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samedi 25 juillet 2009

Inde: deux lesbiennes menacées après s'être mariées


Pinki, 19 ans et Komal, 18 ans, ont provoqué en Inde la fureur de leur famille en prenant la fuite pour se marier. Craignant pour leur vie, les deux lesbiennes ont demandé la protection de la Commission nationale des droits de l'Homme (NHRC), selon la police, citée par l'agence de presse indienne Press Trust of India (PTI).

Vivant à Shamli, dans la région de l'Uttar Pradesh, les deux femmes avaient exprimé leur désir de se marier il y a deux mois. Leur union n'est devenue publique que lorsque Pinki a porté plainte contre le harcèlement de ses parents.

L'Inde ne reconnaît pas les couples de même sexe. Les mariages homos, selon des rites hindus généralement, se multiplient toutefois depuis que l'homosexualité n'est plus un crime à New Delhi, depuis une décision de justice de début juillet.

vendredi 24 juillet 2009

Les Suédoises se marient plus que les Suédois


En Suède, les lesbiennes se marient plus que les gays. Alors que les couples de même sexe y ont le droit de se marier depuis le 1er mai 2009, 37 couples de femmes ont franchi le pas depuis, contre seulement 11 couples d'hommes, selon les statistiques officielles citées par le site d'information suédois The Local.

Parallèlement, le nombre d'enfants de couples de même sexe ayant contracté une union civile a été multiplié par dix en dix ans: ils étaient moins de 70 enfants à vivre avec des parents homosexuels pacsés à la fin des années 1990. En 2008, ils étaient 749, dont 706 vivant avec deux mères contre 43 avec deux pères.

En Suède, les couples de même sexe ont le droit d'adopter depuis 2002.

mardi 14 juillet 2009

La Lesbienne invisible qu'il faut voir

Dernières nouvelles: La Lesbienne invisible revient à partir du 17 septembre au théâtre parisien Les Feux de la rampe, du jeudi au samedi, à 20h.

Rien à faire, avec sa jupe et son rouge à lèvres,
Océane Rose Marie ne convainc, ni les lesbiennes, ni les hétéros qu'elle aime les filles: c'est la "Lesbienne invisible".

Elle fera ses gammes, du club de foot féminin de son adolescence où les vraies dures ne veulent pas l'homologuer à la fébrilité sexuelle post-"L Word", en passant par la meilleure copine vexée de ne pas être convoitée, les gouines hyperbranchées en boîte, une star de la chanson française dont elle ne taira que le nom, et Nathalie, ah, Nathalie, l'amour de sa vie, ou presque.

"Mais attends, t'es lesbienne? C'est pas possible!" "Mais si tu aimes la pénétration, pourquoi tu te fais pas des mecs?" "Tu n'es pas si laide, tu peux te trouver un garçon"... Tous les clichés défilent dans la vie d'Océane Rose Marie, pour une heure d'un one woman show rythmé, où l'on passe du sourire à la franche rigolade.

Tour à tour allumeuse, refoulée, branchouille, amoureuse ou prédatrice sexuelle, Océane Rose Marie rappelle forcément quelqu'un ou une situation qu'on a connus. Homo ou hétéro, femme ou homme, "tout le monde peut s'identifier à elle, ou a rencontré un jour les filles qu'elle croise", explique-t-elle dans un entretien à LToutes (voir "La Lesbienne invisible dit tout", 26/07/2009).

Le succès est au rendez-vous pour la Lesbienne invisible -LLI pour les intimes- puisque même les dates rajoutées jusqu'au 16 juillet 2009 affichent complet. Il faudra donc attendre la rentrée pour retrouver Océane Rose Marie, à Paris puis, on l'espère de tout coeur, en province.

La Lesbienne invisible:
http://www.myspace.com/lalesbienneinvisible

dimanche 12 juillet 2009

Orelsan enflamme les Francofolies

(actualisé le 09/08/2009 et le 16/07/2009 avec réactions)

Déprogrammé au Francofolies 2009 de La Rochelle alors qu'il devait chanter le 14 juillet, le rappeur Orelsan, critiqué pour les paroles sexistes et homophobes de certaines de ses chansons, a reçu le soutien de Cali et d'Olivia Ruiz au nom de la liberté d'expression. (voir LToutes: "Orelsan accusé de sexisme et d'homophobie", 11/04/2009)

Olivia Ruiz a dédicacé sa chanson samedi à "celui qui n'est pas là, monsieur Orelsan", et Cali a accusé les Francofolies de manquer de courage, à quoi le fondateur de la manifestation, Jean-Louis Foulquier, a répondu en accusant la présidente de la région Poitou-Charentes, la socialiste Ségolène Royal, d'être une "maître-chanteuse" à l'origine de cette censure.

L'ancien ministre socialiste de la Culture Jack Lang veut y voir une affaire "tristement symptômatique d'un certaine dérive idéologique socialiste", et l'UMP, pas toujours le premier défenseur de la license poétique, saute sur l'occasion pour dénoncer l'"attitude sournoise d'une collectivité locale" et "une atteinte a la liberté d'expression (...) du fait de Ségolène Royal".

Un mot de "censure" et des allégations contre Ségolène Royal que récuse sur France-Info le responsable des Francos, Bernard Pont, qui assure avoir seulement voulu préserver la "sérénité" du festival en annulant le concert et "ne pensait pas que ça allait faire ce bazar-là".

Ségolène Royal elle-même s'est finalement fendue d'un communiqué pour nier toute menace ou chantage à la subvention, même si la déprogrammation la satisfait et qu'elle estime que "tous ceux qui se sont déclarés solidaires de ce rappeur (...) ont perdu une occasion de se taire".

"Je me réjouis de cette déprogrammation, ne souhaitant en aucun cas cautionner un chanteur qui appelle au meurtre et à la violence contre les femmes et qui menace de les 'marie-trintigner' ou de les 'avorter à l'Opinel'", écrit-elle à LToutes.

En 1995, Ministère A.M.E.R. écope d'une amende de 250.000 francs à la suite d'une plainte du ministère de l'Intérieur contre la chanson "Sacrifice de poulet" extraite de la B.O. de "La Haine"

"On a presque oublié que l'origine de ces polémiques sont des paroles extrêmement violentes contre les femmes", rappelle aussi le Collectif national pour les droits des femmes, tandis que pour le Collectif contre l'homophobie, "la nécessaire défense de la liberté d’expression ne doit pas conduire à cautionner les messages discriminatoires".

Quant à Orelsan, il se défend inlassablement d'être mysogyne ou homophobe, répondant aux associations féministes qu'il "ne cautionne pas ce que fait ce type" dans la chanson "Sale pute", qu'il ne chante d'ailleurs plus sur scène, mais qu'il a seulement traduit le sentiment d'un jeune homme trompé, en proie à des sentiments violents. "Il s'agit d'une fiction. 'Sale pute' emploie tous les codes que l'on applique d'habitude au cinéma et à la musique pour faire comprendre que le propos est au second degré", dit-il au journal "Sud-Ouest".

C'est d'ailleurs comme cela que l'a compris la chanteuse Anaïs (voir LToutes: Anaïs déclare sa flamme", 15/11/2008), pour qui "Orelsan raconte des histoires, avec une réalité crue, mais beaucoup d'humour, et de recul et surtout d'humanité". Les textes vengeurs du rappeur passent peut-être mal du fait justement de leur allure de "réalité crue" et de l'absence apparente de distance. Une fois de plus se pose la question de la liberté de la création artistique et de l'influence des oeuvres.
- Lire aussi sur LToutes: "Orelsan accusé de sexisme et d'homophobie" (11/04/2009)

samedi 11 juillet 2009

Angelina Jolie, star préférée des lesbiennes


Qui fait fantasmer les lesbiennes? Angelina Jolie, apparemment. L'actrice est leur star préférée, à en croire un sondage réalisé par l'institut One Poll auprès de 2.600 lesbiennes et repris par le quotidien britannique the Telegraph. Agée de 34 ans, l'héroïne de Tomb Raider élève six enfants avec l'acteur Brad Pitt. Le podium est également occupé par les chanteuses Madonna, à la deuxième place, et Pink à la troisième.

Parmi les valeurs sûres, la tenniswoman Martina Navratilova se place à la quatrième place, devant la présentatrice Ellen DeGeneres, Kylie Minogue et Lady Gaga, qui fait son entrée dans ce classement. Liza Minnelli est 11e, Britney Spears 16e, Sarah Jessica Parker 19e et Dolly Parton 20e.

vendredi 10 juillet 2009

Wandi, première lesbienne de la télé sud-africaine


C'est une petite révolution dans un pays où les lesbiennes sont souvent confrontées au rejet et à la violence. La télévision sud-africaine connaît depuis peu son premier personnage lesbien de premier plan dans une série populaire.

"Rhythm City" est un soap quotidien lancé en 2007, et suivi par 2 millions de télespectateurs en moyenne, selon le site afterellen. Il relate les aventures amoureuses et professionnelles d'une galerie de personnages évoluant dans le milieu de la musique à Johannesbourg. Et Wandi (Mbali Ntuli), ouvertement lesbienne, vient d'y faire son apparition.

Le personnage qu'elle incarne a révélé la semaine dernière qu'elle était lesbienne à la chanteuse avec laquelle elle envisageait de s'installer. "Lu, tu ne savais pas que j'étais lesbienne?", a-t-elle lancé. D'abord réticente, Lu finira par dépasser ses préjugés homophobes... tout en la prévenant qu'il n'est pas question d'une relation amoureuse. Si les producteurs laissent planer le doute, il n'est pas certain que leur amitié prenne un tour romantique, tant l'homophobie est présente en Afrique du Sud, pourtant surnommée la nation arc-en-ciel.

Interrogée en avril dans "South Africa's Tonight", à un moment où elle expliquait encore que son personnage serait bisexuel, Mbali Ntuli se sentait d'ailleurs obligée de préciser: "je tiens à dire que je suis hétéro. Oui, j'aime les hommes".

Si l'Afrique du Sud a légalisé le mariage homo en 2006 et si l'adoption y est autorisée pour les couples de même sexe depuis 2002, les lesbiennes y sont aussi victimes de "viols correctifs", perpétrés par des agresseurs qui affirment vouloir ainsi les "guérir" (voir sur LToutes: "En Afrique du Sud, on viole les lesbiennes pour les guérir).

Il y avait déjà eu un personnage lesbien récurrent dans la série Known Gods, mais c'était un petit rôle et elle était blanche. La présence d'une lesbienne noire dans une série grand public est donc un pas en avant indéniable dans un pays qui compte 80% de Noirs.

mercredi 8 juillet 2009

On agresse bien les lesbiennes

Plusieurs nouvelles affaires d'agressions physiques et verbales visant des couples de lesbiennes confirment ce que SOS Homophobie constatait dans son rapport annuel 2009: la lesbophobie progresse en France et, fait inquiétant pour l'avenir, elle est souvent le fait de jeunes.

Cynthia et Priscilla, 21 ans, ont témoigné à visage découvert dans "Le Parisien" (07/07/2009) des violences qui les ont contraintes à abandonner leur appartement d'Epinay-sous-Sénart, dans l'Essonne, en région parisienne. "Ils ont gagné, on ne reviendra pas chez nous", constate Cynthia. "On ne peut plus vivre dans la peur", ajoute Priscilla.

Les agressions physiques contre des lesbiennes sont passées de 6% des témoignages recueillis par SOS Homophobie en 2007 à 15% en 2008, selon le rapport 2009 sur l'homophobie en France.

Injurié et "invité" à partir dès son installation dans la cité des Gerbaux au début de l'année, le couple n'a tenu que quelques mois sous le harcèlement constant d'une bande de garçons et les remarques d'autres habitants du quartier, y compris des filles.

Après avoir été violemment prises à partie et frappées par le petit groupe le 2 juillet, "les gouines" sont allées vivre ailleurs "dans le péché", se réfugiant dans leur entourage qui les a soutenues. Leurs agresseurs ont été retrouvés et seront jugés mais en attendant ils ont été remis en liberté.

Un mois plus tôt, dans l'Essonne également, un autre couple de lesbiennes étaient agressées à Bondoufle, selon la Coordination lesbienne en France (CLF) et le Collectif contre l'homophobie (CCH) qui ont pris l'affaire en mains.

Les faits ont débuté avec une feuille laissée sur le pare-brise de leur voiture: "putain de lesbienne tu pollues la rue", "saleté de goudou", avait dactylographié un courageux agresseur anonyme. Autres feuilles, autres insultes, la voiture abîmée: le couple dépose plainte à la gendarmerie. Une enquête est en cours pour injures lesbophobes et dégradation ou détérioration volontaire du bien d'autrui, précisent la CLF et le CCH.

Les plaintes de ce couple et de Cynthia et Priscilla relèvent du tribunal de grande instance d'Evry. La CLF et le CCH demandent donc au procureur "de traiter ces affaires avec la diligence et la gravité requises".

En juin dernier, c'étaient Virginie et Jessica, 28 et 24 ans, qui témoignaient, le visage soigneusement caché, de leur calvaire dans la petite ville de Segré, dans le Maine-et-Loire. Après avoir résisté pendant des mois aux manoeuvres d'intimidation d'une bande de jeunes, elles ont fini par déménager... et parler.

Soutenues par l'association LGBT locale, Qazar, elles ont raconté: des tirs de balles à blanc, les "bande de sales gouines" ou "viens sucer ma queue" hurlés sous leurs fenêtres, la voiture rayée, et même l'intrusion d'un jeune dans leur appartement. Un garçon de la bande a bien été condamné pour menaces et tir avec une arme factice en 2008, Virginie et Jessica ont déposé plusieurs plaintes depuis, mais le harcèlement a continué.

Qazar a dénoncé "l'impéritie des pouvoirs publics et de la gendarmerie" ainsi que du sous-préfet et reproche au maire de Segré de ne pas avoir à temps proposé de relogement au couple. L'association a mis en ligne une pétition de soutien.

Pour la CLF et le CCH, "la récurrence des agressions lesbophobes prouve bien qu'il ne s'agit ni de fait divers isolé, ni de banal conflit de voisinage". Les organisations appellent "les pouvoirs publics (police, gendarmerie et justice) à traiter ces plaintes avec célérité et fermeté afin de mettre un terme à l'insupportable sentiment d'impunité dont pensent bénéficier les auteurs".

dimanche 5 juillet 2009

Julianne Moore et Annette Bening, mamans lesbiennes


Les actrices américaines Julianne Moore (The hours) et Annette Bening (The Women) incarneront un couple lesbien, parents de deux enfants, dans "The Kids Are All Right" ("les enfants vont bien), selon le quotidien Variety.

Elles viennent de commencer le tournage du film, sous la direction de Lisa Cholodenko (High art).

Annette Bening (photo) et Julianne Moore ont conçu une fille (Mia Wasikowska) et un garçon (Josh Hutcherson) avec l'aide d'un même donneur de sperme anonyme. Mais les deux enfants partent un jour à la recherche de leur géniteur (Mark Ruffalo), ce qui va bouleverser la vie de la petite famille.

vendredi 3 juillet 2009

L'Etat retire 15.000 euros au centre LGBT


L'Etat a "supprimé intégralement la subvention de 15.000 euros" allouée au centre LGBT Paris-Ile de France pour ses activités sociales, a annoncé sa présidente Christine Le Doaré dans un communiqué. "Notre action n'a pas été jugée prioritaire", alors que, depuis son installation rue Beaubourg, "la fréquentation du centre a explosé". Le centre LGBT conserve en revanche la subvention de 9.000 euros allouée pour ses actions liées à la santé, la Région Ile-de-France contribuant pour 2.900 euros.

"Aucune autre structure ne prend en charge les difficultés inhérentes aux discriminations rencontrées par les personnes LGBT", rappelle Christine Le Doaré. "Ce financement nous permet de proposer (...) un accueil personnalisé au sein de permanences juridique, sociale, aide à l'emploi et psychologique". Le centre héberge par ailleurs 65 associations... dont certaines conservent en revanche la subvention de l'Etat.

"Cette décision compromet l'équilibre budgétaire du centre", avertit sa présidente, qui s'inquiète notamment pour "les postes des deux salariés à temps partiel qui, aux côtés des équipes de bénévoles, nous aident à tenir le centre ouvert chaque jour et à accueillir le public".

"Nos interlocuteurs (...) nous ont assuré que cette décision ne valait que pour cette année, certes, mais ont-ils seulement compris à quel point ils allaient nous rendre l'année 2009 plus compliquée que prévu ?", lance-t-elle, en demandant que les structures associatives soient "financées de façon pérenne et cohérente au lieu d'être constamment soumises aux fluctuations de décisions arbitraires".

jeudi 2 juillet 2009

Inde: l'homosexualité légalisée à Delhi

Photo ICWO

L'homosexualité n'est plus un crime à New Delhi. La décision de justice du 2 juillet 2009 devrait avoir des répercussions positives pour les lesbiennes et gays d'Inde bien au-delà de la capitale, au moment où le gouvernement fédéral envisage d'abroger la section 377 du Code pénal rendant les actes homosexuels passibles de dix ans de prison.

"Nous sommes enfin entrés dans le XXIe siècle", s'est réjouie Anjali Gopalan, citée par le "Times of India", et dont la Fondation Naz India de lutte contre le SIDA et pour les droits des LGBT avait saisi la Haute cour de Delhi.

Première à statuer en ce sens, la Haute cour de Delhi estime que la section 377 criminalisant l'homosexualité entre adultes consentants viole les droits fondamentaux des citoyens garantis par la Constitution indienne. Les juges recommandent que la Constitution fédérale soit amendée en ce sens. La société indienne est très conservatrice et les groupes religieux s'opposent à la dépénalisation.

- Lire aussi sur LToutes: "L'Inde pas pressée de dépénaliser l'homosexualité" (29/06/2009)