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jeudi 5 juillet 2012
Adoption pour les homos: NKM est contre
Si elle est favorable à "l'officialisation en mairie de l'union homosexuelle", Nathalie Kosciusko-Morizet s'est déclarée hostile jeudi au droit à l'adoption pour les homosexuels lors de l'émission "Questions d'info" LCP/Le Monde/France info/AFP.
La ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé jeudi le dépôt du projet de loi sur le droit au mariage et à l'adoption pour tous dès la rentrée parlementaire, en vue de son adoption début 2013.
"L'officialisation en mairie d'une union homosexuelle est quelque chose qui me semble légitime", a expliqué la députée UMP Nathalie Kosciusko-Morizet. D'ailleurs, "on me l'a demandé récemment, j'ai accepté de le faire. Cela ne s'est pas encore fait mais j'ai accepté de le faire".
"En revanche l'adoption non. Je ne suis pas d'accord", a-t-elle ajouté. "La famille n'est pas organisée de manière essentielle comme ça, et dire que tout est pareil, c'est pas la réalité".
"Est ce qu'une famille homosexuelle et une famille hétérosexuelle, c'est pareil?", a-t-elle lancé. Sa réponse était visiblement non.
MOTS-CLES :
adoption,
droits LGBT,
mariage homosexuel,
Nathalie Kosciusko-Morizet
lundi 20 avril 2009
Sénégal: les 9 gays condamnés sont libres
Les neuf jeunes Sénégalais condamnés à huit ans de prison pour leur homosexualité en janvier dernier ont été remis en liberté lundi. L'ONUSIDA a salué la décision de la cour d'appel de Dakar de relâcher ces hommes qui font partie d'une organisation sénégalaise de lutte contre le SIDA."L'homophobie et la criminalisation fondée sur l'orientation sexuelle alimentent l'épidémie de SIDA. Nous exhortons le Sénégal à prendre des mesures pour abroger de telles lois qui bloquent la lutte contre le SIDA", a déclaré le directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé. "Les droits des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes doivent être protégés."
Les neuf jeunes homosexuels avaient été condamnés pour "acte impudique, acte contre nature et association de malfaiteurs". Il s'agissait de militants contre le SIDA, parmi lesquels Diadji Diouf, figure de la communauté sénégalaise lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) dans ce pays.
De nombreuses associations LGBT dans le monde étaient alors montées au créneau pour dénoncer cette décision, qui intervenait dans un contexte d'homophobie grandissante au Sénégal. En France, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait dénoncé cette condamnation et le président Nicolas Sarkozy avait même fait part de son "émotion".
L'ONUSIDA a dit souhaiter que les pays luttent contre "la stigmatisation et la discrimination" en "amendant les lois qui interdisent les relations sexuelles entre adultes consentants et en privé; en mettant en oeuvre la lutte contre la discrimination; en proposant des services d'aide juridique; et en menant des campagnes contre l'homophobie". Sinon, estime l'agence de l'ONU, les pays risquent de ne pas atteindre l'objectif de l'accès universel à la prévention, au traitement et aux soins concernant le VIH/SIDA d'ici 2010.
Comme 37 autres pays d'Afrique, le Sénégal considère l'homosexualité comme un crime. L'Afrique du Sud avait d'ailleurs soulevé un tollé dans la région en 2006 en légalisant le mariage gay et lesbien.
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mercredi 25 mars 2009
Le Sénat reconnaît les PACS étrangers

Les sénateurs ont adopté mardi 24 mars un amendement permettant la reconnaissance en France des partenariats civils enregistrés à l’étranger. Adoptée à l’unanimité par la commission des lois à majorité UMP, cette disposition était défendue par le Parti socialiste et les Verts, et avait reçu l’avis favorable du gouvernement.
Les partenariats conclus à l'étranger n'étant jusque-là pas reconnus en France, les couples de gays et de lesbiennes s'installant dans l'hexagone devaient dissoudre leur union pour conclure un PACS français et bénéficier des droits qui y sont liés. D'où des situations parfois kafkaïennes.
HES (Homosexualités et Socialisme) a salué dans un communiqué cette "avancée" qui "simplifiera la vie de tous les couples, français, étrangers ou binationaux établis en France". L'organisation rappelle toutefois que cette disposition "ne répond qu’à l’une des quatre observations relatives au PACS formulées par le Médiateur de la République en février dernier". Les trois autres portaient sur "les droits des salariés pacsés (capital-décès, droit à congés, pension de réversion)". HES "souhaite qu’il y soit rapidement répondu".
Pour entrer en vigueur, la reconnaissance des partenariats civils enregistrés à l'étranger doit encore être approuvée par les députés.
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droits LGBT,
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