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lundi 4 octobre 2010

"The Kids are All Right": "Tout va bien"... ou presque



Actualisé avec les nominations aux Oscar et Golden Globe pour Annette Bening

Vingt ans et quelque de vie commune, ça use. Pour Nic et Jules, la vie de famille idéale vire au cauchemar quand les enfants décident de rencontrer leur père... biologique, car leurs mères sont lesbiennes et les ont conçus grâce à un don de sperme.

Avec "Tout va bien! The Kids are All Right" (sortie en France le 6 octobre), Lisa Cholodenko s'empare des sujets de société que sont l'homoparentalité et l'anonymat du don de sperme pour explorer le thème plus classique de la crise d'un couple, dans une comédie dramatique enlevée, tour à tour drôle et émouvante.

L'image d'Epinal de la famille homosexuelle heureuse élevant des enfants parfaits dans une Californie gay-friendly vole en éclats avec l'irruption du donneur de sperme qui expose au grand jour les zones d'ombre du tableau déjà suggérées au détour de quelques répliques.

S'inspirant de sa propre expérience, Lisa Cholodenko adopte un ton souvent ironique mais tendre aussi pour décrire ces vies et sexualités bouleversées auxquelles Annette Bening, dans le rôle de Nic-la-tête-sur-les-épaules, et Julianne Moore, dans celui de Jules-la-tête-dans-les-étoiles, prêtent corps et émotion.

Les deux actrices sont bien entourées, entre Mark Ruffalo, touchant en célibataire endurci très cool qui se découvre une vocation de père et de mari, et Mia Wasikowska ("Alice au pays des merveilles") et Josh Hutcherson ("Voyage au centre de la Terre"), ados responsables qui ne saisissent cependant pas tous les enjeux de leur démarche pour leurs "Mums".

On pourra regretter que la réalisatrice de "High Art" (1998) ait esquivé les aspects potentiellement polémiques ou subversifs de son sujet pour mettre en avant l'histoire universelle d'un couple en crise, où l'homosexualité et l'homoparentalité n'apparaissent que comme un ressort dramatique, mais c'est peut-être ce choix un peu trop lisse qui permet à "Tout va bien" de toucher un large public.

Car ces Kids-là, récompensés par le Teddy du meilleur film LGBT à Berlin, ont fait un carton au box-office américain. Annette Bening a obtenu le Golden Globe de la meilleure actrice de comédie et est nommée aux Oscar pour le meilleur premier rôle féminin, où sa principale concurrente est Natalie Portman, Golden Globe de la meilleure actrice de film dramatique pour "Black Swan".

"The Kids Are All Right" a aussi décroché des nominations aux Oscar pour le meilleur film de l'année, le meilleur scénario original et le meilleur second rôle masculin pour Mark Ruffalo.



- "Tout va bien! The Kids are All Right", de Lisa Cholodenko, avec Annette Bening, Julianne Moore, Mia Wasikowska, Josh Hutcherson, Mark Ruffalo. Durée: 1h46. Sortie en France le 6 octobre 2010. Photos DR

samedi 30 janvier 2010

Un film pour enfants cible d'attaques homophobes


Peut-on parler d'homosexualité à des enfants de CM1/CM2 en France? Pour certains, non, visiblement. "Le baiser de la lune", un projet de court-métrage d'animation porté par une équipe rennaise a provoqué, avant même qu'il soit achevé, une levée de boucliers des milieux ultra-conservateurs.

Deux pétitions dénoncent ainsi sur internet une volonté de "pervertir" les enfants avec "l'idéologie du lobby homosexuel". Selon le magazine "Têtu", ces pétitions ont fait reculer l'inspection académique d'Ille et Villaine, qui a demandé le retrait du logo du ministère de l'Education du site du projet, qu'il a pourtant financé.

Christine Boutin s'est fendue d'une "lettre ouverte" au ministre de l'Education Luc Chatel, pour faire part de son "indignation" au sujet de ce film, qui "bafoue le principe de la neutralité de l’enseignement public en s'immisçant dans la conscience et l’intimité des enfants". "Ce film idéologique prive les enfants des repères les plus fondamentaux que sont la différence des sexes et la dimension structurante pour chacun de l’altérité", estime-t-elle, en réclamant "l’interdiction de sa diffusion".

Le court-métrage d'animation raconte l'histoire d'amour entre Félix, un poisson-chat et Léon, un poisson-lune. Ce projet pédagogique entend ainsi lutter contre l'homophobie survenant à l'adolescence. Il bénéficie toujours du soutien du Conseil régional de Bretagne, des conseils généraux des Côtes d'Armor et du Finistère et la ville de Rennes, ainsi que d'associations de lutte contre l'homophobie.

Dans une question écrite, la députée de Paris Martine Billard (Porte-Parole du Parti de Gauche) a interpelé Luc Chatel "sur le sens politique" du retrait du logo de son ministère. "Alors que ces dernières années les chefs d'établissement ont reçu des circulaires appelant à la vigilance et à la fermeté contre les manifestations d'homophobie", ce geste est "un mauvais coup porté à la lutte contre les discriminations", déplore-t-elle.

L'Inter-LGBT, SOS homophobie et le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire ont aussi dénoncé dans un communiqué la "reculade" du ministère de l'Education "qui refuse de remplir sa mission d’éducation à la sexualité et à la citoyenneté, cautionnant ainsi les lobbys ultra- conservateurs, chantres de l'ordre moral". Les associations jugent d'ailleurs "surprenant que de telles pétitions outrancières, caricaturales de bêtise puissent encore inquiéter les pouvoirs publics et les faire réagir avec autant de frilosité".

vendredi 13 février 2009

"L Word, le film": Ilene Chaiken y pense

Photo Isabel Snyder/Showtime

Ilene Chaiken voudrait adapter "The L Word" en film. La créatrice, scénariste et réalisatrice de la série lesbienne explique à SheWired qu'elle y songe sérieusement, même si elle travaille en ce moment au bouclage de la sixième et dernière saison, en cours de diffusion aux Etats-Unis, et à la série dérivée avec Alice (Leisha Hailey) pour héroïne.

"Je refuse tout simplement de croire que le 'L Word' est fini", déclare Ilene Chaiken, qui dit éprouver une impression "douce-amère" à cette idée. "Je crois que nous le revisiterons d'une façon ou d'une autre. Je ne sais pas, peut-être que nous ferons un "L Word, le film" (...) Je crois que mes collègues de tournage adoreraient ça aussi."

"J'y réfléchis, et quand j'aurai un moment de répit, je trouverai comment je pense que cela devrait être et je verrai si nous pouvons le réaliser", ajoute Ilene Chaiken, qui avait déjà évoqué, mais moins longuement, un tel projet. "J'ai le sentiment que le L Word est encore en vie".

vendredi 28 novembre 2008

Harvey Milk, pionnier des droits gays et lesbiens









Alors que les Californiens viennent de voter l'interdiction du mariage homosexuel, quelques mois après sa légalisation dans cet Etat, Gus Van Sant ("My Own Private Idaho", "Paranoid Park") se penche sur l'histoire d'Harvey Milk, premier homme politique ouvertement gay élu en 1977 à la mairie de San Francisco.

Sean Penn incarne ce militant des droits civiques et de la cause homosexuelle, tué par balles le 27 novembre 1978. Son meurtrier est un autre responsable municipal, Dan White, qui abat aussi le maire George Moscone. Le double meurtre crée un choc, qui se transforme en colère et en émeutes sévèrement réprimées dans le quartier gay lorsque White est condamné pour meurtre involontaire sans préméditation.

Rob Epstein avait déjà consacré un excellent documentaire au jeune politicien hors du commun, "The Times of Harvey Milk" (1984), et Harvey Milk possède sa statue dans la mairie de San Francisco depuis mai 2008. "Milk" de Gus Van Sant sortira en France en mars.

- Voir aussi le dossier de Gayclic sur Harvey Milk

dimanche 2 novembre 2008

"Riparo": deux filles, un garçon et des possibilités


De retour de vacances, Anna (Maria de Medeiros) et Mara (Antonia Liskova) découvrent dans le coffre de leur voiture un jeune immigrant, Anis (Mounir Ouadi), qui tente de franchir la frontière italienne. Le couple lesbien le recueille, lui trouve un travail.

Anis va peu à peu s'immiscer ente les deux femmes, jusqu'à mettre leur histoire en péril...

Sorti en salle le 29 octobre, le film du réalisateur italien Marco Simon Puccioni ne se limite pas à traiter le sujet de l'homosexualité, abordant les questions sociales comme celle de l'immigration en Europe.

vendredi 24 octobre 2008

Cineffable: les lesbiennes font leur cinéma

Plusieurs centaines de lesbiennes réunies dans l'obscurité: c'est le petit miracle qu'accomplira une nouvelle fois, à partir du 30 octobre et jusqu'au 3 novembre, le Festival international du film lesbien et féministe de Paris.

Lire aussi sur LToutes:

Organisé par l'association Cineffable (cf "La success-story de Cineffable"), le festival lesbien et féministe célèbre cette année son 20e anniversaire, un exploit pour un festival qui repose sur le bénévolat et quelques subventions, dont celle de la mairie de Paris.
Pendant cinq jours, plus de 70 courts et longs métrages provenant d'une vingtaine de pays (cf "Demandez le programme!"), pour la plupart inédits en France, seront proposés à un public exclusivement féminin (cf "Discrimination?").

Affluence oblige, le festival se répartit cette année dans deux salles: le Trianon et la Halle Saint-Pierre, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.


En ouverture sera projeté "Vivere" d'Angelica Maccarone (Allemagne), ou la rencontre, par une froide nuit de Réveillon, entre Francesca et l’énigmatique Gerlinde. Mais le festival nous transportera aussi en Afrique du Sud ("World Unseen", de Shamim Sarif) au temps de l'apartheid, où l'histoire d'amour de Miriam et Amina paraît vouée à l'échec, et à Taïwan ("Drifting Flowers", de Zero Chou) pour suivre trois générations de femmes: Diego, musicienne butch, Ging, chanteuse aveugle, et Lily, atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Dans "Pusinky" ("Demoiselles", République tchèque), Karin Babinska se penche quant à elle sur les amours adolescentes, quand Connie Macatuno réalise avec "Rome et Juliet" le premier film lesbien philippin.

Côté documentaires, "Mom’s Apple Pie", des réalisatrices américaines Jody Laine, Shan Ottey et Shad Reinstein, présente l'histoire de ces enfants enlevés à leur mère dans les années 1970, parce qu'elles avaient osé être ouvertement lesbiennes et divorcer.



Dans "It’s STILL Elementary", Debra Chasnoff a repris sa caméra dix ans après “It’s Elementary”, dans lequel elle traitait pour la première fois de l'homosexualité expliquée aux enfants dans les écoles publiques américaines.
Récompensé dans le monde entier, le premier volet sera aussi visible dans le cadre du Festival.

Et parce qu'on n'est pas sérieux quand on a 20 ans, une spéciale "porno" est prévue samedi soir avec courts et long métrages chauds, chaud, chauds... et un débat sur "l'évolution de la
représentation de la sexualité lesbienne au cinéma
". Celles qui le souhaitent pourront finir la soirée sur la piste de danse du Bus Palladium.

A Cineffable, c'est le public qui décerne les prix, lundi à partir de 19h. L'association récompensera par ailleurs le meilleur scénario, sélectionné à l'issue de son concours annuel. L'heureuse gagnante verra son oeuvre produite et diffusée pendant le Festival.

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La success-story de Cineffable

Cineffable fête ses 20 ans. Le festival a vu le jour en 1989 dans un petit ciné-club qui regroupait tous les mois une poignée de lesbiennes parisiennes, mécontentes de la petite place accordée aux films lesbiens dans le cadre du Festival de films de femmes de Créteil.

Depuis, le petit poucet connaît un succès grandissant, avec une fréquentation en hausse de plus de 77% de 1990 à 2006, et de 12% pour la dernière édition. Désormais, le festival compte chaque année plus de 7.000 entrées, pour un budget annuel de 67.000 euros.


Si 91% des festivalières sont françaises (parisiennes ou franciliennes pour la plupart), on vient aussi de Suisse, de Belgique, d’Allemagne, ou... du Pérou pour se faire une toile lesbienne à Paris.

- Lire aussi sur LToutes: "Cineffable: les lesbiennes font leur cinema", "Discrimination?", "Demandez le programme!"


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Discrimination?

Cineffable, festival discriminatoire? Qui l'eut cru? Nombre d'hommes hétéros de droite sont très, très malheureux de ne pouvoir, eux aussi, venir voir les derniers films lesbiens.
Tellement malheureux qu'ils hurlent à la discrimination.

Organisé par des lesbiennes et pour des lesbiennes, le Festival international du film lesbien et féministe de Paris est interdit aux hommes, "non mixte" préfèrent pudiquement dire les organisatrices.


C'est l'octroi d'une subvention de 15.000 euros par la mairie de Paris, à partir de 2003, qui a mis le feu aux poudres. Le pamphlétaire François Devoucoux du Buysson, contradicteur régulier des revendications du mouvement gay et lesbien et de la politique de Bertrand Delanoë à Paris, protestait aussitôt contre l'utilisation de l'argent du contribuable au bénéfice d'une manifestation "discriminatoire" et "ouvertement sexiste". Après avoir écrit en vain au maire de Paris, il a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) en 2006. Sans plus de succès pour l'instant.

"Lorsque la France sera un pays où l’égalité règne, où les femmes et les lesbiennes ne feront plus l’objet de discriminations et de mépris, alors sans doute n’y aura-t-il plus cette nécessité d’organiser de manifestations réservées aux femmes", répondent quant à elle les organisatrices du festival.

- Lire aussi sur LToutes: "Cineffable: les lesbiennes font leur cinéma", "La success-story de Cineffable", "Demandez le programme!"

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Cineffable: demandez le programme!

Voici le programme des longs métrages et documentaires de Cineffable. Pour les courts métrages, rétrospective et expositions, rendez-vous sur le site de Cineffable.
LES LONGS METRAGES

  • "Vivere", Allemagne, par Angelina Maccarone
    Par une froide nuit de réveillon, Francesca part à la recherche de sa soeur Antonietta. Sur son chemin, elle croise l'énigmatique Gerlinde au coeur brisée dont elle tombe immédiatement amoureuse...
    Vainqueur du prix Outstanding Artistic Achievement cette année à l'Outfest de Los Angeles.
    Séances: en ouverture jeudi 30 octobre - 19h00 - Trianon, et samedi 1er novembre - 17h30 - Halle Saint-Pierre

  • "Drifting Flowers", Taïwan, Zero Chou
    Le film suit les vies de trois femmes: Diego, une ravissante musicienne butch, Ging, une belle chanteuse aveugle et Lily, qui souffre de la maladie d’Alzheimer.
    Séance: vendredi 31 octobre - 20h00 - Trianon

  • "In Search of The Wild Kingdom", Etats-Unis, Shine Louise Houston
    Suivez la réalisatrice Georgia Mann et son équipe à travers les rue de San Francisco alors qu’elles capturent certaines des scènes les plus chaudes du milieu de la nuit. Un vrai faux documentaire avec du vrai sexe dedans… Prix 2007 du Feminist Porn Awards.
    Film interdit aux moins de 16 ans
    Séances: samedi 1er novembre - 22h00 - Trianon, et dimanche 2 novembre - 22h00 - Trianon

  • "Pusinky", République tchèque, par Karin Babinská
    Iška, Karolina et Vendula viennent d'avoir le bac. Elles décident de faire du stop pour les Pays-Bas où elles ont prévu de travailler dans une ferme pendant trois mois. Mais Votja, frère d'Iška et espion à la charge de leur père, joue les invités-surprise.
    Séance: dimanche 2 novembre - 20h00 - Trianon

  • "Rome and Juliet", Philippines, par Connie S. A. Macatuno
    Juliet, une enseignante de maternelle, vient de se fiancer à un jeune politicien ambitieux et demande à Rome, une jeune femme d’affaires libérée, d’organiser le mariage. Au fil des préparatifs, naissent entre les deux femmes des sentiments qui leur sont inconnus... Romantique et glamour, "Rome and Juliet" est le premier film lesbien philippin.
    Séance: samedi 1er novembre - 20h00 - Trianon

  • "World Unseen", Royaume-Uni/Afrique du Sud, par Shamin Sarif
    Durant l'Apartheid en Afrique du Sud, deux femmes se rencontrent et leur monde bascule. Dans un système qui divise Blancs, Noirs et Asiatiques, quelle chance un tel amour a-t-il de survivre?
    Romantique et épique, le film a reçu le prix du public au Miami Gay and Lesbian Film Festival ainsi que le prix de la mise en scène au Phoenix Film Festival.
    Séance: dimanche 2 novembre - 17h30 - Halle Saint-Pierre

LES DOCUMENTAIRES:

  • "A Walk to Beautiful", Etats-Unis/Ethiopie, de Mary Olive Smith
    Ce documentaire relate l’histoire de cinq Ethiopiennes souffrant de lésions survenues lors d’accouchements. Rejetées par leurs maris et marginalisées par leurs communautés, elles sont condamnées à passer le restant de leur vie dans la solitude et la honte. Nous suivons ces femmes jusqu'a l'hôpital spécialisé où, pour la premiere fois, elles trouvent du réconfort et où leurs vies commencent à changer.
    Séances: 31 octobre - 15h00 - Halle Saint-Pierre, et dimanche 2 novembre - 17h30 - Trianon

  • "It's Elementary: Talking about Gay Issues in School", Etats-Unis, par Debra Chasnoff
    Premier documentaire à traiter de l’homosexualité expliquée aux enfants dans les écoles publiques américaines, "It's Elementary" suit les interventions de professeurs dans des classes allant du primaire au lycée. Tourné en 1996, il a fait le tour des écoles américaines et gagné de nombreux prix. Un film que les profs devraient montrer à tous les élèves.
    Séances: dimanche 2 novembre - 12h30 - Trianon, et vendredi 31 octobre - 17h30 - Trianon
      • "It's STILL Elementary: The Movie and The Movement", Etats-Unis, par Debra Chasnoff
        "C’est TOUJOURS élémentaire... " revient sur l’incroyable impact que le film "C'est élémentaire, parler de l’homosexualité à l'école" a connu ces dix dernières années, les raisons pour lesquelles il avait été réalisé à l’époque et pourquoi il est toujours d’actualité aujourd’hui. Professeurs et élèves du premir film racontent comment ces discussions ont modifié leurs vies. Le documentaire revient également sur la diffusion controversée du film par la chaîne PBS et les attaques de la droite conservatrice.
        Séance: dimanche 2 novembre - 20h00 - Halle Saint-Pierre

    • "L'ordre des mots", France, de Mélissa Arra
      Loin du traitement habituel des questions trans et intersexes, L’ordre des mots aborde de front les questions d'identité de genre de cette communauté.
      Séance: vendredi 31 octobre - 12h30 - Trianon

    • "Mom's Apple Pie", Etats-Unis, par Jody Laine, Shan Ottey et Shad Reinstein
      Cinq mères lesbiennes et quatre enfants (maintenant à l’âge adulte) témoignent de leur combat pour le droit de garde dans les années 1970. En 1974, The Lesbian Mother’s National Defense Fund est crée a Seattle. Au même moment, le Lesbian Right Project voit le jour à San Francisco. Avec d’autres groupes de tous les États-Unis, ces premières lesbiennes féministes s’unissent pour faire modifier les lois et défricher le terrain pour les futures familles LGBT.
      Séance: lundi 3 novembre - 12h30 - Trianon

    • "Moudjahidate", France, par Alexandra Dols
      A travers les récits d'anciennes combattantes et l'évocation de leur mémoire, ce documentaire retrace l’engagement des femmes dans la lutte pour l'indépendance de l'Algérie.
      Séance: vendredi 31 octobre - 22h00 - Trianon

    • "Risk Stretch or Die", Allemagne, par Saskia Heyden
      D'origine française, Océan LeRoy est l'un des plus célèbres Drag Kings de la scène transgenre berlinoise. Connue et reconnue pour ses performances, Océan partage sa vie entre son personnage de Drag Star la nuit et celui de business woman le jour.
      Séance: samedi 1er novembre - 15h00 - Trianon

    • "She's a Boy I Knew", Canada, par Gwen Haworth
      A travers les entretiens et les témoignages de son ex-femme, son meilleur ami et sa famille, Gwen Haworth nous raconte avec pudeur les pas qui le conduisirent à s'assumer en tant que femme.
      Séance: samedi 1er novembre - 15h00 - Trianon



    - Lire aussi sur LToutes: "Cineffable: les lesbiennes font leur cinéma", "La success-story de Cineffable", "Discrimination?"

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    vendredi 29 août 2008

    Lambert Wilson, homo en mal d'enfant

    Comment avoir un enfant en France quand on est homo? C'est la question à laquelle s'attaque "Comme les autres", film de Vincent Garenq, dans les salles à partir du 3 septembre 2008.

    Le héros Emmanuel, incarné par Lambert Wilson, veut un enfant, et il est prêt à tout pour cela, y compris à laisser sur le bord de la route son compagnon Philippe (Pascal Elbé).

    De la tentative d'adoption à la mère porteuse (Pilar López de Ayala), c'est bien un parcours du combattant que va devoir affronter Emmanuel, même si le ton reste résolument léger.

    Le film "est militant par le choix du sujet, mais pas par son traitement. C'est avant tout une comédie, mais si les gens se disent en sortant de la salle: l'homoparentalité pourquoi pas?, je serai content", expliquait Vincent Garenq le 24 août dans "Le Journal du dimanche".