Et ce sont les lesbiennes noires de ces quartiers pauvres qui sont les plus touchées.
"Si vous êtes une lesbienne à Soweto, les mecs vous voient comme une menace et quelque chose qu'il faut faire disparaître de la surface de la terre", raconte Phumla, de Soweto, le township de Johannesburg. "On est insultée tous les jours, frappée si on marche seule, on vous rappelle tout le temps que vous êtes une salope. Ils hurlent: 'si je te viole, tu redeviendras hétéro, tu achèteras des jupes et tu te mettras à la cuisine parce que tu auras appris comment être une vraie femme'".
31 meurtres, une seule condamnationLe 7 juillet 2007, les corps de Sizakele Sigasa et Salome Massooa ont été retrouvés près du township de Johannesburg où elles vivaient. Elles avaient été violées et torturées avant d'être attachées et abattues d'une balle dans la tête. Sizakele était une des premières femmes du township de Meadowlands à vivre ouvertement en tant que lesbienne. Elle était aussi une militante connue des droits des femmes et de la lutte contre le sida. Deux ans plus tard, personne n'a été traduit devant la justice pour ce crime. Le dossier est clos.
Zoliswa Nkonyana, 19 ans, a été lapidée en 2006 par une foule devant chez elle. Le procès des trois hommes poursuivis pour ce crime a été reporté à huit reprises.
Dans une étude réalisée auprès de victimes, 66% affirment qu'elles ne se sont pas adressées à la police, parce qu'elles pensaient ne pas être prises au sérieux. Et 25% d'entre elles avaient aussi peur de mentionner leur orientation sexuelle à la police, voire pour 22% d'être agressées. Comme l'une d'elle l'explique: "quand une lesbienne est violée, sa famille et les gens dans la rue disent qu'elle l'a mérité et que son violeur lui a montré comment être une femme. C'est plus facile de se taire".
Et celles qui réclament quand même justice sont souvent déçues. Seul un viol signalé sur cinq finit devant les tribunaux, et seuls 4% des cas aboutissent à une condamnation. Il y a eu 31 meurtres de lesbiennes enregistrés depuis 1998, et une seule condamnation.
- Lire aussi sur LToutes: "Kirghizistan: le viol pour 'guérir' les lesbiennes" (16/10/2008)
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dimanche 22 février 2009
L Word aux enchères
Vous rêvez de dîner sur la table de salon de Bette et Tina, ou -encore mieux- de dormir dans leur lit? Ou de boire un verre sur une des -vraies- tables du Planet, le café préféré du "L Word" (photo)? Désormais, c'est possible, du moins si vous cassez votre tirelire pour les acquérir lors de la vente aux enchères de la série lesbienne, qui se tiendra le 7 mars prochain à Vancouver (Canada).Parce que l'aventure "L Word" s'achève, après six saisons, la production a en effet décidé de se débarrasser de plusieurs centaines d'objets ayant servi lors du tournage: vêtements, chaussures, meubles, oeuvres d'art, baignoire, et même une Chevrolet.
Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses, aucun prix minimum n'ayant été fixé. La vente a été confiée à Able Auctions. Pour connaître la liste des objets vendus, ou juste jeter un coup d'oeil sur ces coulisses de "L Word", faites un tour sur leur site. mercredi 18 février 2009
Burundi: l'homosexualité n'est pas un crime
Le Sénat du Burundi a refusé mardi de faire de l'homosexualité un crime passible de deux ans de prison. Mais si l'article a été retoqué, Sidaction souligne que la réforme du Code pénal se poursuit et que l'article repassera en commission mixte au Parlement burundais.L'homosexualité est jusqu'ici tolérée au Burundi. Après l'adoption du texte par l'Assemblée natinoale en novembre 2008, l'Association pour le respect des droits des homosexuels (ARDHO) de ce pays avait dénoncé cette régression des droits humains et du combat contre le sida, car "comment voulez-vous lutter contre le sida si vous ne parlez pas de tout ce qui a trait à la sexualité, notamment de l'homosexualité?".
Le rejet de l'article criminalisant l'homosexualité au Burundi survient quelques jours après la publication d'un rapport parlementaire sur la lutte contre le sida dans ce pays, document qui estime l'aide financière internationale insuffisante. La Banque mondiale s'apprête à donner 15 millions de dollars sur trois ans, selon l'agence de presse panafricaine PANA.
L'ONUSIDA estime qu'environ 150.000 des 7,5 millions de Burundais sont séropositifs, et que 13.000 personnes sont mortes du sida en 2005. Le pays compte environ 120.000 orphelins du sida de moins de 17 ans, et l'espérance de vie moyenne à la naissance dans ce pays est de 47 ans pour les femmes et 42 ans pour les hommes. Le rapport parlementaire note que si la tendance se maintient, l'espérance de vie moyenne pour les deux sexes ne sera plus que de 39 ans en 2010, contre 51 ans en 1999.
- Lire aussi sur LToutes: "Burundi: les homosexuels risquent deux ans de prison" (22/11/2008)
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lundi 16 février 2009
GayLib: et le "contrat d'union", M. Sarkozy?
Si elle se félicite de l'annonce par Nicolas Sarkozy d'un prochain projet de loi sur le statut des beaux-parents, l'association GayLib rappelle au chef de l'Etat une autre de ses promesses de campagne: la création d'un "contrat d'union" ouvert à tous et qui donnerait les mêmes droits que le mariage.Dans un communiqué, le mouvement chargé de défendre les homosexuels au sein de l'UMP souhaite que la création du contrat d’Union "bénéficie de la même attention de la part du gouvernement" que le statut du beau-parent. Il est vrai que ce sujet-là a pour l'heure disparu de l'agenda gouvernemental.
GayLib se réjouit en revanche des annonces de Nicolas Sarkozy sur le futur statut du beau-parent: "avec ce projet de loi à vocation générale et universelle, les familles homoparentales vont ainsi voir leurs droits légitimes reconnus dans la société française".
L'organisation rappelle toutefois "que seul l’établissement de la filiation au profit du second parent, permettrait de protéger durablement les enfants n’ayant qu’une seule filiation".
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vendredi 13 février 2009
"L Word, le film": Ilene Chaiken y pense
Ilene Chaiken voudrait adapter "The L Word" en film. La créatrice, scénariste et réalisatrice de la série lesbienne explique à SheWired qu'elle y songe sérieusement, même si elle travaille en ce moment au bouclage de la sixième et dernière saison, en cours de diffusion aux Etats-Unis, et à la série dérivée avec Alice (Leisha Hailey) pour héroïne.
"Je refuse tout simplement de croire que le 'L Word' est fini", déclare Ilene Chaiken, qui dit éprouver une impression "douce-amère" à cette idée. "Je crois que nous le revisiterons d'une façon ou d'une autre. Je ne sais pas, peut-être que nous ferons un "L Word, le film" (...) Je crois que mes collègues de tournage adoreraient ça aussi."
"J'y réfléchis, et quand j'aurai un moment de répit, je trouverai comment je pense que cela devrait être et je verrai si nous pouvons le réaliser", ajoute Ilene Chaiken, qui avait déjà évoqué, mais moins longuement, un tel projet. "J'ai le sentiment que le L Word est encore en vie".
jeudi 12 février 2009
L'asile pour une lesbienne iranienne
La Grande-Bretagne a accordé l'asile à une lesbienne iranienne, menacée de mort dans son pays. Pegah Emambakhsh, 42 ans, a été autorisée mercredi 11 février à rester en Grande-Bretagne à l'issue de près de quatre ans de combat. Elle s'était enfuie en 2005 d'Iran, alors que sa partenaire avait été arrêtée, torturée et condamnée à mort par lapidation. Son père avait aussi été arrêté et torturé pour le forcer à dire où elle avait trouvé refuge.
Sa demande d'asile avait d'abord été rejetée par la Grande-Bretagne et elle a failli être expulsée en 2007, alors que son retour en Iran aurait signifié la mort pour elle.
Dans un communiqué, l'organisation de défense des homosexuels iraniens, IRanian Queer Railroad (IRQR), qui défend Pegah Emambakhsh depuis 2006, a salué une "fantastique nouvelle". "Nous nous souvenons du jour où les autorités britanniques ont décidé de la renvoyer en Iran. Des centaines de personnes ont manifesté contre cette décision inhumaine", rappelle-t-elle.
"Je n'arrive pas à y croire", a déclaré Pegah Emambakhsh lors d'une conversation téléphonique, selon IRQR. "Il y a quelques heures, j'ai reçu un appel téléphonique de mon avocat qui me disait qu'on m'avait accordé le statut de réfugiée", a-t-elle expliqué. "Je doit rencontrer mon avocat demain, et je vais devoir lire les documents plusieurs fois avant d'être vraiment sûre d'être libre, maintenant". IRQR espère que la Grande-Bretagne prendra des décisions similaires pour les autres homosexuels iraniens qui lui ont demandé l'asile.
En France, l'Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l'immigration et au séjour (Ardhis) et le Réseau éducation sans frontières (RESF) de Paris ont annoncé jeudi 12 février que Saad, un demandeur d'asile homosexuel égyptien, avait été libéré du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot "pour raisons de santé". Il risque toujours d'être expulsé alors qu'il a demandé à la France l'asile en raison de son orientation sexuelle.
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mercredi 11 février 2009
Une lesbienne pour Zurich?
Une lesbienne pourrait bien décrocher la mairie de Zurich le 29 mars prochain. La socialiste Corine Mauch talonnait son adversaire de droite Kathrin Martelli à l'issue du premier tour des municipales dimanche. Elle a obtenu 38.120 voix, contre 39.408 pour sa rivale, selon le quotidien suisse "la Tribune de Genève". Un second tour aura donc lieu le 29 mars pour départager les deux femmes.Agée de 48 ans, Corine Mauch ne cache pas son homosexualité: son site de campagne mentionne qu'elle vit en couple avec une femme. "C'est ma vie privée, pas mon thème politique", a-t-elle néanmoins averti pendant la campagne, selon "Le Matin". Economiste, la candidate socialiste est aussi bassiste dans un groupe de punk-rock à ses heures perdues. A son répertoire figure notamment "I'm your Venus"...
Si Corine Mauch était élue, Zurich rejoindrait Paris et Berlin dans le club très fermé des grandes villes dirigées par des homosexuels déclarés, alors même que la ville doit justement accueillir l'Europride, du 2 mai au 7 juin 2009.
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jeudi 5 février 2009
Lancement des états généraux de la bioéthique
C'est parti pour les Etats généraux de la bioéthique. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a donné le coup d'envoi mercredi 4 février d'un grand débat national qui doit durer six mois et concerne directement les lesbiennes, puisqu'il doit notamment porter sur l'accès des homosexuelles aux techniques de procréation médicalement assistée.La loi de bioéthique de 2004 réserve l'assistance médicale à la procréation (AMP) aux "couples constitués d’un homme et d’une femme", impose l'anonymat du don de sperme ou d’ovocytes et interdit la pratique des mères porteuses. Mais elle doit être revue par les parlementaires entre la fin 2009 et le premier trimestre 2010.
Les Etats généraux se dérouleront jusqu’en juin, et les citoyens sont invités à y participer, via des réunions régionales, l'envoi de contributions sur le site internet des états généraux, ouvert à partir du 16 février, ou en participant aux trois grands "forums citoyens".
L'un d'eux se tiendra au Triangle à Rennes le 11 juin et portera sur l’assistance médicale à la procréation: qui peut y avoir accès, faut-il que le don de gamètes reste anonyme, faut-il autoriser la "gestation pour autrui,...
Un colloque national fera la synthèse des débats le 23 juin, à la Maison de la Chimie à Paris, en présence de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat donnera alors le ton du débat parlementaire à venir. Le pilotage de ces Etats généraux a été confiée à un comité de 6 membres, présidé par le député Jean Leonetti.
Dans un rapport publié en janvier, le Sénat rappelait que "la France fait partie des pays qui limitent le plus strictement l'accès à l'assistance médicale à la procréation". L'Allemagne, l'Italie et la Suisse sont en effet les seuls pays qui, comme la France, réservent l'assistance médicale à la procréation aux couples hétérosexuels, mariés ou non. En novembre 2008, un autre rapport parlementaire, rédigé par les députés Alain Claeys (PS) et Jean-Sébastien Vialatte (UMP), s'était prononcé pour l'ouverture d'un "débat" en ce qui concerne les couples homosexuels. Ils avaient aussi suggéré de "lever l’anonymat sur les dons de gamètes si l’enfant le demande".
En revanche, les parlementaires restaient hostiles à l'autorisation de la maternité pour autrui ("mères porteuses") en France. Pourtant, plus de la moitié des Français (55%) sont favorables à l'autorisation du recours à des mères porteuses pour les couples homosexuels, 62% pour les célibataires, et 87% pour les couples hétérosexuels, selon un sondage Ipsos pour "Top Santé" et France-5 publié récemment.
- Lire aussi sur LToutes: "La procréation médicalement assistée pour les lesbiennes?" (21/11/2008); "Petit tour d'Europe de la PMA" (22/01/2009) ; "PMA: la France, mauvaise élève de l'Europe" (22/01/2009)
lundi 26 janvier 2009
Le PACS, loi "nefaste" pour Christian Vanneste

La loi sur le PACS est "stupide", "néfaste", "absolument désastreuse", une "catastrophe" destinée "à faciliter la vie d'une toute petite minorité d'homosexuels" et à "torpiller la famille", a affirmé le 25 janvier Christian Vanneste dans le Journal du Dimanche. Le député du Nord y fête à sa manière les 10 ans du Pacte civil de solidarité,instauré en France le 15 novembre 1999.
Il explique ainsi que "l'homosexualité est un choix" et qu'il n'est "pas juste" que ceux qui ont fait ce "choix de vie" ait "les mêmes avantages que ceux qui font un choix de vie qui, manifestement, est davantage facteur de stabilité et de développement pour la société". Comprenez: l'hérétosexualité.
Bref, "les 10 ans du Pacs sont un anniversaire à marquer d'une pierre noire, noire foncée", estime-t-il. "Il faut le supprimer au plus vite, et j'espère que le bon sens triomphera". Christian Vanneste se dit en particulier "scandalisé que des maires aient "l'irresponsabilité de mettre sur le même plan un acte fondateur du lien social (...) et un accord entre deux personnes qui trouvent juste leur intérêt", en organisant des cérémonies de PACS dans leur mairie.
Dix ans après sa naissance dans la douleur, le PACS est pourtant un succès. Selon l'INSEE, 385.000 pactes ont été signés en France entre sa création et fin 2007. Et au cours des trois premiers trimestres de l'année 2008, 106.000 nouveaux PACS ont été conclus, soit un bond de 44% par rapport aux trois premiers trimestres de 2007. Le nombre total de pactes conclus en 2008 devrait donc approcher les 140.000, estime l'institut de statistiques.
Et ce sont surtout les hétéros qui plébiscitent le PACS: près de 94% des pactes conclus en 2008 l'ont été par des partenaires de sexe opposé. Pour ces couples, "il y a donc un PACS pour deux mariages, alors qu'en 2003, il y avait neuf fois plus de mariages que de PACS", note l'INSEE. Le taux de dissolution des PACS est, lui, stable en 2008, autour de 13%.
Condamné pour propos homophobes, Christian Vanneste a été blanchi en novembre 2008 par la Cour de cassation. Elle a annulé sa condamnation de janvier 2005 pour injure homophobe. Le député UMP avait alors écopé de 3.000 euros d'amende pour avoir déclaré que l'homosexualité était "inférieure" à l'hétérosexualité. Pour la Cour de cassation, les propos de M. Vanneste entrent dans le cadre de la liberté d'expression.
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jeudi 22 janvier 2009
PMA: la France, mauvaise élève de l'Europe

"La France fait partie des pays qui limitent le plus strictement l'accès à l'assistance médicale à la procréation", selon un rapport du Sénat publié en janvier 2009. Celui-ci a été réalisé dans le cadre de la préparation de la révision de la loi bioéthique de 2004.
"L'accès à l'assistance médicale à la procréation constitue l'une des questions les plus fréquemment soulevées", soulignent les auteurs de ce rapport, qui se dont donc intéressés aux règles en vigueur dans huit pays européens: l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse. (Pour plus de détails, LToutes a fait un tour d'Europe de la PMA)
Résultat: "l'Allemagne, l'Italie et la Suisse sont les seuls pays qui, comme la France, réservent l'assistance médicale à la procréation aux couples hétérosexuels", mariés ou non.
En revanche, "en Belgique, au Danemark, en Espagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, les femmes seules ainsi que les couples homosexuels féminins peuvent bénéficier de l'assistance médicale à la procréation", souligne le rapport. Et "cette faculté existe depuis de nombreuses années dans tous ces pays, sauf au Danemark, où elle a été introduite en 2006".
De là à ce que cela donne des idées aux parlementaires français...
"L'accès à l'assistance médicale à la procréation constitue l'une des questions les plus fréquemment soulevées", soulignent les auteurs de ce rapport, qui se dont donc intéressés aux règles en vigueur dans huit pays européens: l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse. (Pour plus de détails, LToutes a fait un tour d'Europe de la PMA)
Résultat: "l'Allemagne, l'Italie et la Suisse sont les seuls pays qui, comme la France, réservent l'assistance médicale à la procréation aux couples hétérosexuels", mariés ou non.
En revanche, "en Belgique, au Danemark, en Espagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, les femmes seules ainsi que les couples homosexuels féminins peuvent bénéficier de l'assistance médicale à la procréation", souligne le rapport. Et "cette faculté existe depuis de nombreuses années dans tous ces pays, sauf au Danemark, où elle a été introduite en 2006".
De là à ce que cela donne des idées aux parlementaires français...
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procréation médicalement assistée,
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Petit tour d'Europe de la PMA

FRANCE:
En France, l'assistance médicale à la procréation est réservée à un couple composé d'un homme et d'une femme, en âge de procréer, mariés ou vivant ensemble depuis au moins deux ans. Ces dispositions excluent donc les femmes seules ainsi que les couples de lesbiennes.
ALLEMAGNE:
Les directives de l’Ordre fédéral des médecins précisent que les différentes techniques d’assistance médicale à la procréation sont en principe réservées aux couples mariés, mais qu’une femme non mariée peut en bénéficier si son médecin traitant estime qu’elle et l’homme avec lequel elle vit forment un couple stable, et que l’enfant sera élevé par une mère et un père.
Cette disposition exclut donc les célibataires et les couples homosexuels.
BELGIQUE:
Les règles d'accès à la PMA sont fixées par la loi du 6 juillet 2007. Les femmes célibataires et les couples de lesbiennes ont accès à l’assistance médicale à la procréation, la décision d’entreprendre le traitement revenant à l’équipe médicale, à qui la loi permet d’invoquer la clause de conscience.
Avant l’adoption de la loi, toutes les femmes avaient déjà accès à l’assistance médicale à la procréation, indépendamment de leur choix de vie. En effet, depuis octobre 1992, le code de déontologie médicale mentionne l’information détaillée qui doit être fournie "aux personnes et aux couples qui désirent recourir à une procréation assistée".
Dans sa version de 1975, l’article du même code relatif à la procréation assistée évoquait "la femme et son mari".
De nombreuses lesbiennes françaises vont en Belgique pour avoir accès aux techniques de PMA: ce sont les "bébés thalys".
DANEMARK:
Alors que la loi de 1997 sur la fécondation artificielle réservait le bénéfice des techniques d’assistance médicale à la procréation aux femmes mariées ou vivant au sein de couples hétérosexuels stables, une loi de 2006 a supprimé cette disposition. Les femmes célibataires et les couples de lesbiennes ont donc accès à l’assistance médicale à la procréation.
Auparavant, les célibataires et les couples homosexuels avaient recours à des prestataires non inclus dans le champ d’application de la loi, qui régit les seuls actes réalisés par des médecins ou sous la responsabilité de médecins. Plusieurs sages femmes s’étaient donc spécialisées dans l’assistance médicale à la procréation des femmes que la loi excluait du bénéfice de ses dispositions.
La loi subordonne l’accès à l’assistance médicale à la procréation à la capacité de la femme (ou du couple) qui demande à en bénéficier à élever l’enfant. C’est le médecin responsable du traitement qui donne son accord. En cas de doute, il peut demander l’avis du médecin traitant de l’intéressée ou des services sociaux.
ESPAGNE:
L’article de la loi de 2006 dispose que toute femme majeure et capable peut bénéficier des techniques d’assistance médicale à la procréation "indépendamment de son état civil et de son orientation sexuelle". Les femmes célibataires et les couples de lesbiennes ont donc accès à l’assistance médicale à la procréation.
Une loi de 1988 comprenait déjà une disposition similaire.
ITALIE:
La loi du 19 février 2004 sur la procréation médicalement assistée réserve l’accès à ces techniques aux couples hétérosexuels, mariés ou non. Dans le second cas, la loi n’exige pas que les intéressés prouvent la stabilité de leur relation.
Elle reprend peu ou prou les dispositions du code de déontologie des médecins de 1998, qui interdit aux médecins la réalisation de "toute forme de fécondation assistée à l’extérieur des couples hétérosexuels stables".
PAYS-BAS:
La loi du 2 mars 1994 sur l’égalité de traitement interdit aux prestataires de soins de pratiquer quelque discrimination que ce soit. Par conséquent, l’orientation sexuelle ne peut limiter l’accès à l’assistance médicale à la procréation.
En 2000, la Commission pour l’égalité des droits, qui veille au respect de la loi de 1994, a réalisé une enquête sur l’accès à l’assistance médicale à la procréation. Elle a constaté que sur les treize établissements habilités à offrir de telles prestations, huit refusaient de traiter les femmes seules et quatre pratiquaient une discrimination, directe ou non, envers les couples de lesbiennes. La commission avait alors dénoncé ces pratiques.
ROYAUME-UNI:
La loi de 1990 relative à la fécondation et à l’embryologie humaine ne contient pas d’indication explicite sur ce point : a priori, toute personne peut bénéficier de l’assistance médicale à la procréation.
L’accès est ainsi ouvert non seulement aux couples hétérosexuels, mariés ou non, mais aussi aux femmes seules ainsi qu’aux couples de lesbiennes.
L’article 13 de la loi mentionnait toutefois que le bien-être de l’enfant à naître "y compris le besoin de cet enfant d’avoir un père" devait être pris en compte avant toute assistance médicale à la procréation.
La loi de 2008 ne comprend plus aucune référence à l’orientation sexuelle du couple: ses dispositions mentionnent par exemple la femme qui va bénéficier du traitement et "l’homme ou la femme qui va être traité avec elle" ou "le second futur parent".
Elle amende aussi l’article 13 en remplaçant la référence au besoin de l’enfant à naître d’avoir un père par "le besoin de l’enfant de bénéficier d’une éducation parentale qui l’aide à grandir".
SUISSE:
L’article 3 de la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée de 1998 réserve l’assistance médicale à la procréation aux couples "à l’égard desquels un rapport de filiation peut être établi et qui (…) paraissent à même d’élever l’enfant jusqu’à sa majorité".
Ainsi, les couples hétérosexuels non mariés, mais stables, peuvent bénéficier de l’accès médicale à la procréation au même titre que les couples mariés. Toutefois, seuls ces derniers peuvent bénéficier d’un don de sperme. Les célibataires et les couples homosexuels sont donc exclus de l’assistance médicale à la procréation.
En France, l'assistance médicale à la procréation est réservée à un couple composé d'un homme et d'une femme, en âge de procréer, mariés ou vivant ensemble depuis au moins deux ans. Ces dispositions excluent donc les femmes seules ainsi que les couples de lesbiennes.
ALLEMAGNE:
Les directives de l’Ordre fédéral des médecins précisent que les différentes techniques d’assistance médicale à la procréation sont en principe réservées aux couples mariés, mais qu’une femme non mariée peut en bénéficier si son médecin traitant estime qu’elle et l’homme avec lequel elle vit forment un couple stable, et que l’enfant sera élevé par une mère et un père.
Cette disposition exclut donc les célibataires et les couples homosexuels.
BELGIQUE:
Les règles d'accès à la PMA sont fixées par la loi du 6 juillet 2007. Les femmes célibataires et les couples de lesbiennes ont accès à l’assistance médicale à la procréation, la décision d’entreprendre le traitement revenant à l’équipe médicale, à qui la loi permet d’invoquer la clause de conscience.
Avant l’adoption de la loi, toutes les femmes avaient déjà accès à l’assistance médicale à la procréation, indépendamment de leur choix de vie. En effet, depuis octobre 1992, le code de déontologie médicale mentionne l’information détaillée qui doit être fournie "aux personnes et aux couples qui désirent recourir à une procréation assistée".
Dans sa version de 1975, l’article du même code relatif à la procréation assistée évoquait "la femme et son mari".
De nombreuses lesbiennes françaises vont en Belgique pour avoir accès aux techniques de PMA: ce sont les "bébés thalys".
DANEMARK:
Alors que la loi de 1997 sur la fécondation artificielle réservait le bénéfice des techniques d’assistance médicale à la procréation aux femmes mariées ou vivant au sein de couples hétérosexuels stables, une loi de 2006 a supprimé cette disposition. Les femmes célibataires et les couples de lesbiennes ont donc accès à l’assistance médicale à la procréation.
Auparavant, les célibataires et les couples homosexuels avaient recours à des prestataires non inclus dans le champ d’application de la loi, qui régit les seuls actes réalisés par des médecins ou sous la responsabilité de médecins. Plusieurs sages femmes s’étaient donc spécialisées dans l’assistance médicale à la procréation des femmes que la loi excluait du bénéfice de ses dispositions.
La loi subordonne l’accès à l’assistance médicale à la procréation à la capacité de la femme (ou du couple) qui demande à en bénéficier à élever l’enfant. C’est le médecin responsable du traitement qui donne son accord. En cas de doute, il peut demander l’avis du médecin traitant de l’intéressée ou des services sociaux.
ESPAGNE:
L’article de la loi de 2006 dispose que toute femme majeure et capable peut bénéficier des techniques d’assistance médicale à la procréation "indépendamment de son état civil et de son orientation sexuelle". Les femmes célibataires et les couples de lesbiennes ont donc accès à l’assistance médicale à la procréation.
Une loi de 1988 comprenait déjà une disposition similaire.
ITALIE:
La loi du 19 février 2004 sur la procréation médicalement assistée réserve l’accès à ces techniques aux couples hétérosexuels, mariés ou non. Dans le second cas, la loi n’exige pas que les intéressés prouvent la stabilité de leur relation.
Elle reprend peu ou prou les dispositions du code de déontologie des médecins de 1998, qui interdit aux médecins la réalisation de "toute forme de fécondation assistée à l’extérieur des couples hétérosexuels stables".
PAYS-BAS:
La loi du 2 mars 1994 sur l’égalité de traitement interdit aux prestataires de soins de pratiquer quelque discrimination que ce soit. Par conséquent, l’orientation sexuelle ne peut limiter l’accès à l’assistance médicale à la procréation.
En 2000, la Commission pour l’égalité des droits, qui veille au respect de la loi de 1994, a réalisé une enquête sur l’accès à l’assistance médicale à la procréation. Elle a constaté que sur les treize établissements habilités à offrir de telles prestations, huit refusaient de traiter les femmes seules et quatre pratiquaient une discrimination, directe ou non, envers les couples de lesbiennes. La commission avait alors dénoncé ces pratiques.
ROYAUME-UNI:
La loi de 1990 relative à la fécondation et à l’embryologie humaine ne contient pas d’indication explicite sur ce point : a priori, toute personne peut bénéficier de l’assistance médicale à la procréation.
L’accès est ainsi ouvert non seulement aux couples hétérosexuels, mariés ou non, mais aussi aux femmes seules ainsi qu’aux couples de lesbiennes.
L’article 13 de la loi mentionnait toutefois que le bien-être de l’enfant à naître "y compris le besoin de cet enfant d’avoir un père" devait être pris en compte avant toute assistance médicale à la procréation.
La loi de 2008 ne comprend plus aucune référence à l’orientation sexuelle du couple: ses dispositions mentionnent par exemple la femme qui va bénéficier du traitement et "l’homme ou la femme qui va être traité avec elle" ou "le second futur parent".
Elle amende aussi l’article 13 en remplaçant la référence au besoin de l’enfant à naître d’avoir un père par "le besoin de l’enfant de bénéficier d’une éducation parentale qui l’aide à grandir".
SUISSE:
L’article 3 de la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée de 1998 réserve l’assistance médicale à la procréation aux couples "à l’égard desquels un rapport de filiation peut être établi et qui (…) paraissent à même d’élever l’enfant jusqu’à sa majorité".
Ainsi, les couples hétérosexuels non mariés, mais stables, peuvent bénéficier de l’accès médicale à la procréation au même titre que les couples mariés. Toutefois, seuls ces derniers peuvent bénéficier d’un don de sperme. Les célibataires et les couples homosexuels sont donc exclus de l’assistance médicale à la procréation.
MOTS-CLES :
europe,
homosexuelle,
lesbienne,
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procréation médicalement assistée,
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