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samedi 25 avril 2015

Lio et la PMA : pas d'enfant pour les homos

Lio contre la PMA: pas d'enfants pour les homosexuels
Pour Lio, "quand on choisit d'aimer quelqu'un du même sexe, on choisit de ne pas avoir d'enfant à la base". Bref, l'homosexualité est un choix, la stérilité en est le prix. La chanteuse avait déjà exprimé son opposition à la PMA fin 2014 sur France2, projetant sur les homosexuels son échec avec ses propres enfants, mais elle a précisé son point de vue dans une émission diffusée samedi 25 avril 2015 sur TV5Monde.

mercredi 7 mai 2014

Hollande: pas de PMA au programme

La PMA pour les couples de lesbiennes ne figure pas au "programme du gouvernement". François Hollande clôt le débat, après avoir fait porter le message par ses ministres pendant plusieurs mois. Pour Bruno Le Roux, chef des députés PS, la PMA aurait dû être incluse dans le mariage pour tous.

mardi 8 avril 2014

Famille: le rapport qui veut ouvrir la PMA aux lesbiennes

Ouvrir la PMA aux couples de femmes, reconnaître les enfants nés par mère porteuse (GPA) à l'étranger ou élargir les droits du beau-parent... A lire ces recommandations politiquement explosives, on comprend pourquoi le Rapport sur la famille n'est publié qu'après les élections municipales.

samedi 18 mai 2013

Premier mariage gay le 29 mai 2013 à Montpellier

Paris, 23 avril 2013: on fête l'adoption du mariage pour tous


Vincent Autin et son compagnon Bruno seront le premier couple homosexuel à se marier légalement en France le 29 mai 2013, à Montpellier. "Ce n'est pas un mariage militant, c'est un mariage d'amour comme tous les autres!", a souligné Vincent, président de l'InterLGBT régionale, sur BFMTV.

La cérémonie sera conduite par la maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, fervente militante de l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples gays et lesbiens. François Hollande a tenu sa promesse électorale et promulgué le mariage pour tous ce samedi 18 mai, au lendemain de la validation par le Conseil constitutionnel de la loi du 23 avril.


France: 1er mariage gay le 29 mai 2013


Vincent et Bruno se sont déclarés "émus" et "honorés" d'ouvrir le bal du mariage pour tous et ont précisé qu'ils offriraient un "vin d'honneur citoyen" à tous ceux qui partagent leur joie.

La France est le 9e pays d'Europe et le 15e du monde à légaliser le mariage des couples homosexuels mais les lesbiennes restent sur leur faim, le gouvernement ayant soumis l'accès à la procréation médicalement assistée (PMA) à l'avis du Conseil national d'éthique, qui sera probablement négatif, à en juger par les précédents en la matière.

vendredi 17 mai 2013

Hollande promulguera le mariage pour tous le 18 mai 2013


A vos faire-part! Les couples de gays et lesbiennes pourront se marier dès juin 2013 en France, 30 ans après la dépénalisation de l'homosexualité. François Hollande promulguera la loi sur le mariage pour tous ce samedi 18 mai, au lendemain de sa validation par le Conseil constitutionnel. Un grand concert est prévu mardi place de la Bastille pour célébrer l'événement, en compagnie notamment de Mika et de Mademoiselle K.
"Les premiers mariages, les premières adoptions vont avoir lieu très bientôt, dans une dizaine ou une douzaine de jours tout au plus", s'est réjoui Nicolas Gougain, porte-parole de l'InterLGBT. Il a exprimé sur France-2 "beaucoup de fierté, beaucoup d'émotion de voir enfin cette loi entièrement validée".
 
Hollande promulguera le mariage pour tous le 18 mai 2013

"Une loi de consensus"

"Je sais que cette loi (...) sera dans quelques mois considérée comme une loi de consensus, de réconciliation, de progrès. C'est ainsi que toutes les évolutions se sont faites dans la République", a déclaré François Hollande, appelant les anti-mariage pour tous au "respect de la loi de la République".


"Je me réjouis que mon gouvernement ait fait avancer l'égalité. Tous mes voeux de bonheur aux futur-e-s marié-e-s!", a tweeté le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. "Faut que je pense à réserver fin août dans l'Aude pour le mariage de mon pote Juju", s'est exclamé de son côté le chef des sénateurs verts, Jean-Vincent Placé.
A droite, Roselyne Bachelot, militante acharnée du PACS puis du mariage et de l'adoption malgré l'opposition de son camp, a salué la décision du Conseil constitutionnel d'un grand "Youpeeeeee! (...) J'en pleure de bonheur!". 

Copé lâche les anti-mariage gay

Les opposants au mariage homosexuel ont prévu de manifester le 26 mai à Paris mais contrairement à eux, Jean-François Copé, patron contesté de l'UMP, a visiblement déjà tourné la page. "Je regrette mais je respecte" la décision des Sages, a-t-il écrit, "la manifestation du 26 mai pour moi prendra un sens différent: s'opposer plus globalement à la politique familiale du gouvernement".

Pierre Bergé a pour sa part dénoncé un "appel à l'émeute" des anti-mariage-gay pour le 26 mai. "Les gens qui voudront se marier se marieront sous la protection des CRS (...) C'est pathétique", a réagi l'ex-compagnon d'Yves Saint Laurent et homme d'affaires, sur BFM. "On dit que (Hollande) n'a pas fait grand-chose mais déjà il a fait ça et c'est beaucoup", a-t-il ajouté.
Comme les hétéros désormais, les couples gays et lesbiens pourront passer devant le maire à la date qui leur convient, au moins dix jours pleins après la publication des bans, c'est-à-dire à partir du onzième jour. Du côté des symboles, on notera que les Sages ont validé la loi du 23 avril sur le mariage pour tous en pleine Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie...

Un long chemin, la PMA en suspens

Rappelons que la France est le 9e pays d'Europe et le 15e du monde à légaliser le mariage des couples de même sexe (sans compter Mexico et 12 Etats des USA plus le district de Columbia).
François Hollande s'était engagé à ouvrir le mariage et l'adoption aux couples gays et lesbiens s'il était élu. Il l'aura fait près de 31 ans après la dépénalisation de l'homosexualité (1982), 13 ans après le PACS (1999) et huit ans après la célébration d'un mariage -invalidé depuis- entre deux hommes par le maire écologiste de Bègles, Noël Mamère. Un long parcours qui n'est pas fini pour les lesbiennes, qui redoutent un avis négatif du Conseil national d'éthique sur l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA).

mardi 7 mai 2013

Deneuve trouve bizarre le mariage pour tous

Pour Catherine Deneuve, le mariage pour tous, "c'est bizarre". On mesure alors le gouffre qui sépare le monde des hétéros de celui des homos. Car l'actrice, icône gay, ex-ambassadrice et amie d'Yves Saint Laurent, s'avoue "perplexe" à l'idée que des couples de gays et lesbiennes vont bientôt pouvoir se marier en France, alors que "tous les gens divorcent".

Mais Catherine Deneuve, que l'on aurait pu imaginer demoiselle d'honneur en smoking au mariage d'Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, reste avant tout une hétérote, qui ne comprend pas que des gays et lesbiennes partagent les rêves petit-bourgeois du Français lambda. Qu'ils veuillent avoir le droit de se marier, de ne pas se marier ou de divorcer. Comme tout le monde.

"Tout le monde divorce"

Catherine Deneuve a expliqué au Petit Journal de Canal Plus qu'elle aurait "préféré qu'on améliore beaucoup le Pacs et qu'on favorise l'adoption pour les homosexuels". "Je comprends pas pourquoi on veut se marier quand tous les gens divorcent", a-t-elle lancé, ajoutant que "la question de droit aurait pu être réglée autrement quand même, que par le mariage".

Deneuve invoque benoîtement l'argument éculé de l'institution tellement dépassée que son ouverture aux homos ne sert à rien. La légalisation des mariages homosexuels n'est pourtant que la reconnaissance par la loi de l'égalité de ces couples avec ceux des hétéros, pas un débat sur l'avenir du mariage.

La vidéo de Deneuve sur le mariage pour tous


Deneuve contre le "mariage pour tous" par LeHuffPost

vendredi 12 avril 2013

Mariage homo: Hollande accélère, les anti en colère





Le gouvernement français a donné un coup d'accélérateur au mariage gay vendredi, rendant hystériques les anti.

Le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels a été adopté à main levée au Sénat ce 12 avril 2013 et reviendra à l'Assemblée nationale dès le 17 avril.

Les députés devront se prononcer sur les quelques amendements introduits à la chambre haute. Si le texte n'est pas modifié, les couples de lesbiennes et de gays pourront se marier cet été.

Cette perspective a déclenché de nouvelles manifestations des opposants au mariage pour tous, Frigide Barjot poussant de hauts cris tandis que Christine Boutin évoquait sur Twitter la possibilité d'une guerre civile.

A l'UMP, Jean-François Copé a accusé Hollande de faire un "coup de force" et Hervé Mariton a dénoncé un "coup d'État législatif". On sait déjà qui on n'invitera pas aux noces...


jeudi 28 mars 2013

Hollande rappelle aux anti-mariage gay le verdict des urnes

François Hollande a remis à leur place les opposants au mariage pour tous qui manifestaient devant France 2 pendant son intervention télévisée le 28 mars 2013. "Il y a un moment où il faut aussi accepter la légitimité du Parlement et du suffrage", a lâché le président, élu en mai 2012.

Hollande a rappelé que l'ouverture mariage aux couples de même sexe était l'un de ses engagements de campagne. C'est "une égalité pour tous, une égalité des droits donnés à tous, sans qu'aucun droit soit repris aux autres", a-t-il souligné.

"Je respecte ces contradictions qui existent dans la société française" mais "il y a un moment où il faut aussi accepter la légitimité du Parlement et du suffrage", a lancé François Hollande, quelques jours après la "Manif pour tous" qui a rassemblé au moins 300.000 opposants au mariage pour tous à Paris.

Le président socialiste s'est montré beaucoup moins ferme sur l'accès des couples de lesbiennes à la procréation médicalement assistée, qui déchire la majorité.

"La PMA, ça, ce n'est pas dans le texte, c'est renvoyé au Comité national d'éthique qui va donner un avis à la fin de l'année. Je respecterai ce que dira le Comité national d'éthique. Je ne veux pas préjuger", a assuré Hollande, sachant que ce comité consultatif s'est déjà prononcé contre par le passé. Un quasi-enterrement qui ne dit pas son nom.

Quant à la gestation pour autrui, "la GPA, ça, ça restera interdit en France tant que je serai président de la République", donc au moins jusqu'en 2017, a-t-il dit.

Hollande enterre la PMA pour les lesbiennes


 

François Hollande a quasi-enterré l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes en déclarant qu'il respecterait l'avis du Conseil consultatif national d'éthique (CCNE). Or cette instance s'est déjà prononcée contre par le passé.

"La PMA, ça, ce n'est pas dans le texte (sur le mariage pour tous), c'est renvoyé au Comité national d'éthique, qui va donner un avis à la fin de l'année. Je respecterai ce que dira le Comité national d'éthique (...) Je ne veux pas préjuger", a assuré le président français dans son intervention télévisée du 28 mars 2013.

Quant à la gestation pour autrui, "la GPA, ça, ça restera interdit en France tant que je serai président de la République", donc au moins jusqu'en 2017.

En se pliant d'avance au verdict du CCNE, Hollande recule une fois de plus sur la PMA pour les couples lesbiens, déjà zappée du projet de loi sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, et qui fait débat au sein de la majorité. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, soutenait encore début février que le Parlement serait consulté sur la PMA d'ici à la fin de l'année, en soulignant que l'avis du CCNE n'était pas contraignant...

La décision de Hollande de suivre l'avis du Comité national d'éthique ferme très probablement la porte à l'élargissement de la PMA, aujourd'hui réservée aux couples hétérosexuels stériles.

Jean-Claude Ameisen, président du Comité national d'éthique depuis novembre 2012, a assuré au Sénat le 3 octobre 2012 que "concernant la PMA pour les couples de femmes, le CCNE n'(avait) pas d'avis pré-établi", mais le Conseil s'était prononcé contre en 2005.

La PMA, écrivait le Comité national d'éthique, "a toujours été destinée à résoudre un problème de stérilité d'origine médicale et non à venir en aide à une préférence sexuelle". Il craignait qu'avec son élargissement aux couples de lesbiennes ou aux femmes célibataires, la médecine ne soit "simplement convoquée pour satisfaire un droit individuel à l'enfant".

Le CCNE est composé d'un président, d'un secrétaire général et de 39 autres membres nommés pour quatre ans: 5 personnalités appartenant aux "principales familles philosophiques et spirituelles" (courants philosophiques et religions catholique, protestante, juive et musulmane); 19 personnalités choisies pour "leur compétence et leur intérêt pour les problèmes éthiques", et 15 personnalités appartenant au "secteur de la recherche" (Inserm, CNRS, Institut Pasteur…)

samedi 9 février 2013

Le mariage pour tous est pour mardi


Les députés ont rendez-vous avec l'histoire mardi 12 février 2013: le vote solennel sur l'ouverture du mariage aux couples gays ou lesbiens commencera à 16h15. C'est "un texte magnifique, tout simplement", a déclaré la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui l'a défendu bec et ongles face à une opposition vent debout.

L'examen du projet de loi, qui comprend aussi l'adoption, a donné lieu à 10 jours de débats acharnés, soit 109 heures et 30 minutes réparties sur 24 séances, et près de 5.000 amendements examinés, pour s'achever samedi 9 février 2013 à 5h40 du matin. Le Sénat, majoritairement à gauche, s'emparera du texte le 18 mars.

"Ce texte sera voté", souligne Christiane Taubira dans une lettre ouverte à Nathalie Kosciusko-Morizet, qui devrait s'abstenir mardi plutôt que de se prononcer contre avec le groupe UMP. "Je vous appelle à vous-même. Et ce faisant, en espérant que ni les mots ni le ton n’ont changé la nature de cette conversation, je m’adresse à celles et ceux qui hésitent encore: ‘Tiens vis-à-vis des autres ce que tu t’es promis à toi seul. Là est ton contrat’", lui écrit la ministre, citant René Char.

mardi 29 janvier 2013

Taubira défend le mariage pour tous avec panache


 Christiane Taubira a mouillé sa chemise ce 29 janvier 2013 pour défendre le projet de loi du gouvernement sur le mariage pour tous, qui devrait être adopté par la majorité de gauche malgré les plus de 5.000 amendements parfois loufoques déposés par l'opposition. "Enfin le mariage devient une institution universelle", a lancé la garde des Sceaux à l'Assemblée nationale, dénonçant les "mensonges", l'"hypocrisie" ou l'"égoïsme" de l'opposition.

Chahutée par une partie des députés, applaudie par l'autre, Taubira a longuement rappelé l'histoire du mariage civil, issu de la Révolution, soulignant qu'avant cela, comme les couples homosexuels aujourd'hui, les comédiens, protestants ou juifs ont été exclus du mariage religieux -catholique.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a également interpellé l'opposition en prenant le pari qu'une fois la loi votée, "beaucoup d'entre vous viendront me dire: Oui, c'est une avancée, vous avez bien fait de le faire".


Ouvrir le mariage aux couples de lesbiennes et de gays, "c'est un acte d'égalité", a insisté Taubira, assurant qu'"il ne s'agit pas d'un mariage au rabais (...) C'est bien le mariage, avec toute sa charge symbolique". "Nous proclamons par ce texte l'égalité de tous les couples, l'égalité de toutes les familles", a-t-elle lancé sous les huées de l'opposition. Et la majorité d'applaudir debout quand elle ajoute: "Nous sommes fiers de ce que nous faisons."

La ministre des Familles, Dominique Bertinotti, a pour sa part rappelé qu'"il n'y a plus de modèle familial unique". "Cette loi nous oblige à regarder droit dans les yeux la réalité des familles d'aujourd'hui", a-t-elle poursuivi, "refusons les peurs" avec "une vision généreuse de la famille, qui inclut et non qui exclut".

La ministre a cité le président américain Barack Obama, qui a déclaré il y a quelques jours dans son discours de ré-investiture que sa tâche ne serait pas finie "tant que nos frères et nos soeurs gays ne sont pas traités de la même façon par la loi". "Plus personne ne doit être clandestin dans sa famille, dans la société, dans la République", a lancé Bertinotti.

Quant au rapporteur du texte, Erwann Binet, il a affirmé qu'"aucune étude sérieuse" ne constatait de différence entre les enfants de familles hétéro et homoparentales.

L'opposition, notamment Hervé Mariton et Henri Guaino, est tout de suite montée au créneau contre le mariage pour tous, s'enflammant et s'attirant des rappels au règlement.

Le débat sur le mariage et l'adoption pour tous doit s'achever au plus tard le 10 février. La procréation médicalement assistée (PMA), initialement prévue dans le texte, a été renvoyée à un autre projet de loi sur la famille, en mars. "Cette loi est historique car elle fait tomber un bastion de la stigmatisation", a estimé la rapporteuse Marie-Françoise Clergeau. "Les arguments d'hier contre le PACS sont les mêmes que ceux d'aujourd'hui contre le mariage."

- Le projet de loi sur le mariage pour tous

samedi 26 janvier 2013

Une manif pour l'égalité des droits: mariage, adoption, filiation, PMA

Un défilé d'amour contre le déferlement de haine et d'homophobie. Les organisateurs de la manifestation nationale de ce dimanche 27 janvier veulent rassembler plus que les 150.000 personnes du 16 décembre 2012 sur le pavé parisien pour dire un grand "oui" à l'égalité des couples homos et hétéros devant le mariage, l'adoption, la filiation et la PMA (procréation médicalement assistée).

Plus de 5.000 amendements de l'opposition

Tous les soutiens comptent à deux jours de l'ouverture le 29 janvier à l'Assemblée nationale de l'examen du projet de loi du gouvernement sur le mariage pour tous, contre lequel l'opposition de droite a déposé plus de 5.000 amendements et a multiplié les propos homophobes.

"Normalement, on ne devrait pas avoir à descendre dans la rue pour soutenir un texte du gouvernement mais il faut pousser le législateur et le gouvernement à aller jusqu'au bout" des promesses électorales, souligne Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT.



La PMA en suspens

Si le mariage pour tous semble acquis, l'accès des couples lesbiens à la PMA n'est pas gagné, car il n'a pas été inclus dans le projet mais renvoyé à une loi sur la famille attendue en mars. Pour rappeler l'importance de cette mesure pour les femmes, l'association Gouine comme un camion (GCC) procédera dimanche sur le pont Sully, pendant la marche, à un lâcher de ballons sur lesquels sera inscrit "PMA" et "Gouine comme une famille". La PMA n'est ni une question d'éthique, ni de biothique, mais de sécurisation de la famille, de l'enfant, et de santé des femmes qui y recourent", insiste Aurélia Zambon.

Flambée d'homophobie

A la tête de SOS Homophobie, Elisabeth Ronzier constate que le débat sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels a ouvert la porte à "une certaine homophobie décomplexée" qui sa traduit par une brusque augmentation des témoignages de propos homophobes auprès de l'association: plus 30% en décembre 2012, et janvier 2013 est en passe de battre un nouveau record. "La libération de la parole homophobe ne va pas s'arrêter au lendemain du vote de la loi", prévient-elle, s'inquiétant également des risques de passage de l'agression verbale à l'agression physique car "la frange homophobe s'est radicalisée". De son côté, Le Refuge, qui accueille des jeunes LGBT en rupture familiale, a également vu flamber les demandes ces derniers mois.

Mobilisation politique

De nombreux politiques et personnalités ont apporté leur soutien à l'égalité des droits des couples homosexuels et certains ont annoncé qu'ils marcheraient le 27 janvier: Bertrand Delaonë, maire socialiste de Paris, sa première adjointe pressentie à sa succession, Anne Hidalgo, le patron du PS, Harlem Désir, l'UMP Roselyne Bachelot, qui précise sur Twitter qu'elle viendra avec ses enfants, Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, l'homme d'affaires et ex-compagnon d'Yves Saint Laurent, Pierre Bergé. La ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, présente le 16 décembre en dépit de la consigne donnée aux membres du gouvernement, pourrait bien y participer aussi.

De Denfert à la Bastille

La manifestation partira à 14h de Denfert-Rochereau pour rejoindre la Bastille. Venez nombreux, et amenez vos hétéros

lundi 31 décembre 2012

2013, année du mariage des homos


François Hollande a réaffirmé sa détermination à légaliser le mariage des couples homosexuels en France.

Pour le président français, "la France, elle est la France quand elle va de l'avant (notamment) sur l'égalité des droits, y compris le mariage pour tous". "Bien sûr qu'il y a des débats entre nous, et il y en aura en 2013 sur les grandes questions de société. Mais ma conviction est faite", a-t-il assuré lors de ses voeux pour le Nouvel An.

François Hollande a promis l'ouverture du mariage aux couples gays et lesbiens au premier semestre 2013 mais le débat, qui a déjà fait sortir du bois les homophobes de tout poil, s'annonce plus que houleux à l'Assemblée.

Le gouvernement doit présenter son projet de loi le 29 janvier. Une grande manifestation est prévue le 27 janvier pour soutenir ce texte et un amendement PS ouvrant la procréation médicalement assistéee (PMA) aux couples de lesbiennes.

dimanche 16 décembre 2012

Belle manif pour le mariage pour tous et la PMA


Plusieurs dizaines de milliers de personnes -60.000 selon la préfecture, 150.000 selon les organisateurs- ont manifesté dimanche 16 décembre à Paris pour l'ouverture du mariage aux couples homosexuels et l'accès à la PMA (procréation médicalement assistée) pour les lesbiennes. Une nouvelle manif' est prévue pour le 27 janvier 2013.
Photos LToutes

De nombreux élus ont participé à la marche, dont le maire socialiste de la capitale, Bertrand Delanoë, et même la ministre du Logement, l'écologiste Cécile Duflot, venue en tant que "militante", a-t-elle dit.
La Lesbienne invisible s'est également fait remarquer, épanouie dans une magnifique robe de mariée blanche, un délicieux collier de coeurs noirs autour du cou.
Quant aux anonymes, ils ont dégainé des pancartes revendicatives mais souvent humoristiques: "Deux pères, un maire", "Vous avez fait des homos, on vous fera des hétéros"...

Bertrand Delanoë pour la PMA pour les lesbiennes

Interrogé par LToutes, Bertrand Delanoë a assuré que la majorité au Parlement demanderait la PMA pour les couples lesbiens dès la présentation fin janvier du projet de loi du gouvernement sur le mariage pour tous. François Hollande a promis l'adoption du texte pour le printemps 2013 mais les débats s'annoncent houleux.

vendredi 8 juin 2012

Législatives: 150 candidats s'engagent pour les droits LGBT



Votre candidat préféré aux législatives soutient-il les droits des gays et des lesbiennes? Pour avoir, peut-être, un début de réponse, faites un tour, avant de voter dimanche, sur le site http://www.egalitelgbt2012.fr/, qui recense les quelque 150 candidats qui se sont engagés en faveur des droits LGBT.

Dans le cadre de la campagne "Égalité LGBT 2012", l'Inter-LGBT, la Fédération LGBT et la CIF (Coordination interpride France) ont interpellé les candidats aux élections législatives à travers un questionnaire en ligne qui leur permet de manifester leur soutien, ou pas, aux différentes revendications LGBT (mariage, homoparentalité...).

Parmi les signataires, on retrouve sans surprise essentiellement des candidats de gauche comme Marie-George Buffet (PCF), Denis Baupin (EELV) ou Martine Billard (Front de gauche). Mais il y a aussi quelques UMP comme Benjamin Lancar, président des jeunes UMP et candidat dans la 5e circonscription de Paris.

Evidemment, la liste est loin d'être exhaustive (il y a au total quelque 6.000 candidats en lice pour ces législatives).


Mais, à l'inverse, vous pouvez aussi aller vérifier que votre candidat ne fait pas partie des députés sortants les plus hostiles aux revendications des homosexuels, signataires de "l'entente parlementaire pour le droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère". La liste des signataires est là.

lundi 16 avril 2012

Présidentielle: et si les candidats avaient des parents homos?


"Eva Joly, François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen aussi auraient pu avoir deux mamans lesbiennes ou deux papas gays. Et ils et elles auraient été aussi heureux-ses".

SOS Homophobie a lancé une campagne de six affiches pour la reconnaissance légale de l'homoparentalité à l'occasion de la présidentielle 2012. On y voit François Hollande, Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, François Bayrou et Eva Joly en enfant tenu par un couple de femmes ou d'hommes, avec cette légende: "(Untel) aussi aurait pu avoir deux papas gays/deux mamans lesbiennes/Et il/elle aurait été aussi heureux/se".

Et SOS Homophobie de souligner que, "en France, 300.000 enfants ont des parents homosexuels. Ils et elles ont droit à la même sécurité que les autres. La France doit reconnaître les familles homoparentales".

SOS Homophobie rappelle que, sur dix candidats à la présidentielle, trois refusent de garantir les mêmes droits aux couples homosexuels qu'aux autres: le sortant Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan. A gauche et au centre, "l'ensemble des candidat-e-s souhaite répondre à cette demande sociale en garantissant une stricte égalité entre les hétéros et les homos", ajoute l'association.

Le nombre d'enfants vivant dans des foyers homosexuels n'est pas précisément connu. SOS Homophobie et l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) l'estime à 300.000 en prenant en compte des configurations familiales très diverses, l'INED (Institut national d'études démographiques) à plus de 30.000 mais reconnaît que ses outils ne sont pas adaptés à cette question.

jeudi 15 mars 2012

Homoparentalité: un couple lesbien perd en justice



La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a statué contre une famille homoparentale. Saisie par un couple lesbien qui s'était vu refuser par la justice française l'adoption simple de la fillette du couple par sa mère sociale, elle a estimé qu'il n'y avait pas discrimination.

"Perdu, CEDH estime qu'il y a pas de discrim. Now pour changer la Loi, faut changer de President. Que les 3,5 millions d'homos votent a gauche", a immédiatement réagi sur Twitter l'avocate du couple, Me Caroline Mécary, par ailleurs conseillère régionale Europe Ecologie-Les Verts (EELV) en Ile-de-France.

Nathalie D. avait donné naissance à A. en 2000, à la suite d'une insémination artifielle réalisée en Belgique avec donneur anonyme, dans le cadre de son couple avec Valérie G., avec qui elle vivait depuis 1989 et s'est pascée en 2002. En 2006, le tribunal a rejeté la demande d'adoption simple de la petite A. par sa mère sociale, en faisant valoir que cette mesure priverait la mère biologique de tout droit sur son enfant. La décision a été confirmée en appel.

La CEDH a botté en touche le 15 mars 2012: elle estime qu'il n'y a pas discrimination fondée sur l'orientation sexuelle des deux femmes "puisque les couples hétérosexuels pacsés se voient également refuser les adoptions simples".

A cette différence près que les couples hétérosuels peuvent, eux, se marier et obtenir le partage de l'autorité parentale entre le parent d'origine et l'adoptant. D'où la conclusion de Me Mécary: la solution réside dans l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels.

lundi 5 mars 2012

La moitié des Français pour l'adoption par les homos



La moitié (51%) des Français sont favorables à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels, contre 46% en 2005, selon un sondage Ifop pour "Femme actuelle" et "Enfant Magazine". Ils restent réticents à parler de "famille" dans ce cas 48%) ou dans celui des couples gays et lesbiens élevant des enfants issus de précédentes unions (50%), mais on mesure le chemin parcouru par rapport aux 24% d'acceptation de 1998.

On note cependant que l'Ifop estimait que 58% des Français étaient favorables à l'adoption par les couples homosexuels en juin 2011 dans une autre enquête réalisée pour "Ouest-France Dimanche" (cf LToutes). Les femmes de moins de 35 ans, sans pratique religieuse et de gauche se montrent les plus progressistes en la matière.

Autre enseignement du sondage pour "Femme actuelle": 83% des Français sont d'accord pour un statut du beau-parent, auquel Nicolas Sarkozy a renoncé devant la levée de boucliers de sa droite. Le président sortant s'oppose également au mariage des homosexuels, qui fait partie, avec l'adoption, des promesses du candidat socialiste à l'Elysée, François Hollande.

(Sondage réalisé du 13 au 17 janvier 2012 par questionnaire auto-administré en ligne auprès d'un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée d'au moins 18 ans, sélectionné selon la méthode des quotas; marge d'erreur d'environ plus ou moins 3 points sur l'adoption, 2,5 pour le statut du beau-parent)

jeudi 9 février 2012

Sarkozy dit non au mariage gay



Nicolas Sarkozy n'est "pas favorable" au mariage des couples homosexuels. Cela "ouvrirait la porte à l'adoption" et pourrait "brouiller l'image de cette institution essentielle qu'est le mariage", se justifie le président sortant et candidat présumé à sa propre succession dans un entretien au "Figaro Magazine" daté du 11/02/2012.

L'ouverture du mariage à tous risquerait surtout de fracturer la majorité au pouvoir à quelques encâblures de la présidentielle (22 avril/6 mai 2012). Car à en croire un sondage BVA de janvier pour "Le Parisien"/"Aujourd'hui en France", 51% des sympathisants de droite sont pour le mariage homo, et 44% pour l'adoption, deux mesures inscrites dans le programme présidentiel socialiste.

Toutes tendances politiques confondues, 63% des Français sont d'accord pour que les couples lesbiens et gays se marient (contre 48% en 2000), et 56% également pour qu'ils puissent adopter (28% en 1998).

"Je sais qu'il existe, de fait, des situations particulières avec des hommes et des femmes qui assument parfaitement leur rôle parental. Mais elles ne m'amènent pas à penser qu'il faudrait inscrire dans la loi une nouvelle définition de la famille", explique Nicolas Sarkozy.





Sarkozy rappelle qu'il avait proposé en 2007 "un contrat d'union civile" (CUC!) mais affirme qu'il était "inconstitutionnel" de le réserver "aux seuls homosexuels" et "aurait porté atteinte à l'institution du mariage". "Cependant, j’ai veillé à garantir aux homosexuels les mêmes avantages en termes de succession et de fiscalité qu’aux couples mariés, mais dans le cadre du PACS", insiste-t-il. Son projet de statut du beau-parent a aussi été enterré pour ménager les plus à droite du parti présidentiel.

Comme pour préparer le "non" de Sarkozy au mariage homosexuel, son Premier ministre, François Fillon, réitérait son opposition il y a quelques jours sur France 2, au nom de "la sécurisation des enfants" (*).

A l'heure où François Hollande apparaît comme le favori de la présidentielle dans les sondages, et même si le candidat socialiste a tout sauf déjà gagné la partie, Sarkozy peut être tenté de donner des gages à l'aile la plus réactionnaire de la droite pour chasser sur les terres frontistes. Quitte à investir un Christian Vanneste, pour qui l'homosexualité représente une menace pour l'humanité, aux législatives de juin prochain dans le Nord, alors qu'il avait été jugé trop sulfureux pour porter l'étiquette UMP en 2007.

* Les estimations varient sur le nombre d'enfants de familles homoparentales: de plus de 30.000 selon l'INED (Institut national d'études démographiques), qui reconnaît ne pas disposer des outils adaptés à cette question, à 300.000 selon l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), qui tente de prendre en compte des configurations très diverses.

samedi 7 janvier 2012

Le mariage Boutin-Bayrou compromis

Soutenir François Bayrou si elle n'obtient pas les 500 parrainages nécessaires pour être dans la course présidentielle: Christine Boutin, très remontée contre Nicolas Sarkozy, y songe sérieusement. Seul "hic", mais il est de taille: le mariage gay et l'ouverture de l'adoption aux homosexuels. La candidate du Parti chrétien-démocrate (PCD) en fait un casus belli: pas question de soutenir un candidat qui y serait favorable. L'alliance avec Bayrou s'annonce donc compliquée. Car au même moment, le candidat du Modem publiait sur son site une tribune favorable à l'homoparentalité.

Longtemps hésitant et ambigu sur la question, François Bayrou, catholique et pratiquant, part désormais du constat que les familles homoparentales "existent". Alors, dire "'l'homoparentalité, c'est affreux'...Excusez-moi, mais c'est la vie de tous les jours !", écrit-il. Quant à autoriser l'adoption par les homosexuels, en tant que président de Conseil général, "je suis moi-même intervenu pour qu'il n'y ait pas de distinction sur le sujet".
 

Pour François Bayrou, "on ne peut pas dire : 'n'est acceptable que la famille où il y a un papa et une maman'". D'ailleurs, "il y a en France des millions de mamans, toutes seules, qui élèvent leurs enfants. Ne sont-elles pas des mères qui méritent d'être respectées?" Dès lors, il juge "logique et de bon sens" que soient reconnues toutes les deux comme parents "deux personnes élevant des enfants ensemble, les ayant adoptés" ensemble.

De même, il souhaite que le lien du parent non biologique avec un enfant élevé dans le cadre d'une famille homoparentale soit reconnu: "parce que si la  personne, la mère généralement, par qui il a été conçu, ou par qui il a été adopté meurt, l'enfant se retrouve orphelin alors qu'il a été élevé par ces deux personnes. Ce n'est pas juste".

Le candidat centriste se prononce même pour l'accès à l'insémination artificielle pour les couples de lesbiennes: aujourd'hui, "il suffit d’aller en Belgique. Alors l’idée qu’une chose serait autorisée et légale là et interdite en France n’est plus de ce temps". En revanche, il se montre plus prudent sur la gestation pour autrui: "c’est très compliqué. J'ai des amis, des couples d’hommes, militants au Modem, qui y ont eu recours", mais "des gens, que je respecte, sont très révulsés par la gestation pour autrui". Toutefois, "il y a des enfants qui naissent de cette manière. Respectons leur vie, et donnons-leur des droits", conclut-il.

Si Bayrou n'est en revanche pas favorable au "mariage" gay -il préfère une "union" qui accorderait aux homosexuels les mêmes droits que les hétérosexuels-, le rapprochement avec Christine Boutin paraît donc pour le moins compromis. En attendant, elle espère toujours pouvoir concourir à la présidentielle sous ses propres couleurs et s'apprête pour cela à partir sur les chemins de Compostelle à la recherche de parrainages d'élus...