"Mariage homo: bientôt ils vont pouvoir s'enfiler... la bague au doigt": cette couverture de Minute sur le mariage pour tous constitue une injure et une incitation à la haine homophobe. L'hebdomadaire d'extrême droite devra verser 4.000 euros d’amende et 3.000 € de dommages et intérêts à SOS Homophobie.
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mercredi 21 mai 2014
jeudi 15 mai 2014
Flambée d'homophobie en 2013: une agression tous les deux jours
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| Wilfred de Bruijn, attaqué à Paris en avril 2013 |
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vendredi 25 avril 2014
Agression d'un couple gay: 1 an de prison dont 4 mois ferme
Un homme d'une vingtaine d'années a été condamné à un an de prison, dont quatre mois ferme, pour l'agression d'un couple gay en mars à Paris. L'homophobie a été retenue comme circonstance aggravante.
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lundi 21 octobre 2013
Mariage pour tous, loi pour tous
Christophe Girard, maire du IVe arrondissement de Paris,
a épousé son compagnon dès juin 2013
a épousé son compagnon dès juin 2013
Les maires doivent appliquer la loi, y compris celle du 17 avril 2013 permettant le mariage des couples de même sexe. Le Conseil constitutionnel a rejeté l'argument de la liberté de conscience mis en avant par une poignée d'édiles et leurs adjoints.
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mercredi 21 mars 2012
Une juge lesbienne fait condamner le Chili

Le Chili est condamné pour avoir refusé la garde de ses trois filles à une juge lesbienne. La Cour interaméricaine des droits de l'Homme a estimé que le lien de cause à effet était clairement établi entre l'orientation sexuelle de Karen Atala et la décision de confier les enfants à son ex-mari.
La décision remonte au 24 février mais vient d'être rendue publique sur le site Web de la Cour. La juge Atala avait saisi la juridiction régionale fin 2004 après avoir perdu sa bataille devant la Cour suprême chilienne. Cette dernière avait invoqué un "risque" pour les enfants s'ils étaient restés avec leur mère et sa compagne.
La Cour interaméricaine des droits de l'Homme a déclaré qu'il y avait manifestement discrimination en raison de l'orientation sexuelle et ingérence dans la vie privée et familiale de la juge Atala, en violation de la Convention américaine. Le Chili est condamné à verser 20.000 dollars à la juge Atala et 10.000 à chacune de ses trois filles pour le préjudice subi, plus 12.000 dollars pour les frais de justice.
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jeudi 15 mars 2012
Homoparentalité: un couple lesbien perd en justice
La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a statué contre une famille homoparentale. Saisie par un couple lesbien qui s'était vu refuser par la justice française l'adoption simple de la fillette du couple par sa mère sociale, elle a estimé qu'il n'y avait pas discrimination.
"Perdu, CEDH estime qu'il y a pas de discrim. Now pour changer la Loi, faut changer de President. Que les 3,5 millions d'homos votent a gauche", a immédiatement réagi sur Twitter l'avocate du couple, Me Caroline Mécary, par ailleurs conseillère régionale Europe Ecologie-Les Verts (EELV) en Ile-de-France.
Nathalie D. avait donné naissance à A. en 2000, à la suite d'une insémination artifielle réalisée en Belgique avec donneur anonyme, dans le cadre de son couple avec Valérie G., avec qui elle vivait depuis 1989 et s'est pascée en 2002. En 2006, le tribunal a rejeté la demande d'adoption simple de la petite A. par sa mère sociale, en faisant valoir que cette mesure priverait la mère biologique de tout droit sur son enfant. La décision a été confirmée en appel.
La CEDH a botté en touche le 15 mars 2012: elle estime qu'il n'y a pas discrimination fondée sur l'orientation sexuelle des deux femmes "puisque les couples hétérosexuels pacsés se voient également refuser les adoptions simples".
A cette différence près que les couples hétérosuels peuvent, eux, se marier et obtenir le partage de l'autorité parentale entre le parent d'origine et l'adoptant. D'où la conclusion de Me Mécary: la solution réside dans l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels.
vendredi 11 novembre 2011
Un mariage gay, militant.. et symbolique
(Actualisé le 14/11/2011 avec réactions)
Ils s'aiment, ils se marient. Guillaume, 37 ans, et Patrick, 48 ans, se sont unis symboliquement samedi 12 novembre à Cabestany, dans le sud de la France, par le maire de cette bourgade qui dénonce "l'hypocrisie" de l'interdiction du mariage des couples homosexuels.
"C'est un acte militant. Ce sera un mariage dans les règles", a assuré à LToutes le maire communiste de Cabestany, Jean Vila. Le procureur et le préfet "s'inquiètent puisqu'on est hors la loi, mais il faut arrêter l'hypocrisie" qui consiste à "ignorer la réalité de milliers de couples homosexuels", ajoute-t-il. Il s'agit toutefois d'un mariage symbolique puisqu'il n'a pas été inscrit dans les registres d'état-civil.
"On se marie parce qu'on s'aime, mais c'est aussi un acte militant", ont également déclaré les futurs mariés au site "Têtu".
En 2004, Noël Mamère, député-maire Verts de Bègles, avait réellement marié deux hommes mais l'union avait été annulée par la Cour de cassation. En 2009, la maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, a lancé "l'appel de Montpellier" en faveur du mariage et de l'adoption pour les couples homos, avant de marier symboliquement un couple gay en février 2011. Interrogé sur le mariage homosexuel début 2011, le Conseil constitutionnel a quant à lui renvoyé la balle au Parlement.

Jean Vila, ex-député qui a voté pour le PACS en 1999, appelle les autres maires de France à marier eux aussi les couples lesbiens et gays, surtout les députés qui ont soutenu la proposition socialiste de légalisation du mariage pour tous, rejetée à l'Assemblée nationale en juin dernier. "Il faut mettre en conformité leur vote et leurs actes", lance-t-il, rappelant que 2012 est l'année de la présidentielle mais aussi des législatives.
Pour le maire de Cabestany, "la France ne peut pas être le dernier pays européen à continuer à interdire le mariage homosexuel", "il faut aller plus loin que le PACS". "C'est dans l'air du temps", insiste-t-il, soulignant que 63% des Français sont favorables à la légalisation du mariage pour tous et que de récentes décisions de justice témoignent de l'évolution de la société, comme le partage de l'autorité parentale entre les mères biologique et sociale de deux fillettes à Bayonne.
Le Parti socialiste promet le mariage et l'adoption pour les homosexuels en cas de victoire à la présidentielle 2012.
Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la cohésion sociale, qui avait soutenu le PACS contre son camp, a jugé sur RTL que la cérémonie de Cabestany n'était "pas la meilleure façon de faire avancer la cause" mais a redit "(son) engagement pour que le mariage soit ouvert aux couples de même sexe" car "c'est d'abord maintenant un engagement social et un engagement affectif".
La secrétaire d'Etat à la Famille, Claude Greff, a quant à elle jugé sur i>télé que le mariage de Guillaume et Patrick était une initiative "contre-productive" qui allait "crisper les positions"...
Pour l'instant, le mariage homosexuel est légal dans sept pays européens: Pays-Bas (depuis 2001), Belgique (2003), Espagne (2005), Suède (2009), Norvège (2009), Portugal (2010) et Islande (2010).
Il est légal aussi en Afrique du Sud, en Argentine, au Canada, à Mexico et dans certains Etats des Etats-Unis; dans ce dernier pays, la loi DOMA définissant le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme pourrait être bientôt abrogée, ouvrant la voie à la légalisation du mariage gay à l'échelle fédérale.
jeudi 3 novembre 2011
Un couple lesbien obtient l'autorité parentale partagée
Un couple de lesbiennes pacsées a obtenu le partage de l'autorité parentale sur ses deux petites jumelles. Une juge aux affaires familiales de Bordeaux a estimé que c'était dans l'intérêt des enfants, d'autant plus que, dans les faits, la mère non biologique exerçait déjà ce rôle avec sa compagne.
"Sud-Ouest" note que le parquet dispose d'un mois pour faire appel de la décision mais qu'il ne s'y est pas opposé à l'audience. L'article 377 du Code civil prévoit la possibilité de partager l'autorité parentale "lorsque les circonstances l'exigent".
"On vient de recevoir le jugement comme quoi mon amie est parent à part entière comme moi. On est très, très heureuses. On se dit que notre affaire va peut-être faire avancer les mentalités, les politiques aussi", a réagi Cécile, la mère biologique, sur France Info.
Le couple a dû se rendre en Espagne pour la conception, la procréation médicalement assistée (PMA) n'étant pas ouverte aux couples homosexuels en France. Suzanne et Jeanne sont nées le 25 février 2010.
"On est des parents à part entière, aussi bien mon amie que moi. On trouve tout à fait normal qu'elle trouve sa place au sein de la vie familiale avec les enfants", a ajouté Cécile. "On l'a fait pour nous mais on l'a fait aussi pour tous les couples homosexuels de France."
Ce n'est pas la première fois qu'un couple lesbien obtient le partage de l'autorité parentale mais la Cour de cassation l'avait refusé le 8 juillet 2010 à un autre couple.
La Cour avait estimé que les deux femmes "ne démontraient pas en quoi l’intérêt supérieur des enfants exigeait que l’exercice de l’autorité parentale soit partagé entre elles et permettrait aux enfants d’avoir de meilleures conditions de vie ou une meilleure protection quand les attestations établissaient que les enfants étaient épanouis".
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vendredi 6 mai 2011
Le Brésil passe au PACS
Nouvelle avancée pour les homosexuels de la très catholique Amérique latine: la Cour suprême fédérale du Brésil a reconnu les unions civiles entre couples lesbiens et gays, à défaut de légaliser le mariage, comme l'Argentine et la ville de Mexico.
Ce PACS à la brésilienne étend aux couples de même sexe les mêmes droits et obligations qu'aux hétérosexuels, notamment pour l'adoption, la couverture sociale, l'héritage... ou la pension alimentaire en cas de séparation. Dix des onze juges ont voté pour, un s'est abstenu.
Il y a urgence à protéger les lesbiennes, gays, bi et transgenres au Brésil: le Grupo Gay da Bahia (GGB) a comptabilisé 260 meurtres homophobes ou transphobes en 2010, soit une augmentation de 31% en un an et de 113% sur cinq ans. Et il y aurait déjà eu 65 nouveaux meurtres au premier trimestre 2011.
"Avec cette décision (de la Cour suprême), le Brésil rejoint les pays civilisés, en commençant à respecter les droits humains et civiques des homosexuels", s'est réjoui Marcelo Cerqueira, vice-président du GGB.
Plus de 60.000 couples de homosexuels ont été recensés en 2010 par l'Institut brésilien de la statistique (IBGE), selon le BBG.
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vendredi 28 janvier 2011
Le mariage: les homos restent exclus

On s'y attendait même si un mince espoir subsistait: le Conseil constitutionnel a dit non au mariage homosexuel ce 28 janvier 2011.
Et ce, au moment où, selon un sondage, 58% des Français se déclarent favorables au mariage des couples lesbiens et gays (35% opposés), alors qu'une majorité (51% opposés, 45% favorables) était encore contre en 2006. Les plus enthousiastes: les femmes (63%), les moins de 35 ans (74%) et les sympathisants de gauche (72%).
Comme pour l'adoption et le partage de l'autorité parentale au sein du couple homosexuel, le Conseil constitutionnel a renvoyé le débat au Parlement. Traduction: rendez-vous en 2012, si la gauche remporte la présidentielle en 2012 et tient sa promesse de légalisation du mariage des couples gays et lesbiens.
C'est un couple de femmes pacsées, Corinne Cestino et Sophie Hasslauer, mères de quatre enfants, qui contestait les articles 75 et 144 du Code civil réservant le mariage aux couples composés d'un homme et d'une femme. Elles invoquent la liberté du mariage, le droit de mener une vie familiale normale et le principe d'égalité devant la loi.
Mais les "Sages" ont déclaré que les articles incriminés étaient conformes à la Constitution. Le législateur, écrivent-ils, a tout à fait le droit d'estimer que "la différence de situation entre les couples de même sexe et les couples composés d'un homme et d'une femme (peut) justifier une différence de traitement quant aux règles du droit de la famille".
"Il n'y a pas de raison qu'on n'ait pas les mêmes droits que les autres et qu'on soit traitées comme des citoyens de deuxième zone", a réagi Sophie Hasslauer sur BFMTV. "La société française est prête, le blocage se fait au niveau des politiques", a estimé Corinne Cestino sur France Info, précisant qu'elles allaient poursuivre leur combat, ne serait-ce que pour la protection légale de leurs enfants.
Pour l'avocate Caroline Mécary qui représentait l'Association des parents gays et lesbiens (APGL) et SOS Homophobie intervenues pour soutenir le couple lesbien, "le Conseil constitutionnel vient de rater une occasion historique de mettre un terme à une discrimination devenue intolérable" pour les couples lesbiens et gays.
L'approche de l'élection présidentielle de 2012 devrait éviter que le débat ne sombre dans les marais de la politique française. Le président des socialistes à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a d'ailleurs annoncé qu'"avant l'été" son groupe inscrirait une proposition de loi reconnaissant le mariage homosexuel à l'ordre du jour des députés.
Le mariage homosexuel est légal dans sept pays d'Europe: Pays-Bas, Belgique, Espagne, Norvège, Suède, Portugal et Islande. En Grande-Bretagne, il existe un partenariat civil qui ouvre aux couples lesbiens et gays des droits similaires à ceux des couples hétérosexuels mariés.
(Le sondage TNS-Sofres pour Canal Plus a été réalisé mercredi par téléphone auprès d'un échantillon national de 950 personnes représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus et constitué selon la méthode des quotas.)
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mardi 11 janvier 2011
Le mariage homosexuel au Conseil constitutionnel

Actualisé avec décision attendue pour le 28 janvier, suppression de la mention du PACS sur l'acte de décès
La question du mariage homosexuel a été examinée le 18 janvier par le Conseil constitutionnel, interrogé sur la légalité des deux seuls articles du Code civil qui évoquent les époux comme "mari et femme" ou "homme et femme". La décision est attendue pour le 28 janvier. Si la réponse est non, les couples lesbiens et gays pourront enfin se marier en France, comme c'est déjà le cas dans sept autres pays européens. Mais les Sages, qui ont le dernier mot, pourraient aussi botter en touche.
C'est d'ailleurs ce que leur a demandé le représentant du gouvernement lors de l'examen, les appelant à renvoyer la question au législateur... lequel est majoritairement UMP à l'Assemblée. Un indice de ce que pourrrait donner ce débat au Parlement tel qu'il est constitué actuellement: l'UMP vient de faire suppprimer en commission de l'Assemblée l'inscription, décidée en décembre au Sénat, du partenaire d'un PACS sur l'acte de décès, qui devait faciliter de nombreuses démarches... pour les homos. Bref, rendez-vous après la présidentielle de 2012.
La question prioritaire de constitutionnalité (QPC) est soulevée par Corinne et Sophie, qui contestent les articles 75 et 144 du Code civil "en ce qu’ils limitent la liberté individuelle d’un citoyen français de contracter mariage avec une personne du même sexe".
La Cour de cassation explique sa décision de saisir le Conseil constitutionnel par le fait que "les questions posées font aujourd'hui l'objet d'un large débat dans la société, en raison, notamment, de l'évolution des moeurs et de la reconnaissance du mariage entre personnes de même sexe dans les législations de plusieurs pays étrangers" et que, dans ce contexte, ces questions "présentent un caractère nouveau" qui justifie de demander l'arbitrage des Sages.
- Lire aussi sur LToutes: "Mariage gay: et si les Sages disaient oui" (02/12/2010)
L'affaire a commencé en août 2010 devant le tribunal de grande instance de Rheims, qui s'est tourné vers la Cour de cassation, laquelle s'en est remise au Conseil constitutionnel par un arrêt du 6 novembre 2010.Les Sages pourraient déclarer que les articles 75 et 144 du Code civil sont contraires à la Constitution et les abroger immédiatement ou à compter d'une date ultérieure qu'ils fixeraient. Mais il est peu probable qu'ils légalisent le mariage homo.
Lors d'une précédente décision portant sur l'adoption de l’enfant du partenaire (6 octobre 2010), le Conseil constitutionnel s'était contenté de renvoyer le problème au Parlement et l'on voit mal pourquoi il agirait différemment cette fois. Mais au moins, pour la deuxième fois en quelques mois, le débat est ouvert, et la Cour de cassation semble avoir évolué, après avoir refusé en 2007 de reconnaître le mariage de deux hommes célébré en 2004. Les mariés de Bègles ont saisi la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).
Le mariage civil est déjà ouvert aux personnes de même sexe dans sept pays européens: Pays-Bas, Belgique, Espagne, Norvège, Suède, Portugal, Islande (le Royaume-Uni propose un partenariat qui ouvre des droits similaires). Il est légal aussi en Afrique du Sud, en Argentine, au Canada, à Mexico et dans certains Etats des Etats-Unis.
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jeudi 21 octobre 2010
La Russie condamnée à la Gay Pride

La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné la Russie à verser 29.510 euros à un militant des droits des homosexuels, pour l'avoir empêché d'organiser le défilé de la Gay Pride à Moscou en 2006, 2007 et 2008, sous des prétextes d'ordre public et moral.
La CEDH a estimé que les refus de la mairie de Moscou, du gouvernement et des tribunaux étaient injustifiés, qu'ils "n'étaient pas nécessaires dans une société démocratique" et que Nikolaï Alexeïev, gay, avait été victime d'une discrimination fondée sur son orientation sexuelle.
"C'est une défaite écrasante de l'homophobie de Russie", s'exclame Alexeyev sur son blog. "Nous proclamons le 21 octobre 2010 Jour de la Libération de la communauté LGBT en Russie", poursuit-il, "désormais, nous célébrerons cette fête chaque année par des actions publiques!"
Alexeïev rappelle que le maire de Moscou, Iouri Loujkov, récemment limogé après 18 ans à la tête de la capitale, avait qualifié la Gay Pride de "satanique" et les homosexuels d'"armes de destruction massive", entre autres gracieusetés. Mais après cette condamnation, le successeur de Loujkov, Sergueï Sobianine, "ne peut pas interdire la sixième Gay Pride à Moscou, prévue pour le mois de mai prochain".La Cour européenne a souligné que les Gay Prides étaient destinées à "appeler l'attention du public sur la discrimination envers la communauté gay et lesbienne de Russie et à promouvoir la tolérance et le respect des droits de l'Homme" et que le maire de Moscou avait même mobilisé particuliers et organisations religieuses contre la Gay Pride.
La Convention européenne des droits de l'Homme "protège les manifestations non violentes, même celles qui peuvent heurter ou choquer ceux qui ne partagent pas les idées défendues par les manifestants", rappelle la CEDH dans son arrêt, soulignant "qu'il doit être possible de manifester sans crainte d'être agressé physiquement par ses adversaires".
En interdisant les marches au lieu de les protéger, les autorités moscovites "ont en pratique approuvé et soutenu les groupes qui appelaient à perturber les marches pacifiques en violation de la loi et de l'ordre public". Car en réalité, les autorités "étaient principalement guidées par les valeurs morales de la majorité".
La CEDH note que le gouvernement russe a déclaré "que les manifestations de ce type devaient être interdites par principe car la propagande homosexuelle était incompatible avec les doctrines religieuses et la morale publique et risquait de nuire aux enfants et aux adultes qui y étaient exposés".
Pour la Cour européenne, "la société ne peut se positionner sur des questions aussi complexes que celle des droits des homosexuels que par un débat équitable et public", dans lequel s'inscrivent les marches de la Gay Pride.
La Russie dispose de trois mois pour faire appel de la décision de la CEDH.
Retour au placard pour les militaires americains

Leurs organisations les avaient prévenus: les militaires américains gays ou lesbiennes retournent au placard, après avoir eu brièvement le droit d'évoquer ouvertement leur homosexualité dans l'armée.
Le gouvernement américain a obtenu la suspension provisoire de l'injonction du 12 octobre qui bloquait immédiatement l'application de la loi "don't ask, don't tell" (ne le demandez pas, ne le dites pas, DADT) de 1993 imposant le silence sur l'orientation sexuelle dans l'armée.
La loi DADT a abouti au renvoi de plus de 14.000 membres de l'armée américaine en 17 ans, selon l'association de défense des militaires SLDN. C'est d'ailleurs ce qui arrive au personnage de Tasha (Rose Rollins) dans la série "The L Word".
Un sondage CBS News réalisé début octobre montre que 56% des Américains (marge d'erreur: plus ou moins 4 points de pourcentage) souhaitent que les gays et lesbiennes puissent servir ouvertement dans l'armée. Quant au gouvernement, il est paradoxalement favorable à l'abrogation de la loi DADT, que le président Barack Obama a promise, mais par la voie parlementaire.Il y a de quoi s'y perdre, entre suspensions et suspensions de suspension de la DADT, y compris pour le Pentagone, qui venait d'ordonner aux recruteurs de l'armée d'accepter les candidats se déclarant homosexuels.
L'association conservatrice Log Cabin Republicans à l'origine de la plainte contre la loi DADT et de la victoire du 12 octobre, a jusqu'au 25 octobre pour transmettre à la cour d'appel de San Francisco ses arguments contre la suspension de l'injonction. Les magistrats diront alors s'ils rétablissent la loi DADT jusqu'à leur décision concernant l'appel du gouvernement contre la décision de la juge Philips déclarant la DADT inconstitutionnelle.
mercredi 13 octobre 2010
Les homos remportent une bataille dans l'armée américaine

Actualisé le 20/10/2010 après l'appel du ministère de la Justice
Les gays et lesbiennes vont-ils enfin pouvoir servir dans l'armée américaine sans se cacher?
C'est ce qu'a ordonné une juge fédérale, en interdisant l'application de la loi "Don't Ask, Don't Tell" (DADT, "ne le demandez pas, ne le dites pas") qui a abouti au renvoi de plus de 14.000 homosexuels depuis 1993, selon l'association de défense des militaires SLDN.
Le président Barack Obama avait promis d'abroger cette loi et a réaffirmé qu'il le ferait, mais le gouvernement américain n'apprécie pas que ce soit la justice, et non le Congrès (Parlement), qui prenne l'initiative. La Chambre des représentants a voté l'abrogation de la DADT mais les républicains l'ont bloquée au Sénat, et rien ne dit que le texte aura plus de chances de passer après les élections de novembre.
L'association SLDN n'a pas été surprise que le ministère de la Justice fasse appel de la décision judiciaire, fondée sur le caractère non constitutionnel de la loi, et elle appelle à la plus grande prudence, soulignant que la neutralisation de la DADT n'est pas encore effective.
Les rebondissements se succèdent: le Pentagone, obéissant à l'injonction de la juge, a ordonné aux recruteurs d'accepter les recrues se déclarant gay ou lesbiennes, mais le gouvernement demande la suspension de l'application de l'injonction pendant la procédure d'appel. Débouté une première fois par la juge, il a fait appel de ce rejet le 20 octobre (oui, c'est compliqué...).
"La loi DADT est encore en vigueur. Les militaires lesbiennes, gays et bisexuels sont toujours renvoyés en vertu du 'Don't Ask, Don't Tell" et ils continueront de l'être jusqu'au terme du processus. Ne faites PAS votre coming-out", conseille la SLDN.
lundi 2 août 2010
Emmanuelle B et Laurence: "on a perdu 12 ans" pour l'adoption
Après 12 années de combat pour obtenir l'agrément du département du Jura, Emmanuelle B. et sa compagne Laurence vont peut-être devoir renoncer à l'adoption. En novembre dernier, elles ont pourtant finalement obtenu satisfaction, après une longue procédure judiciaire."On fait les démarches parce qu'il faut qu'on aille au bout", mais "si on obtient un enfant dans quatre ans c'est sûr que ce sera trop tard" et "on renoncera peut-être à ce projet", a expliqué Laurence hier sur France-info. "C'est profondément scandaleux qu'on ait perdu 12 ans (...) Les démarches, on les avait entreprises à 34 ans, maintenant on en a 46 ans..." Le Conseil général du Jura en était bien conscient en jouant la montre.
- Lire aussi sur LToutes: "Emmanuelle B., lesbienne, peut adopter" (10/11/2009).
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samedi 29 mai 2010
Malawi: le couple gay grâcié

Les protestations et pressions internationales ont finalement eu leur effet. Le président du Malawi Bingu wa Mutharika a annoncé samedi devant la presse la grâce du couple gay condamné récemment à 14 ans de prison pour avoir procédé au premier mariage homosexuel dans ce pays. "J'ai décidé de leur accorder ma grâce, avec effet ce jour même, et ils seront remis en liberté", a-t-il annoncé après une rencontre avec le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon.
"Ces garçons ont commis un crime contre notre culture, notre religion et nos lois", a-t-il souligné selon le site malawi indépendant Nyasa Times. Néanmoins, "j'ai décidé de leur accorder ma grâce pour des raisons humanitaires".
Arrêtés fin décembre pour une fête de "mariage" symbolique, Tiwonge Chimbalanga, 26 ans, et Steven Monjeza, 20 ans, avaient été condamnés pour "conduite contre nature et indécente". Le juge leur avait expliqué qu'il leur infligeait "une sentence effrayante pour que l'opinion publique soit protégée de gens comme vous et que nous ne soyons pas tentés de suivre cet exemple horrible". Plusieurs pays, dont la France, avaient protesté contre ce verdict.
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jeudi 20 mai 2010
Malawi: 14 ans de prison pour un couple gay

Au Malawi, les homos, on les enferme. Pour 14 ans, avec travaux forcés. Un couple gay vient d'écoper de la peine maximum pour homosexualité dans ce pays du sud de l'Afrique. Tiwonge Chimbalanga, 26 ans, et Steven Monjeza, 20 ans, reconnus coupables de conduite contre nature et indécente, ont regagné la prison sous les injures de la foule. Le couple avait été arrêté fin décembre après une fête de "mariage" symbolique.
Le juge leur a expliqué qu'il leur infligeait "une sentence effrayante pour que l'opinion publique soit protégée de gens comme vous et que nous ne soyons pas tentés de suivre cet exemple horrible", selon le site malawi indépendant Nyasa Times, qui précise que le couple veut faire appel. "Le Malawi n'est pas prêt à voir ses fils se marier avec ses fils", a insisté le magistrat.
Plusieurs pays ont protesté contre le verdict. Pour la France, "des décisions de cette nature (...) justifient la mobilisation internationale contre les violations graves des droits de l'Homme fondées sur l'orientation sexuelle". Washington a dénoncé "un recul pour la protection des droits de l'Homme au Malawi".
Le gouvernement britannique a fustigé "la violation" des droits de l'Homme dont sont victimes Tiwonge Chimbalanga et Steven Monjeza, et s'est dit "très inquiet des allégations de mauvais traitements pendant leur détention par la police".
"Le Royaume-Uni juge que les droits de l'Homme s'appliquent à tous quelle que soit leur orientation sexuelle et leur identité de genre" et "continuera à faire pression sur le gouvernement du Mali sur cette question", prévient Londres, en glissant une allusion au "partenariat fort" avec le Malawi, lequel dépend beaucoup de l'aide britannique.
Amnesty International appelle à la libération immédiate de Tiwonge Chimbalanga et Steven Monjeza et accuse le Malawi de violer des traités sur le respect des droits humains qu'il a ratifiés. Le couple "aurait été soumis à la torture et d'autres mauvais traitements", selon Amnesty, "ils ont dit à leurs avocats qu'ils avaient été frappés par la police".
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vendredi 12 mars 2010
Violée et torturée parce que lesbienne

Le 3 mars dernier, une femme de 32 ans a été torturée et violée par deux hommes à Béziers. Ses agresseurs voulaient la "punir" d'être lesbienne.
Selon le collectif contre l'homophobie (CCH), la victime a rencontré ses deux agresseurs, âgés de 25 et 35 ans, lors d’une soirée organisée chez un ami commun. Ils lui ont proposé de la raccompagner chez elle. "Il semblerait que ce soit l’annonce de son homosexualité par cette femme qui ait provoqué le viol particulièrement violent", explique CCH. La jeune femme est parvenue en s'enfuir en sautant par son balcon et en atterrissant chez son voisin, un étage plus bas.
Aussitôt alertés les services de secours et de police sont intervenus, interpellant les deux hommes. Ils ont été placés en détention.
La Coordination lesbienne en France et l’Inter-LGBT ont fait part dans un communiqué de leur "horreur" devant cette "ignominie" et ont assuré la victime de leur "soutien".
"Cet acte n’est pas isolé", rappellent les deux associations. "Chaque année, des lesbiennes sont agressées, insultées, molestées, par des hommes, jeunes pour la plupart". Dans ce contexte, "la lutte contre les violences faites aux femmes passe par des mesures de police et de justice", mais "aussi par des mesures éducatives", estiment la CLF et l’Inter-LGBT, qui "en appellent aux pouvoirs publics pour qu’une politique volontariste soit menée dans cette direction".
La présidente socialiste de la délégation aux droits des femmes du Sénat, Michèle André, a aussi exprimé dans un communiqué son "horreur" face à "ce crime, perpétré à la veille de la journée internationale de la femme". Selon elle, "ce mélange de cruauté et de bêtise doit interpeller l'opinion publique et lui faire prendre conscience du caractère intolérable d'un crime dont seraient chaque année victimes 48.000 femmes majeures".
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lundi 1 février 2010
Un couple lesbien obtient le partage de l'autorite parentale
Une lesbienne a été reconnue comme la mère sociale de l'enfant conçu par sa compagne, avec qui elle partage désormais l'autorité parentale.
Le parquet, qui avait souhaité le rejet de la demande, n'a pas fait appel pour l'heure de la décision du jugement rendu le 13 janvier par le tribunal de grande instance de Créteil, dans la région parisienne.
S., 30 ans, et N., 39 ans, vivent en concubinage depuis 2002 et sont pacsées depuis 2003. En juin 2008, S. a mis au monde l'enfant du couple, conçu par insémination artificielle en Espagne. N. n'ayant pas obtenu le droit d'adopter l'enfant, les deux femmes se sont tournées vers le partage de l'autorité parentale.
L'avocate du couple a "collé" à la jurisprudence en la matière, s'employant "à démontrer que l'intérêt de l'enfant exigeait l'autorité partagée", a-t-elle expliqué à LToutes. Me Céline Campi a notamment fait valoir que N. était le soutien financier du foyer, et que S., ébéniste, souffrait d'un souffle au coeur.
Le jugement découle de l'arrêt de la Cour de cassation du 24 février 2006. La plus haute juridiction française y estime que "l'article 377-alinéa 1er du Code civil s'oppose pas à ce qu'une mère, seule titulaire de l'autorité parentale en délègue tout ou partie de l'exercice à la femme avec laquelle elle vit en union stable et continue, dès lors que les circonstances l'exigent et que la mesure est conforme à l'intérêt de l'enfant".
Interrogé par LToutes, Philippe Rollandin, porte-parole de l'Association des parents gays et lesbiens (APGL), a salué la décision du TGI de Créteil, regrettant toutefois que le couple ait dû démontrer l'existence d'un risque pour l'enfant (la profession "physique" et l'état de sanrté de la mère biologique). "Ca fait un peu bricolage. Le parent social doit être reconnu comme tel. Ce qu'il faut, c'est une loi qui reconnaisse le statut du beau-parent", a-t-il estimé.
Le parquet, qui avait souhaité le rejet de la demande, n'a pas fait appel pour l'heure de la décision du jugement rendu le 13 janvier par le tribunal de grande instance de Créteil, dans la région parisienne.
S., 30 ans, et N., 39 ans, vivent en concubinage depuis 2002 et sont pacsées depuis 2003. En juin 2008, S. a mis au monde l'enfant du couple, conçu par insémination artificielle en Espagne. N. n'ayant pas obtenu le droit d'adopter l'enfant, les deux femmes se sont tournées vers le partage de l'autorité parentale.
L'avocate du couple a "collé" à la jurisprudence en la matière, s'employant "à démontrer que l'intérêt de l'enfant exigeait l'autorité partagée", a-t-elle expliqué à LToutes. Me Céline Campi a notamment fait valoir que N. était le soutien financier du foyer, et que S., ébéniste, souffrait d'un souffle au coeur.
Le jugement découle de l'arrêt de la Cour de cassation du 24 février 2006. La plus haute juridiction française y estime que "l'article 377-alinéa 1er du Code civil s'oppose pas à ce qu'une mère, seule titulaire de l'autorité parentale en délègue tout ou partie de l'exercice à la femme avec laquelle elle vit en union stable et continue, dès lors que les circonstances l'exigent et que la mesure est conforme à l'intérêt de l'enfant".
Interrogé par LToutes, Philippe Rollandin, porte-parole de l'Association des parents gays et lesbiens (APGL), a salué la décision du TGI de Créteil, regrettant toutefois que le couple ait dû démontrer l'existence d'un risque pour l'enfant (la profession "physique" et l'état de sanrté de la mère biologique). "Ca fait un peu bricolage. Le parent social doit être reconnu comme tel. Ce qu'il faut, c'est une loi qui reconnaisse le statut du beau-parent", a-t-il estimé.
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dimanche 10 janvier 2010
Le mariage homo devant la justice US
Où l'on reparle de la Proposition 8. Le procès qui s'ouvre lundi à San Francisco devrait faire date dans l'histoire du mariage homosexuel aux Etats-Unis car, quelle qu'en soit l'issue, l'affaire remontera probablement jusqu'à la Cour suprême fédérale.Petit retour en arrière: le 4 novembre 2008, en même temps que les Américains élisent le premier Noir à la tête du pays, Barack Obama, les Californiens approuvent par 52% de "oui" l'interdiction du mariage entre deux personnes du même sexe, alors que la Cour suprême régionale l'avait légalisé en mai.
Les quelque 18.000 mariages contractés entre le 16 juin et le 4 novembre 2008 sont cependant validés. L'humoriste Ellen DeGeneres et de l'actrice Portia De Rossi restent femme et femme.
Mais un couple de lesbiennes, Kristin Perry et Sandra Stier, attaque l'Etat de Californie devant la justice fédérale, au motif que l'interdiction viole leurs droits constitutionnels en les privant du droit de se marier du seul fait de leur orientation sexuelle.
Le dossier est baptisé "Perry v. Schwarzenegger", même si en l'occurrence le gouverneur, Arnold Shwarzenegger, ne soutenait pas la Proposition 8. Kristin Perry, 45 ans, vit depuis dix ans avec Sandra Stier, 47 ans. Elles ont quatre enfants. La plainte est également déposée par un autre couple, Paul Katami et Jeffrey Zarrillo.
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