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lundi 5 mars 2012

La moitié des Français pour l'adoption par les homos



La moitié (51%) des Français sont favorables à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels, contre 46% en 2005, selon un sondage Ifop pour "Femme actuelle" et "Enfant Magazine". Ils restent réticents à parler de "famille" dans ce cas 48%) ou dans celui des couples gays et lesbiens élevant des enfants issus de précédentes unions (50%), mais on mesure le chemin parcouru par rapport aux 24% d'acceptation de 1998.

On note cependant que l'Ifop estimait que 58% des Français étaient favorables à l'adoption par les couples homosexuels en juin 2011 dans une autre enquête réalisée pour "Ouest-France Dimanche" (cf LToutes). Les femmes de moins de 35 ans, sans pratique religieuse et de gauche se montrent les plus progressistes en la matière.

Autre enseignement du sondage pour "Femme actuelle": 83% des Français sont d'accord pour un statut du beau-parent, auquel Nicolas Sarkozy a renoncé devant la levée de boucliers de sa droite. Le président sortant s'oppose également au mariage des homosexuels, qui fait partie, avec l'adoption, des promesses du candidat socialiste à l'Elysée, François Hollande.

(Sondage réalisé du 13 au 17 janvier 2012 par questionnaire auto-administré en ligne auprès d'un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée d'au moins 18 ans, sélectionné selon la méthode des quotas; marge d'erreur d'environ plus ou moins 3 points sur l'adoption, 2,5 pour le statut du beau-parent)

jeudi 19 janvier 2012

Présidentielle 2012: les homos penchent à gauche



Les homosexuels et bisexuels sont plus ancrés à gauche que la moyenne des Français mais aussi attirés qu'eux par l'extrême droite à l'approche de la présidentielle 2012, selon une note de l'institut IFOP pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF). Ils sont par ailleurs moins abstentionnistes, moins hésitants et plus constants dans leurs choix politiques que leurs concitoyens en général.

Les candidats de gauche attirent la moitié (49,5%) des suffrages des lesbiennes, gays et bi, contre 40,5% chez le reste des Français, et même 53% pour les homosexuels revendiqués, dont un tiers pour François Hollande.

Le président sortant Nicolas Sarkozy et les candidats déclarés de la droite parlementaire comme Dominique de Villepin rassemblent à peine 20% des intentions de vote des homosexuels et 25% de celles des bisexuels, contre 32,5% chez l'ensemble des Français. Au centre, François Bayrou plaît à 9% homos (10%) et bi (8%), contre 6,5% pour l'ensemble des électeurs.

En revanche, 20% des bi et 17% des homos sont attirés par l'extrême droite, pourtant peu réputée pour son homophilie, et Marine Le Pen réalise le même score chez les hétéros (19,5%) que chez les LGBT (19% environ; 20% chez les bi, 17% chez les homos).

L'IFOP estime qu'on compte 3,2 millions de "personnes affirmant une part d'homosexualité" en France, dont 1,5 million d'homos et 1,7 million de bi. D'après l'enquête de l'institut, les lesbiennes, gays et bi représentent 6,5% de la population âgée de 18 ans et plus (3% se revendiquant homos et 3,5% bi): un électorat non négligeable, mesdames et messieurs les politiques...

samedi 25 juin 2011

Les Français pour le mariage gay à 63%


Plus de six Français sur dix (63% contre 37%) sont favorables au mariage des couples de même sexe et 58% à l'adoption pour les couples homosexuels (42% contre), selon un sondage IFOP pour le journal "Ouest-France Dimanche".

L'enquête montre une nouvelle fois que les Français sont plus attachés à l'égalité des droits entre hétérosexuels et homosexuels qu'une partie de leurs représentants politiques, puisque la proposition de loi socialiste en faveur de l'ouverture du mariage aux couples gays et lesbiens a été rejetée à l'Assemblée nationale le 14 juin dernier.


Seuls quelques députés de droite comme Jean-Louis Borloo, Yves Jego, Axel Poniatowski, Franck Riester et Henriette Martinez avaient osé rompre le front UMP-Nouveau Centre en votant pour le texte, néanmoins refoulé par 293 voix contre 222, et 16 abstentions (dont Nicole Ameline, Edwige Antier, Christian Estrosi, Alain Bocquet, François Bayrou et Jean Lassalle).

Le sondage témoigne d'une tendance profonde dans la société française ces dernières années: 51% de "oui" au mariage pour tous en mai 1995 (39% pour l'adoption), 56% en juin 2000 (37% pour l'adoption) et 64% en mai 2004 (49% pour l'adoption). L'adoption pour les couples homosexuels a fini par atteindre les 51% en juin 2008.

On constate toutefois un triple clivage, sexuel, générationnel et politique: 68% des femmes sont pour le mariage homosexuel contre 58% des hommes (adoption: 64% des femmes, 50% des hommes), les plus de 65 ans y restent majoritairement opposés (54% contre le mariage, 57% contre l'adoption), et si le mariage homo recueille 82% de "oui" à gauche (adoption: 70%), la droite le rejette à 59% (adoption: 63% contre).

Le cas des centristes du MoDem devrait attirer l'attention de leur patron aux prétentions présidentielles, François Bayrou: alors qu'il s'oppose à l'ouverture du mariage aux couples homosexuels, préférant une union civile, ses sympathisants sont favorables à 59% au mariage et à 55% à l'adoption.

(Sondage IFOP pour "Ouest-France Dimanche" réalisé du 21 au 23 juin 2011 par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon de 1.006 personnes âgées d'au moins 18 ans et représentatif de la population française, sélectionné selon la méthode des quotas).