Katherine Moennig pour faire sa pub, c'est tellement chic. Pour sa première photo sur Twitter, l'actrice du "L Word" exhibe un pendentif en forme de chouette de chez "Broken English", une boutique de Los Angeles et écrit: "broken english owl. go get one" ("chouette de chez broken english. allez en acheter une").
On note au passage que Kate Moennig semble avoir adopté le look Shane, y compris dans la coupe de cheveux. Et si on doutait qu'il s'agisse de publicité, la photo se retrouve sur le site de Broken English, qui affiche d'autres célébrités à son tableau de chasse. La tombeuse de ces dames dans la plus célèbre des séries lesbiennes tourne en ce moment une autre série TV dont elle écrit que "c'est le jour et la nuit avec 'L Word'".
"Three Rivers", une série sur le don d'organe, sera diffusée sur CBS à partir d'octobre. Kate Moennig y jouera un personnage récurrent pour qui la coiffure n'est visiblement pas une priorité, le Dr Miranda Foster.
(Post actualisé avec la condamnation) Helen Goddard, professeur de musique de 26 ans dans une école huppée pour filles de Londres, a reconnu devant la police avoir eu des relations sexuelles avec une de ses élèves, âgée de 15 ans. Elle risquait 14 ans de prison mais a écopé de 15 mois et pourra revoir la jeune fille après avoir purgé sa peine.
Musicienne prodige quand elle était adolescente -elle avait joué lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Sydney en 2000-, elle enseignait la trompette à la City of London School for Girls, et se faisait appeler la "jazz lady". Arrêtée en juillet après une dénonciation anonyme, elle a reconnu que l'amitié qu'elle entretenait avec une de ses élèves avait pris un tour sexuel en février dernier.
Les deux amantes sont séparées depuis cinq semaines et l'adolescente de 15 ans a affirmé devant le juge qu'elle souhaitait que leur relation puisse reprendre lorsqu'elle aurait atteint sa majorité sexuelle, fixée à 16 ans en Grande-Bretagne. Selon Le Telegraph, ses parents n'y seraient pas hostiles. Selon un de ses amis cité par le Daily Mail, Helen Goddard a reconnu avoir "fait quelque chose de mal" mais juge injuste d'être "punie pour être tombée amoureuse".
"Cette histoire a détruit sa vie, sa brillante carrière et tout ce qu'elle avait obtenu en travaillant dur", a déclaré son père Paul Goddard, au Daily Mail. "Avoir une relation avec une jeune élève était évidemment une erreur, mais il y avait apparemment consentement mutuel", a-t-il souligné. Helen Goddard a été libérée sous caution.
L'enseignante, dont l'histoire a soulevé une polémique en Grande-Bretagne, a finalement été condamnée à 15 mois de prison le 21 septembre. Par le jeu des remises de peine, elle devrait sortir après avoir purgé la moitié de cette durée environ.
Le juge l'a autorisée à correspondre avec son ancienne élève et a refusé de lui interdire de la revoir après avoir purgé sa peine, estimant que ce serait une mesure "inutile, méchante et cruelle pour la victime", selon le "Daily Mail".
La répression des homosexuels continue au Sénégal. Quatre hommes ont été arrêtés pour "actes contre nature" à Darou Mousty, dans le nord-ouest du pays, le 19 juin 2009, selon l'IGLHRC.
Selon la Commission internationale des droits humains des gays et lesbiennes, la police les aurait forcés à donner les noms d'autres "homosexuels". Le 10 août, deux d'entre eux ont été condamnés à respectivement cinq et deux ans de prison, sur la foi de simples dénonciations. Un troisième homme, âgé de 17 ans, sera jugé le 24 août devant un tribunal pour mineurs. On ignore le sort du quatrième homme arrêté. L'homosexualité est un crime au Sénégal. L'an dernier, neuf membres de l'association Aides de lutte contre le sida avaient été condamnés à huit ans de prison, des peines cassées en appel en avril dernier sous la pression internationale. Pour agir, l'IGLHRC appelle à envoyer des lettres-type aux autorités sénégalaises.
L'humoriste et animateur américain Jay Leno a choisi une comique ouvertement lesbienne pour sa nouvelle émission: Liz Feldman. Celles qui suivent le site AfterEllen.com la connaissent pour ses interviews-n'importe quoi avec des vedettes comme... sa grande copine Kate Moennig -Shane pour les fans de "L Word".
D'autres actrices du "L Word" se sont prêtées au jeu de "This Just Out with Liz Feldman", comme Leisha Hailey (Alice, membre du groupe Uh Huh Her), Clementine Ford (Molly Kroll), qui a récemment fait son coming out, ou Erin Daniels (Dana).
Liz Feldman évoque fréquemment sa sexualité dans ses sketches, comme de nombreux humoristes. Elle écrit par ailleurs pour l'émission d'Ellen DeGeneres mais déclarait récemment à AfterEllen s'amuser davantage sur scène. Cela ne l'a pas empêchée d'écrire un court-métrage primé, "My First Time Driving". "The Jay Leno Show", qui succède à des années de "Tonight Show", doit commencer le 14 septembre sur la chaîne NBC.
"C'était un soir, tard. Ils sont venus prendre mon compagnon chez ses parents. Quatre hommes en noir, masqués, ont fait irruption dans la maison. Ils l'ont demandé, en l'appelant par son nom. Ils l'ont insulté et emmené (...) On l'a retrouvé dans le quartier le lendemain. Ils avaient jeté son corps dans les poubelles. On lui avait coupé les parties génitales et arraché une partie de la gorge".
La scène racontée par le partenaire de dix ans de la victime s'est déroulée en avril, en Irak. D'autres histoires d'intimidation, de torture, d'humiliation, de viol, de mutilations défilent dans le rapport "Ils veulent nous exterminer" sur la condition des gays en Irak publié par Human Rights Watch. Des médecins disent avoir reçu des dizaines de corps et cadavres mutilés.
La terreur et la stigmatisation de l'homosexualité imposent souvent le silence sur ces actes de barbarie mais HRW estime d'après les témoignages que des centaines d'hommes ont été assassinés en Irak dans le cadre d'une campagne d'enlèvement, torture et exécution des gays qui a commencé en 2009 à Bagdad dans le quartier de Sadr City, bastion des islamistes radicaux de l'Armée du Mahdi. Les autorités irakiennes "n'ont rien fait" pour empêcher ces crimes, accuse l'organisation de défense des droits de l'Homme, qui exhorte le gouvernement de Bagdad à réagir et traduire en justice les criminels.
"Les dirigeants irakiens sont censés défendre tous les Irakiens, et non les abandonner à des agents armés de la haine", rappelle Scott Long, directeur du programme pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) de HRW. "Laisser faire la torture et le meurtre menace les droits et la vie de chaque Irakien."
Pour 46% des Israéliens,l'homosexualité est une "perversion", selon un sondage publié vendredi dans le quotidien "Haaretz", après l'attaque d'un centre gay à Tel Aviv qui a fait deux morts et 15 blessés le 1er août (cf LToutes: "Attentat meurtrier contre un centre gay et lesbien à Tel Aviv", 01/08/2009). En revanche, pour 42% des personnes interrogées, être gay n'est pas une perversion.
L'étude montre aussi que 71% de la population ultra-orthodoxe jugent que les homosexuels sont des déviants, tout comme 64% des arabes israéliens, et 57% des russophones. En revanche, seuls 24% des laïcs estiment que l'homosexualité est une perversion.
Le sondage suggère toutefois une baisse de l'homophobie depuis les précédentes enquêtes. Mais le moment où elle a été réalisée -juste après l'attaque de Tel Aviv- a pu jouer: "les gens haineux peuvent avoir pensé que ce n'était pas le moment de l'admettre", selon Camil Fuchs, qui a réalisé l'enquête. "Ce n'est pas une surprise pour moi que la moitié des gens pense que je suis malade mentalement et que je devrais être en prison ou tué", a réagi Yaniv Weizman, qui préside l'organisation d'aide aux jeunes gay de Tel Aviv. "Mais j'ai l'impression que nous avons progressé: si 26% des religieux et 27% des arabes pensent que nous ne sommes pas pervers, nous pouvons dire que nous avons réussi quelque chose".
Le Centre gay et lesbien de Paris Ile-de-France et ses associations membres organisent un rassemblement à Paris samedi 8 août 2009 pour s'associer à la manifestation du Centre LGBT de Tel Aviv à la mémoire des deux jeunes tués par balles dans un club de cette ville israélienne le 1er août.
De nombreux autres Centres LGBT dans le monde participeront à cet hommage au jeune Nir Katz, mort à 26 ans, et à Liz Tarbishi, morte à 17 ans, ainsi qu'à la quinzaine de blessés "victimes d’une haine homophobe implacable", écrit le Centre parisien, qui souligne que "leur assassin court toujours". Il était d'après des témoins armé d'un fusil automatique, masqué et vêtu de noir.
La solidarité avec les homosexuels, bi et trans de Tel Aviv devrait notamment s'exprimer à Berlin, à Varsovie, à Madrid, à Berne, à Belfast et à Budapest.
Un mois et demi après le succès de la Gay Pride à Tel Aviv, l'homophobie frappe en plein coeur la ville israélienne réputée pour son ouverture d'esprit: Nir Katz, 24 ans, et Liz Troubishi, 17 ans, ont été abattus samedi soir (01/08/2009) par un tireur masqué dans un centre de soutien aux jeunes LGBT.
Du coup, la police a ordonné la fermeture de tous les clubs homos du secteur, selon les médias locaux. Le seul député israélien ouvertement gay, Nitzan Horowitz, a dénoncé un crime manifestement homophobe, et toute la classe politique a exprimé son indignation.
Comme avec la tentative de meurtre contre le maire de Paris, Bertrand Delanoë, en octobre 2002, cet attentat pose pourtant la question des responsabilités dans les violences homophobes: ceux qui incitent à la haine contre les lesbiennes et gays ne sont pas forcément ceux qui tiennent le couteau ou le fusil, mais peuvent-ils prétendre que ce ne sont pas leurs paroles qui guident la main des assassins? Le meurtrier de Tel Aviv était masqué et vêtu de noir. Il a mitraillé dans toutes les directions avec un fusil d'assaut, d'après les témoins et la police cités par le journal "Haaretz". Au moins 15 personnes ont aussi été blessées, dont certaines grièvement. L'homme s'est enfui à pied en se mêlant à la foule du samedi soir.
La police le recherchait toujours dimanche, alors que les lesbiennes et gays vivaient dans la peur qu'il ne recommence. Certains s'inquiètent aussi de ce que l'établissement a été montré à la télévision, que leurs parents vont savoir qu'ils s'y rendaient...
Des centaines de personnes ont manifesté leur colère après la fusillade samedi, accusant les intégristes juifs et certains partis politiques -notamment l'ultra-orthodoxe Shas, qui a cependant dénoncé ces crimes- d'alimenter la haine envers les homosexuels.
Une manifestation était prévue aussi dimanche devant le club, ainsi qu'un rassemblement de solidarité à Jérusalem, où une autre manifestation devrait avoir lieu mardi.
"Le meurtre choquant de Tel Aviv est le genre de meurtre que des gens éclairés et cultivés ne peuvent pas accepter", a réagi le président israélien centriste Shimon Pérès. "Le meurtre et la haine sont les pires crimes de la société", a-t-il ajouté, cité par les médias, "le pays tout entier doit s'unir dans la condamnation de cet acte de haine".
Le Premier ministre de droite Benjamin Nétanyahou a également condamné l'attentat, déclarant à l'intention de ses concitoyens: "nous sommes un pays démocratique et tolérant et nous devons respecter chaque personne comme elle est".
Dans l'opposition de centre-gauche, la dirigeante Tzipi Livni a souhaité que les meurtres de Tel Aviv "réveillent la société pour qu'elle se débarrasse des préjugés et reconnaisse le droit de chaque personne à vivre dans la sécurité et la dignité".
Le maire de Tel Aviv, Ron Huldai, a assuré que la ville "continuerait accueillir la communauté gay et lesbienne". Mike Hamel, qui dirige Aguda, l'organisation israélienne LGBT, a quant à lui accusé le parti Shas d'alimenter la haine homophobe.
Petite ville de 4.000 âmes au coeur de la Bretagne, Gourin devait voir sa population doubler ce samedi soir, pour la deuxième édition de son "Fest-ty-Gay".
Cette gay pride bretonne avait attiré l'an dernier pas moins de 5.000 personnes, à la grande surprise de ses organisateurs. Cela en en fait l'une des principales marches homos en France, même si l'événement se veut avant tout festif, et non revendicatif. Le "Fest-ty-Gay" a été lancé à l'initiative de Bernard Raynal, patron de la boite gay le Starman, avec le soutien du maire et des commerçants locaux. Il a rencontré depuis un succès inespéré.
La tenniswoman lesbienne Billie Jean King s'est vue décerner jeudi la Médaille présidentielle 2009 de la Liberté, la plus haute distinction civile américaine, par Barack Obama. Elle fait partie des 16 personnalités honorées cette année par le président américain, avec Harvey Milk, le premier homme politique ouvertement gay, décoré à titre posthume.
Cinq fois numéro un mondiale dans les années 60 et 70, Billie Jean King avait été la première sportive de haut niveau à faire son coming out, en 1981. Mais elle était surtout connue pour son combat pour l'égalité hommes-femmes.
Elle avait participé à une "bataille des sexes" au cours de laquelle elle avait affronté sur un cours le joueur Bobby Riggs. Reconverti dans les matchs exhibition, celui-ci avait à l'époque l'habitude de critiquer publiquement le tennis féminin, "inférieur à celui pratiqué par les hommes": "Aucune joueuse en activité ne pourrait jamais venir à bout d'un retraité", affirmait-il, en mettant Billie Jean King, meilleure joueuse du moment, au défi de le battre.
Devant plus de 50 millions de telespectateurs dans plus de 37 pays, elle a accepté le défi et... remporté le match. Billie Jean King a posé la raquette en 1983, mais est restée une activiste de la cause féministe et homosexuelle. Barack Obama a rendu hommage dans son communiqué à des personnalités qui ont "fait tomber des barrières". "Chacun d'eux a été un agent du changement. Chacun d'eux a vu un monde imparfait et s'est efforcé de le rendre meilleur". Parmi les autres personnalités nommées en 2009: l'archevêque sudafricain Desmond Tutu, l'acteur Sidney Poitier, le "banquier des pauvres" Muhammad Yunus, ou Mary Robinson, première femme présidente d'Irlande.