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lundi 14 avril 2014

Malte: union civile et adoption pour les couples homos



Les couples homosexuels de Malte pourront désormais contracter une union civile qui leur ouvre les mêmes droits qu'aux couples hétérosexuels mariés, y compris l'adoption. Une révolution pour cette petite île catholique.

lundi 24 mars 2014

UE: la moitié des LGBT victimes d'homophobie


L'homophobie sévit toujours dans l'Union européenne, surtout à l'école. La moitié des LGBT disent avoir souffert de discrimination ou de harcèlement et un quart avoir été agressées au cours des 5 dernières années. En général, la victime ne porte pas plainte, persuadée que cela ne changera rien.

jeudi 26 mars 2009

La Serbie protège enfin les homos

Photo Vesna Anđic

Le Parlement serbe a adopté ce jeudi 26 mars 2009 une loi contre les discriminations qui protègera notamment les homosexuels. Les groupes conservateurs et religieux, l'église orthodoxe en tête, ont vainement tenté de faire échec au texte, point de passage obligé dans le rapprochement de la Serbie avec l'Union européenne.

Environ 70% des Serbes considèrent l'homosexualité comme une maladie, selon un sondage cité par le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg. La nouvelle loi serbe interdit toute discrimination fondée sur le sexe, l'orientation sexuelle, l'appartenance ethnique ou la religion.

Si "les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres continuent d'être victimes de discrimination, de préjugés et d'intolérance en Serbie", comme le note le commissaire Hammarberg, le gouvernement de Belgrade fait des efforts: il a récemment débloqué des fonds pour créer un nouveau site Web dédié à la communauté LGBT serbe, et il recommande aux autorités de lutter contre l'homophobie par l'éducation.

jeudi 21 août 2008

Vilnius refuse la "propagande gay" de l'UE

C'est uniquement sur des parkings de supermarchés que les habitants des deux principales villes lituaniennes pourront voir le camion de la Commission européenne chargé de promouvoir en Europe la tolérance et la lutte contre les discriminations, y compris l'homophobie.

Car les maires de Vilnius et Kaunas n'en veulent pas sur le territoire de leur commune.

Un compromis peu glorieux qu'ont déploré la branche européenne de l'Association internationale gay et lesbienne (ILGA-Europe) et l'association locale de défense des homosexuels (Lithuanian Gay League, LGL, dans un communiqué conjoint du 20/08/2008.

Mais c'est toujours mieux que l'année dernière: en 2007, le maire de Vilnius, Juozas Imbrasas, avait carrément refoulé le "Truck Tour", l'accusant de mener "une propagande en faveur de l'homosexualité".

C'était la première fois que ce véhicule, qui fait le tour de l'Europe pour promouvoir la diversité et la tolérance et faire connaître la législation européenne contre tous les types de discrimination, se voyait refuser l'accès à un pays membre de l'Union européenne. "Ce festival homosexuel pourrait provoquer une émotion négative", s'était de son côté inquiété
Andrius Kupčinskas, maire de Kaunas.


Cette année, un compromis a été trouvé entre la Commission européenne et les deux maires récalcitrants: le camion se garera sur des terrains privés appartenant à des supermarchés de Vilnius et Kaunas.

"Nous sommes heureux que le camion puisse entrer en Lituanie et délivrer son message de tolérance, de diversité et de respect dans ce pays, mais nous regrettons que la Commission européenne ait dû accepter ce compromis", a réagi Deborah Lambillotte, co-présidente du bureau exécutif de l'ILGA-Europe. Car cela "risque d'envoyer un mauvais message et d'être interprété comme un manque de fermeté de la Commission s'agissant de la lutte contre les discriminations".

"Il faudra du temps pour bâtir une société non homophobe et tolérante" en Lituanie, a constaté pour sa part Vladimir Simonko, président de la LGL.

Alors que certaines communes lituaniennes "accueillent des Gay Prides" dans leurs rues, "les maires de Vilnius et Kaunas envoient un message clair: les personnes LGBT ne sont toujours pas les bienvenues", a constaté le président de la Lithuanian Gay League, dénonçant "une sorte d'apartheid du XXIe siècle".