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lundi 24 mars 2014

UE: la moitié des LGBT victimes d'homophobie


L'homophobie sévit toujours dans l'Union européenne, surtout à l'école. La moitié des LGBT disent avoir souffert de discrimination ou de harcèlement et un quart avoir été agressées au cours des 5 dernières années. En général, la victime ne porte pas plainte, persuadée que cela ne changera rien.

vendredi 20 août 2010

Ecole: l'homophobie se banalise


Loin de reculer, les discriminations et préjugés de toutes sortes, et notamment l'homophobie, se banalisent à l'école. C'est la conclusion inquiétante d'un rapport qui doit être remis en septembre au ministre de l'Education Luc Chatel, et que Le Monde a dévoilé cette semaine.

"Les manifestations homophobes ont tendance à se banaliser", soulignent les auteurs, qui jugent les réactions et les sanctions de l'école face à ce phénomène "insuffisantes". A tel point que cela conduit à "légitimer des attitudes, des propos et des violences".

Pourtant, les conséquences sont graves pour les victimes: "décrochage scolaire et marginalisation peuvent, très rapidement, être des conséquences directes de l'homophobie ou de la manière problématique de vivre son homosexualité". Par ailleurs, "la première cause de mortalité chez les collégiens est le suicide, Et la première raison en est l'orientation sexuelle", a-t-on souligné au Monde dans l'entourage de Chatel.

Le rapport s'alarme également d'une "banalisation des injures et des actes" racistes et antisémites. Les handicapés, quant à eux, font "peur", alors que restent tenaces les préjugés sexistes, parfois intériorisés par les enseignants: trop souvent, les filles sont encore jugées "par nature, plus dociles, plus tournées vers la littérature et la communication".

Globalement, cette "détérioration du vivre ensemble (...) amènerait de plus en plus de situations de violences à caractère raciste, sexiste, homophobe", s'inquiète le rapport. L'entourage de Luc Chatel a promis de nouvelles mesures contre les discriminations.

samedi 13 juin 2009

Pas d'homo dans ma classe!


Les écoles religieuses néerlandaises, même financées par l'Etat, pourraient bientôt avoir le droit d'exclure des professeurs en raison de leur homosexualité. C'est en tout cas ce que recommande dans un avis récent le Conseil d'Etat néerlandais, selon le quotidien NRC Handelsblad.

Les Pays-Bas sont un pays réputé gay-friendly: le mariage y est légal depuis 2001 pour les lesbiennes et les gays, et les couples homosexuels peuvent y adopter des enfants. Mais la tolérance s'arrête visiblement aux portes des écoles, surtout quand elles sont religieuses.


La polémique sur le sujet a été lancée en avril dernier par la suspension d'un professeur du village de Emst, dans le centre du pays, qui avait confié à des collègues avoir rencontré un homme qui lui plaisait. La direction de l'école avait alors estimé que son orientation sexuelle entrait en conflit avec la mission et les valeurs de l'établissement. Une décision critiquée par le ministre de l'Education Ronald Plasterk, pour qui les croyances religieuses ne pouvaient justifier l'exclusion des personnels homosexuels. L'écrasante majorité des écoles religieuses néerlandaises sont financées par l'Etat.

Le gouvernement étant divisé, le Conseil d'Etat a été saisi. Dans son avis, encore confidentiel mais révélé par le journal chrétien Nederlands Dagblad, il estime que les écoles religieuses doivent avoir le droit d'exclure des lesbiennes et des gays si leur comportement, même à l'extérieur de l'école, va à l'encontre des valeurs de l'institution, et ce au nom d'une certaine "loyauté" à l'égard de l'employeur.

Pour autant, le Conseil d'Etat, comme la loi néerlandaise, interdit toute discrimination. Au total, un professeur pourrait donc être viré parce qu'il se comporte comme un homo, mais pas parce qu'il est homo. Evidemment, la frontière est mince...

Wim Kuiper, directeur de l'Association pour une éducation chrétienne, a appelé le gouvernement à appliquer cette recommandation. Selon lui, les écoles les plus orthodoxes doivent pouvoir refuser d'employer des homosexuels ou même des couples hétéros non mariés parce que "leur style de vie ne cadre pas avec la bible". Il a toutefois souligné qu'une centaine seulement des 2.200 écoles chrétiennes du pays sont concernées par ce débat.

lundi 2 mars 2009

Enquête sur l'homophobie à l'école

Skins (sur Virgin 17, le mercredi a 20h35)

Homophobie: l'école a du chemin à faire. La plupart (plus de 85%) des jeunes lesbiennes, gays et bis ont déclaré leur homosexualité dans leur établissement scolaire, mais plus d'un sur quatre (27%) a déjà été victime d'homophobie, 20% ont déjà fait une tentative de suicide et 70% ne connaissent pas la Ligne Azur (0810.20.30.40) d'écoute téléphonique pour les personnes se posant des questions sur leur identité ou leur orientation sexuelles.

C'est ce qui ressort d'une enquête déclarative sur les LGB-phobies en milieu scolaire réalisée par l'association Le MAG-Jeunes Gais, Lesbiennes, Bi et Trans. La plupart des 265 personnes ayant répondu en quelques mois à ce questionnaire sur Internet sont des filles (27,5% de garçons) homosexuel(le)s (29,4% de bisexuel(le)s) et lycéen(ne)s (65,5%, 21% d'étudiant(e)s), âgé(e)s de moins de 18 ans et vivant en province (65%).

"Il y a certes des progrès (mais) la lutte contre les LGB-phobies à l'école a donc encore énormément de progrès à faire pour devenir véritablement efficace", en conclut le MAG, qui note qu'"information et éducation sont loin d'être au point" pour que "l'école ne soit pas un lieu qui engendre des préjugés et banalise la discrimination, mais devienne au contraire un espace pleinement accueillant pour tout le monde et un lieu d'apprentissage du respect des différences, toutes les différences". Le MAG mène aussi des enquêtes sur les jeunes transsexuel(le)s et le milieu scolaire (questionnaires en ligne ici et ), et les appréhensions des jeunes LGBT par rapport au monde du travail.

La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) a recommandé récemment au ministère de l'Education nationale d'améliorer la sensibilisation, la prévention et la lutte contre l'homophobie au collège et au lycée (directive n° 2009 du 12 janvier 2009). La HALDE le rappelle: "la lutte contre les discriminations relève de la loi".