Désormais, "le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe". Après dix jours de débats passionnés, les députés ont enfin adopté ce mardi, lors d'un vote solennel, le projet de loi sur le mariage pour tous.
Le texte qui ouvre le droit au mariage et à l'adoption aux couples de même sexe en France a été adopté avec une large majorité, par 329 voix contre 229. Mobilisés, les députés de la majorité n'ont donc pas rejoué le mauvais film du PACS qui avait vu le texte rejeté en première lecture à l'Assemblée, pour cause d'absentéisme des députés PS à l'époque.
Révélation politique de ce débat, la ministre de la Justice Christiane Taubira a remercié les députés "pour ces jours et ces nuits passés ensemble, pour ces sourires, ces rires, ces confrontations aussi, convictions contre convictions". Ce projet de loi "ne supprimera pas les jeux amoureux, ni chez les hétérosexuels ni chez les homosexuels", a-t-elle souri. "Et il restera toujours beaucoup beaucoup de femmes pour vous regarder messieurs..." En revanche, "ce projet de loi nous a conduits à penser autrui", a-t-elle souligné.
Sans surprise, la quasi-totalité des socialistes et des écologistes ont voté "pour". Les députés UMP Franck Riester et Benoist Apparu sont allés contre leur camp en votant en faveur du texte.
Les UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, Pierre Lellouche, Bruno Le Maire et Nicole Ameline se sont abstenus. Chez les centristes de l'UDI, Jean-Louis Borloo et Jean-Christrophe Lagarde ont dit "oui" au mariage pour tous.
Si vous voulez savoir comment votre député a voté, c'est là.
Mais la bataille parlementaire est loin d'être terminée: le texte doit désormais passer au Sénat le 2 avril, avant de revenir à l'Assemblée.
La question de l'accès à la Procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes reste quant à elle en suspens, le sujet devant être abordé dans un nouveau texte sur la famille présenté d'ici la fin 2013.
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mardi 12 février 2013
vendredi 14 septembre 2012
Pour Mgr Barbarin, le mariage homo ouvre la voie à l'inceste
"Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera", a lancé le cardinal Philippe Barbarin, hostile à l'ouverture du mariage aux couples homosexuels. L'archevêque de Lyon s'exprimait dans une interview diffusée ce vendredi soir sur la radio RCF et la chaîne TLM. "C'est une rupture de société", a mis en garde le cardinal.
Des propos soutenus sur twitter par l'abbé Grosjean, prêtre du diocèse de Versailles. "Quand la sincérité des adultes devient seul critère pour légitimer mariage ou adoption, alors, oui, toutes les dérives sont possibles", écrit-il.
"Barbarin n'a de cardinal que le titre et point la vertu semble-t-il", s'est indigné Christophe Girard, maire PS du IV arrondissement de Paris, sur twitter. "Et pourquoi pas la zoophilie? J'appelle à protester".
En charge de l'élaboration du projet de loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels, les ministres Christiane taubira (Justice) et Dominique Bertinotti (Famille) multiplient pour l'heure les consultations.
L'esquisse des grandes lignes du texte dessinée par Mme Taubira dans La Croix le 11 septempbre avait provoqué la surprise des associations, le projet excluant l'accès aux techniques de PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de lesbiennes alors que cela faisait partie des promesses de campagne de François Hollande.
Le texte, qui doit être présenté en Conseil des ministres fin octobre, pourrait toutefois encore évoluer, selon les associations. "Ce projet de loi a minima ne suffira pas", a prévenu le porte-parole de l'inter-LGBT Nicolas Gougain. "La très grande majorité des couples de lesbiennes qui souhaite fonder une famille a recours à une PMA (Belgique ou en Espagne) et non à l'adoption pour lesquelles les démarches sont souvent bien plus longues", rappelle-t-il dans une tribune publiée sur le site du Nouvel Observateur.
"D'autre part, la PMA étant déjà ouverte aux couples hétérosexuels, il s'agit ici de garantir –comme avec le mariage et l'accès à l'adoption– une stricte égalité entre les couples homos et hétéros". Une pétition en ligne pour exiger l'accès à la PMA pour les lesbiennes a été lancée sur le site allout.
Des propos soutenus sur twitter par l'abbé Grosjean, prêtre du diocèse de Versailles. "Quand la sincérité des adultes devient seul critère pour légitimer mariage ou adoption, alors, oui, toutes les dérives sont possibles", écrit-il.
"Barbarin n'a de cardinal que le titre et point la vertu semble-t-il", s'est indigné Christophe Girard, maire PS du IV arrondissement de Paris, sur twitter. "Et pourquoi pas la zoophilie? J'appelle à protester".
En charge de l'élaboration du projet de loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels, les ministres Christiane taubira (Justice) et Dominique Bertinotti (Famille) multiplient pour l'heure les consultations.
L'esquisse des grandes lignes du texte dessinée par Mme Taubira dans La Croix le 11 septempbre avait provoqué la surprise des associations, le projet excluant l'accès aux techniques de PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de lesbiennes alors que cela faisait partie des promesses de campagne de François Hollande.
Le texte, qui doit être présenté en Conseil des ministres fin octobre, pourrait toutefois encore évoluer, selon les associations. "Ce projet de loi a minima ne suffira pas", a prévenu le porte-parole de l'inter-LGBT Nicolas Gougain. "La très grande majorité des couples de lesbiennes qui souhaite fonder une famille a recours à une PMA (Belgique ou en Espagne) et non à l'adoption pour lesquelles les démarches sont souvent bien plus longues", rappelle-t-il dans une tribune publiée sur le site du Nouvel Observateur.
"D'autre part, la PMA étant déjà ouverte aux couples hétérosexuels, il s'agit ici de garantir –comme avec le mariage et l'accès à l'adoption– une stricte égalité entre les couples homos et hétéros". Une pétition en ligne pour exiger l'accès à la PMA pour les lesbiennes a été lancée sur le site allout.
jeudi 16 août 2012
Mariage homo: après les cathos, les musulmans
Après les catholiques, c'est au tour des autorités musulmanes de France d'affirmer publiquement leur hostilité à l'ouverture du mariage aux homosexuels. "La loi musulmane condamne et punit les actes d’homosexualité". Le "mariage homosexuel (...) est de ce fait inconcevable et inimaginable du point de vue religieux", écrit Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris dans un communiqué diffusé jeudi 16 août.
"Le Coran condamne fermement l’homosexualité considérée comme non conforme à la conception de la nature du mariage voulu par Dieu, qui consiste à l’union d’un couple (homme et femme) afin d’assurer la procréation et la perpétuation du genre humain", ajoute-t-il.
Et de citer le Coran: "comment pouvez-vous accomplir l’acte charnel avec les mâles de ce monde en délaissant les épouses que votre Seigneur a créé pour vous. En vérité, vous êtes des transgresseurs".
La lecture dans les églises, mercredi 15 août, d'une "prière universelle" appelant à ce que les enfants et les jeunes "cessent d'être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l'amour d'un père et d'une mère" a provoqué un déluge de réactions. L'Eglise entendait ainsi réaffirmer son hostilité au mariage des couples homosexuels, que le président François Hollande a promis d'instaurer début 2013.
Alors que les associations LGBT dénoncent la position de l'Eglise, l'ex-députée Christine Boutin, hostile au mariage gay, a réclamé un référendum sur le sujet.
Selon une enquête de l'Ifop parue mercredi dans La Lettre de l'Opinion, 65% des Français sont favorables au mariage homosexuel, et 53% à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels.
MOTS-CLES :
catholique,
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mariage homosexuel gay,
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vendredi 23 décembre 2011
Sarkozy pour le mariage homo?
Le mariage homo, c'est pour bientôt, et c'est Christine Boutin, sans doute sa plus farouche opposante, qui le dit. Dans Le Parisien, la candidate à la présidentielle -du moins si elle parvient à réunir le nombre de parrainages nécessaire, ce qui semble mal parti- s'insurge: si Sarkozy est réélu, "on va à grandes enjambées vers le mariage homosexuel". La preuve, "M. Juppé, Mme Jouanno, M. Le Maire… Tous les leaders de l'UMP y sont favorables", souligne Christine Boutin, qui "craint que l'UMP ne résiste pas aux lobbies".
Le mariage gay pourrait, de fait, faire partie des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy, alors qu'il figure déjà dans le programme du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande. Sarkozy "va parler de toutes les familles: la famille traditionnelle, la famille monoparentale, la famille homosexuelle", confiait il y a quelques jours le député (UMP) Eric Raoult à France-Soir. Mieux: selon une autre source citée par le quotidien: "le mariage gay n'est plus tabou. Sur cette question, la société comme l'UMP ont évolué. Ce devrait être l'une des mesures fortes du programme de Sarkozy".
Reste encore à savoir si ces éventuelles promesses seraient, cette fois, tenues. En 2007, Sarkozy s'était déjà engagé en faveur d'une "union civile" -sorte de PACS amélioré- pour les couples de même sexe. On l'attend toujours...
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