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vendredi 25 avril 2014

Agression d'un couple gay: 1 an de prison dont 4 mois ferme

Un homme d'une vingtaine d'années a été condamné à un an de prison, dont quatre mois ferme, pour l'agression d'un couple gay en mars à Paris. L'homophobie a été retenue comme circonstance aggravante.

lundi 24 mars 2014

UE: la moitié des LGBT victimes d'homophobie


L'homophobie sévit toujours dans l'Union européenne, surtout à l'école. La moitié des LGBT disent avoir souffert de discrimination ou de harcèlement et un quart avoir été agressées au cours des 5 dernières années. En général, la victime ne porte pas plainte, persuadée que cela ne changera rien.

mardi 22 mars 2011

La moitié des homos insultés, un quart agressés


Près de la moitié des homosexuels (48%) ont déjà été insultés et un sur quatre (24%) agressé physiquement pour leur orientation sexuelle, selon un sondage Ifop pour le magazine "Têtu".

L'enquête montre aussi que les bisexuels sont moins victimes de l'homophobie: 12% ont été insultés et 5% agressés. L'institut impute cette différence au fait que les bisexuels affirmeraient moins leur identité sexuelle.

C'est en région parisienne que les gays et lesbiennes prennent le plus de coups: 22% contre 12% en province, les moins de 25 ans étant les plus visés (44% disent avoir été agressés verbalement et 21% physiquement).

L'étude nous enseigne aussi que les hommes homo ou bisexuels sont davantage agressés que les femmes, que ce soit en paroles (34% contre 27%) ou en actes (15% contre 12%).

Le niveau de vie compte aussi: la proportion de victimes d'agressions verbales est deux fois plus élevée chez les personnes vivant avec moins de 1.500€/mois (38%) que chez celles vivant avec plus de 3.000€ (20%). De même, les agressions physiques y sont trois fois plus fréquentes (22%) que chez les personnes aux revenus les plus élevés (7%).

L'Ifop note au passage que dans son échantillon, les personnes se déclarant homosexuelles ou bisexuelles représentent 6,5% de la population française majeure, dont 3,5% d'homosexuels et 3% de bisexuels.

(Le sondage a été réalisé sur Internet du 1er au 24 février 2011 auprès d'un échantillon de 439 gays, lesbiennes ou bisexuels extrait d'un échantillon national représentatif de 6.867 Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.)

mercredi 8 juillet 2009

On agresse bien les lesbiennes

Plusieurs nouvelles affaires d'agressions physiques et verbales visant des couples de lesbiennes confirment ce que SOS Homophobie constatait dans son rapport annuel 2009: la lesbophobie progresse en France et, fait inquiétant pour l'avenir, elle est souvent le fait de jeunes.

Cynthia et Priscilla, 21 ans, ont témoigné à visage découvert dans "Le Parisien" (07/07/2009) des violences qui les ont contraintes à abandonner leur appartement d'Epinay-sous-Sénart, dans l'Essonne, en région parisienne. "Ils ont gagné, on ne reviendra pas chez nous", constate Cynthia. "On ne peut plus vivre dans la peur", ajoute Priscilla.

Les agressions physiques contre des lesbiennes sont passées de 6% des témoignages recueillis par SOS Homophobie en 2007 à 15% en 2008, selon le rapport 2009 sur l'homophobie en France.

Injurié et "invité" à partir dès son installation dans la cité des Gerbaux au début de l'année, le couple n'a tenu que quelques mois sous le harcèlement constant d'une bande de garçons et les remarques d'autres habitants du quartier, y compris des filles.

Après avoir été violemment prises à partie et frappées par le petit groupe le 2 juillet, "les gouines" sont allées vivre ailleurs "dans le péché", se réfugiant dans leur entourage qui les a soutenues. Leurs agresseurs ont été retrouvés et seront jugés mais en attendant ils ont été remis en liberté.

Un mois plus tôt, dans l'Essonne également, un autre couple de lesbiennes étaient agressées à Bondoufle, selon la Coordination lesbienne en France (CLF) et le Collectif contre l'homophobie (CCH) qui ont pris l'affaire en mains.

Les faits ont débuté avec une feuille laissée sur le pare-brise de leur voiture: "putain de lesbienne tu pollues la rue", "saleté de goudou", avait dactylographié un courageux agresseur anonyme. Autres feuilles, autres insultes, la voiture abîmée: le couple dépose plainte à la gendarmerie. Une enquête est en cours pour injures lesbophobes et dégradation ou détérioration volontaire du bien d'autrui, précisent la CLF et le CCH.

Les plaintes de ce couple et de Cynthia et Priscilla relèvent du tribunal de grande instance d'Evry. La CLF et le CCH demandent donc au procureur "de traiter ces affaires avec la diligence et la gravité requises".

En juin dernier, c'étaient Virginie et Jessica, 28 et 24 ans, qui témoignaient, le visage soigneusement caché, de leur calvaire dans la petite ville de Segré, dans le Maine-et-Loire. Après avoir résisté pendant des mois aux manoeuvres d'intimidation d'une bande de jeunes, elles ont fini par déménager... et parler.

Soutenues par l'association LGBT locale, Qazar, elles ont raconté: des tirs de balles à blanc, les "bande de sales gouines" ou "viens sucer ma queue" hurlés sous leurs fenêtres, la voiture rayée, et même l'intrusion d'un jeune dans leur appartement. Un garçon de la bande a bien été condamné pour menaces et tir avec une arme factice en 2008, Virginie et Jessica ont déposé plusieurs plaintes depuis, mais le harcèlement a continué.

Qazar a dénoncé "l'impéritie des pouvoirs publics et de la gendarmerie" ainsi que du sous-préfet et reproche au maire de Segré de ne pas avoir à temps proposé de relogement au couple. L'association a mis en ligne une pétition de soutien.

Pour la CLF et le CCH, "la récurrence des agressions lesbophobes prouve bien qu'il ne s'agit ni de fait divers isolé, ni de banal conflit de voisinage". Les organisations appellent "les pouvoirs publics (police, gendarmerie et justice) à traiter ces plaintes avec célérité et fermeté afin de mettre un terme à l'insupportable sentiment d'impunité dont pensent bénéficier les auteurs".

jeudi 22 janvier 2009

De la prison avec sursis pour une agression lesbophobe

La Cour d’Appel de Montpellier a condamné mercredi 21 janvier l'agresseur de Julie, lesbienne de 24 ans, à trois mois de prison avec sursis, à 1.500 euros de dommages et intérêts et à 600 euros de remboursement d'honoraires d’avocat. Le caractère lesbophobe de l'agression a été retenu par le juge.

Le "Collectif contre l’homophobie Montpellier" a "pris acte" dans un communiqué de cette décision, qui vient contredire le jugement de première instance. "En ayant le courage de témoigner à visage découvert, Julie a incarné la double discrimination que subissent en silence de nombreuses femmes: le sexisme et la lesbophobie", souligne son président Hussein Bourgi.

Le 1er avril 2008 à Montpellier, Julie avait été violemment agressée dans la rue par un de ses voisins. Il lui avait porté de violents coups de poings et de pieds à la tête accompagnés de propos lesbophobes avant de prendre la fuite. Bilan: un visage tuméfié et trois semaines d’arrêt de travail.

Le 18 avril 2008, le Tribunal Correctionnel de Montpellier avait pourtant relaxé l'agresseur, grâce à un alibi si douteux que le parquet avait immédiatement interjeté appel.

En appel, Me Luc Abratkiewicz, l’avocat de Julie, a démonté cet alibi, qui reposait sur le témoignage d’amis, affirmant qu’il regardait un match de football chez eux au moment de l'agression. Or, après vérification, ces amis n’avaient pas de décodeur permettant de capter la chaîne diffusant le match de football en question...

L’avocat général de la Cour d’appel avait requis une condamnation de principe "suffisamment forte", en laissant le soin à la juridiction de la fixer.

vendredi 2 janvier 2009

Arrestation des violeurs présumés d'une lesbienne californienne

Quatre hommes soupçonnés du viol en réunion d'une lesbienne californienne ont été arrêtés à Richmond (Californie), selon la chaîne de télévision locale KTVU. Ils sont âgés de 31 ans, 21 ans, 15 et 16 ans.

Ils sont accusés d'avoir agressé une femme de 28 ans le 13 décembre dernier, une attaque qui avait soulevé une vague d'émotion en Californie. Cette jeune femme, restée anonyme, avait été attaquée alors qu'elle sortait de sa voiture. Après l'avoir violée une première fois, ses agresseurs l'avaient entraînée dans un immeuble abandonné pour la violer à nouveau. Son calvaire a duré quelque 45 minutes. Elle avait été abandonnée nue, dehors.

Selon les enquêteurs, les agresseurs savaient qu'elle était lesbienne: un auto-collant arc-en-ciel était collé sur sa voiture et ils ont fait des commentaires sur son orientation sexuelle. La police de Richmond avait offert une récompense de 10.000 dollars pour quiconque fournirait une information aboutissant à l'arrestation des violeurs.