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mercredi 17 juillet 2013

Mariage gay: c'est yes pour les Anglais et Gallois

Les députés britanniques ont adopté le mariage gay pour l'Angleterre et le Pays de Galles ce mardi 16 juillet 2013 et les organisations militantes espèrent que la reine y donnera son assentiment dès mercredi ou jeudi.
Les couples de gays et lesbiennes devront toutefois attendre pour se marier en Ecosse ou en Irlande du Nord, où les gouvernements régionaux sont indépendants sur ces questions. La loi laisse leur liberté aux différentes églises.
Le gouvernement écossais a présenté fin juin un projet de loi sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels. Le Daily Record estime que le texte devrait être voté début 2014 et table sur 2015 pour les premiers mariages de couples de même sexe.

L'Irlande du Nord à l'écart

L'Irlande du Nord devrait quant à elle rester à l'écart du mouvement: son Assemblée a décidé le mois dernier que les mariages gays et lesbiens contractés en Angleterre et au Pays de Galles seraient considérés comme des partenariats civils sur son territoire.
Dans les faits, les couples homosexuels pacsés disposent déjà des mêmes droits que les couples hétérosexuels mariés au Royaume-Uni, hormis en Irlande du Nord où ils ne peuvent pas adopter.

mercredi 21 octobre 2009

"Lip service": le "L-Word" britannique?

(Actualisé en juin: diffusion repoussée à l'automne-hiver 2010)
La chaîne BBC 3 lancera à l'automne-hiver 2010 une nouvelle série lesbienne, qui pourrait bien être la réponse britannique à "L-Word".

Laura Fraser, Ruta Gedmintas (photo) et Fiona Button incarneront les trois rôles principaux de cette série de six épisodes portant sur la vie sentimentale et sexuelle d'une vingtaine de lesbiennes de Glasgow (Ecosse).

Le tournage a déjà commencé en octobre, sous la direction de Harriet Braun. "Sur la base de ma propre expérience et de celle de mes amies, je voulais écrire une série sexy, drôle et irrévérencieuse, qui reflète la vie d'une jeune lesbienne en Grande-Bretagne aujourd'hui", explique l'auteure-réalisatrice, qui a travaillé notamment sur la série "Mistresses". "J'ai adoré "L-word", mais il est temps de montrer des lesbiennes britanniques d'aujourd'hui" et "ce sera à la fois drôle et plein de pathos, parce que la vie est comme ça selon moi".

Ruta Gedmintas y incarnera Frankie, une photographe volontiers provocatrice hostile à tout engagement, Laura Fraser sera Cat, une ex de Frankie toujours sensible à son charme et Fiona Button sera Tess, la meilleure amie de Cat, qui a le chic pour attirer le mauvais type de femmes....

lundi 24 août 2009

Elle risque 14 ans de prison pour une liaison avec une élève


(Post actualisé avec la condamnation)
Helen Goddard, professeur de musique de 26 ans dans une école huppée pour filles de Londres, a reconnu devant la police avoir eu des relations sexuelles avec une de ses élèves, âgée de 15 ans. Elle risquait 14 ans de prison mais a écopé de 15 mois et pourra revoir la jeune fille après avoir purgé sa peine.

Musicienne prodige quand elle était adolescente -elle avait joué lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Sydney en 2000-, elle enseignait la trompette à la City of London School for Girls, et se faisait appeler la "jazz lady". Arrêtée en juillet après une dénonciation anonyme, elle a reconnu que l'amitié qu'elle entretenait avec une de ses élèves avait pris un tour sexuel en février dernier.

Les deux amantes sont séparées depuis cinq semaines et l'adolescente de 15 ans a affirmé devant le juge qu'elle souhaitait que leur relation puisse reprendre lorsqu'elle aurait atteint sa majorité sexuelle, fixée à 16 ans en Grande-Bretagne. Selon Le Telegraph, ses parents n'y seraient pas hostiles.

Selon un de ses amis cité par le Daily Mail, Helen Goddard a reconnu avoir "fait quelque chose de mal" mais juge injuste d'être "punie pour être tombée amoureuse".

"Cette histoire a détruit sa vie, sa brillante carrière et tout ce qu'elle avait obtenu en travaillant dur", a déclaré son père Paul Goddard, au Daily Mail. "Avoir une relation avec une jeune élève était évidemment une erreur, mais il y avait apparemment consentement mutuel", a-t-il souligné. Helen Goddard a été libérée sous caution.

L'enseignante, dont l'histoire a soulevé une polémique en Grande-Bretagne, a finalement été condamnée à 15 mois de prison le 21 septembre. Par le jeu des remises de peine, elle devrait sortir après avoir purgé la moitié de cette durée environ.

Le juge l'a autorisée à correspondre avec son ancienne élève et a refusé de lui interdire de la revoir après avoir purgé sa peine, estimant que ce serait une mesure "inutile, méchante et cruelle pour la victime", selon le "Daily Mail".

jeudi 9 avril 2009

Tony Blair critique le Vatican sur l'homosexualité

Photo UE 2004/Justus Lipsius

"Le Vatican est dépassé par l'évolution des catholiques et de l'opinion à l'égard de certains sujets comme l'homosexualité", estime Tony Blair dans un entretien publié cette semaine dans le magazine gay britannique "Attitude". L'ancien Premier ministre, converti au catholicisme en 2007, affirme que les catholiques sont bien plus ouverts en général sur cette question que les représentants de l'Eglise.

"Si vous allez un dimanche dans n'importe quelle église catholique (...) et que vous faites un sondage, vous serez surpris de l'ouverture d'esprit des gens", assure-t-il.
Selon M. Blair, il existe "d'énormes différences générationnelles" à l'intérieur de l'Eglise. "Il faudra commencer à repenser beaucoup, beaucoup de choses", avance Tony Blair.

jeudi 12 février 2009

L'asile pour une lesbienne iranienne

La Grande-Bretagne a accordé l'asile à une lesbienne iranienne, menacée de mort dans son pays. Pegah Emambakhsh, 42 ans, a été autorisée mercredi 11 février à rester en Grande-Bretagne à l'issue de près de quatre ans de combat.

Elle s'était enfuie en 2005 d'Iran, alors que sa partenaire avait été arrêtée, torturée et condamnée à mort par lapidation. Son père avait aussi été arrêté et torturé pour le forcer à dire où elle avait trouvé refuge.

Sa demande d'asile avait d'abord été rejetée par la Grande-Bretagne et elle a failli être expulsée en 2007, alors que son retour en Iran aurait signifié la mort pour elle.

Dans un communiqué, l'organisation de défense des homosexuels iraniens, IRanian Queer Railroad (IRQR), qui défend Pegah Emambakhsh depuis 2006, a salué une "fantastique nouvelle". "Nous nous souvenons du jour où les autorités britanniques ont décidé de la renvoyer en Iran. Des centaines de personnes ont manifesté contre cette décision inhumaine", rappelle-t-elle.

"Je n'arrive pas à y croire", a déclaré Pegah Emambakhsh lors d'une conversation téléphonique, selon IRQR. "Il y a quelques heures, j'ai reçu un appel téléphonique de mon avocat qui me disait qu'on m'avait accordé le statut de réfugiée", a-t-elle expliqué. "Je doit rencontrer mon avocat demain, et je vais devoir lire les documents plusieurs fois avant d'être vraiment sûre d'être libre, maintenant". IRQR espère que la Grande-Bretagne prendra des décisions similaires pour les autres homosexuels iraniens qui lui ont demandé l'asile.

En France, l'Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l'immigration et au séjour (Ardhis) et le Réseau éducation sans frontières (RESF) de Paris ont annoncé jeudi 12 février que Saad, un demandeur d'asile homosexuel égyptien, avait été libéré du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot "pour raisons de santé". Il risque toujours d'être expulsé alors qu'il a demandé à la France l'asile en raison de son orientation sexuelle.

dimanche 4 janvier 2009

Un hétéro fait condamner son entreprise pour homophobie

Il en avait marre d'être traité de "pédale". Un Britannique de 56 ans a obtenu gain de cause de la justice, qui a condamné son entreprise en décembre 2008 pour harcèlement homophobe. Et pourtant, Stephen English est... hétérosexuel.

Bien que sachant pertinemment qu'il était marié et hétéro, ses collègues avaient pris l'habitude de faire circuler des moqueries incessantes sur lui, le caricaturant en "faggot" ("pédale"), et ce jusque dans le magazine interne de l'entreprise.

En l'absence de réaction de son employeur, M. English a porté plainte, en s'appuyant sur une loi britannique de 2003 qui réprime les discriminations contre les minorité sexuelles. Débouté en première instance, il a gagné en appel. "Les moqueries incessantes ont créé un environnement dégradé et hostile, et l'ont fait sur la base d'une orientation sexuelle", a constaté le juge Sdeley, selon un communiqué de la Commission britannique pour l'égalité et les droits humains (EHCR), qui avait soutenu le plaignant.

"Le harcèlement est inacceptable, quelles qu'en soient les bases: homo, hétéro, noir ou blanc. Le fait que les collègues de Stephen English savaient qu'il n'était pas homosexuel n'excuse pas leur comportement et ne devrait pas non plus l'empêcher d'avoir le même droit à la dignité et au respect sur son lieu de travail", a souligné John Wadham, de l'EHRC.

mardi 4 novembre 2008

Femmes et lesbiennes: le double plafond de verre

Femmes et homosexuelles: les lesbiennes cumulent les handicaps sur leur lieu de travail. Un "double plafond de verre" que dénonce dans un rapport l'organisation britannique de défense des droits des homosexuels, Stonewall.

Interrogées cet été, des lesbiennes britanniques travaillant dans le secteur privé comme dans le public soulignent que la principale difficulté à gérer pour leur carrière est bien le sexisme, davantage que la lesbophobie. Car le genre ne peut pas se cacher, l'homosexualité si.
"Au fait, je suis lesbienne!"
"Mes patrons sont des hommes. C'est comme ça. Ce sont des hommes qui me donnent mon salaire. Des hommes qui peuvent m'accorder une promotion. Des hommes qui me vireront un jour", témoigne Adama. Parce qu'elles doivent déjà affronter le sexisme, la plupart des lesbiennes préfèrent taire leur orientation sexuelle.

"Beaucoup de lesbiennes ne veulent pas avoir à lever la main deux fois: d'abord en tant que femme, et puis: 'Au fait, je suis lesbienne!'. Elles trouvent que c'est déjà assez dur comme ça en tant que femme", souligne Jacqui.

Pour nombre des femmes interrogées, être homosexuel paraît plus facile pour un homme dans le milieu professionnel. "Un homme homosexuel n'a pas à se préoccuper du fait qu'il est un homme, seulement d'être homosexuel. Pour une femme homosexuelle, cela fait deux problèmes à gérer", résume Nicola.

Mais travailler dans le placard a un impact, sur les plans professionnel comme personnel. "J'ai travaillé là cinq ans, et je ne me suis fait aucun ami, parce qu'il y avait tant de choses de ma vie que je cachais", raconte Laura. Pourtant, celles qui ont sauté le pas et fait leur coming-out au travail témoignent n'avoir eu qu'à s'en féliciter. "J'ai réalisé que, oui, des gens peuvent m'opprimer, mais je n'ai pas à les y aider. En m'auto-censurant, je les aidais à m'opprimer. J'ai choisi de ne pas être une victime", explique Eva.

La majorité des lesbiennes regrette que les homosexuelles soient invisibles dans l'entreprise, notamment lorsqu'elles atteignent un haut niveau de responsabilités. Althea, elle, a fait son coming-out: "Il n'y avait aucune lesbienne déclarée et j'étais à un poste élevé. J'ai pris cette décision en conscience, en me disant que d'autres femmes pourraient me voir, me contacter, ou juste savoir que j'étais là".

Sur les 100 plus grandes entreprises britanniques, aucune ne compte de dirigeante lesbienne connue.

mercredi 22 octobre 2008

Des bébés-éprouvette pour les lesbiennes

En Grande-Bretagne désormais, non seulement un couple de lesbiennes aura librement accès à la fécondation in vitro, mais elles seront toutes deux automatiquement reconnues comme parents de l'enfant conçu, et plus seulement la mère biologique. C'est ce que prévoit la "loi sur l'embryologie et la fécondation humaine" qui a été adoptée mercredi à Londres par la Chambre des communes.

Les parlementaires britanniques avaient repoussé au cours des débats un amendement déposé par les conservateurs qui imposait aux médecins de prendre en compte "la nécessité d'un père" avant d'entamer un traitement d'aide à la conception. En pratique, les cliniques auraient donc pu purement et simplement refuser leurs services aux lesbiennes.


Jusque-là, la loi imposait que le nom du père biologique soit inscrit sur les registres d'état civil, ce qui limitait de fait l'accès des lesbiennes et des femmes célibataires à la FIV. Ce système "encourageait les femmes à recourir à des arrangements artisanaux, hors de la protection du système de santé", selon l'organisation de défense des droits des homosexuels Stonewall.

La nouvelle loi prévoit aussi que lorsqu'un couple de femmes ou d'hommes s'engage dans la conception d'un enfant par le biais d'un don de sperme, d'ovule ou d'embryon, ils sont automatiquement tou(te)s deux reconnu(e)s comme parents. Cette disposition est valable même si le couple n'est pas lié par un partenariat civil, le PACS local. Jusque-là, le parent non biologique devait adopter l'enfant pour établir un lien juridique avec lui.

Stonewall a salué ce texte, jugeant "essentiel pour tout enfant d'être élevé dans un environnement stable et aimant (...) Beaucoup de couples de même sexe élèvent déjà leur enfant dans un tel environnement (...) Il est temps que la loi le reconnaisse".