Vidées pour "un modeste baiser"... lesbien. Leisha Hailey, l'inénarrable Alice de "L Word", a été débarquée d'un avion après avoir embrassé sa compagne Camila Grey, avec laquelle elle forme à la scène le duo électro-pop Uh Huh Her. "Boycottez Southwest Airlines si vous êtes homo. Ils ne nous aiment pas", lance Hailey sur Twitter.
"C'était un modeste baiser, un seul (...) Nous sommes des femmes adultes et responsables qui traversent le monde avec dignité. Nous étions simplement affectueuses, comme n'importe quel couple normal (...) Nous ne nous sommes pas données en spectacle", affirment Hailey et Grey dans un communiqué commun, démentant tout geste "excessif, déplacé ou vulgaire".
Selon Southwest Airlines (SWA), des passagers se seraient plaints d'un "comportement excessif" du couple, le ton serait monté avec le personnel et les deux femmes auraient été débarquées du vol El Paso (Texas)-Los Angeles.
Hailey et Grey reconnaissent qu'un vif échange verbal a éclaté quand l'hôtesse leur a demandé d'"être conscientes que Southwest Airlines était une compagnie pour les familles", sans plus de précision.
"Je me demande ce que Southwest Airlines considère comme une 'famille'", écrit l'ex-Alice sur Twitter. "L'homophobie, même chuchotée calmement, n'en est pas moins assourdissante. On ne chuchote pas la haine", réagit le couple lesbien. "Nous voulons vivre dans une société où, quand votre amoureuse se penche pour vous donner un baiser innocent dans un avion ce n'est pas considéré comme 'excessif ou pas destiné aux familles' par une compagnie et ses employés", s'insurgent les Uh Huh Her, accusant SWA de déformer les faits.
Leisha Hailey précise qu'elle compte porter plainte et affirme sur Twitter qu'elle a "enregistré une bonne partie (de l'incident) en audio et vidéo". Pour un peu, on se croirait dans un spin-off de "L Word", dont Alice était le seul personnage incarné par une actrice ouvertement lesbienne.
Jane Lynch, l'impitoyable Sue Sylvester de la série Glee (mais aussi l'avocate Joyce dans LWord) fait la Une ce mois-ci du magazine gay Advocate. A 51 ans, elle est mariée depuis l'an dernier avec sa compagne, la psychologue Lara Embry. Le couple élève deux filles, Haden and Chase.
Pas question pour autant pour Jane Lynch, qui raconte dans son autobiographie ("Happy accidents") son combat contre l'alcoolisme dans les années 1990, de donner des leçons de vie: "chacun a son propre parcours, et ce n'est pas à moi de dire à quelqu'un comment suivre le sien, sinon pour dire 'faites confiance à la vie'". En particulier, "C'est à chacun de décider comment et quand faire son coming out", affirme-t-elle. "Ce n'est pas à moi de dire comment faire. C'est trop intime".
Le fait d'être ouvertement lesbienne a-t-il servi sa carrière? "Non", répond-elle sans ambages. Mais "je pense qu'on me respecte parce que je ne me cache pas. A la fin, nous sommes tous des êtres humains. A la fin de la journée, je rentre chez moi pour retrouver une femme. Mais à Hollywood, tout ce qui compte c'est que vous fassiez votre boulot, et que vous le fassiez bien".
Penny Wong est lesbienne, bientôt maman et... ministre des Finances de l'Australie. Cette haut responsable gouvernementale vient d'annoncer que sa partenaire, Sophie Allouache, était enceinte et que leur enfant naîtrait en décembre.
"Comme tous les futurs parents, la perspective d'accueillir cet enfant dans notre vie nous comble de joie", se réjouit Penny Wong dans un communiqué.
Mme Wong, 42 ans, précise que l'enfant de sa compagne âgée de 35 ans a été conçu par fécondation in vitro (FIV), que le couple connaît le père biologique et que l'enfant le connaîtra également. Interrogée par le "Herald Sun", Wong dit ne pas connaître le sexe de l'enfant à venir: "j'aurais bien voulu savoir mais Sophie veut que ce soit une surprise".
La nouvelle de la grossesse de la compagne de Penny Wong s'inscrit dans un contexte politique particulier: la Première ministre travailliste Julia Gillard s'oppose à l'ouverture du mariage aux couples homosexuels alors que la question s'annonce comme l'un des grands sujets du congrès national du parti en décembre.
Rudolf Brazda avait 98 ans et était le dernier survivant connu des "Triangles roses", ces homosexuels déportés pendant la Deuxième guerre mondiale. Il est mort ce 3 août 2011, quelques mois seulement après avoir été fait chevalier de la légion d'honneur, en laissant derrière lui le témoignage de la barbarie nazie et de l'intolérance.
Ses obsèques auront lieu la semaine prochaine à Mulhouse et ses cendres seront déposées "à côté de celles de son compagnon de vie de plus de 50 années, Edouard Mayer, décédé à Mulhouse en 2003", précise l'association des "Oublié-e-s" de la mémoire, qui cite Jean-Luc Schwab, auteur du livre-témoignage "Rudolf Brazda, itinéraire d'un Triangle rose" (Editions Florent Massot).
L'Allemagne nazie considérait l'homosexualité comme un crime et les gays comme des "dégénérés", des "ennemis de l'Etat". Sur les quelque 50.000 personnes condamnées pour ce motif, entre 10.000 et 15.000 ont été envoyées en camp de concentration et très peu ont survécu. Leur histoire est longtemps restée dans l'ombre de celle des résistants et des quelque six millions de juifs tués par les nazis.
Photo d'art prise à Mulhouse, fin des années 1940 - Collection privée - DR
Rudolf Brazda, né en Allemagne en 1913 de parents originaires de Bohême, avait passé plus de deux ans et demi au camp de concentration de Buchenwald, où il avait porté le triangle rose désignant les homosexuels -vrais ou présumés. De nationalité tchèque puis apatride, il s'était installé en France et avait été naturalisé français en 1960, rappelle "Oublié-e-s" de la mémoire. Il vivait en Alsace.
Brazda s'est décidé à témoigner en 2008, à l'occasion de l'inauguration d'un mémorial aux victimes homosexuelles du nazisme à Berlin. Il y avait rencontré le maire Klaus Wowereit, qui vit son homosexualité au grand jour.
Rudolf Brazda "était un exemple de l'importance du travail de mémoire pour notre avenir", a déclaré Wowereit, soulignant qu'il reste "de moins en moins de gens pour apporter un témoignage direct et authentique de l'oppression de la dictature nazie".
Le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Marc Laffineur, a rendu hommage à Brazda et salué "la mémoire des milliers d'hommes et de femmes qui furent persécutés pour leur orientation sexuelle". "Leurs épreuves et leur martyre nous obligent à demeurer intransigeants face à l'intolérance et à l'exclusion."
Les "Oublié-e-s" de la mémoire, qui dit garder de Rudolf Brazda "le souvenir ému d'un individu à la grande joie de vivre", a ouvert un registre de condoléances sur son site.
Heather Peace, lesbienne out et interprète de la policière tendance butch Sam Murray dans "Lip Service", fait une grosse frayeur à ses fans lors d'un chat pour la télévision écossaise (c'est ici, entre 3'57 et 4'21).
Alors qu'elle vient de terminer le tournage de la deuxième saison de la série britannique, Heather Peace affirme qu'elle a "plutôt préféré la première et (que) vous comprendrez pourquoi quand vous verrez la seconde"! "Je ne peux pas en dire plus", souffle-t-elle, indifférente à ses admiratrices à l'agonie, qui n'en gardent pas moins un oeil sur son plongeant décolleté.
Et Peace d'en remettre une couche en ajoutant qu'elle "ne (s'est) peut-être pas autant amusée lors de la seconde saison": pourquoi, mais pourquoi?! La seule bonne nouvelle tient dans cette phrase: "je suis tout à fait prête pour une troisième" saison. Mais bon, c'est BBC3 qui décidera (retrouvez la première saison de "Lip Service" sous-titrée en français sur la chaîne de LToutes) Heather Peace, qui a su tirer parti de sa popularité dans "Lip Service" pour faire connaître son autre talent, la chanson, est la seule femme du casting à se déclarer publiquement homosexuelle.
"Les lesbiennes 'out' ou 'in' (cachées) manquent sérieusement de femmes homo visibles auxquelles s'identifier alors, si cela signifie qu'une jeune femme homo peut dire à sa mère 'regarde, elle est homo et elle est bien', alors cela vaut le coup que je sois visible", explique-t-elle à la revue "ScotsGay", ajoutant qu'elle se voit comme un modèle "seulement par défaut".
Pour ce qui est de la diffusion de la deuxième saison de "Lip Service", BBC3 précise que ce ne sera "pas avant le début 2012" mais que d'ici là elle proposera "des tas de bandes-annonces et de secrets de coulisses". En attendant, Heather Peace reprend sa grosse guitare blanche et continue ses concerts.
(Premier para clarifié) Quelque 659 couples gays ou lesbiens ont été mariés dimanche 24 juillet à New York, au premier jour de la légalisation du mariage homosexuel dans cet Etat, le sixième et le plus grand des Etats-Unis à suivre cette voie.
Le maire de New York, Michael Bloomberg, a salué "un jour historique (...) où tout le monde à New York peut voir son amour affirmé au regard de la loi". Il a précisé dans un communiqué que 77% des couples habitaient "la Grosse Pomme" et que 23 Etats étaient représentés. Les certificats de mariage ont été établis mais une partie des cérémonies devait se tenir dans la semaine.
La présidente du conseil municipal, Christine Quinn, ouvertement lesbienne, s'est réjouie de cette "expérience bouleversante" d'un "déferlement d'amour sur New York au premier jour de l'Egalité devant le mariage". L'affluence "montre ce que nous tous qui avons lutté pour cela toute notre vie avons toujours su: que le progrès des droits de l'Homme fait de nous une société meilleure", a ajouté Quinn. "Aujourd'hui est un grand jour pour ma famille et d'innombrables autres familles."
Las, dès le 25 juillet, les opposants au mariage pour tous, voté le 24 juin, ont contre-attaqué. L'organisation New Yorkers for Constitutional Freedoms ("New-yorkers pour la liberté constitutionnelle", NYCF) a porté plainte avec plusieurs pasteurs et un rabin, au motif que la procédure d'adoption de la loi au Parlement n'aurait pas été régulière.
Le mariage est désormais ouvert aux homosexuels dans six Etats: Connecticut, Iowa, Massachusetts, New Hampshire, New York, Vermont, plus la capitale fédérale, Washington DC. Il a été légalisé pendant quelques mois en Californie en 2008, ce qui a permis à quelque 18.000 couples de se marier, parmi lesquels l'animatrice Ellen DeGeneres et l'actrice Portia de Rossi.
La "famille durable" que veut "promouvoir" l'UMP est résolument... hétéro.
Dans le rapport du groupe de travail sur la famille présenté par les députés Hervé Mariton et Anne Grommerch, le parti présidentiel défend plus que jamais "le mariage comme lien de deux personnes de sexe différent" et entend réserver l'adoption aux hétéros, en couple si possible.
L'UMP préconise en effet de réserver en priorité l'adoption aux couples hétérosexuels ou aux seuls célibataires appartenant au cercle familial de l'enfant (oncle, tante...), quand ses parents sont décédés.
Car "avoir deux parents de sexe différent (est) un bien élémentaire de l'enfant", écrivent-ils. Quant à la monoparentalité, elle "peut être une circonstance de la vie, elle ne doit pas fonder le projet". L'adoption d'un enfant par un célibataire est pourtant possible en France depuis 1966.
Anne Grommerch
Réservé aux seuls hétérosexuels, le mariage doit quant à lui être "mis en avant" par rapport au PACS, estiment-ils. Car "un contrat civil comme le PACS, qui s'inscrit dans l'instant, ne peut porter les mêmes droits que l'institution du mariage, qui s'inscrit dans l'avenir".
L'UMP souhaite donc que soit maintenue "une différence subjective et créancière de droits entre le PACS ou le concubinage et le mariage". Et de réclamer le rétablissement du cadeau fiscal réservé aux seuls jeunes mariés. On est bien loin du statut du beau-parent promis par Nicolas Sarkozy. Ah oui, c'était avant qu'il ne soit président.
(Actualisé avec les réactions d'associations LGBT)
La "famille durable" que veut "promouvoir" l'UMP est résolument... hétéro.
Dans le rapport du groupe de travail sur la famille présenté par les députés Hervé Mariton et Anne Grommerch, le parti présidentiel défend plus que jamais "le mariage comme lien de deux personnes de sexe différent" et entend réserver l'adoption aux hétéros, en couple si possible.
Le rapport a évidemment fait bondir les associations LGBT, comme Act Up, qui estime que "l'UMP reste bien ce concentré de haine envers les pédés, les gouines, les trans", l'Association des parents gays et lesbiens (APGL) ou SOS Homophobie, qui se dit "révoltée par tant de mépris et de méconnaissance" des homosexuels et "des dizaines de milliers de familles homoparentales", et s'inquiète "de ce qui semble être un mouvement de fond au sein du parti majoritaire".
L'UMP préconise en effet de réserver en priorité l'adoption aux couples hétérosexuels ou aux seuls célibataires appartenant au cercle familial de l'enfant (oncle, tante...), quand ses parents sont décédés.
Car "avoir deux parents de sexe différent (est) un bien élémentaire de l'enfant", écrivent-ils. Quant à la monoparentalité, elle "peut être une circonstance de la vie, elle ne doit pas fonder le projet". L'adoption d'un enfant par un célibataire est pourtant possible en France depuis 1966.
Anne Grommerch
Réservé aux seuls hétérosexuels, le mariage doit quant à lui être "mis en avant" par rapport au PACS, estiment-ils. Car "un contrat civil comme le PACS, qui s'inscrit dans l'instant, ne peut porter les mêmes droits que l'institution du mariage, qui s'inscrit dans l'avenir".
L'UMP souhaite donc que soit maintenue "une différence subjective et créancière de droits entre le PACS ou le concubinage et le mariage". Et de réclamer le rétablissement du cadeau fiscal réservé aux seuls jeunes mariés. On est bien loin du statut du beau-parent promis par Nicolas Sarkozy. Ah oui, c'était avant qu'il ne soit président.
"Quel âge j'avais quand j'ai eu ma première copine? Chais pas. 17 ans?" Et Jessie J de préciser que "ce n'était pas une petite copine, plutôt ma première expérience avec une fille". "J'avais une copine et des tatouages. J'étais assez... hard".
Jessie J n'a jamais fait mystère de sa bisexualité et affirme dans un entretien au magazine britannique "Glamour" que ses proches n'en ont jamais fait un problème non plus.
"Ma mère et mon père le savaient depuis des années et étaient super-cools, mes soeurs en rigolaient parce qu'elles étaient mariés, avaient des enfants et que j'étais la rebelle", raconte la jeune femme de 23 ans, qui triomphe avec "Price Tag".
"Parce que je n'ai pas essayé de le cacher, les gens ont dit: 'Oh, elle est tellement à l'aise avec ça, alors nous sommes à l'aise aussi", ajoute Jessie J.