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mercredi 29 mai 2013

Premier mariage homosexuel en France

"OUI"! Vincent Autin et Bruno Boileau sont devenus le premier couple homosexuel marié en France ce mercredi 29 mai 2013, à Montpellier. "Je n'ai qu'une peur avec ce mariage, c'est que nos vies ne soient pas assez longues pour le consommer", a confié Vincent à son mari. "On s'appellera Vincent et Bruno Boileau-Autin."
"Que cette journée vous soit inoubliable (...) Votre union est un symbole pour la France entière", a souligné la maire socialiste Hélène Mandroux, rappelant les devoirs des époux, l'un envers l'autre ou envers leurs enfants, avant de conclure: "Vous êtes unis par le mariage au nom de la République."


Vincent et Bruno, les 1ers mariés gays de France

Vincent et Bruno n'ont pu cacher leur émotion au moment de se dire "oui" puis de s'embrasser sous les applaudissements de leurs parents, proches et amis. On remarquait notamment la présence de la ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.
A l'issue de la cérémonie, un peu retardée par quelques anti-mariage gay, les mariés ont insisté sur les combats restant à mener pour l'égalité des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre (LGBT).
Président de l'InterLGBT Languedoc-Roussillon, Vincent Autin a remercié... sa maman, mais aussi "tous les militants, les associations qui se sont battus" pour l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels. "L'amour a triomphé sur une part de haine (...) Il n'y a rien de plus beau que l'amour", a-t-il lancé.


"We are very pleased and honored" ("Nous sommes très heureux et honorés"), a répondu Bruno à la télévision américaine qui l'interrogeait sur son sentiment. "Notre combat ne s'arrête pas là. On sera samedi à la Gay pride", a lancé Vincent à la foule qui acclamait les nouveaux mariés.
Hélène Mandroux, l'une des figures de proue politiques du mariage pour tous, a déjà annoncé qu'elle célébrerait encore deux autres mariages, ceux d'un couple gay et d'un couple de lesbiennes, samedi, avant de passer le relais à ses adjoints.
Le mariage de Montpellier était le premier après la promulgation le 18 mai de la loi adoptée le 23 avril. Malgré la cohue médiatique et l'imposant dispositif de sécurité qui a entouré la cérémonie, "somme toute, ce fut un mariage assez normal", a commenté la journaliste de BFMTV...

samedi 18 mai 2013

Premier mariage gay le 29 mai 2013 à Montpellier

Paris, 23 avril 2013: on fête l'adoption du mariage pour tous


Vincent Autin et son compagnon Bruno seront le premier couple homosexuel à se marier légalement en France le 29 mai 2013, à Montpellier. "Ce n'est pas un mariage militant, c'est un mariage d'amour comme tous les autres!", a souligné Vincent, président de l'InterLGBT régionale, sur BFMTV.

La cérémonie sera conduite par la maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, fervente militante de l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples gays et lesbiens. François Hollande a tenu sa promesse électorale et promulgué le mariage pour tous ce samedi 18 mai, au lendemain de la validation par le Conseil constitutionnel de la loi du 23 avril.


France: 1er mariage gay le 29 mai 2013


Vincent et Bruno se sont déclarés "émus" et "honorés" d'ouvrir le bal du mariage pour tous et ont précisé qu'ils offriraient un "vin d'honneur citoyen" à tous ceux qui partagent leur joie.

La France est le 9e pays d'Europe et le 15e du monde à légaliser le mariage des couples homosexuels mais les lesbiennes restent sur leur faim, le gouvernement ayant soumis l'accès à la procréation médicalement assistée (PMA) à l'avis du Conseil national d'éthique, qui sera probablement négatif, à en juger par les précédents en la matière.

lundi 8 novembre 2010

Mandroux relance Sarkozy sur le mariage homosexuel


Un après avoir lancé "L'appel de Montpellier" pour la légalisation du mariage homosexuel en France, la maire socialiste Hélène Mandroux revient à la charge auprès de Nicolas Sarkozy, en l'exhortant à "faire preuve de courage politique".

"La France est aujourd'hui à la traîne sur cette question alors même que c'est elle qui avait ouvert la voie il y a une décennie avec le PACS", souligne-t-elle, ajoutant que plus de 10.000 élus et citoyens ont signé la pétition en faveur de l'ouverture du mariage aux couples de lesbiennes ou de gays. L'élue de Montpellier rappelle aussi que le PS s'est engagé à légaliser ces unions et ouvrir l'adoption aux couples homos s'il revenait aux affaires en 2012.

Mandroux avait déjà écrit au président en janvier pour lui demander, "au-delà des clivages politiques, de prendre les dispositions qui s'imposent" afin que tous les Français, quelle que soit leur orientation suexuelle, possèdent "la même liberté de choix". Elle dit n'avoir pas reçu de réponse de l'Elysée.

Les couples homosexuels peuvent actuellement se marier dans sept pays d'Europe: Portugal, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Suède, Norvège et Islande. Le mariage entre personnes du même sexe est également légal en Argentine, en Afrique du Sud, au Canada, à Mexico et dans certains Etats des Etats-Unis: Connecticut, Iowa, Massachusetts, New Hampshire, Vermont, Washington DC.

mardi 13 juillet 2010

Appel pour en finir avec l'homophobie

Onze associations et organisations, dont Act Up-Paris, le Planning Familial et la LGP MOntpellier, lancent un appel pour "en finir avec l'homophobie, la lesbophobie et la transphobie", après l'agression de deux lesbiennes à Montpellier.

"Loin d'être un cas isolé, cette agression illustre la réalité de la lesbophobie en France en 2010", écrivent-elles, dénonçant le sentiment d'impunité qu'entretient la justice quand elle refuse de reconnaître le caractère homophobe des violences, et l'impact d'hommes politiques comme Christian Vanneste. C'est pour elles "le résultat de décennies de politiques menées par des gouvernements homophobes qui nous refusent partout et toujours l'égalité des droits".

A Montpelllier, les deux jeunes femmes "ont été frappées à coup de barre de fer, avec la complicité de certains passants, qui ont spontanément pris le parti des agresseurs" dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, rappellent les associations, qui relaient l'appel à témoin et entendent "tout faire pour que les agresseurs soient poursuivis".

"Cumul d'homophobie et de sexisme, la lesbophobie donne lieu à des violences de plus en plus nombreuses", affirment les associations, qui citent notamment l'agression de quatre femmes après la Lesbian and Gay Pride de Lyon, celle d'un couple lesbien à Paris fin mai, et le viol d'une lesbienne à Béziers début mars.

"La prévention de l'homophobie est encore insuffisante", estiment-elles, demandant au ministère de l'Education "des moyens concrets" pour la sensibilisation des élèves, et aux élus locaux de s'élever publiquement contre les propos homophobes et de défendre l'égalité des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels (LBGT).

L'appel est signé par Act Up-Paris, CFDT Union départementale 34, Envie, Association Ghandis, LGP Montpellier, Life LGT 66, MCC Montpellier, OUTrans, les Panthères Roses, Collectif Pink freak’X, le Planning Familial.

mardi 19 mai 2009

Jeunes homos: Le Refuge lance un SOS


"N'abandonnez pas les jeunes gays". Le président de l'association Le Refuge à Montpellier a interpellé la ministre de la Santé dans "Libération" du 19 mai 2009 pour protester contre la suppression de la subvention dont bénéficiait ce lieu d'accueil et de logement des jeunes rejetés par leur famille du fait de leur orientation sexuelle.

"Pourquoi fragiliser, au lieu d'accompagner, la seule structure en France conventionnée pour l'accueil d'un jeune public victime d'homophobie et en situation de profond mal-être?", interroge Nicolas Noguier.

"Que répondre, après cette Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, à nos six jeunes actuellement hébergés qui risquent demain de se retrouver à nouveau à la rue faute de courage politique de l'Etat et d'abandon par votre ministère?" Le président du Refuge de Montpellier demande à Roselyne Bachelot de "faire preuve d'un vrai courage politique et de soutenir les acteurs de terrain qui oeuvrent au quotidien pour la tolérance".

Nicolas Noguier rappelle que la ministre de la Santé a présenté le 27 février 2009 des mesures de protection de la santé des jeunes incluant le repérage et la prévention de la crise suicidaire chez les jeunes homosexuel(le)s. Elle citait alors le rapport du docteur Shelly selon lequel, d'après une étude réalisée en 2005, les jeunes lesbiennes et gays présentent entre 7 et 13 fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les hétérosexuel(le)s de leur âge. "Libération" avait consacré un long reportage au Refuge il y a un an, sous le titre "Réfugiés de l'homophobie"

Début 2009, Le Refuge a ouvert une antenne à Paris, avec une permanence sociale à la mairie du IVe arrondissement, pour proposer un accueil, une orientation, une aide et un accompagnement dans toutes les démarches de droit commun.

jeudi 22 janvier 2009

De la prison avec sursis pour une agression lesbophobe

La Cour d’Appel de Montpellier a condamné mercredi 21 janvier l'agresseur de Julie, lesbienne de 24 ans, à trois mois de prison avec sursis, à 1.500 euros de dommages et intérêts et à 600 euros de remboursement d'honoraires d’avocat. Le caractère lesbophobe de l'agression a été retenu par le juge.

Le "Collectif contre l’homophobie Montpellier" a "pris acte" dans un communiqué de cette décision, qui vient contredire le jugement de première instance. "En ayant le courage de témoigner à visage découvert, Julie a incarné la double discrimination que subissent en silence de nombreuses femmes: le sexisme et la lesbophobie", souligne son président Hussein Bourgi.

Le 1er avril 2008 à Montpellier, Julie avait été violemment agressée dans la rue par un de ses voisins. Il lui avait porté de violents coups de poings et de pieds à la tête accompagnés de propos lesbophobes avant de prendre la fuite. Bilan: un visage tuméfié et trois semaines d’arrêt de travail.

Le 18 avril 2008, le Tribunal Correctionnel de Montpellier avait pourtant relaxé l'agresseur, grâce à un alibi si douteux que le parquet avait immédiatement interjeté appel.

En appel, Me Luc Abratkiewicz, l’avocat de Julie, a démonté cet alibi, qui reposait sur le témoignage d’amis, affirmant qu’il regardait un match de football chez eux au moment de l'agression. Or, après vérification, ces amis n’avaient pas de décodeur permettant de capter la chaîne diffusant le match de football en question...

L’avocat général de la Cour d’appel avait requis une condamnation de principe "suffisamment forte", en laissant le soin à la juridiction de la fixer.