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jeudi 15 mai 2014

Flambée d'homophobie en 2013: une agression tous les deux jours

Wilfred de Bruijn, attaqué à Paris en avril 2013
Le débat sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels s'est tenu sur fond d'homophobie exacerbée en 2013: une agression physique tous les deux jours et une augmentation de 80% des signalements, selon SOS Homophobie.

mardi 8 avril 2014

Famille: le rapport qui veut ouvrir la PMA aux lesbiennes

Ouvrir la PMA aux couples de femmes, reconnaître les enfants nés par mère porteuse (GPA) à l'étranger ou élargir les droits du beau-parent... A lire ces recommandations politiquement explosives, on comprend pourquoi le Rapport sur la famille n'est publié qu'après les élections municipales.

vendredi 20 août 2010

Ecole: l'homophobie se banalise


Loin de reculer, les discriminations et préjugés de toutes sortes, et notamment l'homophobie, se banalisent à l'école. C'est la conclusion inquiétante d'un rapport qui doit être remis en septembre au ministre de l'Education Luc Chatel, et que Le Monde a dévoilé cette semaine.

"Les manifestations homophobes ont tendance à se banaliser", soulignent les auteurs, qui jugent les réactions et les sanctions de l'école face à ce phénomène "insuffisantes". A tel point que cela conduit à "légitimer des attitudes, des propos et des violences".

Pourtant, les conséquences sont graves pour les victimes: "décrochage scolaire et marginalisation peuvent, très rapidement, être des conséquences directes de l'homophobie ou de la manière problématique de vivre son homosexualité". Par ailleurs, "la première cause de mortalité chez les collégiens est le suicide, Et la première raison en est l'orientation sexuelle", a-t-on souligné au Monde dans l'entourage de Chatel.

Le rapport s'alarme également d'une "banalisation des injures et des actes" racistes et antisémites. Les handicapés, quant à eux, font "peur", alors que restent tenaces les préjugés sexistes, parfois intériorisés par les enseignants: trop souvent, les filles sont encore jugées "par nature, plus dociles, plus tournées vers la littérature et la communication".

Globalement, cette "détérioration du vivre ensemble (...) amènerait de plus en plus de situations de violences à caractère raciste, sexiste, homophobe", s'inquiète le rapport. L'entourage de Luc Chatel a promis de nouvelles mesures contre les discriminations.

jeudi 13 mai 2010

Lesbophobie: l'homophobie plus le sexisme


La lesbophobie, c'est l'homophobie plus le sexisme. A l'approche de la Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie (Idaho, 17 mai), le rapport 2010 de SOS Homophobie met en lumière cette double peine dans les agressions verbales ou physiques recensées en 2009, qui représentent 13% des 1.260 témoignages reçus par l'association l'an dernier.

Le premier contexte de lesbophobie est celui de la famille et de l'entourage, devant les lieux publics et le travail, mais Internet est devenu l'un des bastions de la haine des gouines et autres pédés. La manifestation la plus fréquente de la lesbophobie est l'insulte (35%), mais il y a aussi les menaces, le harcèlement, le chantage, le rejet ou l'ignorance, et la violence, dans 8% des cas, selon SOS Homophobie.

Certains cas de lesbophobie ont été médiatisés récemment, comme celui de l'agression d'un couple de lesbiennes à Albi, ou du harcèlement et de l'agression de Cynthia et Priscilla en région parisienne, dont l'un des agresseurs a été condamné, mais des faits moins spectaculaires ont également des conséquences douloureuses pour la victime, et peuvent conduire à la dépression, voire au suicide.

Il y a Magali, 24 ans, violée à l'âge de 18 ans par trois "amis" du lycée qui savaient qu'elle était lesbienne et voulaient lui apprendre "ce que c’est, un homme". Depuis, elle poursuit très péniblement ses études alors qu’elle était une excellente élève au lycée. Elle a tenté de se suicider il y a un an. Elle n’arrive plus à avoir de relation amoureuse.

Martine, 49 ans, en couple depuis 21 ans, était insultée et parfois frappée par son père qui n'acceptait pas qu'elle soit lesbienne, jusqu'à ce qu'il l'agresse si violemment il y a six ans qu'elle possède depuis le statut d'adulte handicapée et n'ose plus sortir de chez elle, songeant à "sauter par la fenêtre".

Pour Sophie, âgée d'une vingtaine d'années, "être homo prend parfois des allures de calvaire". Un voisin menace de lui "casser les reins" et de lui "exploser la gueule", la poursuit dans les
escaliers, la traite de "salope, connasse, dégénérée" et a voulu défoncer la porte de chez elle à coups de pied. Mais la police répond qu'elle ne peut rien faire tant que son agresseur ne l’a pas brutalisée physiquement ou n'a pas émis de menaces de mort "concrètes".

Un autre témoignage rapporté par SOS Homophobie est celui de Marie, mise au placard quand son homosexualité a été connue, et forcée d'accepter son licenciement après un arrêt maladie, par un patron qui ne supportait pas qu'elle ait eu une relation avec une collègue. Nombre de cas de lesbophobie restent impunis faute de preuves concrètes mais aussi de sensibilisation suffisante de la société au phénomène.

lundi 17 août 2009

Les gays d'Irak victimes d'une campagne d'extermination


"C'était un soir, tard. Ils sont venus prendre mon compagnon chez ses parents. Quatre hommes en noir, masqués, ont fait irruption dans la maison. Ils l'ont demandé, en l'appelant par son nom. Ils l'ont insulté et emmené (...) On l'a retrouvé dans le quartier le lendemain. Ils avaient jeté son corps dans les poubelles. On lui avait coupé les parties génitales et arraché une partie de la gorge".

La scène racontée par le partenaire de dix ans de la victime s'est déroulée en avril, en Irak. D'autres histoires d'intimidation, de torture, d'humiliation, de viol, de mutilations défilent dans le rapport "Ils veulent nous exterminer" sur la condition des gays en Irak publié par Human Rights Watch. Des médecins disent avoir reçu des dizaines de corps et cadavres mutilés.

La terreur et la stigmatisation de l'homosexualité imposent souvent le silence sur ces actes de barbarie mais HRW estime d'après les témoignages que des centaines d'hommes ont été assassinés en Irak dans le cadre d'une campagne d'enlèvement, torture et exécution des gays qui a commencé en 2009 à Bagdad dans le quartier de Sadr City, bastion des islamistes radicaux de l'Armée du Mahdi.

Les autorités irakiennes "n'ont rien fait" pour empêcher ces crimes, accuse l'organisation de défense des droits de l'Homme, qui exhorte le gouvernement de Bagdad à réagir et traduire en justice les criminels.

"Les dirigeants irakiens sont censés défendre tous les Irakiens, et non les abandonner à des agents armés de la haine", rappelle Scott Long, directeur du programme pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) de HRW. "Laisser faire la torture et le meurtre menace les droits et la vie de chaque Irakien."

jeudi 14 mai 2009

Homophobie: 2008 mitigee, la lesbophobie en lumiere


Juste avant la Journée internationale contre l'homophobie le 17 mai 2009, SOS Homophobie tire le bilan d'une année 2008 "en demi-teinte", avec "de réelles avancées dans certaines politiques de lutte contre l'homophobie" mais "aussi une stagnation dans la mise en place d'actions positives sur des aspects pourtant préoccupants" comme l'homophobie -et surtout la lesbophobie- au travail.

A noter, le travail important réalisé par SOS Homophobie sur la lesbophobie, longtemps ignorée mais qui représente tout de même un cinquième des témoignages apportés à l'association. Sexisme et homophobie, c'est la double peine pour les lesbiennes, qui témoignent de brimades, discrimination au travail, insultes, agressions physiques, voire viols (LToutes reviendra plus en détail sur ce rapport aux enseignements passionnants).

Plus généralement, l'association constate dans son rapport annuel -qui existe depuis 1997- des résultats mitigés sur les deux axes prioritaires qu'elle s'était fixés: l'homophobie chez les jeunes et dans le travail. Pour les jeunes, la situation a enfin progressé mais les autorités ne doivent pas "s'endormir sur leurs lauriers", estime l'association, tandis que pour le travail, la situation ne change guère et les grandes déclarations sont plus nombreuses que les actes. "Si le combat pour la visibilité des homosexuel-le-s semble bien engagé, celui de la visibilité de l'homophobie reste d'actualité."

"Si l'homosexualité semble globalement un peu mieux acceptée dans la société, ce phénomène semble s'inverser chez les jeunes", constate SOS Homophobie, qui s'inquiète d'un éventuel "retour en force de la haine" quand ces adolescents seront adultes.

Après des années de sourde oreille, en 2008, les ministères de la Santé et de l'Education nationale ainsi que des collectivités locales ont enfin mis en place des politiques et pris des positions claires sur l'"urgence de prévenir l'homophobie chez les jeunes", mais les autorités doivent "maintenir ou renforcer les actions positives engagées", estiment les rapporteurs.

En ce qui concerne l'homophobie au travail, cas le plus fréquent parmi ceux qui sont soumis à SOS Homophobie, "force est de constater que la loi n'a pas toujours d'impact significatif sur les délits", déplore l'association. "La modification du droit du travail ne semble pas avoir fait régresser les agressions et discriminations en raison de l'orientation sexuelle dans le milieu professionnel" et par rapport à ses voisins européens "la France semble creuser son retard".

"En 2008, nous avons constaté une quasi-absence de programmes et de politiques allant dans ce sens, que ce soit de la part des entreprises, des syndicats ou des pouvoirs publics", précise SOS Homophobie. "Si l'on peut entendre de belles prises de position sur la lutte contre toutes les discriminations (...), les initiatives concrètes restent sporadiques". "On ne voit apparaître
que des 'mesurettes', essentiellement centrées sur les droits des pacsés et tournant radicalement le dos à la lutte contre l'homophobie
."

L'association impute cette situation au "manque de visibilité des actes violents ou discriminatoires envers les homosexuel-le-s dans le monde du travail". Pression sur l'emploi, tabou, manque de relais: "si des enquêtes démontrent que ces actes sont commis chaque jour dans les entreprises et les administrations françaises, les cas qui parviennent aux directions des ressources humaines ou aux délégués syndicaux demeurent extrêmement rares". Du coup, le "déni de l'homophobie au travail" domine, malgré les recommandations de la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) aux entreprises.

SOS Homophobie en conclut que "si le combat pour la visibilité des homosexuel-le-s semble bien engagé, celui de la visibilité de l'homophobie reste d'actualité". C'est encore plus vrai pour la lesbophobie, constate les rapporteurs: "trop souvent, l’homosexualité féminine, et les violences et discriminations que subissent les lesbiennes, sont passées sous silence".

jeudi 6 novembre 2008

Les lesbiennes invisibles dans les manuels scolaires

La question n'est pas "de se demander comment traiter de l’homosexualité" à l'école "mais tout simplement d’en traiter".

Comme le résume ainsi un militant associatif interrogé par la HALDE, les lesbiennes et les gays sont quasiment invisibles dans les manuels scolaires français, et les rares fois où leur existence est mentionnée, c'est dans un contexte négatif, comme le SIDA ou les discriminations.

Pour figurer dans ces ouvrages, il vaut mieux être un homme blanc, jeune, hétérosexuel et sans handicap physique ni mental, selon un rapport sur "la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires", publié le 6 novembre 2008 par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Femmes et lesbiennes s'abstenir...

Le constat sur le sort réservé aux homosexuels est accablant: "L’homosexualité, est trop peu, voire pas du tout traitée par les manuels", résume la Halde dans son rapport.

Les chiffres sont sans ambiguité: sur les 29 manuels et 3.097 illustrations analysées, une seule illustration est consacrée explicitement à l'homosexualité: il s’agit d’une photographie prise lors de la Gay Pride à Paris, dans un manuel de Sciences économiques et sociales de Terminale. Et l’image représente, comme le souligne un militant associatif interrogé, un char commercial.

"Les homosexuels, y'a rien dessus (...) ou alors ils en parlent deux minutes et après ils passent à autre chose (...) l’année dernière (...) pour dire que le mariage était interdit”, témoigne un élève de troisième. Les enseignants confirment: lorsqu'on leur demande d’estimer la fréquence d’apparition des personnes homosexuelles dans les manuels qu’ils utilisent, on obtient une moyenne de 1,6, soit entre "jamais" et "très rarement".

En revanche, les représentations de l’hétérosexualité ne manquent pas, avec pas moins de 134 couples hétérosexuels dont 55 familles hétéroparentales. Car les manuels se caractérisent bien par leur "hétérosexisme": "les enfants ne peuvent rêver que d’une vie de couple et de famille dans la norme et le monde ne peut être qu’hétérosexuel", résume le rapport.

Adopté en 1999, le PACS a, certes, fait son entrée dans les livres d'histoire. Un manuel de Terminale générale réussit toutefois l'exploit d'évoquer le Pacte civil de solidarité, "concurrent" du mariage, sans même mentionner qu'il permet aussi aux homosexuels de s'unir...

Quand les lesbiennes ou les gays sont évoqués, c'est souvent dans un contexte négatif, comme celui de la discrimination. Dans plusieurs manuels d’éducation civique de 5e, dans le chapitre consacré au refus des discriminations, il est "parfois fait mention de l’orientation sexuelle", note la Halde. Mais "ce critère est rarement approfondi, contrairement au genre et à l’origine". Et dans un manuel de Sciences de la vie de terminale, "le SIDA est le seul sujet où l’existence des personnes homosexuelles est mentionnée".

"Ce déni d’existence (...) est de nature à induire des troubles chez les élèves homosexuels et ne permet pas de garantir une certaine ouverture d’esprit de la part des autres", regrette la Haute autorité. "Il s’agit d’un champ dans lequel tout reste à faire".

- Lire aussi sur LToutes: "Une Mallette pédagogique contre l'homophobie" (07/11/2008)


mardi 4 novembre 2008

Femmes et lesbiennes: le double plafond de verre

Femmes et homosexuelles: les lesbiennes cumulent les handicaps sur leur lieu de travail. Un "double plafond de verre" que dénonce dans un rapport l'organisation britannique de défense des droits des homosexuels, Stonewall.

Interrogées cet été, des lesbiennes britanniques travaillant dans le secteur privé comme dans le public soulignent que la principale difficulté à gérer pour leur carrière est bien le sexisme, davantage que la lesbophobie. Car le genre ne peut pas se cacher, l'homosexualité si.
"Au fait, je suis lesbienne!"
"Mes patrons sont des hommes. C'est comme ça. Ce sont des hommes qui me donnent mon salaire. Des hommes qui peuvent m'accorder une promotion. Des hommes qui me vireront un jour", témoigne Adama. Parce qu'elles doivent déjà affronter le sexisme, la plupart des lesbiennes préfèrent taire leur orientation sexuelle.

"Beaucoup de lesbiennes ne veulent pas avoir à lever la main deux fois: d'abord en tant que femme, et puis: 'Au fait, je suis lesbienne!'. Elles trouvent que c'est déjà assez dur comme ça en tant que femme", souligne Jacqui.

Pour nombre des femmes interrogées, être homosexuel paraît plus facile pour un homme dans le milieu professionnel. "Un homme homosexuel n'a pas à se préoccuper du fait qu'il est un homme, seulement d'être homosexuel. Pour une femme homosexuelle, cela fait deux problèmes à gérer", résume Nicola.

Mais travailler dans le placard a un impact, sur les plans professionnel comme personnel. "J'ai travaillé là cinq ans, et je ne me suis fait aucun ami, parce qu'il y avait tant de choses de ma vie que je cachais", raconte Laura. Pourtant, celles qui ont sauté le pas et fait leur coming-out au travail témoignent n'avoir eu qu'à s'en féliciter. "J'ai réalisé que, oui, des gens peuvent m'opprimer, mais je n'ai pas à les y aider. En m'auto-censurant, je les aidais à m'opprimer. J'ai choisi de ne pas être une victime", explique Eva.

La majorité des lesbiennes regrette que les homosexuelles soient invisibles dans l'entreprise, notamment lorsqu'elles atteignent un haut niveau de responsabilités. Althea, elle, a fait son coming-out: "Il n'y avait aucune lesbienne déclarée et j'étais à un poste élevé. J'ai pris cette décision en conscience, en me disant que d'autres femmes pourraient me voir, me contacter, ou juste savoir que j'étais là".

Sur les 100 plus grandes entreprises britanniques, aucune ne compte de dirigeante lesbienne connue.

jeudi 16 octobre 2008

Kirghizistan: le viol pour "guérir" les lesbiennes

Au Kirghizistan, on frappe et on viole les lesbiennes pour les "guérir". C'est ce qui ressort d'un rapport de l'organisation Human Rights Watch publié cette semaine.

Les lesbiennes et les hommes transgenres y subissent violences et humiliations au quotidien, au sein de leur famille, de la part d'étrangers dans la rue -simplement parce qu'elles n'ont pas l'air suffisamment "féminines"- voire de policiers.

"Ma mère m'a battue toute ma vie", raconte ainsi Elmira. Et cela a empiré quand elle a refusé de se marier et est tombée amoureuse d'une femme. Elle a finalement décidé de fuir la maison familiale, et sa mère lui a lancé: "On te retrouvera et on t'enfermera". "Les lesbiennes ne sont pas des êtres humains. Maman a raison: tu devrais être enfermée. Tu es folle", ont renchéri ses soeurs.

Car pour beaucoup au Kirghizistan, l'homosexualité est bien une maladie, que certains cherchent à "guérir" en enfermant les lesbiennes, en les frappant ou en les violant. Damira, 20 ans, a été violée par les frères de sa copine alors qu'elle avait 15 ans: "Ils m'ont dit: c'est ta punition pour être comme ça et pour tourner autour de notre soeur".

Tursunai, 24 ans, a été piégée par une amie et violée par plusieurs hommes: "Mon amie s'était plainte auprès d'eux que j'étais lesbienne. Ils lui ont promis de l'aider à me guérir. Elle est partie et a fermé la porte". Sur les 40% de lesbiennes et d'hommes transgenres interrogés qui ont osé faire leur coming out auprès de leur famille, 18% ont subi des violences physiques. Dans plus d'un cas sur deux (56%), leurs proches ont essayé de les contraindre à changer d'orientation sexuelle. Au total, 23% des personnes interrogées ont subi des violences sexuelles dans leur vie.

Alors que l'association LGBT "labrys" subit des descentes de police, un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur déclarait en 2005, lors d’une table ronde sur les droits de l’Homme, à propos des lesbiennes et des hommes gays: "Je les battrais, moi aussi. Imaginons que je me promène dans un parc avec mon fils. Et voilà deux hommes qui marchent en se tenant par la main. Moi aussi, je les tabasserais."