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lundi 19 juillet 2010

Une nouvelle association LGBT consultante auprès de l'ONU


Soutenue par le gouvernement américain, une nouvelle association de défense des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels (LGBT) vient d'obtenir le statut d'organisation non gouvernementale consultative au Conseil économique et social des Nations unies, un organe majeur de l'organisation mondiale.

Le Conseil économique et social de l'ONU consulte des universitaires, des représentants du monde des affaires et plus de 2.100 ONG. Il formule les grandes orientations des Nations unies sur les questions économiques et sociales internationales.

L'International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC) a obtenu le statut d'ONG consultative par 23 voix contre 13, avec 13 abstentions, après l'avoir demandé pendant trois ans. Une poignée d'autres associations LGBT possédaient déjà ce statut, dont l'ILGA (International Lesbian and Gay Association)-Europe dpuis 2006.

"Le message très clair est que ces voix (des LGBT) ne doivent pas être réduites au silence et que les droits de l'Homme ne peuvent pas être refusés sur la base de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre", a estimé Cary Alan Johnson, directeur exécutif de l'IGLHRC.

Il a salué la victoire en soulignant que son organisation avait été confrontée à des questions homophobes et des obstacles procéduraux de la part de certains membres du conseil. L'Egypte, l'Arabie saoudite, la Chine, la Russie, le Maroc, le Bangladesh et le Venezuela ont notamment voté contre.

jeudi 8 janvier 2009

Senegal: 8 ans de prison pour neuf jeunes homos

Neuf jeunes homosexuels ont été condamnés à huit ans de prison et une amende chacun pour "acte impudique, acte contre nature et association de malfaiteurs" mercredi au Sénégal.

Le procureur n'avait requis "que" cinq ans, le maximum prévu dans la loi pour des affaires de sodomie, mais le juge a ajouté trois ans pour conspiration. Ils comptent faire appel.

D'après l'International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC), la défense a disposé de très peu de temps et de moyens pour préparer le dossier. "Il y a une volonté délibérée de sanctionner ces jeunes. Le juge a pratiquement criminalisé les faits", a déclaré l'un des avocats, Me Issa Diop, à Radio France Internationale (RFI).

Les condamnés sont des militants contre le SIDA, parmi lesquels Diadji Diouf, figure de la communauté sénégalaise lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) dans ce pays.

En février 2008, plusieurs personnes avaient déjà été arrêtées à Dakar après la parution dans un magazine local d'une cérémonie de mariage entre deux hommes. Les "suspects" avaient été relâchés peu après, mais Khady Ndiaye, directrice exécutive nationale de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) a déploré sur RFI "l'homophobie grandissante au Sénégal".

Comme 37 autres pays d'Afrique, le Sénégal considère l'homosexualité comme un crime. L'Afrique du Sud avait d'ailleurs soulevé un tollé dans la région en 2006 en légalisant le mariage gay et lesbien.