La ministre de la Famille Dominique Bertinotti a été huée samedi, alors qu'elle défendait l'ouverture du mariage et de l'adoption aux homosexuels devant l'Union nationale des associations familiales de France (Unaf) à Toulon.
Selon le quotidien Var Matin, elle a déclenché une bronca lorsqu'elle a défendu "l’adoption et le mariage pour tous les couples". "Même Nadine Morano, qui était très ‘clivante’, ne s'était jamais fait huer comme ça", a confié un habitué au quotidien.
L’association est un partenaire phare des pouvoirs publics dans la définition de la politique familiale en France.
"Le mariage et l’adoption par des couples de même sexe ? Qui peut prétendre que cette réforme ne pose pas des questions vis-à-vis des enfants ?", avait lancé un peu plus tôt le président de l’Unaf, François Fondard. "Une famille, c’est l’institutionnalisation de la différence des sexes", avait-il dit, sous les applaudissements.
Et d'ajouter: "l’adoption par un couple homosexuel est une mauvaise solution".
Ils ont bien l'intention de (tenter de) gâcher les gay pride qui ont déjà commencé dans toute la France avec, en point d'orgue, celle de Paris le 30 juin. Les intégristes de l'organisation catholique Civitas ont lancé il y a quelques jours une campagne hostile au mariage homosexuel, que le nouveau président François Hollande a promis de faire adopter en France en 2013.
Avec des slogans tout en finesse, tels que: "aujourd'hui le mariage homo, demain la polygamie". Des autocollants qu'ils comptaient notamment diffuser ce samedi 16 juin à l'occasion de la "pink Parade" à Nice.Le maire (UMP) de la ville Christian Estrosi s'est dit "choqué" dans un communiqué par le ton de cette campagne, et s'est présenté comme le garant du bon déroulement de la "pink parade". Mais ce n'est qu'un début, a prévenu Civitas. Le combat pour le mariage homo s'annonce musclé...
Donna Summer homophobe? La reine du disco, icone gay, s'en défendait dans une lettre datée du 26 juillet 1989 et adressée à Act Up, rendue publique aujourd'hui, peu après la mort de la chanteuse.
Car celle-ci s'était attirée les foudres de la communauté gay pour des propos tenus en 1983 lors d'un concert et révélés à l'époque par le magazine Village Voice. Donna Summer avait notamment qualifié le sida, qui faisait alors des ravages, de "punition divine".
Six ans plus tard, et alors qu'une de ses prestations avait été perturbée par Act Up quelques jours plus tôt à Boston, la diva s'est fendue d'une lettre à l'organisation. Restée jusque-là dans les archives d'Act Up, elle a été publiée récemment sur le blog de Peter Staley, un ancien militant gay.
Elle y qualifie les accusations d'homophobie d'"injustes" et évoque un "malentendu". "Je ne peux pas vous forcer à croire ce que je vous dis", mais "je n'ai pas dit que Dieu punit les homosexuels atteints du sida", écrit-elle. "Je n'ai pas porté de mauvais jugements sur vos vies. Je n'ai pas cessé de parler à mes amis gays, et je n'ai jamais choisi mes amis en fonction de leurs préférences sexuelles".
Et de regretter que nombre d'homosexuels se soient "détournés" d'elle. "Si je vous ai fait de la peine, pardonnez-moi (...) ne pouvons-nous pas simplement nous pardonner les uns les autres pour ce malentendu passé?". Et de conclure en citant.. la bible.
Christian Vanneste ne hantera plus les couloirs de l'Assemblée nationale, du moins pour les cinq prochaines années. Le député sortant du Nord a été éliminé ce dimanche soir dès le premier tour des élections législatives.
C'est la candidate socialiste Zina Dahmani qui arrive en tête dans sa circonscription avec 30,69% des suffrages exprimés, selon Nord Eclair, devant Gérald Darmanin (25,06%), candidat investi officiellement par l'UMP après un nouveau dérapage homophobe de Vanneste.
Le candidat FN Jean-Richard Sulzer arrive troisième (17,97%), reléguant Christian Vanneste en quatrième place (13,18%).
"L'homophobe Vanneste battu et même devancé par le FN. A faire le lit des extrêmes, il s'est brûlé les ailes", s'est félicité Jean-Luc Roméro sur Twitter.
Christian Vanneste ne pourra donc pas participer au vote sur le texte ouvrant le mariage aux homosexuels, promis par le nouveau président François Hollande pendant la campagne présidentielle...
Votre candidat préféré aux législatives soutient-il les droits des gays et des lesbiennes? Pour avoir, peut-être, un début de réponse, faites un tour, avant de voter dimanche, sur le site http://www.egalitelgbt2012.fr/, qui recense les quelque 150 candidats qui se sont engagés en faveur des droits LGBT.
Dans le cadre de la campagne "Égalité LGBT 2012", l'Inter-LGBT, la Fédération LGBT et la CIF (Coordination interpride France) ont interpellé les candidats aux élections législatives à travers un questionnaire en ligne qui leur permet de manifester leur soutien, ou pas, aux différentes revendications LGBT (mariage, homoparentalité...).
Parmi les signataires, on retrouve sans surprise essentiellement des candidats de gauche comme Marie-George Buffet (PCF), Denis Baupin (EELV) ou Martine Billard (Front de gauche). Mais il y a aussi quelques UMP comme Benjamin Lancar, président des jeunes UMP et candidat dans la 5e circonscription de Paris.
Evidemment, la liste est loin d'être exhaustive (il y a au total quelque 6.000 candidats en lice pour ces législatives).
Mais, à l'inverse, vous pouvez aussi aller vérifier que votre candidat ne fait pas partie des députés sortants les plus hostiles aux revendications des homosexuels, signataires de "l'entente parlementaire pour le droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère". La liste des signataires est là.
A peine devenu Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a réaffirmé à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie le 17 mai que les couples homosexuels pourraient bientôt se marier et adopter, comme l'a promis le nouveau président, François Hollande.
Le gouvernement socialiste "mettra en oeuvre l'engagement du président de la République d'ouvrir le droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels", a fait savoir Matignon. Paris est "déterminé à faire reculer les préjugés et à mettre un terme aux discriminations et aux violences (...) commises à raison de l'orientation ou de l'identité de genre".
Lors de sa campagne, François Hollande a promis le mariage et l'adoption aux couples gays et lesbiens pour le printemps 2013 au plus tard.
Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, a également réitéré ces engagements. "Je suis pour le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels", a-t-elle écrit sur son compte Twitter, ajoutant qu'elle "préfère dire 'les familles' que 'la famille' car les formes de famille ont évolué: familles monoparentales, homoparentales, recomposées..."
Et la maire du IVe arrondissement de Paris de répéter sur France Info que "les formes (de la famille) sont multiples (...) classiques, recomposées, monoparentales, homoparentales" et qu'"il faut que chacun de ces types de famille puisse trouver exactement les mêmes droits, le même regard aussi de la société, sur des choix de vie qui sont tout à fait respectables quels qu'ils soient".
Dominique Bertinotti sur France Info (mariage à partir de 3.50) par FranceInfo"Je suis dans un arrondissement où les familles homoparentales sont une réalité et (elles ont souvent) encore cette difficulté à pouvoir simplement dire ce qu'elles vivent. Il y a souvent beaucoup d'amour, beaucoup d'affection et je ne vois pas pourquoi il y aurait encore des discriminations en la matière", a insisté Dominique Bertinotti.
Sept pays d'Europe ont déjà ouvert le mariage à tous les couples, homos ou hétéros: les Pays-Bas (2001), la Belgique (2003), l'Espagne (2005), la Suède (2009), la Norvège (2009), le Portugal (2010) et l'Islande (2010).
Barack Obama dit oui au mariage des homosexuels! A six mois de remettre son mandat en jeu, le président américain a déclaré mercredi 9 mai 2012: "Je pense que les couples de même sexe devraient pouvoir se marier".
Interrogé par la chaîne ABC, Obama, qui a supprimé la loi interdisant aux militaires d'affirmer leur homosexualité, a expliqué qu'il avait "évolué ces dernières années" sur cette question.
"A un moment, j'ai conclu que pour moi, personnellement, il est important pour moi de me lancer et d'affirmer que je pense que les couples de même sexe devraient pouvoir se marier."
"J'ai hésité sur le mariage gay en partie parce que je pensais que les unions civiles suffiraient", a raconté Obama. Le président américain a cependant changé d'avis en en parlant avec "des amis, des proches et des voisins", en constatant que "des membres de (son) personnel étaient incroyablement engagés dans des relations monogames de même sexe et élevaient des enfants ensemble", et en pensant aux militaires qui se battent pour les Etats-Unis mais qui ne peuvent pas se marier.
Plusieurs sondages récents suggèrent qu'une majorité d'Américains sont favorables à l'ouverture du mariage aux couples lesbiens et gays.
Le très probable adversaire conservateur de Barack Obama à la présidentielle, Mitt Romney, cité par "The Advocate", a pour sa part réitéré son opposition "au mariage entre personnes de même sexe".
L'animatrice de télévision et humoriste lesbienne Ellen DeGeneres, qui a épousé l'actrice Portia De Rossi pendant les quelques mois où les homosexuels ont pu se marier en Californie, a salué la prise de position d'Obama. "Merci président Obama pour vos mots merveilleux et courageux. Je suis bouleversée".
Jane Lynch, lesbienne "out" qui incarne l'impitoyable coach Sue Sylvester de la série "Glee", s'est également déclaré "sacrément heureuse aujourd'hui". "Merci M. le président de soutenir la dignité de ma famille et de tant d'autres!", a-t-elle réagi sur Twitter.
François Hollande s'est engagé: lui président, les couples lesbiens et gays de France auront enfin droit au mariage, à l'adoption et à la procréation médicalement assistée (PMA), au plus tard au printemps 2013.
"Si on veut un bon débat, mieux vaut qu'il puisse commencer au début de l'année 2013 et se terminer au printemps", une fois sur le Parlement aura traité les questions financières, précisait Hollande au magazine "Têtu" en avril. "Nous ferons cette révolution tranquillement, avec le souci de convaincre et de faire avancer la société française."

François Hollande est désormais président. Il doit tenir ses engagements et ouvrir le mariage à tous, homos comme hétéros, car les Français sont prêts, comme en témoignent tous les sondages récents. Aucune excuse ne sera recevable pour repousser cette occasion historique d'instaurer l'égalité des droits quelle que soit l'orientation sexuelle.
La France sera alors le huitième pays d'Europe à permettre aux homosexuels de se marier, après les Pays-Bas (2001), la Belgique (2003), l'Espagne (2005), la Suède (2009), la Norvège (2009), le Portugal (2010) et l'Islande (2010).
"Eva Joly, François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen aussi auraient pu avoir deux mamans lesbiennes ou deux papas gays. Et ils et elles auraient été aussi heureux-ses".
SOS Homophobie a lancé une campagne de six affiches pour la reconnaissance légale de l'homoparentalité à l'occasion de la présidentielle 2012. On y voit François Hollande, Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, François Bayrou et Eva Joly en enfant tenu par un couple de femmes ou d'hommes, avec cette légende: "(Untel) aussi aurait pu avoir deux papas gays/deux mamans lesbiennes/Et il/elle aurait été aussi heureux/se".
Et SOS Homophobie de souligner que, "en France, 300.000 enfants ont des parents homosexuels. Ils et elles ont droit à la même sécurité que les autres. La France doit reconnaître les familles homoparentales".
SOS Homophobie rappelle que, sur dix candidats à la présidentielle, trois refusent de garantir les mêmes droits aux couples homosexuels qu'aux autres: le sortant Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan. A gauche et au centre, "l'ensemble des candidat-e-s souhaite répondre à cette demande sociale en garantissant une stricte égalité entre les hétéros et les homos", ajoute l'association.
Le nombre d'enfants vivant dans des foyers homosexuels n'est pas précisément connu. SOS Homophobie et l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) l'estime à 300.000 en prenant en compte des configurations familiales très diverses, l'INED (Institut national d'études démographiques) à plus de 30.000 mais reconnaît que ses outils ne sont pas adaptés à cette question.
Le local de son exposition de peinture est encore fermé alors qu'il devait ouvrir à 10h, un petit vent glacial se tortille dans la rue étroite donnant sur le Panthéon, mais Laurel Holloman avance avec grâce pour saluer tout sourire les quelques fans de "Tina-de-L-Word" qui l'attendent déjà devant la salle.
Emmitouflée dans son gilet matelassé orange et son blouson de cuir noir d'où dépasse un long t-shirt asymétrique, jean savamment élimé rentré dans de hautes bottes cavalières, elle relève ses lunettes fumées sur ses cheveux blond-roux attachés et prend la pose pour quelques photos rapides.
On ne reconnaîtrait pas "Tina" en la croisant dans la rue et pourtant il émane de Laurel Holloman cette même impression de "soft power", ce mélange de détermination et de douceur qui se dégageait de son personnage dans "L Word".
"Je suis très heureuse, très reconnaissante" d'avoir participé à 'L Word'", confie-t-elle à LToutes, car "c'était une série très novatrice". "Au début, c'était juste un rôle. C'est plus tard que j'ai vu l'effet que cela produisait. J'en suis fière mais je n'y pense plus trop maintenant. Je suis à ce que je fais, et c'est la peinture."
Le mot est lâché et son visage s'illumine. Revenue à ses premières amours après avoir tourné la page de "L Word" et de son mariage, cette ex-étudiante en art présente une quinzaine de toiles à la mairie du Ve arrondissement de Paris. L'exposition s'intitule "Coeur libre": tout un programme.
"La peinture, c'est ma passion. C'est comme être amoureuse. Je n'étais pas amoureuse du métier d'actrice, ou peut-être quand j'étais plus jeune. Mais c'était plutôt devenu un boulot", explique-t-elle. Elle s'avoue plus attirée par "le cinéma indépendant" et les films européens, "plus visuels", citant "Trois couleurs/Bleu/Blanc/Rouge" de Krzysztof Kieslowski, "Le Scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel, Elodie Bouchez, Isabelle Huppert, Juliette Binoche, Catherine Deneuve ou Daniel Auteuil.
"Quand je peins, je suis plus moi-même. Il y a des moments dans la vie où on ne sait pas exactement pourquoi mais on ressent quelque chose de tellement fort qu'on ne peut pas y résister. C'est ce qui se passe pour moi. C'est comme une obsession", s'enthousiasme Holloman, ponctuant ses phrases de longs gestes.
"Initialement, je m'étais donné 18 mois pour voir comment je le vivrais, si je reviendrais (sur les plateaux) mais maintenant que j'ai mon studio, des expositions, je n'ai plus le temps et ça ne me manque pas. C'est ce que ça m'a appris", poursuit-elle, avant de lâcher dans un souffle: "En fait, si j'avais une baguette magique, je ne reviendrais jamais au métier d'actrice."
Ses peintures sont "grandes, abstraites", "la couleur a une énorme importance". "Je peins six ou sept couches, voire plus. Une grande partie du message de cette exposition est dans la dualité de presque toutes les toiles. Chacune est un tableau sur un autre tableau. Moi, je les regarde et je sais ce qu'il y a dessous."
"Les peintures du dessous ont plus de texture et cette texture de la première peinture transparaît dans la seconde, plus fondue, elles se complètent, la première tente de se frayer un chemin vers la surface...", décode Holloman, qui se sent notamment influencée par des artistes comme Mark Rotko, Gerhard Richter, Susan Rothenberg ou Willem de Kooning.
Si elle peint pendant des heures d'affilée, elle "aime les peintures où on voit le coup de brosse, que c'est une décision résolue et qu'on s'y tient. Je suis plutôt perfectionniste: quand je vois mes tableaux, je voudrais les changer, mais je me retiens".
Présente à paris pour la première semaine de son exposition avant de regagner Los Angeles, elle s'est promenée dans la ville, a retrouvé des amis et visité le musée Rodin, qu'elle connaissait déjà, pour admirer une fois de plus les esquisses du maître. "C'est superbe, tellement sensuel. Erotique. Ca me coupe le souffle."
"Je ne pense pas revenir au métier d'actrice. J'ai encore beaucoup, beaucoup de travail à faire sur ma peinture", insiste Laurel Holloman. Pour autant, elle ne ferme pas totalement la porte aux studios: "Si j'avais atteint un niveau qui me permette de choisir de très, très, très bons films..."
- Exposition "Coeur libre"/"My Heart is Free" de Laurel Holloman;
- Du 04 au 21 avril 2012; du lundi au vendredi de 10h à 18h et le samedi de 10h à 13h;
- Mairie du Ve arrondissement, 21, place du Panthéon, 75005 Paris. RER Luxembourg.
- Laurel Holloman Studio
(Photos LToutes sauf Red Rain DR et site de la mairie)