Où sont les femmes?! Sur les quelque 7.000 mariages homosexuels célébrés depuis la révolution sociétale du mariage pour tous, entré en vigueur le 18 mai 2013, seuls deux sur cinq ont uni des lesbiennes.
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mardi 14 janvier 2014
Mariage gay: les 14.000 marié(e)s de l'An I
Où sont les femmes?! Sur les quelque 7.000 mariages homosexuels célébrés depuis la révolution sociétale du mariage pour tous, entré en vigueur le 18 mai 2013, seuls deux sur cinq ont uni des lesbiennes.
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lundi 10 janvier 2011
Jodie Foster présidente (des César)

Jodie Foster présidera la cérémonie des César du cinéma français le 25 février. Il faut dire que l'actrice et réalisatrice américaine, qui est parfaitement francophone, jouera dans "Le Dieu du carnage", dont Roman Polanski commencera le tournage à Paris en février.
Icône lesbienne depuis de nombreuses années, Jodie Foster a longtemps refusé de répondre aux rumeurs sur son homosexualité ou sur la conception de ses deux enfants. Ce n'est qu'en 2007 qu'elle a fait son coming out public, en remerciant sa "magnifique Cydney" lors d'une cérémonie.
La blonde star aux yeux bleus a toujours protégé sa vie privée, d'autant plus qu'elle a commencé très tôt sa carrière professionnelle, dans des publicités. A 14 ans, Foster était nommée aux Oscars pour son rôle de prostituée dans "Taxi Driver", et, quelques années plus tard, devenue adulte, elle remportait deux fois la fameuse statuette, pour "Les Accusés" puis "Le Silence des agneaux". Passée derrière la caméra, elle a notamment réalisé "Week-end en famille".
Antoine de Caunes animera la soirée des César aux côtés de Jodie Foster et toutes les fans pourront s'en régaler en direct et en clair sur Canal Plus, avant de retrouver l'actrice au cinéma.
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lundi 8 novembre 2010
Mandroux relance Sarkozy sur le mariage homosexuel
Un après avoir lancé "L'appel de Montpellier" pour la légalisation du mariage homosexuel en France, la maire socialiste Hélène Mandroux revient à la charge auprès de Nicolas Sarkozy, en l'exhortant à "faire preuve de courage politique".
"La France est aujourd'hui à la traîne sur cette question alors même que c'est elle qui avait ouvert la voie il y a une décennie avec le PACS", souligne-t-elle, ajoutant que plus de 10.000 élus et citoyens ont signé la pétition en faveur de l'ouverture du mariage aux couples de lesbiennes ou de gays. L'élue de Montpellier rappelle aussi que le PS s'est engagé à légaliser ces unions et ouvrir l'adoption aux couples homos s'il revenait aux affaires en 2012.
Mandroux avait déjà écrit au président en janvier pour lui demander, "au-delà des clivages politiques, de prendre les dispositions qui s'imposent" afin que tous les Français, quelle que soit leur orientation suexuelle, possèdent "la même liberté de choix". Elle dit n'avoir pas reçu de réponse de l'Elysée.
Les couples homosexuels peuvent actuellement se marier dans sept pays d'Europe: Portugal, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Suède, Norvège et Islande. Le mariage entre personnes du même sexe est également légal en Argentine, en Afrique du Sud, au Canada, à Mexico et dans certains Etats des Etats-Unis: Connecticut, Iowa, Massachusetts, New Hampshire, Vermont, Washington DC.
samedi 9 janvier 2010
Le mariage homo légal dans sept pays européens
(Actualisé après l'adoption du mariage homo en Islande en juin 2010)
Portugal, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Suède, Norvège et Islande: ils sont désormais sept pays à autoriser le mariage des gays et lesbiennes en Europe. La France, elle, se fait toujours attendre.
Les Pays-Bas ont été les premiers à reconnaître le mariage gay, en 2001, suivis par la Belgique en 2003, l'Espagne en 2005 à l'issue de vifs débats, puis la Suède et la Norvège en 2009, le Portugal depuis le 8 janvier, et enfin l'Islande, où la Première ministre Johanna Sigurdardottir est lesbienne, au 27 juin. En Suède, même l'église luthérienne approuve désormais officiellement les unions de couple de même sexe.
D'autres pays se contentent, comme la France avec le PACS adopté en 1999, d'unions civiles pour les homosexuels. Le Danemark avait été le premier à créer un partenariat de ce type, dès 1989. Il a été suivi depuis par l'Allemagne, la Finlande, la Grande-Bretagne, la Suisse, l'Islande, et la République tchèque.
Portugal, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Suède, Norvège et Islande: ils sont désormais sept pays à autoriser le mariage des gays et lesbiennes en Europe. La France, elle, se fait toujours attendre.
Les Pays-Bas ont été les premiers à reconnaître le mariage gay, en 2001, suivis par la Belgique en 2003, l'Espagne en 2005 à l'issue de vifs débats, puis la Suède et la Norvège en 2009, le Portugal depuis le 8 janvier, et enfin l'Islande, où la Première ministre Johanna Sigurdardottir est lesbienne, au 27 juin. En Suède, même l'église luthérienne approuve désormais officiellement les unions de couple de même sexe.
D'autres pays se contentent, comme la France avec le PACS adopté en 1999, d'unions civiles pour les homosexuels. Le Danemark avait été le premier à créer un partenariat de ce type, dès 1989. Il a été suivi depuis par l'Allemagne, la Finlande, la Grande-Bretagne, la Suisse, l'Islande, et la République tchèque.
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vendredi 24 avril 2009
3,2 millions de lesbiennes?

La France compterait quelque 3,2 millions de lesbiennes, au moins occasionnelles, à en croire un sondage Sofres-Nouvel Obs-RTL rendu public jeudi. Elles sont en effet 5% des femmes interrogées à affirmer avoir déjà eu une relation avec une autre femme: 2% disent même en avoir "souvent", 1% "de temps en temps" et 2% "rarement". Il y a aussi 14% de femmes sans opinion ou qui n'ont pas voulu répondre...
Elles sont encore plus nombreuses, 11%, à avoir déjà ressenti un désir homosexuel: 2% "souvent", 2% "de temps en temps" et 7% "rarement". Les Françaises sont plus nombreuses que les hommes à confesser des désirs homosexuels, puisque ces messieurs ne sont que 8% à se déclarer. En revanche, elles sont moins nombreuses à passer à l'acte: 6% des Français disent avoir déjà eu une relation avec un autre homme.
Cette enquête a été réalisée les 8 et 9 avril dernier auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
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jeudi 19 février 2009
Le coming-out est-il bon pour la carrière?
Le coming-out, c'est peut-être bon pour Lindsay Lohan, Samantha Ronson ou Ellen DeGeneres, mais nettement plus compliqué au boulot pour cette chère Lesbienne Lambda. C'est vous qui le dites.LToutes vous a demandé si le coming-out était bon pour la carrière, et vous avez répondu: oui pour les people (53%), mais non, pas dans le travail (58%). Et 13% des 43 personnes ayant voté estiment que déclarer son homosexualité ne change rien à la carrière.
En ce qui concerne les politiques, et après le récent coming-out du secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi, vous êtes visiblement partagées sur les bienfaits de l'officialisation de l'orientation sexuelle (25%).
Les réactions soulevées par le livre de Roger Karoutchi ou l'accession de Johanna Sigurdardottir, lesbienne, au poste de Première ministre en Islande, montrent en tout cas que l'orientation sexuelle de leurs congénères continue de passionner les Français, 26 ans après la dépénalisation de l'homosexualité dans ce pays.
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jeudi 12 février 2009
L'asile pour une lesbienne iranienne
La Grande-Bretagne a accordé l'asile à une lesbienne iranienne, menacée de mort dans son pays. Pegah Emambakhsh, 42 ans, a été autorisée mercredi 11 février à rester en Grande-Bretagne à l'issue de près de quatre ans de combat. Elle s'était enfuie en 2005 d'Iran, alors que sa partenaire avait été arrêtée, torturée et condamnée à mort par lapidation. Son père avait aussi été arrêté et torturé pour le forcer à dire où elle avait trouvé refuge.
Sa demande d'asile avait d'abord été rejetée par la Grande-Bretagne et elle a failli être expulsée en 2007, alors que son retour en Iran aurait signifié la mort pour elle.
Dans un communiqué, l'organisation de défense des homosexuels iraniens, IRanian Queer Railroad (IRQR), qui défend Pegah Emambakhsh depuis 2006, a salué une "fantastique nouvelle". "Nous nous souvenons du jour où les autorités britanniques ont décidé de la renvoyer en Iran. Des centaines de personnes ont manifesté contre cette décision inhumaine", rappelle-t-elle.
"Je n'arrive pas à y croire", a déclaré Pegah Emambakhsh lors d'une conversation téléphonique, selon IRQR. "Il y a quelques heures, j'ai reçu un appel téléphonique de mon avocat qui me disait qu'on m'avait accordé le statut de réfugiée", a-t-elle expliqué. "Je doit rencontrer mon avocat demain, et je vais devoir lire les documents plusieurs fois avant d'être vraiment sûre d'être libre, maintenant". IRQR espère que la Grande-Bretagne prendra des décisions similaires pour les autres homosexuels iraniens qui lui ont demandé l'asile.
En France, l'Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l'immigration et au séjour (Ardhis) et le Réseau éducation sans frontières (RESF) de Paris ont annoncé jeudi 12 février que Saad, un demandeur d'asile homosexuel égyptien, avait été libéré du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot "pour raisons de santé". Il risque toujours d'être expulsé alors qu'il a demandé à la France l'asile en raison de son orientation sexuelle.
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mardi 10 février 2009
Adoption: Emmanuelle B. contre-attaque
Emmanuelle B. contre-attaque après le rejet de sa demande d'agrément pour une adoption par le Conseil général du Jura. Me Caroline Mécary, l'avocate de l'enseignante lesbienne, a annoncé à LToutes avoir envoyé lundi 9 février un recours en annulation de cette décision devant le tribunal administratif de Besançon.Parallèlement, elle a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), ainsi que le service de l'exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l'Homme, qui avait déjà condamné la France pour un premier refus d'agrément visiblement motivé par l'homosexualité de la demandeuse.
Comme vous l'expliquait LToutes le 2 février, le président du Conseil général du Jura Jean Raquin a refusé l'agrément demandé par Emmanuelle B., une institutrice de 48 ans, homosexuelle vivant en couple avec Laurence R., psychologue, alors même que le rapport des services sociaux leur était favorable et malgré le jugement de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).
L'avocate du couple demande désormais une injonction ordonnant au président du Conseil général du Jura de délivrer l'agrément demandé, et sa condamnation à verser 10.000 euros de dommages et intérêts pour "préjudice moral". Me Mécary a toutefois envoyé un recours gracieux au président du Conseil général, "afin qu’il ait la possibilité de revenir sur sa décision dans un délai de deux mois".
"Emmanuelle B. et Laurence R. ont été très touchées de toutes les marques de sympathie qui leur ont été adressées depuis la décision de refus d'agrément", souligne Me Mécary sur son blog.
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lundi 2 février 2009
L'adoption -encore- refusée à une lesbienne
Adopter un enfant reste un parcours de la combattante pour les lesbiennes. Le président du Conseil général du Jura Jean Raquin vient ainsi de refuser l'agrément demandé par Emmanuelle B., une institutrice de 48 ans, homosexuelle vivant en couple avec Laurence R., psychologue. Le rapport des services sociaux leur était pourtant favorable et la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avait même condamné la France pour un premier refus d'agrément."Je privilégie l'adoption par un homme et une femme", avait expliqué le président du Conseil général, Gérard Bailly, au "Progrès" (26/01/2008). En 2005 au Sénat, il déclarait au sujet de l'adoption par des couples homosexuels: "le président de Conseil général que je suis ne peut accepter une telle demande". Le Conseil d'Etat lui avait donné raison en 2002, en invoquant l'intérêt de l'enfant, privé de figure paternelle. En France, l'adoption est pourtant ouverte aux célibataires comme aux couples mariés.
Mais un arrêt en forme de coup de tonnerre rendu en janvier 2008 par la Cour européenne avait semblé devoir changer radicalement la donne. La Cour avait ouvert la voie à l'adoption par un(e) homosexuel(le) en soulignant que le droit français autorisait l'adoption d'un enfant par un célibataire et que la Convention européenne des Droits de l'Homme interdisait de discriminer des personnes sur la base de leur orientation sexuelle.
Une telle décision aurait dû s'imposer à l'administration française, mais le nouveau président du Conseil général (divers droite) du Jura Jean Raquin (photo) a décidé de passer outre. Selon l'avocate d'Emmanuelle B. et Laurence R., Me Caroline Mécary, il justifie sa décision par une non-implication de la compagne et un désaccord qui existerait entre les deux femmes sur l'âge de l'enfant à adopter, deux "faits totalement contredits par l’enquête sociale et le rapport d’entretien psychologique, qui notent au contraire tous les deux l’implication de Laurence R.", souligne l'avocate.
Après ce nouveau rejet et dix ans de démarches, Emmanuelle B. et Laurence R., "très affectées par cette décision intolérable" selon Me Caroline Mécary, vont saisir le tribunal administratif de Besançon pour demander l'annulation "de cette décision arbitraire et discriminatoire". Elles comptent aussi saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE), le comité des ministres chargé du suivi de l'exécution des arrêts de la CEDH, et le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe."Il s’agit d‘une décision politique proprement scandaleuse" qui "fait fi des investigations des travailleurs sociaux, qui ont rencontré les deux femmes à plusieurs reprises" et "bafoue un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme", souligne Me Mécary.
Dans un communiqué publié mardi 3 février 2009, l'Inter-LGBT "dénonce ce manquement au droit manifestement fondé sur des présupposés homophobes et apporte son total soutien à Emmanuelle B". "Seules des convictions idéologiques hostiles aux homosexuels peuvent expliquer un tel acharnement", souligne l'organisation de défense des droits des homosexuels, qui rappelle que si Emmanuelle B. avait choisi "de dissimuler son orientation sexuelle, son agrément aurait été sans doute accepté". Mais "elle a refusé l’hypocrisie que la rigidité conservatrice de certains aurait souhaité lui imposer".
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mercredi 14 janvier 2009
Sénégal: Bachelot monte au créneau, Sarkozy s'émeut
Nicolas Sarkozy a fait part mercredi de son "émotion" après la condamnation de neuf homosexuels à huit ans de prison au Sénégal, sujet sur lequel Roselyne Bachelot a interpellé le Conseil des ministres.La ministre de la Santé a "alerté" les ministres réunis à l'Elysée sur la situation de ces militants d'associations de lutte contre le Sida "emprisonnés au Sénégal au seul motif de leur homosexualité", selon le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. "Elle a rappelé qu'au Sénégal l'homosexualité est pénalisée et même criminalisée", et demande la libération des neuf Sénégalais.
Après son intervention, Nicolas Sarkozy a exprimé "son émotion" et "sa préoccupation" sur la situation" de ces neuf militants emprisonnés, selon M. Chatel.
Neuf homosexuels ont été condamnés le 7 janvier 2009 à huit ans de prison et une amende chacun pour "acte impudique, acte contre nature et association de malfaiteurs" au Sénégal.
Dans un communiqué, Mme Bachelot précise avoir demandé au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner "d'intervenir auprès des autorités sénégalaises, afin d'obtenir la remise en liberté de ces personnes".
- Lire aussi sur LToutes: "Sénégal: huit ans de prison pour neuf jeunes homos" (08/01/2009)
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mercredi 17 décembre 2008
L'homosexualité divise l'ONU
(actualisé le 18 décembre)Rama Yade a présenté jeudi 18 décembre à New York le projet français d'appel à une dépénalisation universelle de l'homosexualité. En marge de l'Assemblée générale des Nations unies, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme a défendu cette déclaration non contraignante, signée par 66 des 192 Etats-membres de l'ONU.
Le Vatican, en revanche, est vent debout contre un texte qui, estime-t-il, menacerait l'institution du mariage. Au total, une cinquantaine d'Etats se sont opposés à la déclaration, en particulier les pays membres de l'Organisation de la conférence islamique. Le texte n'a pas été signé non plus par les Etats-Unis. Rama Yade a qualifié l'attitude américaine de "décevante".
A l'heure actuelle, 90 pays punissent l'homosexualité, dont sept avec la peine de mort.
Le projet appelle tous les Etats à dépénaliser l'homosexualité, et condamne les assassinats, exécutions, tortures, arrestations arbitraires ou privations de droits économiques, sociaux ou culturels que les homosexuels et transsexuels subissent encore dans de trop nombreux pays.
Parmi les signataires de la déclaration figurent l'Arménie, l'Australie, la Bosnie-Herzégovine, le Canada, la République centrafricaine, le Chili, l'Equateur, la Georgie, l'Islande, Israël, le Japon, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Serbie, la Suisse, l'Uruguay, le Venezuela, ainsi que la totalité des Etats-membres de l'Union européenne.
Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme ont apporté leur soutien dans un communiqué à l'initiative française. "Les Nations unies doivent parler avec force contre la violence et les préjugés. Il n'y a pas de place pour la demi-mesure quand il s'agit de droits de l'Homme", a ainsi souligné le néerlandais Boris Dittrich, de Human Rights Watch.
Pour Louis-Georges Tin, le promoteur français de la Journée internationale contre l'homophobie, présenter cette déclaration au niveau de l'Assemblée générale des Nations unies est déjà "un grand succès".
En France, Rama Yade a reçu le soutien de GayLib, l'association de l'UMP de promotion des droits des homosexuels, qui a salué dans un communiqué "une déclaration pionnière" et "un signal fort" lancé au monde: "l’homosexualité n’est pas un crime. C’est l’homophobie qui est un délit".
GayLib salue le bilan "largement positif" de Rama Yade, alors même que celle-ci est sur la sellette. La secrétaire d'Etat a en effet "déçu" le président Nicolas Sarkozy lorsqu'elle a dit ne pas souhaiter être candidate aux européennes de 2009. Dans la foulée, son ministre de tutelle Bernard Kouchner estimait d'ailleurs que la création de son secrétariat d'Etat était une "erreur".
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mercredi 29 octobre 2008
USA: Valérie Pécresse inspire les anti-mariage gay
L'actuelle ministre de la Recherche Valérie Pécresse fait campagne contre le mariage gay en Californie, enjeu d'un référendum dans cet Etat le 4 novembre. A son corps défendant toutefois.
Les partisans de la Proposition 8, qui vise à interdire le mariage pour les lesbiennes et les gays en Californie, s'appuient dans leurs spots sur le rapport de la mission parlementaire dont Valérie Pécresse était la rapporteuse en 2006, comme le révèle le journaliste et ancien porte-parole de l'Inter-LGBT Alain Piriou sur son blog.
Reflétant les positions de la majorité UMP, ce rapport se prononçait alors contre l'ouverture du mariage et de l'adoption aux homosexuels, et contre la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes.
"Savais-tu que même la France a interdit le mariage homosexuel?"Apparemment décidés à ne négliger aucun argument, les opposants au mariage gay en Californie ont repêché ce document qu'ils citent abondamment, sur fond de tour Eiffel... "Le Parlement français a fait des recherches et décidé que c'était dans l'intérêt des enfants français d'interdire le mariage homosexuel", explique ainsi la voix off. Et d'insister sur le sérieux des travaux des parlementaires français.
Dans un autre spot, une femme s'exclame: "Savais-tu que même la France a interdit le mariage homosexuel?". Tout est dans le "même"...
Le mariage homosexuel est légal en Californie depuis juin 2008. Il pourrait être à nouveau interdit le 4 novembre, si les Californiens votent "oui" à la Proposition 8.
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