menu haut

Affichage des articles dont le libellé est statut beau-parent. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est statut beau-parent. Afficher tous les articles

vendredi 10 avril 2009

Léonetti veut "éliminer" le sujet de l'homoparentalité

Le député UMP Jean Léonetti affiche sur lefigaro.fr son intention "d'éliminer" de la loi sur le statut du beau-parent en préparation le "sujet inutilement polémique" de l'homoparentalité.

L'avant-projet de loi, interprété par Christine Boutin comme une manière "détournée" de reconnaître les familles homoparentales, avait suscité une levée de boucliers à droite, au point d'être repoussé à l'automne.

Officiellement chargé jeudi d'une mission sur le statut du beau-parent, le député UMP estime qu'il "n'est pas pertinent d'aborder la question de l'homoparentalité de manière détournée", car "ce thème mérite un débat à lui seul".

Résultat: il veut supprimer du texte la mention des 30.000 enfants qui vivraient dans un foyer composé de deux adultes du même sexe. Car elle a "semé la confusion" selon lui. "Certains y ont vu un préalable à l'adoption par les couples homosexuels", alors que "le texte n'est pas du tout axé sur leurs droits".

Pour autant, la future loi pourra s'appliquer au conjoint d'un parent homosexuel, assure-t-il. M. Léonetti explique ne pas être "choqué" par le cas d'un juge qui avait confié l'enfant d'une mère décédée à sa compagne "car le père n'était jamais présent". Pour le député, il faut que "les juges tranchent au cas par cas, en fonction des liens affectifs existants", mais il ne faut surtout pas "créer des droits spécifiques pour un type de population".

mercredi 4 mars 2009

Copé veut un débat sur l'homoparentalité

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, souhaite un débat sur la reconnaissance des couples de lesbiennes ou gays élevant un enfant. "J'ai besoin d'un débat pour me faire mon avis", a affirmé Jean-François Copé mercredi sur Canal+. Et d'ajouter qu'il a "un peu évolué" sur l'homoparentalité, ce "sujet très difficile"...

- Lire aussi sur LToutes: "L'homoparentalité mentionnée dans le texte sur le statut du beau-parent" (03/03/2009)

L'Institut national d'études démographiques (INED) estime qu'au moins 30.000 enfants vivant dans un foyer composé de deux adultes de même sexe. L'Association des parents et futurs gays et lesbiens (APGL) avance quant à elle le chiffre de 250.000 à 300.000 enfants.

L'avant-projet de loi sur le statut du beau-parent n'est pas encore officiellement rendu public que le gouvernement se déchire déjà sur le texte transmis aux associations. Il mentionne pour la première fois l'existence des familles homoparentales et remplace les notions de "père et mère" par celle de "parents", pas forcément hétérosexuels donc, or c'est cette partie du projet de loi qui en fixe traditionnellement l'esprit.

Christine Boutin, ministre du Logement et farouche opposante au PACS (Pacte civil de solidarité) en 1999, a accusé le projet de reconnaître "de façon détournée" l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels. La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a répondu en fustigeant une posture "passéiste" et mis en avant la nécessité d'un statut du beau-parent qui corresponde à la réalité des familles françaises d'aujourd'hui (voir LToutes le 03/03/2009: "Morano et Boutin s'affrontent").

GayLib, l'association LGBT de l'UMP, salue "l'adoption d'un texte qui, au-delà de l'organisation des familles recomposées, reconnaît les familles homoparentales et leur facilite la vie".

A gauche, Homosexualité et socialisme (HES) estime que "la mise en œuvre des dispositions soumises au Conseil d'Etat pourrait simplifier la vie quotidienne des familles recomposées en général, et des familles homoparentales en particulier". HES revendique "l’ouverture de l’adoption pour les couples de même sexe et la reconnaissance des liens de filiation qui se nouent dans les familles homoparentales".

L'inter-LGBT regette pour sa part que le projet de loi sur le statut du beau-parent n'ait pas pour but de modifier la filiation ou l'adoption. Quant à l'APGL, elle a, elle aussi, exprimé sa "déception".