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mardi 4 août 2009

Meurtre de gays à Tel Aviv: des hommages partout dans le monde

(Photo Dima V)

Le Centre gay et lesbien de Paris Ile-de-France et ses associations membres organisent un rassemblement à Paris samedi 8 août 2009 pour s'associer à la manifestation du Centre LGBT de Tel Aviv à la mémoire des deux jeunes tués par balles dans un club de cette ville israélienne le 1er août.

De nombreux autres Centres LGBT dans le monde participeront à cet hommage au jeune Nir Katz, mort à 26 ans, et à Liz Tarbishi, morte à 17 ans, ainsi qu'à la quinzaine de blessés "victimes d’une haine homophobe implacable", écrit le Centre parisien, qui souligne que "leur assassin court toujours". Il était d'après des témoins armé d'un fusil automatique, masqué et vêtu de noir.

La solidarité avec les homosexuels, bi et trans de Tel Aviv devrait notamment s'exprimer à Berlin, à Varsovie, à Madrid, à Berne, à Belfast et à Budapest.

- Lire aussi sur LToutes: "Attentat meurtrier contre un centre gay et lesbien à Tel Aviv" (02/08/2009)

dimanche 2 août 2009

Attentat meurtrier contre un centre gay et lesbien à Tel Aviv




Un mois et demi après le succès de la Gay Pride à Tel Aviv, l'homophobie frappe en plein coeur la ville israélienne réputée pour son ouverture d'esprit: Nir Katz, 24 ans, et Liz Troubishi, 17 ans, ont été abattus samedi soir (01/08/2009) par un tireur masqué dans un centre de soutien aux jeunes LGBT.

Du coup, la police a ordonné la fermeture de tous les clubs homos du secteur, selon les médias locaux. Le seul député israélien ouvertement gay, Nitzan Horowitz, a dénoncé un crime manifestement homophobe, et toute la classe politique a exprimé son indignation.

Comme avec la tentative de meurtre contre le maire de Paris, Bertrand Delanoë, en octobre 2002, cet attentat pose pourtant la question des responsabilités dans les violences homophobes: ceux qui incitent à la haine contre les lesbiennes et gays ne sont pas forcément ceux qui tiennent le couteau ou le fusil, mais peuvent-ils prétendre que ce ne sont pas leurs paroles qui guident la main des assassins?

Le meurtrier de Tel Aviv était masqué et vêtu de noir. Il a mitraillé dans toutes les directions avec un fusil d'assaut, d'après les témoins et la police cités par le journal "Haaretz". Au moins 15 personnes ont aussi été blessées, dont certaines grièvement. L'homme s'est enfui à pied en se mêlant à la foule du samedi soir.

La police le recherchait toujours dimanche, alors que les lesbiennes et gays vivaient dans la peur qu'il ne recommence. Certains s'inquiètent aussi de ce que l'établissement a été montré à la télévision, que leurs parents vont savoir qu'ils s'y rendaient...



Des centaines de personnes ont manifesté leur colère après la fusillade samedi, accusant les intégristes juifs et certains partis politiques -notamment l'ultra-orthodoxe Shas, qui a cependant dénoncé ces crimes- d'alimenter la haine envers les homosexuels.

Une manifestation était prévue aussi dimanche devant le club, ainsi qu'un rassemblement de solidarité à Jérusalem, où une autre manifestation devrait avoir lieu mardi.

"Le meurtre choquant de Tel Aviv est le genre de meurtre que des gens éclairés et cultivés ne peuvent pas accepter", a réagi le président israélien centriste Shimon Pérès. "Le meurtre et la haine sont les pires crimes de la société", a-t-il ajouté, cité par les médias, "le pays tout entier doit s'unir dans la condamnation de cet acte de haine".

Le Premier ministre de droite Benjamin Nétanyahou a également condamné l'attentat, déclarant à l'intention de ses concitoyens: "nous sommes un pays démocratique et tolérant et nous devons respecter chaque personne comme elle est".

Dans l'opposition de centre-gauche, la dirigeante Tzipi Livni a souhaité que les meurtres de Tel Aviv "réveillent la société pour qu'elle se débarrasse des préjugés et reconnaisse le droit de chaque personne à vivre dans la sécurité et la dignité".

Le maire de Tel Aviv, Ron Huldai, a assuré que la ville "continuerait accueillir la communauté gay et lesbienne". Mike Hamel, qui dirige Aguda, l'organisation israélienne LGBT, a quant à lui accusé le parti Shas d'alimenter la haine homophobe.

jeudi 2 juillet 2009

Inde: l'homosexualité légalisée à Delhi

Photo ICWO

L'homosexualité n'est plus un crime à New Delhi. La décision de justice du 2 juillet 2009 devrait avoir des répercussions positives pour les lesbiennes et gays d'Inde bien au-delà de la capitale, au moment où le gouvernement fédéral envisage d'abroger la section 377 du Code pénal rendant les actes homosexuels passibles de dix ans de prison.

"Nous sommes enfin entrés dans le XXIe siècle", s'est réjouie Anjali Gopalan, citée par le "Times of India", et dont la Fondation Naz India de lutte contre le SIDA et pour les droits des LGBT avait saisi la Haute cour de Delhi.

Première à statuer en ce sens, la Haute cour de Delhi estime que la section 377 criminalisant l'homosexualité entre adultes consentants viole les droits fondamentaux des citoyens garantis par la Constitution indienne. Les juges recommandent que la Constitution fédérale soit amendée en ce sens. La société indienne est très conservatrice et les groupes religieux s'opposent à la dépénalisation.

- Lire aussi sur LToutes: "L'Inde pas pressée de dépénaliser l'homosexualité" (29/06/2009)

lundi 29 juin 2009

L'Inde pas pressée de dépénaliser l'homosexualité

Photo Mayank Austen Soofi
Au lendemain des Gay Prides dans plusieurs grandes villes d'Inde dimanche, pour la deuxième année seulement, le gouvernement de ce pays envisage la dépénalisation de l'homosexualité... sans se presser, a déclaré lundi le ministre fédéral de la Justice Veerappa Moily.

Douchant les espoirs récents des organisations LGBT, il a nié tout préjugé favorable à l'abrogation de la section 377 du Code pénal qui considère les relations homosexuelles comme un crime passible de jusqu'à dix ans de prison. Les homosexuels sont souvent victimes de discrimination et de harcèlement de la part de la police. Beaucoup ont défilé masqués dimanche à New Delhi notamment.

"Le gouvernement ne peut pas prendre de décision hâtive. Nous avons besoin de réfléchir. Nous examinons (la question)", a expliqué le ministre, cité par la télévision publique DDNews. Dimanche, M. Moily avait précisé que New Delhi devait prendre en considération les points de vue de tous les acteurs de la société, y compris les groupes religieux.

La plupart des groupes religieux indiens les plus influents, hindous, musulmans et chrétiens, s'opposent à la révision, et encore plus à l'abrogation de la section 377 de 1860 qui qualifie de relations "contre nature" les rapports sexuels entre personnes du même sexe.

Les opposants voient dans la dépénalisation de l'homosexualité une menace pour la famille et l'ordre social, alors que les mouvements de défense des lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) dénoncent une intolérance héritée des lois anti-sodomie de l'empire colonial britannique et un tabou qui favorise la propagation du SIDA. Les grands partis politiques évitent de se prononcer sur la question et le gouvernement fédéral est divisé.

lundi 27 octobre 2008

Plus de crimes homophobes aux USA en 2007


Les crimes et délits de haine motivés par l'homophobie ont augmenté de près de 6% aux Etats-Unis en 2007, selon le FBI.
Parmi les 7.624 crimes recensés, 12,6% (soit 184 crimes et délits de haine) ont spécifiquement visé les lesbiennes, 59,2% les gays (864), 1,6% les bisexuels (23) et 24,8% (362) les homosexuels en général.

L'homophobie arrive en troisième position en matière de crimes de haine, derrière les attaques racistes (50,8%) et pour des motifs religieux (18,4%).