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mercredi 11 janvier 2012

L'espionnage c'est gay



Le contre-espionnage britannique a réussi son coming out: il vient d'entrer au palmarès des 100 employeurs les plus gay-friendly de Grande-Bretagne établi par Stonewall. Le MI5 avait consulté cette association LGBT il y a quelques années pour recruter des Jane et James Bond homosexuels, dans un effort pour mieux refléter la diversité de la société.

Le MI5, dont LToutes avait évoqué la campagne d'embauche gay, se classe 62e du Top 100 (il était 134e l'an dernier). Le cabinet d'audit et de conseil Ernst & Young (152.000 salariés dans le monde) arrive premier, devant le groupe de fournitures de bureaux Home Office et la banque Barclays.

Le directeur du MI5, Jonathan Evans, a souligné que "le Service de sécurité avait travaillé dur ces dernières années pour promouvoir l'égalité et la diversité dans tous les aspects de son travail". "Nous sommes heureux d'être reconnus par Stonewall mais nous pouvons faire encore plus. Nous continuerons à soutenir le personnel lesbien, gay et bisexuel pour faire du MI5 un lieu de travail vraiment ouvert", a-t-il promis.

Le Stonewall Workplace Equality Index 2012 constitue "un puissant outil qui aide les 1,7 million d'employés et 150.000 étudiants gays de Grande-Bretagne à choisir où porter leur talent et leurs compétences", a affirmé Ben Summerskill, l'un des dirigeants de Stonewall. La liste est dressée sur la base d'un questionnaire confidentiel rempli par plus de 7.500 salariés LGBT.

lundi 18 août 2008

My name is Bond, JANE Bond

La carrière d'espionne vous tente? Ca tombe bien: les services secrets britanniques sont à la recherche de gays et de lesbiennes pour travailler au service de Sa majesté.

Selon le "Financial Times", le MI5 a fait appel à une organisation de défense des droits des homosexuels, Stonewall, pour recruter davantage de gays et lesbiennes. Le très hétéro James Bond a donc du souci à se faire...

Il n'était pas bon jusque-là être gay ou lesbienne lorsqu'on travaillait pour la sécurité intérieure de la Grande-Bretagne. Jusqu'au début des années 1990, tous les postes sensibles au sein des services de sécurité ou diplomatiques étaient tout simplement interdits aux homosexuel(le)s. Les espions gays étaient jugés plus vulnérables au chantage.

L'histoire des Cinq de Cambridge, agents doubles à la solde de Moscou, a été largement exploitée dans un but homophobe, les gays Guy Burgess et Anthony Blunt illustrant commodément la perversion de l'espion véreux.

"Historiquement" en Grande-Bretagne, le travail de renseignement "a toujours été effectué par un homme issu de l'administration, blanc et hétérosexuel", souligne dans le "FT" Ben Summerskill, directeur exécutif de Stonewall. Cette évolution "montre que l'establishment change et devient lentement plus représentatif de l'ensemble de la société".

L'homosexualité n'est plus un crime en Grande-Bretagne depuis 1967.
Ironie de l'histoire, l'organisation à laquelle s'est adressé le MI5, Stonewall, a été dirigée jusqu'en 2002 par Angela Mason, ancienne anarchiste accusée dans les années 1970 d'avoir placé des bombes devant les domiciles de ministres conservateurs, avant d'être acquittée.

La décision du MI5 s'inscrit dans une volonté globale d'élargir son recrutement afin de refléter plus fidèlement la société britannique. Les services secrets britanniques embauchent à tour de bras depuis les attentats qui ont frappé Londres le 7 juillet 2005, tuant 52 personnes et les quatre kamikazes britanniques.

Le titre de l'adaptation au cinéma des aventures de Jane Bond est tout trouvé: "L'Espionne qui venait du placard".

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