Lévy Blancard et Caroline Beisbardt, "Blocus Pocus""Etes-vous homosexuelle?" Eve répond "oui" d'un seul élan mais Sarah bloque. A l'heure où elle tire un premier bilan désenchanté de sa vie, la comédienne trentenaire voit ses plans bouleversés par une pièce et une partenaire sans tabou. Deux ans après "Echantillon", Lévy Blancard revient avec "Blocus Pocus", une "comédie identitaire" qu'elle interprète avec Caroline Beisbardt (Eve) et Hope Newhouse (le metteur en scène).
"Sarah n'est pas capable de répondre par oui ou non à la question du metteur en scène. Elle a décidé qu'elle était hétéro, aurait des enfants, mais rien ne se passe comme elle l'avait prévu. Elle est bousculée", explique Lévy Blancard à LToutes. "Eve est impulsive, elle aime bien être remarquée mais s'intéresse vraiment aux personnes. Elle suit son corps", complète Caroline Beisbardt.
En bonne tentatrice, Eve insiste pour répéter la scène du baiser et trouble encore davantage les fragiles certitudes de Sarah, au grand dam "du" metteur en scène, dont le genre n'est jamais remis en question alors que c'est une femme et qui, "lui", tombe systématiquement amoureux de ses comédiennes.

"Je suis plus intéressée par l'ambiguïté que par l'homosexualité. Je ne sais pas si tous mes spectacles ne parlent pas un peu de l'identité sexuelle!", reconnaît Lévy Blancard. "Pour moi, c'est important d'en parler. Ca gêne quand je me balade main dans la main avec ma copine", remarque-t-elle, soulignant que les lesbiennes et gays sont encore confrontés à "des insultes, des violences homophobes".
Avec la comédie Blocus Pocus, l'auteure et interprète espère s'adresser "à tout le monde" et notamment "aux familles d'homosexuels pour savoir quelles questions identitaires on peut se poser" quand on découvre sa propre homosexualité. "Il y a quelque chose à faire pour amener tout le monde à trouver ça normal", insiste-t-elle dans un grand sourire.
Les répétitions se terminent et Blocus Pocus devrait bientôt faire ses débuts dans un théâtre parisien. Une affaire à suivre avec LToutes.
Les élus qui ont leur coming out ne se comptent guère que sur les doigts d'une main, surtout à droite. Après le maire PS de Paris Bertrand Delanoë et l'ex-ministre UMP Roger karoutchi, Franck Riester, maire de Coulommiers (Seine-et-Marne), est le premier député UMP à avoir sauté le pas. Dans l'interview accordée au Pays Briard, il évoque le "dérapage" qu'aurait commis l'élu d'opposition (PS) Pascal Thierry lors d'un conseil municipal récent: il avait lancé à l'évocation de la "couverture mixte" d'un nouveau terrain de sport: "si la couverture est mixte, il ne faudrait pas être gay..."."Il semblerait que ces allusions m'étaient destinées et cherchaient à m'atteindre", a réagi Franck Riester, 37 ans. "Si c'est le cas, c'est raté car mon homosexualité n'est pas un secret. Je partage ma vie avec mon ami depuis longtemps. Pour autant, je n'ai jamais fait étalage de ma vie privée et continuerai à agir de la même manière".Dans un droit de réponse, Pascal Thierry s'est ensuite défendu de tout dérapage homophobe, évoquant "un jeu de mots lancé dans le feu des débats". Si "Franck Riester et moi-même ne partageons pas les mêmes valeurs politiques", il souligne l'avoir "félicité" lorsqu'il a voté en juin dernier, avec quelques autres députés UMP, en faveur d'une proposition de loi PS autorisant le mariage homosexuel. Franck Riester fait aujourd'hui partie de la "jeune garde" UMP que Nicolas Sarkozy cherche à promouvoir pour sa campagne présidentielle de 2012. Il est à ce titre reçu régulièrement à l'Elysée avec d'autres jeunes élus.Jean-Luc Romero, auteur de "homo politicus" et ancien élu de droite, lui a adressé "un grand et chaleureux bravo". "Cela lui vaudra le respect de ses électeurs. Mais arrivera t-il à faire taire dans son parti un Vanneste qui estime que les homos sont inférieurs aux hétéros ou un Myard qui assimile homosexualité à pédophilie ?", s'interroge-t-il sur sa page facebook. Selon lui, sur 530.000 élus en France, à peine 30 se disent homosexuels...
Coup de tonnerre à l'UMP. Six secrétaires nationaux du parti présidentiel se prononcent pour l'ouverture du mariage aux couples homosexuels dans une tribune publiée cette semaine dans L'Express. Ils appellent la majorité à "légiférer" en ce sens et le président Nicolas Sarkozy à faire figurer le mariage gay dans son programme pour 2012. Une petite révolution portée par six jeunes responsables, issus de "cette génération de trentenaires engagés autour de Nicolas Sarkozy".
"Nous sommes favorables à l'ouverture du mariage à tous les couples, quels que soient leurs sexes", écrivent Sébastien Chenu (photo), Samia Badat, Frédéric Bouscarle, Nathalie Fanfant, Stéphane Jacquot, et David-Xavier Weiss dans leur tribune en citant en exemple le Premier ministre britannique (conservateur) David Cameron. "Attachés à la famille et à l'institution du mariage, comme Cameron, nous croyons profondément qu'une société est mieux construite lorsqu'elle soutient les preuves d'engagement et les solidarités interfamiliales, plaident-ils. D'ailleurs, le droit au mariage "correspond à des devoirs déjà existants (impôts, communauté de vie...), déjà assumés de facto par les couples homosexuels, désireux désormais d'une égalité totale et d'une reconnaissance pleine et entière de leur engagement par notre République".
Aujourd'hui, "notre pays est prêt à cette reconnaissance, estiment-ils. Il a évolué et une large majorité de Français y est favorable", ce qui n'est pas le cas, nuancent-ils toutefois sur le sujet "de l'adoption" qui "fait encore débat".
"Brokeback Everest": c'est le surnom dont a déjà été affublé dans les medias locaux ce qui sera le premier film lesbien de l'histoire du Népal, "Snow Flowers".
Le film doit sortir sur les écrans au printemps prochain, et l'histoire est classique: la romance tragique de deux femmes, les stars népalaises Dia Maskey et Nisha Adhikari, amoureuses mais incapables de vivre ouvertement leur amour.
Le réalisateur, Subarna Thapa, est basé en France et a co-écrit l'histoire avec la Française Anne Bourrel. La directrice de la photographie, Sara Cornu, est également française. Reste à savoir comment réagira le public au Népal, un pays très religieux...
(Merci à la lectrice attentive qui a corrigé notre erreur dans le texte initial)
Désormais retraités, les baby boomers LGBT sont plus fréquemment confrontés au handicap physique, à la dépression et à la solitude que les hétérosexuels de leur âge, selon une étude américaine rendue publique cette semaine.Ils sont en effet moins souvent mariés ou en couple que les hétérosexuels et n'ont souvent pas d'enfants pour les aider. Une fois âgés, ils ont parfois des difficultés à accéder aux mêmes soins et services que les seniors hétérosexuels, avec des conséquences sur leur santé et leur moral, souligne dans un communiqué l'auteure de l'étude, Karen Fredriksen-Goldsen, de l'école des sciences sociales de l'Université de Washington. L'étude a suivi 2.560 LGBT américains de 50 à 95 ans. Près de quatre sur dix expliquent avoir envisagé le suicide, 47% ont un handicap, 31% ont connu la dépression et 53% se sentent seuls. Il y a, aussi, la peur des discriminations. Pas moins de 21% cachent leur orientation sexuelle à leur médecin de peur d'avoir de moins bons soins ou de se voir opposer un refus de soin, ce qui a été le cas pour 13% d'entre eux. Ce manque d'ouverture "empêche des discussions sur la santé sexuelle, les risques de cancer du sein ou de la prostate, l'hépatite, le HIV, les thérapies hormonales...", souligne Mme Fredriksen-Goldsen.
(Actualisé le 14/11/2011 avec réactions)
Ils s'aiment, ils se marient. Guillaume, 37 ans, et Patrick, 48 ans, se sont unis symboliquement samedi 12 novembre à Cabestany, dans le sud de la France, par le maire de cette bourgade qui dénonce "l'hypocrisie" de l'interdiction du mariage des couples homosexuels.
"C'est un acte militant. Ce sera un mariage dans les règles", a assuré à LToutes le maire communiste de Cabestany, Jean Vila. Le procureur et le préfet "s'inquiètent puisqu'on est hors la loi, mais il faut arrêter l'hypocrisie" qui consiste à "ignorer la réalité de milliers de couples homosexuels", ajoute-t-il. Il s'agit toutefois d'un mariage symbolique puisqu'il n'a pas été inscrit dans les registres d'état-civil.
"On se marie parce qu'on s'aime, mais c'est aussi un acte militant", ont également déclaré les futurs mariés au site "Têtu".
En 2004, Noël Mamère, député-maire Verts de Bègles, avait réellement marié deux hommes mais l'union avait été annulée par la Cour de cassation. En 2009, la maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, a lancé "l'appel de Montpellier" en faveur du mariage et de l'adoption pour les couples homos, avant de marier symboliquement un couple gay en février 2011. Interrogé sur le mariage homosexuel début 2011, le Conseil constitutionnel a quant à lui renvoyé la balle au Parlement.
Jean Vila, ex-député qui a voté pour le PACS en 1999, appelle les autres maires de France à marier eux aussi les couples lesbiens et gays, surtout les députés qui ont soutenu la proposition socialiste de légalisation du mariage pour tous, rejetée à l'Assemblée nationale en juin dernier. "Il faut mettre en conformité leur vote et leurs actes", lance-t-il, rappelant que 2012 est l'année de la présidentielle mais aussi des législatives.
Pour le maire de Cabestany, "la France ne peut pas être le dernier pays européen à continuer à interdire le mariage homosexuel", "il faut aller plus loin que le PACS". "C'est dans l'air du temps", insiste-t-il, soulignant que 63% des Français sont favorables à la légalisation du mariage pour tous et que de récentes décisions de justice témoignent de l'évolution de la société, comme le partage de l'autorité parentale entre les mères biologique et sociale de deux fillettes à Bayonne.
Le Parti socialiste promet le mariage et l'adoption pour les homosexuels en cas de victoire à la présidentielle 2012.
Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la cohésion sociale, qui avait soutenu le PACS contre son camp, a jugé sur RTL que la cérémonie de Cabestany n'était "pas la meilleure façon de faire avancer la cause" mais a redit "(son) engagement pour que le mariage soit ouvert aux couples de même sexe" car "c'est d'abord maintenant un engagement social et un engagement affectif".
La secrétaire d'Etat à la Famille, Claude Greff, a quant à elle jugé sur i>télé que le mariage de Guillaume et Patrick était une initiative "contre-productive" qui allait "crisper les positions"...
Pour l'instant, le mariage homosexuel est légal dans sept pays européens: Pays-Bas (depuis 2001), Belgique (2003), Espagne (2005), Suède (2009), Norvège (2009), Portugal (2010) et Islande (2010).
Il est légal aussi en Afrique du Sud, en Argentine, au Canada, à Mexico et dans certains Etats des Etats-Unis; dans ce dernier pays, la loi DOMA définissant le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme pourrait être bientôt abrogée, ouvrant la voie à la légalisation du mariage gay à l'échelle fédérale.
Nicolas Sarkozy envisagerait-il l'ouverture du mariage au couples homosexuels? C'est ce que croit savoir le site de droite Atlantico, qui cite "un cadre de l'UMP".
D'après ce cadre non identifié, le président sortant et probable candidat à sa propre succession en 2012 pourrait s'inspirer du Premier ministre conservateur britannique, David Cameron, qui s'est déclaré pour la légalisation du mariage pour tous au nom de l'égalité mais aussi de l'engagement au sein du couple, qui "rend la société plus forte".
"Il n'y a pas beaucoup de sujets de société sur lesquels Nicolas Sarkozy sera en mesure de proposer une avancée significative pendant la campagne. Il ne bougera pas sur la dépénalisation du cannabis, rien sur le vote des étrangers ni sur l'homoparentalité. Le seul truc auquel il réfléchit, c'est le mariage homo", aurait déclaré cette source. On note que selon le cadre anonyme de l'UMP, Nicolas Sarkozy dissocie l'homoparentalité, donc la famille, du mariage.
On se souvient aussi qu'avant d'arriver à l'Elysée en 2007, le futur président Sarkozy avait promis un statut du beau-parent et s'était déclaré en faveur d'"une union civile homosexuelle qui ne passe pas par le greffe du tribunal d'instance, mais par la mairie". Mais c'est la vision de la droite la plus conservatrice, souvent catholique, qui s'est imposée.
Un couple de lesbiennes pacsées a obtenu le partage de l'autorité parentale sur ses deux petites jumelles. Une juge aux affaires familiales de Bordeaux a estimé que c'était dans l'intérêt des enfants, d'autant plus que, dans les faits, la mère non biologique exerçait déjà ce rôle avec sa compagne.
"Sud-Ouest" note que le parquet dispose d'un mois pour faire appel de la décision mais qu'il ne s'y est pas opposé à l'audience. L'article 377 du Code civil prévoit la possibilité de partager l'autorité parentale "lorsque les circonstances l'exigent".
"On vient de recevoir le jugement comme quoi mon amie est parent à part entière comme moi. On est très, très heureuses. On se dit que notre affaire va peut-être faire avancer les mentalités, les politiques aussi", a réagi Cécile, la mère biologique, sur France Info.
Le couple a dû se rendre en Espagne pour la conception, la procréation médicalement assistée (PMA) n'étant pas ouverte aux couples homosexuels en France. Suzanne et Jeanne sont nées le 25 février 2010.
"On est des parents à part entière, aussi bien mon amie que moi. On trouve tout à fait normal qu'elle trouve sa place au sein de la vie familiale avec les enfants", a ajouté Cécile. "On l'a fait pour nous mais on l'a fait aussi pour tous les couples homosexuels de France."
Ce n'est pas la première fois qu'un couple lesbien obtient le partage de l'autorité parentale mais la Cour de cassation l'avait refusé le 8 juillet 2010 à un autre couple.
La Cour avait estimé que les deux femmes "ne démontraient pas en quoi l’intérêt supérieur des enfants exigeait que l’exercice de l’autorité parentale soit partagé entre elles et permettrait aux enfants d’avoir de meilleures conditions de vie ou une meilleure protection quand les attestations établissaient que les enfants étaient épanouis".
Depuis le 12 octobre, Eliane, sous-directrice de l'Institut des Filles de Marie, une école catholique de Bruxelles (Belgique), vit l'enfer. Accusée d'avoir obligé des élèves à se déshabiller après un vol, elle a été la cible d'une véritable émeute lesbophobe dans l'enceinte de l'établissement. Selon le quotidien belge "Le Soir", le directeur de l'institut Paul Straetmans a porté plainte pour homophobie, harcèlement et atteinte à la vie privée, et dénonce une manipulation des élèves.
Les faits ont débuté avec le vol de 200 euros dans le vestiaire des filles pendant un cours de gym d'élèves de 5e professionnelle. Ayant constaté le vol, la professeure de sport appelle la sous-directrice. Selon "Le Soir", les élèves demandent alors aux deux femmes de les fouiller elles-mêmes pour identifier le voleur. "Les élèves voulaient absolument qu’on les fouille. On leur a expliqué qu’on n’avait pas l’autorité nécessaire mais elles ont insisté, raconte Eliane au quotidien. On leur a donc fait signer une décharge et, une fois le butin retrouvé (dans une chaussette d'une élève, NDLR), je suis remontée dans mon bureau et je pensais que l’incident était clos".
Concrètement, les élèves ont dû se présenter individuellement en sous-vêtements devant la professeur de gym, alors que la sous-directrice se trouvait dans un autre local pour fouiller les sacs.Mais le récit de la fouille se répand rapidement dans l'établissement et la rumeur court: les jeunes filles auraient été obligées de se mettre complètement à nu et la fouille se serait poursuivie après la découverte de l'argent. L'homosexualité de la sous-directrice, pourtant discrète sur sa vie privée, est pointée du doigt. Des textos sans ambiguïté appellent les élèves à se mobiliser: "demain tous ls eleves de ifm nallez pas en cour fau faire ruina, greve contre gwine (la grosse sou directrice) qui a obligé ls filles de 5eme travaux a ce metre toute nu !!!"
Le lendemain, une centaine d'élèves arborant des t-shirts "Touche pas à mon intimité" refusent d'entrer en classe. Des chaises et des bancs sont jetés, des carreaux brisés. "Dehors la perverse, la lesbienne!", crient-ils notamment. Eliane doit s'enfuir par la petite porte. "Cela a été préparée et probablement préparée par des adultes qui voulaient régler des comptes avec la sous-directrice", accuse Paul straermans sur la chaîne de télévision RTL Info. Aujourd'hui, Eliane "ne va pas bien. Vous dire le contraire serait vous mentir", ajoute-t-il.
Je viens de postuler pour un emploi. J'ai mentionné mon expérience professionnelle, mon poste actuel, mes compétences... mais pas mon travail sur LToutes. Parce que j'ai craint d'être étiquetée "LESBIENNE" et que ma candidature aille directement à la poubelle. Lâcheté ou lucidité?
Si je tenais un blog de recettes de cuisine ou sur les jeux vidéo, je l'aurais signalé pour illustrer ma maîtrise rédactionnelle et technique du Web, ç'aurait été une évidence. Mais cela n'aurait révélé qu'un aspect de ma personnalité, pas quelque chose d'aussi intime et central dans la vie que l'orientation sexuelle.
Jusqu'ici, j'ai toujours été recrutée par des hommes, blancs, âgés d'au moins 50 ans. Statistiquement, une femme part déjà avec un handicap, alors une lesbienne? On m'a déjà demandé si j'avais des enfants ou l'intention d'en avoir: pose-t-on systématiquement ces questions à un homme?
Je n'ai jamais caché mon homosexualité à mes collègues, ce qui m'a parfois valu des remarques lourdingues sur mon intérêt pour les sujets LGBT ou la condition de la femme, mais ces remarques étaient souvent plus sexistes qu'homophobes...
Pourtant j'éprouve toujours une certaine apréhension à m'"avouer" lesbienne à un inconnu. J'ai intégré les combines du langage sans sexe pour éviter de dire que je vis avec une femme, je n'embrasse pas ma compagne sur la bouche dans mon quartier pas franchement du Marais, et j'attends l'entretien d'embauche pour voir si je peux mentionner LToutes au recruteur, au risque de faire l'impasse sur des compétences qui pourraient me donner l'avantage sur d'autres candidat(e)s.
Aux Etats-Unis, un chercheur d'Harvard a montré qu'un candidat mentionnant dans son CV avoir été trésorier d'une association étudiante LGBT avait 40% de chances en moins d'obtenir un entretien d'embauche qu'un autre qui se contentait d'évoquer une expérience dans une organisation "progressiste".
Et selon l'association "L'Autre cercle", 67% des LGBT ne souhaitent pas être visibles au travail de crainte de conséquences négatives (voir LToutes, 11/02/2011). Ils étaient 74% en 2006, il y a du progrès. Mais près d'un cinquième des LGBT considèrent encore aujourd'hui que le climat de leur entreprise leur est hostile: j'ai honte, mais mon CV-vérité attendra.