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mercredi 30 avril 2014

Marche des Fiertés LGBT et grand concert le 28 juin à Paris

A vos agendas: la Marche des Fiertés LGBT de Paris se déroulera le samedi 28 juin et partira du Luxembourg pour se terminer par un grand concert place de la République.

dimanche 1 juillet 2012

Dernière Gay Pride avant le mariage!



Si tout se passe comme promis, la Gay Pride 2012 était la dernière avant l'ouverture du mariage aux couples homosexuels en France. Elu en mai, François Hollande s'y est engagé pour le printemps 2013 au plus tard.

A Paris, la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT) a rassemblé plus de 60.000 personnes le 30 juin, selon la préfecture citée par les médias, soit environ le double de l'année précédente. Une mobilisation qui témoigne de la volonté de voir le nouveau gouvernement tenir l'engagement 31 de l'ex-candidat Hollande: mariage et adoption pour tous.

La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, a déclaré au "Parisien" qu'un projet de loi serait présenté au Parlement à la rentrée 2012. "Dans un an, les personnes du même sexe pourront se marier", a-t-elle assuré.

Le débat promet d'être vif et risque de ne rien avoir à envier à celui du PACS en termes d'homophobie et de clichés nauséabonds (cf LToutes sur les intégristes et UNAF). La loi devrait cependant être adoptée, la gauche détenant la majorité absolue au Parlement.

En 2013, la France devrait devenir le huitième pays d'Europe à légaliser le mariage pour les couples lesbiens et gays, après les Pays-Bas (2001), la Belgique (2003), l'Espagne (2005), la Suède (2009), la Norvège (2009), le Portugal (2010) et l'Islande (2010).

samedi 16 juin 2012

Mariage homo: les intégristes se mobilisent

Ils ont bien l'intention de (tenter de) gâcher les gay pride qui ont déjà commencé dans toute la France avec, en point d'orgue, celle de Paris le 30 juin. Les intégristes de l'organisation catholique Civitas ont lancé il y a quelques jours une campagne hostile au mariage homosexuel, que le nouveau président François Hollande a promis de faire adopter en France en 2013.

Avec des slogans tout en finesse, tels que: "aujourd'hui le mariage homo, demain la polygamie". Des autocollants qu'ils comptaient notamment diffuser ce samedi 16 juin à l'occasion de la "pink Parade" à Nice.


Le maire (UMP) de la ville Christian Estrosi s'est dit "choqué" dans un communiqué par le ton de cette campagne, et s'est présenté comme le garant du bon déroulement de la "pink parade". 

Mais ce n'est qu'un début, a prévenu Civitas. Le combat pour le mariage homo s'annonce musclé...

lundi 27 juin 2011

Mobilisation politique à la Gay Pride de Paris


Photos LToutes


La Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et transsexuelles (LGBT) a rassemblé entre 36.000 et plus de 500.000 personnes ce 25 juin 2011 à Paris, selon la préfecture de police ou l'Inter-LGBT.

Quel que soit le chiffre, la foule était plus nombreuse que l'année précédente, signe de la mobilisation à l'approche de l'élection présidentielle de 2012. D'ailleurs, le slogan de cette Gay Pride 2011 était: "En 2011, je marche, en 2012, je vote".

dimanche 17 avril 2011

La Gay Pride 2011 l'affiche mal


Actualisé avec le retrait de l'affiche

C'est un coq tout blanc à la crête toute rouge fièrement dressée, le poitrail ceint d'un boa de plumes rouge également, qui proclame: "Pour l'égalité. En 2011, je marche, en 2012, je vote". Nationalisme franchouillard, cliché de la grande folle, mâle dominant: l'affiche de la Marche des Fiertés 2011 lesbiennes, gaies, bi et trans parisienne se fait voler dans les plumes.

Au point que l'Inter LGBT y a finalement renoncé pour se concentrer sur l'organisation de la manifestation et le message politique, a expliqué son président, Nicolas Gougain, à LToutes.

L'association Le Refuge, qui héberge et aide des jeunes victimes d'homophobie, avait déploré dans un communiqué cité par "Libération" que "les personnes homosexuelles soient stigmatisées et réduites à des volatiles affublés de boas" et dénonce le recours à des "stéréotypes". "Nos psychologues passent un temps infini à déconstruire ces clichés intériorisés par les jeunes qui refusent leur homosexualité et sont dans un déni d'eux-mêmes", rappelait-elle.

L'affaire hérissait aussi Facebook. Le groupe "L'affiche officielle de la Marche des Fiertés parisienne 2011 est infecte" fustigeait l'emploi du coq, "un mâle, un vrai", "symbole de la France, la bête qui chante encore les deux pieds dans la merde". Elle estimait que l'affiche "fait peur" et "n'inspire qu'exclusion, nationalisme, souverainisme, racisme".

Ce qui n'empêchait pas certains commentaires de s'interroger sur une certaine honte de la "communauté LGBT" à assumer ses "folles".

L'universitaire Marie-Hélène Bourcier, inscrite comme co-administratrice du groupe "L'affiche officielle de la Marche des Fiertés parisienne 2011 DOIT DEGAGER", dénonçait quant à elle "l'homonationalisme" et interpellait l'Inter-LGBT qui a fait réaliser l'affiche: "Ayez donc les couilles de faire une marche strictement politique comme à Londres et qui se termine dans un endroit festif et politique comme Londres a su le faire"!

L'association Lesbiennes of Color (LOCs) considérait elle aussi que l'affiche de la Marche des fiertés 2011 présentait un "caractère raciste et pétainiste" et rappelait un slogan féministe des années 1970: "Ni coq gaulois! Ni poules pondeuses!". Les LOCs reprochaient à la soixantaine d'associations de l'Inter-LGBT d'avoir opté pour une représentation "raciste, androcentrée, blanche, partisane" et parlaient de "lepénisation" des esprits. Elles demandaient le retrait de l'affiche.

Mais Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT, juge la polémique "ridicule et infondée". "Le coq n'est pas la propriété de l'extrême droite", explique-t-il dans "Libération", soutenu en ce sens par Gilles Bon-Maury, président d'HES (Homosexualités et Socialisme). "Le but c'est d'alerter sur notre mot d'ordre: 'Pour l'égalité, 2011, je marche, 2012, je vote'", insiste Gougain.

Car, qu'on aime ou pas l'affiche 2011 de la Marche des fiertés de Paris, il ne faudra pas oublier le 25 juin en battant le pavé ce que disait Desproges: "L'adulte ne croit pas au père Noël. Il vote."

jeudi 21 octobre 2010

La Russie condamnée à la Gay Pride


La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné la Russie à verser 29.510 euros à un militant des droits des homosexuels, pour l'avoir empêché d'organiser le défilé de la Gay Pride à Moscou en 2006, 2007 et 2008, sous des prétextes d'ordre public et moral.

La CEDH a estimé que les refus de la mairie de Moscou, du gouvernement et des tribunaux étaient injustifiés, qu'ils "n'étaient pas nécessaires dans une société démocratique" et que Nikolaï Alexeïev, gay, avait été victime d'une discrimination fondée sur son orientation sexuelle.

"C'est une défaite écrasante de l'homophobie de Russie", s'exclame Alexeyev sur son blog. "Nous proclamons le 21 octobre 2010 Jour de la Libération de la communauté LGBT en Russie", poursuit-il, "désormais, nous célébrerons cette fête chaque année par des actions publiques!"

Alexeïev rappelle que le maire de Moscou, Iouri Loujkov, récemment limogé après 18 ans à la tête de la capitale, avait qualifié la Gay Pride de "satanique" et les homosexuels d'"armes de destruction massive", entre autres gracieusetés. Mais après cette condamnation, le successeur de Loujkov, Sergueï Sobianine, "ne peut pas interdire la sixième Gay Pride à Moscou, prévue pour le mois de mai prochain".

La Cour européenne a souligné que les Gay Prides étaient destinées à "appeler l'attention du public sur la discrimination envers la communauté gay et lesbienne de Russie et à promouvoir la tolérance et le respect des droits de l'Homme" et que le maire de Moscou avait même mobilisé particuliers et organisations religieuses contre la Gay Pride.

La Convention européenne des droits de l'Homme "protège les manifestations non violentes, même celles qui peuvent heurter ou choquer ceux qui ne partagent pas les idées défendues par les manifestants", rappelle la CEDH dans son arrêt, soulignant "qu'il doit être possible de manifester sans crainte d'être agressé physiquement par ses adversaires".

En interdisant les marches au lieu de les protéger, les autorités moscovites "ont en pratique approuvé et soutenu les groupes qui appelaient à perturber les marches pacifiques en violation de la loi et de l'ordre public". Car en réalité, les autorités "étaient principalement guidées par les valeurs morales de la majorité".

La CEDH note que le gouvernement russe a déclaré "que les manifestations de ce type devaient être interdites par principe car la propagande homosexuelle était incompatible avec les doctrines religieuses et la morale publique et risquait de nuire aux enfants et aux adultes qui y étaient exposés".

Pour la Cour européenne, "la société ne peut se positionner sur des questions aussi complexes que celle des droits des homosexuels que par un débat équitable et public", dans lequel s'inscrivent les marches de la Gay Pride.

La Russie dispose de trois mois pour faire appel de la décision de la CEDH.

mercredi 23 juin 2010

Toutes à la Marche des Fiertés à Paris


Des dizaines de milliers de lesbiennes, gays, bi et transgenre sont attendus à Paris le samedi 26 juin pour la Marche des fiertés LGBT 2010. Le mot d'ordre: "Violences, discriminations: ASSEZ! Liberté et égalité, partout et toujours".

Les chars partiront à 14h de Montparnasse et finiront leur parade place de la Bastille, où l'Inter-LGBT organise un grand concert gratuit à partir de 16h. Des DJ donneront le ton et des personnalités s'exprimeront sur la lutte contre les discriminations. Les organisateurs de l'ex-Gay Pride revendiquent plus de 700.000 participants à Paris en 2009, qui ferme traditionnellement toute une série de Marches à Lille, Bordeaux, Rennes, Caen, Strasbourg, Biarritz, Toulouse...

Pour celles qui ne voient pas l'intérêt d'y aller, rappelons qu'être lesbienne en France aujourd'hui c'est aussi ne pas avoir le droit de se marier, d'adopter un enfant en couple ou d'avoir accès à la procréation médicalement assistée (PMA). C'est encore trop souvent la dissimulation et le mensonge, la peur et la solitude.

La Lesbienne invisible a dressé une liste d'arguments plus que convaincants pour le fanzine Barbieturix: il y est question de droits, de rencontres, de coming-out et d'éclate. De notre vie, quoi.

samedi 1 août 2009

Fest-ty-Gay: le feu sous la Breizh

Petite ville de 4.000 âmes au coeur de la Bretagne, Gourin devait voir sa population doubler ce samedi soir, pour la deuxième édition de son "Fest-ty-Gay".

Cette gay pride bretonne avait attiré l'an dernier pas moins de 5.000 personnes, à la grande surprise de ses organisateurs. Cela en en fait l'une des principales marches homos en France, même si l'événement se veut avant tout festif, et non revendicatif.


Le "Fest-ty-Gay" a été lancé à l'initiative de Bernard Raynal, patron de la boite gay le Starman, avec le soutien du maire et des commerçants locaux. Il a rencontré depuis un succès inespéré.

lundi 29 juin 2009

L'Inde pas pressée de dépénaliser l'homosexualité

Photo Mayank Austen Soofi
Au lendemain des Gay Prides dans plusieurs grandes villes d'Inde dimanche, pour la deuxième année seulement, le gouvernement de ce pays envisage la dépénalisation de l'homosexualité... sans se presser, a déclaré lundi le ministre fédéral de la Justice Veerappa Moily.

Douchant les espoirs récents des organisations LGBT, il a nié tout préjugé favorable à l'abrogation de la section 377 du Code pénal qui considère les relations homosexuelles comme un crime passible de jusqu'à dix ans de prison. Les homosexuels sont souvent victimes de discrimination et de harcèlement de la part de la police. Beaucoup ont défilé masqués dimanche à New Delhi notamment.

"Le gouvernement ne peut pas prendre de décision hâtive. Nous avons besoin de réfléchir. Nous examinons (la question)", a expliqué le ministre, cité par la télévision publique DDNews. Dimanche, M. Moily avait précisé que New Delhi devait prendre en considération les points de vue de tous les acteurs de la société, y compris les groupes religieux.

La plupart des groupes religieux indiens les plus influents, hindous, musulmans et chrétiens, s'opposent à la révision, et encore plus à l'abrogation de la section 377 de 1860 qui qualifie de relations "contre nature" les rapports sexuels entre personnes du même sexe.

Les opposants voient dans la dépénalisation de l'homosexualité une menace pour la famille et l'ordre social, alors que les mouvements de défense des lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) dénoncent une intolérance héritée des lois anti-sodomie de l'empire colonial britannique et un tabou qui favorise la propagation du SIDA. Les grands partis politiques évitent de se prononcer sur la question et le gouvernement fédéral est divisé.

Liza Minelli en tête de la Marche des Fiertés 2009 à Paris

La Marche des Fiertés LGBT 2009 a rassemblé entre 200.000 (selon la police, qui a aussi évoqué plus tard 500.000) et 700.000 lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels et leurs amis samedi 27 juin à Paris (voir nos photos). Avec une guest-star surprise: Liza Minelli.

Quarante ans après la naissance du mouvement d'émancipation gay dans les émeutes de Stonewall à New York, la parade était placée sous le double signe de l'anniversaire et de l'avenir, de la fête et de la revendication politique et citoyenne, avec pour mot d'ordre "1969–2009: Fier-e-s de nos luttes, à quand l’égalité réelle?"

Marraine imprévue de l'ex-Gay Pride, Liza Minelli a profité de ce qu'elle venait se produire à Paris pour donner le coup d'envoi de la manifestation, le poing levé, aux côtés d'un Bertrand Delanoë visiblement aux anges.

Les dizaines de chars colorés ont défilé de Montparnasse à la Bastille sous un soleil complice des torses nus et des corps bariolés dansant sur les rythmes pop ou technos des sonos saturées. L'ambiance et les rires n'ont pas éclipsé pour autant les revendications portées par les participants: reconnaissance de l'homoparentalité, lutte contre la lesbophobie et la discrimination des LGBT au travail, statut des trans, mariage homosexuel...



Seul à-coup dans le parcours: le blocage, comme l'an dernier, du char de GayLib par les Panthères roses, qui jugent incompatible la lutte pour l'égalité des droits LGBT et l'affiliation du mouvement à la très peu homophile UMP du président Sarkozy.

Des militants du groupe se sont assis devant le char dont la sono poussée à fond peinait à couvrir les sifflets, au grand dam d'Hervé Gasteau, vice-président de GayLib, qui, interrogé par LToutes, a souligné l'importance pour lui d'oeuvrer au sein même du parti au pouvoir. "Y a du travail à faire, on le fait", a-t-il expliqué.

Chez les Verts, ardents avocats des droits LGBT, la responsable de la commission féminisme a rappelé que l'autorisation de participer au défilé était donnée par la cinquantaine d'associations membres de l'Inter LGBT (dont les Verts). "A partir du moment où l'organisation de la manifestation a accepté GayLib, ce n'est pas à nous de dire oui ou non", a déclaré Arlette Zylberg à LToutes. Et d'ajouter qu'"il y a du travail à faire à l'UMP" pour l'égalité des droits LGBT, alors si des sympathisants de droite veulent s'y atteler, "qu'ils y aillent! Qu'ils y aillent!"


mardi 23 juin 2009

GayLib contesté à la Marche des Fiertés

Le char de GayLib participera bien à la Marche des Fiertés le 27 juin 2009 à Paris, placée sous le thème de "l'égalité réelle" pour les lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels. L'Inter LGBT n'envisage pas d'exclure de cette manifestation unitaire le mouvement associé à l'UMP, malgré les protestations des Panthères roses qui dénoncent dans une lettre ouverte l'homophobie et la transphobie de ce parti et du gouvernement qui en est issu.

"Aucune des 50 associations de l'Inter LGBT n'a avancé l'idée qu'on puisse exclure GayLib de la Marche", déclare à LToutes le porte-parole de l'organisation, Philippe Castel pour qui "l'association et le parti politique ne sont pas forcément la même chose", comme le montrent certaines déclarations critiques de GayLib sur les positions du gouvernement et de la majorité dans les questions LGBT.

Les Panthères roses, dont les militants avaient bloqué le char GayLib avec Act Up à la Gay Pride 2008, posent cependant "une question importante qui mérite qu'on en discute", ajoute Philippe Castel, "car GayLib et l'UMP ont un lien très fort" et que l'Inter LGBT "attend des annonces" du gouvernement après plusieurs rencontres ces derniers mois.

Doit-on exclure de la Marche tous les sympathisants de partis refusant l'égalité des droits LGBT mais représentant leurs aspirations dans d'autres domaines de la politique, ou faut-il lutter de l'intérieur?

La vice-présidente de GayLib, Anne Boring, défend la démarche de son mouvement, qui veut faire bouger l'UMP "petit à petit", "en travaillant au quotidien avec les élus qui font avancer la lutte contre l'homophobie". "On fait un travail assez important au sein de l'UMP, qui nous prend du temps, qui nous vaut parfois des insultes au sein de l'UMP, c'est frustrant de lutter pour se faire accepter par certaines associations LGBT", explique-t-elle, interrogée par LToutes.

"On est de droite et on veut l'égalité pour tous les LGBT", insiste Anne Boring, qui dit avoir lancé un appel à la discussion aux Panthères roses et à Act Up Paris. "On aimerait bien faire en sorte que la question LGBT ne soit plus une question de gauche ou de droite", ajoute-t-elle.

D'autres formations politiques sont elles aussi représentées à la Marche des Fiertés, mais toutes sont marquées à gauche et revendiquent, avec plus ou moins de fermeté, l'égalité des droits pour les lesbiennes et gays: le Parti socialiste, les Verts, le Parti communiste.

Toutes font en outre partie de l'Inter LGBT, contrairement aux Panthères roses et à GayLib, qui ont entamé les démarches d'adhésion par le passé mais ont été refusées ou ont renoncé avant le verdict. "Je pense que GayLib et les Panthères roses ont des choses à apporter à l'Inter LGBT", estime aujourd'hui Philippe Castel.

samedi 16 mai 2009

Moscou: la Gay Pride violemment dispersée par la police



Les quelques militants qui avaient bravé l'interdiction du gouvernement russe pour manifester à Moscou en faveur des droits des homosexuels ont été violemment dispersés ce samedi 16 mai par la police, à quelques heures de la finale du concours de l'Eurovision.

Selon le site d'information "Pinknews", entre 20 et 40 manifestants ont été arrêté par la police anti-émeute. Ils n'étaient pas nombreux, car il faut beaucoup de courage pour participer à une Gay Pride à Moscou. Le maire de la ville Iouri Loujkov avait qualifié l'homosexualité de "satanique" et les Gay Pride, systématiquement interdites ces dernières années, se sont toutes soldées par des violences.

Parmi les personnes arrêtées samedi figurent le défenseur britannique des droits des gays Peter Tatchell, et le co-organisateur de la "slavic pride" Nikolaï Alekseev. Celui-ci a dénoncé dans un communiqué la "brutalité policière" et a appelé les artistes de l'Eurovision à boycotter l'événement en soutien à la cause des lesbiennes et des gays. "Le gouvernement russe utilise l'Eurovision pour montrer au monde comment la Russie a changé depuis les années 1990. Mais ce que nous avons vu cet après-midi dans les rues de Moscou montre que la Russie n'a pas beaucoup évolué quand il s'agit de défendre les droits fondamentaux", souligne-t-il.

Ces violences interviennent à la veille de la Journée internationale contre l'homophobie. Une "baltic pride" était aussi prévue ce samedi à Riga, en Lettonie, la tentative de la mairie de l'interdire ayant été cassée par la justice lettone.

jeudi 7 mai 2009

Moscou interdit la Gay Pride de l'Eurovision


"Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de Gay Pride à Moscou!" Les associations gays, lesbiennes, bi et transgenres (LGBT) russes se sont vu refuser jeudi l'autorisation de manifester le 16 mai dans la capitale à l'occasion de la finale de la très gay-friendly Eurovision. GayRussia a fait savoir que la Marche des Fiertés aurait quand même lieu comme prévu.

Le chef de cabinet du maire de Moscou Youri Loujkov a invoqué des raisons de sécurité mais aussi "l'absence de considération (du mouvement LGBT) pour les opinions de la majorité" russe. De telles manifestations, a expliqué Sergueï Tsoï cité par l'agence de presse Ria-Novosti et le site GayRussia.com, "non seulement elles détruisent les fondations morales de notre société mais en plus elles provoquent délibérément des troubles qui menacent la vie et la sécurité des Moscovites ainsi que des invités dans la capitale".

Et "ce n'est pas seulement la position du gouvernement de Moscou", a assuré ce responsable municipal, "les représentants de tous les groupes religieux, et par-dessus tout l'église orthodoxe, de même que les leaders de la jeunesse, les organisations d'anciens combattants et les sociétés multiculturelles s'y sont fortement opposées".

Le maire de Moscou, Youri Loujkov, avait qualifié de "sataniques" les Marches des fiertés. La ville a interdit toute Gay Pride depuis trois ans, et la manifestation organisée sans autorisation en juin 2008 s'est soldée une grosse dizaine d'interpellations. Des députés européens ont demandé à Moscou de changer de position, en vain.

L'organisateur de la Slavic Pride, Nikolaï Alexeiev, a réaffirmé jeudi à Ria Novosti que la Marche aurait lieu, au nom de l'égalité des droits de tous les citoyens, et que les autorités porteraient la responsabilité d'éventuels incidents.

mardi 29 juillet 2008

Festival Divers Cité 2008: Montréal très gay



Le 16e Festival de la fête gaie, lesbienne, bisexuelle, travestie et transexuelle de Montréal, Divers Cité, se déroule du 29 juillet au 3 août 2008. Cette année la couleur est latino.


Au programme: journées thématiques avec activités et concert, et bien sûr spectacles jazz, blues, rock et pop, shows de drag queens, techno, house, électro, latine et alternatif. Le tout gratuit et en plein air, avec en bonus cinéma et expo photo. Divers Cité dit avoir accueilli plus de 135.000 spectateurs en 2007.

Le Festival Divers Cité ouvre la voie à la Gay Pride, qui s'emparera de Montréal du 14 au 17 août 2008. Le thème cette année: "Place au cirque"!