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mercredi 30 avril 2014

Marche des Fiertés LGBT et grand concert le 28 juin à Paris

A vos agendas: la Marche des Fiertés LGBT de Paris se déroulera le samedi 28 juin et partira du Luxembourg pour se terminer par un grand concert place de la République.

samedi 18 mai 2013

Premier mariage gay le 29 mai 2013 à Montpellier

Paris, 23 avril 2013: on fête l'adoption du mariage pour tous


Vincent Autin et son compagnon Bruno seront le premier couple homosexuel à se marier légalement en France le 29 mai 2013, à Montpellier. "Ce n'est pas un mariage militant, c'est un mariage d'amour comme tous les autres!", a souligné Vincent, président de l'InterLGBT régionale, sur BFMTV.

La cérémonie sera conduite par la maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, fervente militante de l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples gays et lesbiens. François Hollande a tenu sa promesse électorale et promulgué le mariage pour tous ce samedi 18 mai, au lendemain de la validation par le Conseil constitutionnel de la loi du 23 avril.


France: 1er mariage gay le 29 mai 2013


Vincent et Bruno se sont déclarés "émus" et "honorés" d'ouvrir le bal du mariage pour tous et ont précisé qu'ils offriraient un "vin d'honneur citoyen" à tous ceux qui partagent leur joie.

La France est le 9e pays d'Europe et le 15e du monde à légaliser le mariage des couples homosexuels mais les lesbiennes restent sur leur faim, le gouvernement ayant soumis l'accès à la procréation médicalement assistée (PMA) à l'avis du Conseil national d'éthique, qui sera probablement négatif, à en juger par les précédents en la matière.

mardi 7 mai 2013

Deneuve trouve bizarre le mariage pour tous

Pour Catherine Deneuve, le mariage pour tous, "c'est bizarre". On mesure alors le gouffre qui sépare le monde des hétéros de celui des homos. Car l'actrice, icône gay, ex-ambassadrice et amie d'Yves Saint Laurent, s'avoue "perplexe" à l'idée que des couples de gays et lesbiennes vont bientôt pouvoir se marier en France, alors que "tous les gens divorcent".

Mais Catherine Deneuve, que l'on aurait pu imaginer demoiselle d'honneur en smoking au mariage d'Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, reste avant tout une hétérote, qui ne comprend pas que des gays et lesbiennes partagent les rêves petit-bourgeois du Français lambda. Qu'ils veuillent avoir le droit de se marier, de ne pas se marier ou de divorcer. Comme tout le monde.

"Tout le monde divorce"

Catherine Deneuve a expliqué au Petit Journal de Canal Plus qu'elle aurait "préféré qu'on améliore beaucoup le Pacs et qu'on favorise l'adoption pour les homosexuels". "Je comprends pas pourquoi on veut se marier quand tous les gens divorcent", a-t-elle lancé, ajoutant que "la question de droit aurait pu être réglée autrement quand même, que par le mariage".

Deneuve invoque benoîtement l'argument éculé de l'institution tellement dépassée que son ouverture aux homos ne sert à rien. La légalisation des mariages homosexuels n'est pourtant que la reconnaissance par la loi de l'égalité de ces couples avec ceux des hétéros, pas un débat sur l'avenir du mariage.

La vidéo de Deneuve sur le mariage pour tous


Deneuve contre le "mariage pour tous" par LeHuffPost

vendredi 12 avril 2013

Mariage homo: Hollande accélère, les anti en colère





Le gouvernement français a donné un coup d'accélérateur au mariage gay vendredi, rendant hystériques les anti.

Le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels a été adopté à main levée au Sénat ce 12 avril 2013 et reviendra à l'Assemblée nationale dès le 17 avril.

Les députés devront se prononcer sur les quelques amendements introduits à la chambre haute. Si le texte n'est pas modifié, les couples de lesbiennes et de gays pourront se marier cet été.

Cette perspective a déclenché de nouvelles manifestations des opposants au mariage pour tous, Frigide Barjot poussant de hauts cris tandis que Christine Boutin évoquait sur Twitter la possibilité d'une guerre civile.

A l'UMP, Jean-François Copé a accusé Hollande de faire un "coup de force" et Hervé Mariton a dénoncé un "coup d'État législatif". On sait déjà qui on n'invitera pas aux noces...


samedi 9 février 2013

Le mariage pour tous est pour mardi


Les députés ont rendez-vous avec l'histoire mardi 12 février 2013: le vote solennel sur l'ouverture du mariage aux couples gays ou lesbiens commencera à 16h15. C'est "un texte magnifique, tout simplement", a déclaré la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui l'a défendu bec et ongles face à une opposition vent debout.

L'examen du projet de loi, qui comprend aussi l'adoption, a donné lieu à 10 jours de débats acharnés, soit 109 heures et 30 minutes réparties sur 24 séances, et près de 5.000 amendements examinés, pour s'achever samedi 9 février 2013 à 5h40 du matin. Le Sénat, majoritairement à gauche, s'emparera du texte le 18 mars.

"Ce texte sera voté", souligne Christiane Taubira dans une lettre ouverte à Nathalie Kosciusko-Morizet, qui devrait s'abstenir mardi plutôt que de se prononcer contre avec le groupe UMP. "Je vous appelle à vous-même. Et ce faisant, en espérant que ni les mots ni le ton n’ont changé la nature de cette conversation, je m’adresse à celles et ceux qui hésitent encore: ‘Tiens vis-à-vis des autres ce que tu t’es promis à toi seul. Là est ton contrat’", lui écrit la ministre, citant René Char.

mardi 29 janvier 2013

Taubira défend le mariage pour tous avec panache


 Christiane Taubira a mouillé sa chemise ce 29 janvier 2013 pour défendre le projet de loi du gouvernement sur le mariage pour tous, qui devrait être adopté par la majorité de gauche malgré les plus de 5.000 amendements parfois loufoques déposés par l'opposition. "Enfin le mariage devient une institution universelle", a lancé la garde des Sceaux à l'Assemblée nationale, dénonçant les "mensonges", l'"hypocrisie" ou l'"égoïsme" de l'opposition.

Chahutée par une partie des députés, applaudie par l'autre, Taubira a longuement rappelé l'histoire du mariage civil, issu de la Révolution, soulignant qu'avant cela, comme les couples homosexuels aujourd'hui, les comédiens, protestants ou juifs ont été exclus du mariage religieux -catholique.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a également interpellé l'opposition en prenant le pari qu'une fois la loi votée, "beaucoup d'entre vous viendront me dire: Oui, c'est une avancée, vous avez bien fait de le faire".


Ouvrir le mariage aux couples de lesbiennes et de gays, "c'est un acte d'égalité", a insisté Taubira, assurant qu'"il ne s'agit pas d'un mariage au rabais (...) C'est bien le mariage, avec toute sa charge symbolique". "Nous proclamons par ce texte l'égalité de tous les couples, l'égalité de toutes les familles", a-t-elle lancé sous les huées de l'opposition. Et la majorité d'applaudir debout quand elle ajoute: "Nous sommes fiers de ce que nous faisons."

La ministre des Familles, Dominique Bertinotti, a pour sa part rappelé qu'"il n'y a plus de modèle familial unique". "Cette loi nous oblige à regarder droit dans les yeux la réalité des familles d'aujourd'hui", a-t-elle poursuivi, "refusons les peurs" avec "une vision généreuse de la famille, qui inclut et non qui exclut".

La ministre a cité le président américain Barack Obama, qui a déclaré il y a quelques jours dans son discours de ré-investiture que sa tâche ne serait pas finie "tant que nos frères et nos soeurs gays ne sont pas traités de la même façon par la loi". "Plus personne ne doit être clandestin dans sa famille, dans la société, dans la République", a lancé Bertinotti.

Quant au rapporteur du texte, Erwann Binet, il a affirmé qu'"aucune étude sérieuse" ne constatait de différence entre les enfants de familles hétéro et homoparentales.

L'opposition, notamment Hervé Mariton et Henri Guaino, est tout de suite montée au créneau contre le mariage pour tous, s'enflammant et s'attirant des rappels au règlement.

Le débat sur le mariage et l'adoption pour tous doit s'achever au plus tard le 10 février. La procréation médicalement assistée (PMA), initialement prévue dans le texte, a été renvoyée à un autre projet de loi sur la famille, en mars. "Cette loi est historique car elle fait tomber un bastion de la stigmatisation", a estimé la rapporteuse Marie-Françoise Clergeau. "Les arguments d'hier contre le PACS sont les mêmes que ceux d'aujourd'hui contre le mariage."

- Le projet de loi sur le mariage pour tous

samedi 26 janvier 2013

Une manif pour l'égalité des droits: mariage, adoption, filiation, PMA

Un défilé d'amour contre le déferlement de haine et d'homophobie. Les organisateurs de la manifestation nationale de ce dimanche 27 janvier veulent rassembler plus que les 150.000 personnes du 16 décembre 2012 sur le pavé parisien pour dire un grand "oui" à l'égalité des couples homos et hétéros devant le mariage, l'adoption, la filiation et la PMA (procréation médicalement assistée).

Plus de 5.000 amendements de l'opposition

Tous les soutiens comptent à deux jours de l'ouverture le 29 janvier à l'Assemblée nationale de l'examen du projet de loi du gouvernement sur le mariage pour tous, contre lequel l'opposition de droite a déposé plus de 5.000 amendements et a multiplié les propos homophobes.

"Normalement, on ne devrait pas avoir à descendre dans la rue pour soutenir un texte du gouvernement mais il faut pousser le législateur et le gouvernement à aller jusqu'au bout" des promesses électorales, souligne Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT.



La PMA en suspens

Si le mariage pour tous semble acquis, l'accès des couples lesbiens à la PMA n'est pas gagné, car il n'a pas été inclus dans le projet mais renvoyé à une loi sur la famille attendue en mars. Pour rappeler l'importance de cette mesure pour les femmes, l'association Gouine comme un camion (GCC) procédera dimanche sur le pont Sully, pendant la marche, à un lâcher de ballons sur lesquels sera inscrit "PMA" et "Gouine comme une famille". La PMA n'est ni une question d'éthique, ni de biothique, mais de sécurisation de la famille, de l'enfant, et de santé des femmes qui y recourent", insiste Aurélia Zambon.

Flambée d'homophobie

A la tête de SOS Homophobie, Elisabeth Ronzier constate que le débat sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels a ouvert la porte à "une certaine homophobie décomplexée" qui sa traduit par une brusque augmentation des témoignages de propos homophobes auprès de l'association: plus 30% en décembre 2012, et janvier 2013 est en passe de battre un nouveau record. "La libération de la parole homophobe ne va pas s'arrêter au lendemain du vote de la loi", prévient-elle, s'inquiétant également des risques de passage de l'agression verbale à l'agression physique car "la frange homophobe s'est radicalisée". De son côté, Le Refuge, qui accueille des jeunes LGBT en rupture familiale, a également vu flamber les demandes ces derniers mois.

Mobilisation politique

De nombreux politiques et personnalités ont apporté leur soutien à l'égalité des droits des couples homosexuels et certains ont annoncé qu'ils marcheraient le 27 janvier: Bertrand Delaonë, maire socialiste de Paris, sa première adjointe pressentie à sa succession, Anne Hidalgo, le patron du PS, Harlem Désir, l'UMP Roselyne Bachelot, qui précise sur Twitter qu'elle viendra avec ses enfants, Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, l'homme d'affaires et ex-compagnon d'Yves Saint Laurent, Pierre Bergé. La ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, présente le 16 décembre en dépit de la consigne donnée aux membres du gouvernement, pourrait bien y participer aussi.

De Denfert à la Bastille

La manifestation partira à 14h de Denfert-Rochereau pour rejoindre la Bastille. Venez nombreux, et amenez vos hétéros

jeudi 5 juillet 2012

Adoption pour les homos: NKM est contre


Si elle est favorable à "l'officialisation en mairie de l'union homosexuelle", Nathalie Kosciusko-Morizet s'est déclarée hostile jeudi au droit à l'adoption pour les homosexuels lors de l'émission "Questions d'info" LCP/Le Monde/France info/AFP.

La ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé jeudi le dépôt du projet de loi sur le droit au mariage et à l'adoption pour tous dès la rentrée parlementaire, en vue de son adoption début 2013.

"L'officialisation en mairie d'une union homosexuelle est quelque chose qui me semble légitime", a expliqué la députée UMP Nathalie Kosciusko-Morizet. D'ailleurs, "on me l'a demandé récemment, j'ai accepté de le faire. Cela ne s'est pas encore fait mais j'ai accepté de le faire".

"En revanche l'adoption non. Je ne suis pas d'accord", a-t-elle ajouté. "La famille n'est pas organisée de manière essentielle comme ça, et dire que tout est pareil, c'est pas la réalité".

"Est ce qu'une famille homosexuelle et une famille hétérosexuelle, c'est pareil?", a-t-elle lancé. Sa réponse était visiblement non.

mardi 3 juillet 2012

Mariage Homo : Jean-Marc Ayrault confirme


"Au premier semestre 2013, le droit au mariage et à l'adoption sera ouvert à tous les couples, sans discrimination", a confirmé mardi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lors de sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale.

Une petite phrase très attendue par la communauté LGBT, quelques jours après la gay pride de Paris, et qui a aussitôt provoqué une bronca de la droite. "Pauvre France!", a réagi Christine Boutin sur twitter, alors que Jean-François Copé se disait "très déçu" par le discours de M. Ayrault.

"Je ne suis pas favorable au mariage des couples homosexuels", a expliqué dimanche le patron de l'UMP. L'ancien Premier ministre François Fillon y étant aussi hostile, il ne faut donc guère s'attendre à une ouverture à droite pendant le débat.

Une situation qui a provoqué la colère de GayLib, association qui tente de défendre les droits des homosexuels à l'UMP. Le président de Gaylib a fait part de sa "stupéfaction" dans une lettre ouverte adressée à Jean-François Copé. "Vous même nous donniez l'assurance qu'à titre personnel vous étiez favorable à une évolution de la législation en ce sens, mais que vous ne pouviez pas vous substituer aux choix du candidat Sarkozy, position que nous comprenions et respections", accuse Emmanuel Blanc. "En vous positionnant aussi fermement dans le refus de l'accès au mariage à tous les couples, vous fermez le débat".

"Je vous pose la question très solennellement: Les homosexuels sont-ils encore les bienvenus à l'UMP?", conclut Emmanuel Blanc.

dimanche 1 juillet 2012

Dernière Gay Pride avant le mariage!



Si tout se passe comme promis, la Gay Pride 2012 était la dernière avant l'ouverture du mariage aux couples homosexuels en France. Elu en mai, François Hollande s'y est engagé pour le printemps 2013 au plus tard.

A Paris, la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT) a rassemblé plus de 60.000 personnes le 30 juin, selon la préfecture citée par les médias, soit environ le double de l'année précédente. Une mobilisation qui témoigne de la volonté de voir le nouveau gouvernement tenir l'engagement 31 de l'ex-candidat Hollande: mariage et adoption pour tous.

La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, a déclaré au "Parisien" qu'un projet de loi serait présenté au Parlement à la rentrée 2012. "Dans un an, les personnes du même sexe pourront se marier", a-t-elle assuré.

Le débat promet d'être vif et risque de ne rien avoir à envier à celui du PACS en termes d'homophobie et de clichés nauséabonds (cf LToutes sur les intégristes et UNAF). La loi devrait cependant être adoptée, la gauche détenant la majorité absolue au Parlement.

En 2013, la France devrait devenir le huitième pays d'Europe à légaliser le mariage pour les couples lesbiens et gays, après les Pays-Bas (2001), la Belgique (2003), l'Espagne (2005), la Suède (2009), la Norvège (2009), le Portugal (2010) et l'Islande (2010).

mardi 26 juin 2012

Mariage gay: Dominique Bertinotti huée

La ministre de la Famille Dominique Bertinotti a été huée samedi, alors qu'elle défendait l'ouverture du mariage et de l'adoption aux homosexuels devant l'Union nationale des associations familiales de France (Unaf) à Toulon.

Selon le quotidien Var Matin, elle a déclenché une bronca lorsqu'elle a défendu "l’adoption et le mariage pour tous les couples". "Même Nadine Morano, qui était très ‘clivante’, ne s'était jamais fait huer comme ça", a confié un habitué au quotidien.

L’association est un partenaire phare des pouvoirs publics dans la définition de la politique familiale en France.

"Le mariage et l’adoption par des couples de même sexe ? Qui peut prétendre que cette réforme ne pose pas des questions vis-à-vis des enfants ?", avait lancé un peu plus tôt le président de l’Unaf, François Fondard. "Une famille, c’est l’institutionnalisation de la différence des sexes", avait-il dit, sous les applaudissements.

Et d'ajouter: "l’adoption par un couple homosexuel est une mauvaise solution".

jeudi 17 mai 2012

Mariage pour tous: le gouvernement maintient



A peine devenu Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a réaffirmé à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie le 17 mai que les couples homosexuels pourraient bientôt se marier et adopter, comme l'a promis le nouveau président, François Hollande.

Le gouvernement socialiste "mettra en oeuvre l'engagement du président de la République d'ouvrir le droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels", a fait savoir Matignon. Paris est "déterminé à faire reculer les préjugés et à mettre un terme aux discriminations et aux violences (...) commises à raison de l'orientation ou de l'identité de genre".

Lors de sa campagne, François Hollande a promis le mariage et l'adoption aux couples gays et lesbiens pour le printemps 2013 au plus tard.




Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, a également réitéré ces engagements. "Je suis pour le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels", a-t-elle écrit sur son compte Twitter, ajoutant qu'elle "préfère dire 'les familles' que 'la famille' car les formes de famille ont évolué: familles monoparentales, homoparentales, recomposées..."

Et la maire du IVe arrondissement de Paris de répéter sur France Info que "les formes (de la famille) sont multiples (...) classiques, recomposées, monoparentales, homoparentales" et qu'"il faut que chacun de ces types de famille puisse trouver exactement les mêmes droits, le même regard aussi de la société, sur des choix de vie qui sont tout à fait respectables quels qu'ils soient".



Dominique Bertinotti sur France Info (mariage à partir de 3.50) par FranceInfo


"Je suis dans un arrondissement où les familles homoparentales sont une réalité et (elles ont souvent) encore cette difficulté à pouvoir simplement dire ce qu'elles vivent. Il y a souvent beaucoup d'amour, beaucoup d'affection et je ne vois pas pourquoi il y aurait encore des discriminations en la matière", a insisté Dominique Bertinotti.

Sept pays d'Europe ont déjà ouvert le mariage à tous les couples, homos ou hétéros: les Pays-Bas (2001), la Belgique (2003), l'Espagne (2005), la Suède (2009), la Norvège (2009), le Portugal (2010) et l'Islande (2010).

mardi 20 mars 2012

Hollande: mariage et adoption pour les homos au printemps 2013

Photo francoishollande.fr


François Hollande promet de faire voter l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels "au plus tard au printemps 2013".

Le candidat socialiste à l'Elysée en mai, donné favori dans les sondages, estime dans un long entretien au magazine "Têtu" d'avril que "si on veut un bon débat, mieux vaut qu'il puisse commencer au début de l'année 2013 et se terminer au printemps", une fois traitées les questions financières. "Le printemps, ce n'est pas une mauvaise saison pour se marier!"
Nous ferons cette révolution tranquillement, avec le souci de convaincre et de faire avancer la société française", assure François Hollande.

Interrogé sur l'argument du président sortant Nicolas Sarkozy pour qui ouvrir le mariage aux couples lesbiens et gays risquerait de "brouiller l'image de cette institution sociale", le candidat socialiste répond que "le mariage, au contraire, sera consacré s'il est ouvert à tous. Il sera même renforcé!".

François Hollande réaffirme par ailleurs qu'il est favorable à l'ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux couples de lesbiennes, "aux conditions d'âge", dans le cadre d'"un projet parental" et dans le "respect de l'anonymat du don des gamètes".

Il se déclare en revanche hostile aux mères porteuses (gestation pour autrui, GPA), refusant "la marchandisation du corps", même s'il estime qu'il faudra un débat sur le statut des enfants nés par GPA, en général à l'étranger.

Et, comme Nicolas Sarkozy, son principal adversaire à la présidentielle, Hollande pense qu'il faut attendre le collège pour aborder la lutte contre l'homophobie à l'école, "parce que c'est à ce moment-là que ces questions se posent pour les adolescents".


Gilles Wullus de "Têtu" sur Hollande et Sarkozy (de 4min15 à 8min30)


Pour Gilles Wullus, directeur de la rédaction de Têtu interrogé sur France-Info, Sarkozy "n'avait pas vraiment préparé cette interview", contrairement à celle qu'il avait donnée au magazine en 2007. "Il a improvisé pas mal de choses et il n'avait quasiment rien à proposer".

jeudi 15 mars 2012

Homoparentalité: un couple lesbien perd en justice



La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a statué contre une famille homoparentale. Saisie par un couple lesbien qui s'était vu refuser par la justice française l'adoption simple de la fillette du couple par sa mère sociale, elle a estimé qu'il n'y avait pas discrimination.

"Perdu, CEDH estime qu'il y a pas de discrim. Now pour changer la Loi, faut changer de President. Que les 3,5 millions d'homos votent a gauche", a immédiatement réagi sur Twitter l'avocate du couple, Me Caroline Mécary, par ailleurs conseillère régionale Europe Ecologie-Les Verts (EELV) en Ile-de-France.

Nathalie D. avait donné naissance à A. en 2000, à la suite d'une insémination artifielle réalisée en Belgique avec donneur anonyme, dans le cadre de son couple avec Valérie G., avec qui elle vivait depuis 1989 et s'est pascée en 2002. En 2006, le tribunal a rejeté la demande d'adoption simple de la petite A. par sa mère sociale, en faisant valoir que cette mesure priverait la mère biologique de tout droit sur son enfant. La décision a été confirmée en appel.

La CEDH a botté en touche le 15 mars 2012: elle estime qu'il n'y a pas discrimination fondée sur l'orientation sexuelle des deux femmes "puisque les couples hétérosexuels pacsés se voient également refuser les adoptions simples".

A cette différence près que les couples hétérosuels peuvent, eux, se marier et obtenir le partage de l'autorité parentale entre le parent d'origine et l'adoptant. D'où la conclusion de Me Mécary: la solution réside dans l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels.

lundi 5 mars 2012

La moitié des Français pour l'adoption par les homos



La moitié (51%) des Français sont favorables à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels, contre 46% en 2005, selon un sondage Ifop pour "Femme actuelle" et "Enfant Magazine". Ils restent réticents à parler de "famille" dans ce cas 48%) ou dans celui des couples gays et lesbiens élevant des enfants issus de précédentes unions (50%), mais on mesure le chemin parcouru par rapport aux 24% d'acceptation de 1998.

On note cependant que l'Ifop estimait que 58% des Français étaient favorables à l'adoption par les couples homosexuels en juin 2011 dans une autre enquête réalisée pour "Ouest-France Dimanche" (cf LToutes). Les femmes de moins de 35 ans, sans pratique religieuse et de gauche se montrent les plus progressistes en la matière.

Autre enseignement du sondage pour "Femme actuelle": 83% des Français sont d'accord pour un statut du beau-parent, auquel Nicolas Sarkozy a renoncé devant la levée de boucliers de sa droite. Le président sortant s'oppose également au mariage des homosexuels, qui fait partie, avec l'adoption, des promesses du candidat socialiste à l'Elysée, François Hollande.

(Sondage réalisé du 13 au 17 janvier 2012 par questionnaire auto-administré en ligne auprès d'un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée d'au moins 18 ans, sélectionné selon la méthode des quotas; marge d'erreur d'environ plus ou moins 3 points sur l'adoption, 2,5 pour le statut du beau-parent)

jeudi 9 février 2012

Sarkozy dit non au mariage gay



Nicolas Sarkozy n'est "pas favorable" au mariage des couples homosexuels. Cela "ouvrirait la porte à l'adoption" et pourrait "brouiller l'image de cette institution essentielle qu'est le mariage", se justifie le président sortant et candidat présumé à sa propre succession dans un entretien au "Figaro Magazine" daté du 11/02/2012.

L'ouverture du mariage à tous risquerait surtout de fracturer la majorité au pouvoir à quelques encâblures de la présidentielle (22 avril/6 mai 2012). Car à en croire un sondage BVA de janvier pour "Le Parisien"/"Aujourd'hui en France", 51% des sympathisants de droite sont pour le mariage homo, et 44% pour l'adoption, deux mesures inscrites dans le programme présidentiel socialiste.

Toutes tendances politiques confondues, 63% des Français sont d'accord pour que les couples lesbiens et gays se marient (contre 48% en 2000), et 56% également pour qu'ils puissent adopter (28% en 1998).

"Je sais qu'il existe, de fait, des situations particulières avec des hommes et des femmes qui assument parfaitement leur rôle parental. Mais elles ne m'amènent pas à penser qu'il faudrait inscrire dans la loi une nouvelle définition de la famille", explique Nicolas Sarkozy.





Sarkozy rappelle qu'il avait proposé en 2007 "un contrat d'union civile" (CUC!) mais affirme qu'il était "inconstitutionnel" de le réserver "aux seuls homosexuels" et "aurait porté atteinte à l'institution du mariage". "Cependant, j’ai veillé à garantir aux homosexuels les mêmes avantages en termes de succession et de fiscalité qu’aux couples mariés, mais dans le cadre du PACS", insiste-t-il. Son projet de statut du beau-parent a aussi été enterré pour ménager les plus à droite du parti présidentiel.

Comme pour préparer le "non" de Sarkozy au mariage homosexuel, son Premier ministre, François Fillon, réitérait son opposition il y a quelques jours sur France 2, au nom de "la sécurisation des enfants" (*).

A l'heure où François Hollande apparaît comme le favori de la présidentielle dans les sondages, et même si le candidat socialiste a tout sauf déjà gagné la partie, Sarkozy peut être tenté de donner des gages à l'aile la plus réactionnaire de la droite pour chasser sur les terres frontistes. Quitte à investir un Christian Vanneste, pour qui l'homosexualité représente une menace pour l'humanité, aux législatives de juin prochain dans le Nord, alors qu'il avait été jugé trop sulfureux pour porter l'étiquette UMP en 2007.

* Les estimations varient sur le nombre d'enfants de familles homoparentales: de plus de 30.000 selon l'INED (Institut national d'études démographiques), qui reconnaît ne pas disposer des outils adaptés à cette question, à 300.000 selon l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), qui tente de prendre en compte des configurations très diverses.

mercredi 13 juillet 2011

L'UMP veut une "famille durable" hétéro


Hervé Mariton

La "famille durable" que veut "promouvoir" l'UMP est résolument... hétéro.

Dans le rapport du groupe de travail sur la famille présenté par les députés Hervé Mariton et Anne Grommerch, le parti présidentiel défend plus que jamais "le mariage comme lien de deux personnes de sexe différent" et entend réserver l'adoption aux hétéros, en couple si possible.

L'UMP préconise en effet de réserver en priorité l'adoption aux couples hétérosexuels ou aux seuls célibataires appartenant au cercle familial de l'enfant (oncle, tante...), quand ses parents sont décédés.

Car "avoir deux parents de sexe différent (est) un bien élémentaire de l'enfant", écrivent-ils. Quant à la monoparentalité, elle "peut être une circonstance de la vie, elle ne doit pas fonder le projet". L'adoption d'un enfant par un célibataire est pourtant possible en France depuis 1966.


Anne Grommerch
Réservé aux seuls hétérosexuels, le mariage doit quant à lui être "mis en avant" par rapport au PACS, estiment-ils. Car "un contrat civil comme le PACS, qui s'inscrit dans l'instant, ne peut porter les mêmes droits que l'institution du mariage, qui s'inscrit dans l'avenir".

L'UMP souhaite donc que soit maintenue "une différence subjective et créancière de droits entre le PACS ou le concubinage et le mariage". Et de réclamer le rétablissement du cadeau fiscal réservé aux seuls jeunes mariés. On est bien loin du statut du beau-parent promis par Nicolas Sarkozy. Ah oui, c'était avant qu'il ne soit président.

L'UMP veut une "famille durable" hétéro


Hervé Mariton

(Actualisé avec les réactions d'associations LGBT)

La "famille durable" que veut "promouvoir" l'UMP est résolument... hétéro.

Dans le rapport du groupe de travail sur la famille présenté par les députés Hervé Mariton et Anne Grommerch, le parti présidentiel défend plus que jamais "le mariage comme lien de deux personnes de sexe différent" et entend réserver l'adoption aux hétéros, en couple si possible.

Le rapport a évidemment fait bondir les associations LGBT, comme Act Up, qui estime que "l'UMP reste bien ce concentré de haine envers les pédés, les gouines, les trans", l'Association des parents gays et lesbiens (APGL) ou SOS Homophobie, qui se dit "révoltée par tant de mépris et de méconnaissance" des homosexuels et "des dizaines de milliers de familles homoparentales", et s'inquiète "de ce qui semble être un mouvement de fond au sein du parti majoritaire".

L'UMP préconise en effet de réserver en priorité l'adoption aux couples hétérosexuels ou aux seuls célibataires appartenant au cercle familial de l'enfant (oncle, tante...), quand ses parents sont décédés.

Car "avoir deux parents de sexe différent (est) un bien élémentaire de l'enfant", écrivent-ils. Quant à la monoparentalité, elle "peut être une circonstance de la vie, elle ne doit pas fonder le projet". L'adoption d'un enfant par un célibataire est pourtant possible en France depuis 1966.

Anne Grommerch
Réservé aux seuls hétérosexuels, le mariage doit quant à lui être "mis en avant" par rapport au PACS, estiment-ils. Car "un contrat civil comme le PACS, qui s'inscrit dans l'instant, ne peut porter les mêmes droits que l'institution du mariage, qui s'inscrit dans l'avenir".

L'UMP souhaite donc que soit maintenue "une différence subjective et créancière de droits entre le PACS ou le concubinage et le mariage". Et de réclamer le rétablissement du cadeau fiscal réservé aux seuls jeunes mariés. On est bien loin du statut du beau-parent promis par Nicolas Sarkozy. Ah oui, c'était avant qu'il ne soit président.

samedi 25 juin 2011

Les Français pour le mariage gay à 63%


Plus de six Français sur dix (63% contre 37%) sont favorables au mariage des couples de même sexe et 58% à l'adoption pour les couples homosexuels (42% contre), selon un sondage IFOP pour le journal "Ouest-France Dimanche".

L'enquête montre une nouvelle fois que les Français sont plus attachés à l'égalité des droits entre hétérosexuels et homosexuels qu'une partie de leurs représentants politiques, puisque la proposition de loi socialiste en faveur de l'ouverture du mariage aux couples gays et lesbiens a été rejetée à l'Assemblée nationale le 14 juin dernier.


Seuls quelques députés de droite comme Jean-Louis Borloo, Yves Jego, Axel Poniatowski, Franck Riester et Henriette Martinez avaient osé rompre le front UMP-Nouveau Centre en votant pour le texte, néanmoins refoulé par 293 voix contre 222, et 16 abstentions (dont Nicole Ameline, Edwige Antier, Christian Estrosi, Alain Bocquet, François Bayrou et Jean Lassalle).

Le sondage témoigne d'une tendance profonde dans la société française ces dernières années: 51% de "oui" au mariage pour tous en mai 1995 (39% pour l'adoption), 56% en juin 2000 (37% pour l'adoption) et 64% en mai 2004 (49% pour l'adoption). L'adoption pour les couples homosexuels a fini par atteindre les 51% en juin 2008.

On constate toutefois un triple clivage, sexuel, générationnel et politique: 68% des femmes sont pour le mariage homosexuel contre 58% des hommes (adoption: 64% des femmes, 50% des hommes), les plus de 65 ans y restent majoritairement opposés (54% contre le mariage, 57% contre l'adoption), et si le mariage homo recueille 82% de "oui" à gauche (adoption: 70%), la droite le rejette à 59% (adoption: 63% contre).

Le cas des centristes du MoDem devrait attirer l'attention de leur patron aux prétentions présidentielles, François Bayrou: alors qu'il s'oppose à l'ouverture du mariage aux couples homosexuels, préférant une union civile, ses sympathisants sont favorables à 59% au mariage et à 55% à l'adoption.

(Sondage IFOP pour "Ouest-France Dimanche" réalisé du 21 au 23 juin 2011 par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon de 1.006 personnes âgées d'au moins 18 ans et représentatif de la population française, sélectionné selon la méthode des quotas).

dimanche 19 juin 2011

Le Liechtenstein dit oui au PACS


Les électeurs du Liechtenstein ont approuvé à une écrasante majorité la loi créant un partenariat enregistré pour les couples lesbiens ou gays.

Le "oui" l'a emporté au référendum avec 68,8% des voix contre 31,2% pour le "non", porté surtout par des organisations catholiques. Les trois quarts des électeurs inscrits (74,2%) ont voté.

Ce PACS ouvre les mêmes droits aux couples homosexuels qu'aux hétérosexuels en matière d'héritage, de protection sociale ou de fiscalité mais ne leur permet pas d'adopter ou de recourir à la procréation médicalement assistée (PMA).